Destinations
Activités

1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable au moins 6 mois après la date de retour, plus billet de retour pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Afin de parer à toute éventualité, on veillera à disposer d’un passeport comportant le nombre de pages vierges requis ou suffisant (généralement 3, dont 2 en vis-à-vis).

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les Etats-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.

ESTA. Tous les voyageurs français, belges ou suisses se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa requis pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

En cas de transit par l’Australie, et pour parer à toute situation pouvant entraîner des complications administratives (escale de plus de 8 heures, changement de terminal, zèle excessif de certaines compagnies), nous vous fournirons les éléments nécessaires à la demande d’un visa australien, gratuit.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccin obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine où la maladie est présente.

Vaccins conseillés

Diphtérie, tétanos, poliomyélite, hépatites A et B, coqueluche, rougeole pour les enfants et moins systématiquement typhoïde et rage.

Paludisme

Il est présent toute l’année et justifie la prise d’un traitement par chloroquine-proguanil (Savarine) ou Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques). Traitement complété par l’utilisation de répulsifs, qui protégeront aussi contre le risque d’autres affections, la dengue en particulier, ou le virus Zika.

Autres risques

PENDANT LA PERIODE DE CIRCULATION DU COVID19, NOUS INVITONS LES VOYAGEURS A CONSULTER NOS « NEWS » SANTE, OU NOUS ACTUALISONS LES RECOMMANDATIONS SANITAIRES.

Ce sont les risques infectieux, comportementaux ou environnementaux qui ont été décrits dans nos recommandations générales ; plus spécialement ceux liés à l’alimentation, aux bains de mer, à la plongée et au soleil.

3 • Géographie

Capitale

Port-Vila (sur Efaté).

PIB

En 2017, 3 124 dollars US par habitant (France, 38 477 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Tabwemasana, 1 875 m (sur Espiritu Santo).

Climat

Tropical. Premier contraste : une saison chaude et humide de novembre à avril ; une saison un peu moins chaude et un peu moins humide de mai à octobre (vents du sud-est). Second contraste : les îles du sud (à partir d’Efaté) sont plutôt moins arrosées que celles du nord. Des constantes : la chaleur et l’humidité. L’ensoleillement est toutefois très satisfaisant sur tout l’archipel pendant la saison douce et sur sa partie sud pendant la saison chaude, malgré les pluies. La température de l’eau varie au cours de l’année de 22° à 28°. Moyenne des températures maximales à Port-Vila en janvier, 30° (minimales, 23°) ; en août, 28° (et 19°).

Géographie

Le Vanuatu est un Etat-archipel du Pacifique sud. Il est entouré par les îles Salomon au nord, les Tuvalu et les Fidji à l’est, la Nouvelle-Calédonie au sud (à 550 km environ) et l’Australie à l’ouest. Ces terres montagneuses sont pour la plupart d’origine volcanique - côtes rocheuses abruptes, pas de plateau continental - et certaines d’entre elles ont encore des volcans actifs (Tanna, Ambrym, Gaua, Ambae, Lopevi). L’ensemble s’étend sur 1 300 km du nord au sud et compte 81 îles, dont 65 sont habitées ; les plus grandes sont Espiritu Santo (3 955,5 km²), Malékoula (2 041,3 km²), Efaté (889,5 km²), Erromango, Ambrym, Ambae, Tanna…

Economie

Un certain isolement géographique (et une exposition aux catastrophes naturelles), un marché intérieur limité, des infrastructures encore sommaires et le poids des importations sont les principales faiblesses d’une économie qui connait néanmoins ces dernières années un développement régulier (+ 4,5% de croissance en 2017). Le pays doit ces résultats encourageants au tourisme (40% du PIB), la zone Pacifique fournissant l’essentiel des visiteurs. Les services financiers viennent en appoint, mais son statut de paradis fiscal vaut à l’archipel des critiques insistantes. L’agriculture occupe encore 80% des actifs et produit la majeure partie (80%) des biens exportés : noix de coco, kava, poivre, viande, cacao, bois… La pêche est pour sa plus grande part destinée à la consommation nationale. Les autorités affectent l’aide internationale en priorité à l’éducation, à la santé, à l’appareil productif et à d’importants projets d’équipement (nouvel aéroport international d’Efaté, traitement des eaux usées à Port-Vila, télécommunications…). Structure du PIB (valeur ajoutée) : services, 62,7% ; agriculture, 28,2% ; industrie, 9,1%.

Faune et flore

La forêt tropicale humide est la formation végétale caractéristique du Vanuatu. Grands arbres, fougères arborescentes, lianes (dont de nombreuses orchidées). Sur le littoral, on trouve des zones de mangrove, des cocotiers, des filaos, des pandanus, le bourao (Hibiscus tiliaceus). Dans les villages, des vergers de manguiers, papayers, bananiers, orangers… Et autour des habitations, ce sont, pour l’agrément, des hibiscus, des bougainvilliers, des frangipaniers, des flamboyants, etc.

Sur les îles, pas de grands mammifères, sinon ceux (domestiques) que l’homme y a introduits. Par contre, une bonne dizaine d’espèces de chauves-souris (Pteropus anetianus - Vanuatu flying fox, par exemple, est endémique). Le petit rat polynésien fait montre lui aussi d’un beau dynamisme nocturne. Dans l’eau, en revanche, du dugong à la baleine à bosse, en passant par la baleine à bec d’Hector ou le dauphin de Bornéo, les mammifères atteignent de respectables dimensions. Côté reptiles, le boa du Pacifique ou l’iguane des Fidji peuvent être signalés (le second est l’introduction récente). Papillons et oiseaux abondent. Parmi ces derniers citons la Sarcelle australasienne, la Gallicolombe de Tanna, le Bihoreau cannelle, le Diamant des Nouvelles-Hébrides, le Loriquet à tête bleue, le Pétrel de Tahiti, le Coq bankiva… Les eaux territoriales vanuataises nourrissent quelque 4 000 espèces de mollusques et une riche population de poissons : thons, vivaneaux, marlins bleus, espadons-voiliers, barracudas, raies, mérous et tout le petit peuple bigarré des récifs. La tortue verte et la tortue imbriquée pondent dans l’archipel.

4 • Hommes et cultures

Population

255 273 habitants (estimation 2011).

Langue Officielle

Bichelamar, français et anglais.

Langue parlée

Selon les linguistes, on compte de 106 à 120 langues et dialectes autochtones (famille austronésienne), ce qui place le Vanuatu au premier rang mondial pour la densité linguistique. Parce qu’ils n’ont que très peu de locuteurs, certains de ces idiomes sont condamnés à terme. Les communautés immigrées conservent en général une certaine pratique de leurs langues (vietnamien, chinois hakka…). C’est un dérivé du pidgin-english répandu dans le Pacifique sud, le bichelamar, qui sert de langue de communication. Par un bout, le bichelamar contribue dans une certaine mesure à l’érosion des langues autochtones, en « colonisant » leur vocabulaire en particulier ; par l’autre bout et selon un processus analogue, lui-même s’anglicise toujours plus. Le français et l’anglais ont un statut officiel et administratif et ne sont les langues maternelles que d’une infime minorité ; on estime que deux tiers des Vanuatais pratiquent l’anglais, pour lequel le bichelamar est une efficace courroie de transmission, à des degrés divers et un tiers le français.

Peuple

La population du pays est mélanésienne et polynésienne (immigration ancienne) à près de 98%. Les 2% restant se composent d’Européens (1% environ), d’Asiatiques et de Polynésiens récemment installés.

Religion

La liberté religieuse est garantie par la constitution. Les Vanuatais sont chrétiens à plus de 80%. C’est l’église presbytérienne qui compte le plus de fidèles (30% des croyants environ), puis viennent les catholiques et les anglicans (les uns et les autres se situant autour de 15%), les adventistes du septième jour (11%)… D’autres confessions chrétiennes encore sont présentes, mais aussi des bouddhistes, des musulmans, des adeptes du bahaïsme. Sur l’île de Tanna, le culte de Jon Frum ou celui du prince Philip marquent le survie des cargo cults, qui ont été une interprétation religieuse mélanésienne de la logistique coloniale.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : jour de l’an.
21 février : anniversaire de la mort de Walter Lini, le père de l’Indépendance.
Mars ou avril : Pâques.
5 mars : jour des chefs coutumiers.
Mai : Ascension.
1er mai : fête du travail.
24 juillet : jour des enfants.
30 juillet : fête nationale.
15 août : Assomption.
5 octobre : fête de la Constitution.
29 novembre : jour de l’Unité.
25 décembre : Noël.
26 décembre : jour des familles.

Histoire

Lorsque, le 1er mai 1606, le Portugais Pedro Fernandes de Queiros prend pied sur l’île qu’il va appeler Austrialia del Espiritu Santo et qu’il pense être une partie de la Terra Australis, il y découvre des populations installées là depuis fort longtemps (d’origine austronésienne sans doute et venues de Nouvelle-Guinée - culture Lapita, que des Polynésiens auraient rejointes entre le XIe et le XIVe siècle). Celles-ci se montrent résolument hostiles aux projets du navigateur de fonder chez elles une Nouvelle Jérusalem. Queiros s’en va. Bougainville passe dans le coin en 1768, sans s’attarder. Six ans plus tard, James Cook fait le tour de l’archipel, qu’il nomme New Hebrides. En 1825, après qu’un Ecossais eût découvert du bois de santal sur Erromango, les Européens commencent à s’intéresser vraiment à la région. Ils commercent avec les indigènes, toujours farouches et volontiers anthropophages. Les premiers missionnaires protestants débarquent (le révérend Watt, de la Reformed Presbyterian Church of Scotland en 1866 ; le révérend Milne, de la Free Church of Scotland en 1870). Dans le même temps, le développement colonial de l’Australie et des Fidji réclamant de la main d’œuvre, on vient en chercher dans les Nouvelles-Hébrides, c’est le blackbirding, dont les méthodes ne sont pas à l’honneur des employeurs : tromperies, kidnapping, mauvais traitements et conditions de travail déplorables (on notera que, considéré le sort des ouvriers européens à la même époque, ces façons de faire ne font que rehausser d’une touche d’exotisme le statut de damné de la terre). La dénonciation des abus les plus criants et l’arrivée de travailleurs indiens dans les plantations mettent un frein à ces pratiques à la fin des années 1870.
C’est pendant cette décennie que les premiers colons s’installent, anglais d’abord puis français. Les deux nations européennes, peu désireuses d’avoir à charge des îles mal connues, au peuplement complexe, considèrent les choses de leurs positions d’Australie et de Nouvelle-Calédonie. Pourtant les terres sont fertiles et, après le coton, le café, le cacao, le maïs permettent de réaliser des profits. Avec la Compagnie calédonienne des Nouvelles-Hébrides, les Français marquent un certain dynamisme qui inquiète les colons anglo-australiens (appuyés par les missionnaires presbytériens, qui ont vu arriver le père mariste François-Xavier Gaudet en 1887). Les premiers seront deux fois plus nombreux au début du XXe siècle que les seconds. Le développement de Franceville/Port-Vila est un autre signe de cette montée en puissance. Devant l’aggravation des tensions entre les différentes parties, la France et l’Angleterre signent, le 24 octobre 1887, un accord instituant une commission navale mixte chargée d’une mission de maintien de l’ordre. En fait, il s’agit surtout de contrer la percée allemande en Mélanésie. Sur place, la commission mixte n’arrange rien ; c’est son impuissance qui mènera à la création d’un condominium franco-britannique et donc d’une colonie en cogestion (1906). Les trois quarts du XXe siècle se passent dans les plis conjoints du drapeau tricolore et de l’Union Jack. Tout n’est pas rose, la situation faite aux indigènes provoque des révoltes et la double administration de la confusion. Mais on ne s’étonnera pas que les Nouvelles-Hébrides aient tôt rallié la France libre (22 juillet 1940) et fourni des soldats au Bataillon du Pacifique, qui s’est illustré en Afrique du Nord, en Italie et en France (intégré au Bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique). La guerre du Pacifique amène les troupes américaines et leur matériel. Après la guerre, les cargo cults, celui de Jon Frum en particulier, se teintent d’aspirations à l’indépendance pour les Mélanésiens.
Les années soixante voient prospérer ces idées (mouvement Nagriamel, autour notamment de questions relatives à la propriété de la terre). En 1971, Walter Lini fonde le New Hebrides National Party, qui devient Vanua’aku en 1974. Ce parti d’inspiration socialiste emporte les élections de novembre 1979 et fixe à l’été suivant la proclamation de l’indépendance. Le pays est alors menacé d’effritement. Sur Espiritu Santo, les partisans de Nagriamel opposent des conceptions fédéralistes à la perspective centralisatrice du Vanua’aku et mettent leur propre Etat sur les rails, le Vemarana. La France soutient. Mais une fois l’indépendance du Vanuatu acquise (30 juillet 1980), Walter Lini fait appel à l’armée de Papouasie-Nouvelle-Guinée et reprend la main (Coconut War). Il faudra quelque temps pour que les relations franco-vanuataises se normalisent.

Politique

Le Vanuatu est une république parlementaire. Le parlement assume le pouvoir législatif ; il est à 52 membres (mandat de quatre ans). Le président de la République, lui, est élu pour cinq ans par un collège constitué des députés et des présidents des conseils provinciaux. Le premier ministre (majorité parlementaire) est le véritable chef de l’exécutif. Le conseil des chefs (Malvatu Mauri) est une institution originale, qui pérennise l’organisation sociale traditionnelle et est investi d’un rôle consultatif, il intervient de façon décisive au plan national et provincial dans la définition de la politique culturelle. Le pouvoir judiciaire est indépendant ; des dispositions ont été prises pour que le droit coutumier ait ses instances propres (au niveau des villages ou des îles). Le pays est membre du Groupe mélanésien Fer de lance.

Célébrités

Roymata (XVIIe siècle). La tombe de ce monarque, dont l’autorité s’étendait à plusieurs îles du Vanuatu central, contenait aussi les dépouilles d’une cinquantaine de membres de sa suite. Ça ne semble peut-être pas aussi imposant que le mausolée de Qin Shi Huangdi mais, reporté aux volumes respectifs des populations… Trois sites liés à cette importante figure historique sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : sa résidence d'Efaté, son lieu de décès à Lelepa et sa tombe à Eretoka.

Walter Lini (1942-1999). D’aucuns pourraient voir en ce pasteur passé à la politique une espèce de Castro mélanésien, mais le Vanuatu n’est pas Cuba. Reste qu’il a fallu engager l’indépendance pendant une période dominée par une logique de blocs.

Première Vanuataise diplomée de l’université, Grace Mera Molisa (1946-2002) est une figure culturelle de premier plan. Sa poésie autant que son activité politique en faveur des femmes mélanésiennes ont forcé le respect de ses contemporains au-delà des frontières de l’archipel.

Vanessa Quai (née en 1988) est le rossignol vanuatais. Ses compatriotes (et tout le Pacifique sud) la tiennent en grande estime. Si la tonalité de ses chansons est fondamentalement gospel, elle sait aussi leur donner une légèreté pop et les parer de couleurs mélanésiennes…

Jon Frum est la figure centrale d’un cargo cult apparu sur Tanna à la fin des années trente. Il annonçait une ère de prospérité pour les habitants des îles (sur le modèle de l’approvisionnement colonial ou militaire) et le départ des Blancs. Ce mélange matois d’intérêt bien compris et de retour aux sources culturelles a mis de nombreux esprits sur les voies de l’indépendance.

Savoir-vivre

Le pourboire n’est pas une pratique courante au Vanuatu ; on peut éventuellement marquer ainsi sa satisfaction d’un service exceptionnel, mais ce n’est pas attendu. Le marchandage n’est pas non plus dans les mœurs. Par contre, décence et tenue sont de rigueur : le maillot de bain est réservé à la plage, en ville on est habillé et chaussé (certains restaurants peuvent refuser de servir des clients trop négligés).

Achat

L’artisanat est varié : travail du bois (ustensiles, armes traditionnelles, statuettes), poterie, vannerie (nattes, paniers, corbeilles en feuilles de cocotier, en fibres de pandanus ou en more d’Hibiscus tiliaceus). Pour des raisons liées à la protection de l’environnement, il est préférable de ne pas acheter d’objets faits en corail, ni de masques décorés de plumes. Si vous transitez par l’Australie au retour du Vanuatu, attention aux restrictions sur l’importation de la nourriture, des bois et des végétaux.

Cuisine

Le Vanuatu est un archipel mélanésien, qui a été administré par des Français et des Anglais. Tout cela se retrouve à table. Poissons et fruits de mer (marlin, dorade coryphène, thon banane, langouste, surf clams, par exemple) sont très présents, mais aussi le porc et le poulet. Au nombre des produits de base, comptons le manioc, l’igname, le fruit de l’arbre à pain, la banane plantain, le taro, la patate douce… La noix de coco (lait, crème, pulpe) est de presque toutes les recettes. Le sel de mer fumé ou la racine de coriandre donnent leurs notes particulières. La tradition veut que les aliments soient cuits sous des pierres chaudes, mais on met aussi à bouillir, ou on grille. Le tuluk, petit pain de manioc farci de viande de porc cuit dans une feuille de bananier, ou le lap-lap, racines et viandes au lait de coco emballées dans des feuilles de bele (Hibiscus manihot) et cuites à l’étouffée dans une feuille de bananier, ont statut de plats nationaux. Mais les plus décidés pourront encore tâter du crabe de cocotier, des huîtres de palétuvier ou même de la chauve-souris roussette…

Boisson

En principe, l’eau est potable à Port-Vila et Luganville. Pour éviter tout désagrément, on préfèrera toutefois l’eau minérale (bouteilles capsulées), bouillie ou filtrée, les sodas, la bière (Tusker). Le thé étant ce qu’il est, il est recommandé. Les jus de fruit, non coupés d’eau, sont délicieux. Quant au kava, boisson traditionnelle préparée avec la racine de Piper methysticum, il a entre autres des propriétés euphorisantes et relaxantes. Autrefois, on le buvait entre hommes alliés dans le nakamal, la case de réunion des communautés villageoises ; aujourd’hui le terme désigne aussi des bars à kava beaucoup moins exclusifs. A consommer avec modération.

5 • Transports

Route

Le mauvais état du réseau, généralement non goudronné, une signalisation routière aux abonnés absents et donc des conducteurs livrés à eux-mêmes rendent la conduite assez périlleuse. A tout le moins, on sera très prudent. Hors Port-Vila et Luganville, les pompes à essence sont quasi inexistantes. En agglomération, la vitesse est limitée à 50 km/h ; ailleurs, elle relève de la raison ou de la déraison de chacun !

Taxi et location

Taxis (berlines à Port-Vila et Luganville, 4x4 ailleurs) et minibus sont le bon moyen de se déplacer à Efaté, Espiritu Santo, Malékoula... Les véhicules n’étant pas équipés de taximètre, on s’entendra avec le chauffeur sur le prix de la course avant d’embarquer. De petits avions-taxis assurent des liaisons inter-îles.

Il est possible de louer des 4x4 sur Efaté et Espiritu Santo. Pour cela, il faut avoir 23 ans révolus et son permis de conduire national. La rubrique « route » devrait toutefois dissuader de le faire et inciter à opter pour les taxis, qui sont beaucoup plus sûrs et pas beaucoup plus chers.

Avion

Les principaux points d’accès aériens au Vanuatu sont Bauerfield Airport à Port-Vila et Santo-Pekoa Airport à Luganville. L’un et l’autre se trouvent à une dizaine de minutes de voiture du centre-ville (taxis et services de navettes). Six îles disposent de pistes goudronnées : Efaté et Espiritu Santo, Tanna, Ambae, Malékoula, Pentecôte ; ailleurs, la régularité des vols dépend des effets de la météo sur les pistes en herbe.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Vanuatu est à GMT+11. Il y a donc 10 heures de décalage avec la France en hiver (lorsqu’il est midi à Rennes, il est 22h00 à Port-Vila) et 9 heures en été (lorsqu’il est midi à Port-Vila, il est 3h00 à Rennes).

Argent

La monnaie nationale est le vatu : pièces de 1, 2, 5, 10, 50 et 100 vatu ; billets de 100, 200, 500, 1 000 et 5 000 vatu. On trouve des distributeurs de cash à Port-Vila et Luganville. Des retraits peuvent être effectués au comptoir des banques ; on peut aussi y changer des chèques de voyage. Les hôtels, restaurants et magasins de standing de Port-Vila et Luganville acceptent les règlements par carte bancaire (Visa, MasterCard, American Express). Petit à petit, ce mode de paiement se répand mais, pour une virée hors des principaux centres urbains, faire provision de vatu.

Electricité

230 volts. Prises de type I à deux broches plates en V, ou trois avec une terre (prévoir un adaptateur).

Horaire

En règle générale, boutiques et services sont ouverts du lundi au vendredi, de 7h30 à 17h00, avec un break de 11h30 à 13h30. Certains magasins ouvrent le samedi matin.

Média

Le Vanuatu Daily Post (lundi-samedi) et The Independent (dimanche) donnent des nouvelles en bichelamar, français et anglais.

Poste

Les agglomérations un peu importantes disposent d’un bureau de poste. Lequel est normalement ouvert de 7h30 à 16h30, du lundi au vendredi, et de 7h30 à 11h30, le samedi.

Téléphone

Pour appeler le Vanuatu depuis la France, composer 00 + 678 + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Vanuatu, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant sans le 0 initial.

Appels locaux et internationaux : on trouve des téléphones publics à carte dans les principales villes.

Internet

Cybercafés à Port-Vila et Luganville ; connexions possibles dans certains bureaux de poste.

Couverture GSM

Correcte. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

VUV

Taux

Cours d'achat estimé : 1 VUV = 0.007686 Euros au 18/09/2021 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Il n’y a pas de représentation diplomatique du Vanuatu en France.

Ambassade du Vanuatu en Belgique
Avenue de Tervueren, 380 - 1150 Woluwe-Saint-Pierre
Tél. : 0032 2 772 71 41
Fax : 0032 2 771 74 94
Email : info@vanuatuambassy.be

Il n’y a pas de représentation diplomatique du Vanuatu en Suisse.

Office de tourisme

On consultera le site http://vanuatu.travel/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs en plastique.
- La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir », cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Le domaine naturel du Vanuatu est encore relativement bien préservé, mais des signes négatifs se font jour. La déforestation menace certaines régions ; la pollution de l’air est sensible dans les zones urbaines et la gestion des déchets réclame une action énergique ; la surpêche est un autre sujet d’inquiétude. Malgré la régularité des pluies, l’eau douce se raréfie (dégradation de la forêt primaire des hautes terres) et sa qualité se détériore (pollutions). Conscientes de leurs responsabilités et de l’intérêt économique de l’atout nature, les autorités ont commencé à prendre des mesures de traitement et de protection et à affecter des fonds à leur mise en œuvre.