1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 3 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Visa

A compter du 1er février 2019, les voyageurs français, belges et suisses sont dispensés de visa pour un séjour de moins de 30 jours. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

On notera que les enfants, jusqu'à 16 ans, munis d'un passeport individuel aux conditions requises et accompagnés de leurs responsables légaux, sont dispensés de visa pour la durée du visa (90 jours maximum) accordé à leurs accompagnateurs.

Il n'est désormais plus nécessaire de faire de déclaration de devises à l'arrivée si l'on n'apporte pas plus de 2000 dollars US (ou l'équivalent en euros, francs suisses, livres, etc.) en espèces.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccin obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine où la maladie est présente.

Vaccins conseillés

Les conditions d'hygiène souvent précaires réclament que le voyageur soit efficacement protégé contre tuberculose, diphtérie, tétanos, poliomyélite, rougeole, coqueluche, hépatites A et B. Et, pour les séjours prolongés et aventure, typhoïde, rage.

Autres risques

Risque alimentaire : c'est le risque principal pour le voyageur en Asie centrale. Les conditions de transport précaires des denrées périssables et les ruptures de la chaîne du froid expliquent la fréquence des toxi-infections alimentaires, depuis les banales « turistas », jusqu'aux problèmes plus graves des salmonelloses, des hépatites A . On aura en permanence à l’esprit les précautions à prendre pour la prévention de ces risques, décrits dans nos recommandations générales : lavage des mains, aliments cuits et chauds, boissons capsulées ou thé sortant brûlant des samovars.

3 • Géographie

Capitale

Tachkent.

PIB

En 2007, 777 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Adelunga Toghi, 4 301 mètres (chaîne de Pskem).

Climat

L´Ouzbékistan « jouit » d’un climat continental marqué, avec des écarts de température journaliers de grande amplitude (jusqu’à 20°). Les conditions météo offrent de nets contrastes d’un milieu à l’autre (déserts, montagnes, vallées basses…). L´hiver est rigoureux (moyenne nationale autour de -2°), en particulier en Karakalpakie (ouest), où les températures peuvent chuter jusqu´à -40°, la région étant exposée aux vents sibériens. Mais ailleurs, les journées sont souvent très agréables, le temps clair et ensoleillé ; les nuits sont froides, en revanche. L´été (de mai à septembre), les températures les plus hautes sont atteintes autour de Khiva et dans le sud, à Termez, où le mercure peut passer les 50°. Les meilleures périodes pour voyager vont donc d´avril à juin et de fin août à début novembre. Le pays est aride (100 à 200 mm de pluie par an), sauf dans la vallée du Ferghana. La pluie tombe généralement en mars, en petites averses quotidiennes qui ne durent jamais très longtemps, elle est plus abondante sur les reliefs.

Géographie

L’Ouzbékistan est un Etat enclavé d’Asie centrale, frontalier du Kazakhstan, à l’ouest et au nord, du Kirghizstan et du Tadjikistan, à l’est, de l’Afghanistan et du Turkménistan, au sud et au sud-ouest. C’est un pays de déserts plats, relevé à l’est et au sud-est (contreforts des Tian Shan, avec des sommets au-delà de 4 000 m). Les déserts, dont le Kyzyl Kum (« sables rouges »), au nord, couvrent 80% du territoire. Seuls 10% de la surface sont cultivables (vallée du Ferghana, au nord-est). Deux grands fleuves traversent le pays, l’Amou-Daria et le Syr-Daria. Leur surexploitation par la culture industrielle du coton est responsable de l’assèchement dramatique de la mer d’Aral (nord-ouest).

Economie

Les autorités ont opté pour une réforme graduelle de l’économie (le secteur public demeure important), avec pour objectif l’autosuffisance énergétique et alimentaire. Le pays est bien doté en ressources naturelles : or, cuivre, pétrole, gaz (3° producteur mondial), uranium… Les recettes à l’exportation dépendent encore essentiellement des cours mondiaux de l’or et du coton. Celui-ci, en dépit des problèmes que pose sa production industrielle, est toujours un secteur clé de l’économie. Le secteur agro-industriel représente un tiers du PIB et emploie un tiers de la population active. Les services connaissent toutefois un développement notable. Ces dernières années, les investissements russes ont été importants dans de nombreux domaines : énergie, télécommunications, aviation, agroalimentaire… Taux de croissance 2007 : 9,5% ; mais la population ne bénéficie pas encore dans son ensemble de ces résultats favorables : 27% vivraient encore sous le seuil de pauvreté.

Faune et flore

Faune et flore sont variées, mais éprouvées. La steppe aride présente une végétation éparse : absinthe, chiendent, tamaris, saksaul ; avec les pluies de printemps, tulipes, renoncules, rhubarbes, y viennent néanmoins. Chameaux, gerboises, loups, varans, tortues, serpents, y trouvent leur pitance. A quoi on peut ajouter, dans certaines zones : gazelles, ânes sauvages et la rare antilope saïga. Les rapaces peuplent le ciel. Sur les contreforts des Tian Shan, les prairies alternent avec des forêts de trembles, pommiers, mûriers, abricotiers… C’est le domaine des marmottes, sousliks, renards, perdrix, tétras… La panthère des neiges se rencontre encore parfois, au-delà de 3 000 m.

4 • Hommes et cultures

Population

27 780 059 habitants (2007).

Langue Officielle

L’ouzbek, dialecte du nord. C’est une langue turque altaïque. Elle s’écrit, officiellement, avec l’alphabet latin, mais, en pratique, l’alphabet cyrillique est courant.

Langue parlée

Le russe reste véhiculaire (et la langue de travail des administrations centrales et des affaires), même s’il n’est la langue maternelle que de 5,7% de la population. 65% des habitants parlent ouzbek. Viennent ensuite le tadjik (7,7%), le kazakh (3,8%), le tatar (2,2%), le karakalpak (1,9%)… Le tadjik est une langue iranienne ; kazakh, tatar et karakalpak, des langues turques. L’anglais se répand en contexte touristique ; « français parlé » chez les marchands de souvenirs.

Peuple

Le pays compte de nombreux groupes ethniques (une centaine), mais les Ouzbeks dominent nettement (65,6%). Les Tadjiks sont une minorité importante (7,7%), concentrée dans les villes historiques de Boukhara et Samarkand. Les Russes ont beaucoup émigré ces vingt dernières années et ne représentent plus que 5,7% de l’ensemble. On mentionnera encore les Kazakhs (3,8%), les Tatars (2,2%), les Karakalpaks (1,9%)…

Religion

Les musulmans (sunnites hanafites) sont très majoritaires (près de 90% de la population), ils pratiquent un islam où apparaissent encore certains traits des religions anciennes, zoroastrisme, chamanisme. L’Eglise orthodoxe regroupe les Russes ; les autres confessions chrétiennes se partagent le restant. Un petit millier de juifs vit encore à Boukhara, témoin d’une très longue histoire. Ces évaluations sont à nuancer par la prise en considération d’une indifférence religieuse de l’ordre de 15%.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
8 mars : Journée de la femme.
21 mars : Navruz (nouvel an zoroastrien).
1er mai : Fête du travail.
9 mai : Fête de la Victoire (1945).
8 décembre : Fête de la Constitution.

Les fêtes musulmanes relèvent du calendrier lunaire et changent de date chaque année.

Histoire

Toute histoire est un millefeuille, mais le millefeuille ouzbek est particulièrement épais. Le premier peuplement daterait de 50 000 ans avant JC. Les sources sont obscures. A la fin du 3e millénaire, on repère la « civilisation de l’Oxus » (Amou-Daria), puis la culture de Tazabagyat (milieu du 2e millénaire), puis celle des Sogdiens (1er millénaire) dans la région de Boukhara et Samarkand. Au milieu du VIe siècle avant JC, les Perses achéménides intègrent ces territoires à leur empire. Survient Alexandre le Grand, deux siècles plus tard, qui installe les Grecs et les Séleucides. Au 1er siècle, l’Empire romain vassalise un royaume gréco-bactrien indépendant. Pas pour longtemps : Chinois Yuezhi, Sakas et Parthes prennent des parts du gâteau, avant que l’empire des Kouchans (d’origine Yuezhi) y mette un peu d’ordre et établisse les grandes connexions de la Route de la Soie. Nous sommes au début du 1er millénaire de notre ère. Au Ve siècle, les Perses sassanides dominent la région ; ils repoussent un temps les Huns blancs. Puis cèdent. Ces Huns blancs sont des ancêtres possibles des Ouzbeks. Mais, au siècle suivant, retour des Sassanides, alliés aux Köktürks occidentaux. Jusqu’à ce que les Chinois s’imposent (VIIe siècle). En 712, sous les Omeyyades, conquête arabe et islamisation (le zoroastrisme ne résiste pas aux exemptions fiscales accordées aux convertis). A Talas, les Abbassides refoulent les Chinois (751). Dans le butin, le papier. Samarkand devient rapidement le premier centre papetier du monde islamique. Le papier mettra 6 siècles à arriver en France. Pendant la période arabe, Tachkent, Boukhara, Samarkand et Termez se développent notablement. La Route de la Soie voit circuler les biens, les idées, les croyances… Le problème, avec les routes, c’est qu’elles favorisent aussi le déplacement des armées : les Samanides perses imposent leur domination au Xe siècle, mais se heurtent tout de suite aux Karakhanides turcs (qui s’emparent de Boukhara en 992). C’était compter sans les Turcs seldjoukides, qui supplantent tout le monde à la fin du XIe siècle. Au début du XIIIe siècle, les Khorezmiens (perso-turcs) pensent tenir la queue du Mickey. Las ! Emportés par l’enthousiasme, ils s’attaquent aux Mongols et... Gengis Khan conquiert le pays en 1220. Après la mort du Khagan, un khanat turco-mongol est établi. Lorsque Tamerlan se soumet le monde islamique (1369-1405), il ajoute ce Khanat de Tchagataï à ses trophées. Les Timourides durent un siècle : en 1507, les Chaybanides installent durablement les Ouzbeks. Peu à peu, le désormais vieux Khanat de Tchagataï est divisé en trois khanats ouzbeks : Khiva (1512-1920) ; Boukhara (1599-1920), qui devient émirat en 1785 ; Kokand (1709-1876), dans le Ferghana. Les Russes apparaissent dans le courant du XIXe siècle. Profitant des querelles endémiques, ils imposent leur protectorat (Kokand, 1876 ; Boukhara, 1878). Après la victoire de Chymkent, dans l’actuel Kazakhstan, en 1884, un Gouvernement général du Turkestan russe est établi, qui contrôle les khanats ouzbeks. Avec les Russes, la civilisation industrielle prend pied en Asie centrale. La culture du coton ou le développement du chemin de fer sont encouragés, avec des succès divers, par les autorités tsaristes.

La tutelle russe suscite cependant de fortes résistances. En 1916, une révolte est brutalement réprimée. Après la Révolution, les bolcheviks manœuvrent, entre soulèvements nationaux et pantouranisme, pour garder la main. Staline préside en personne au découpage et à la soviétisation du Turkestan. La République populaire soviétique de Boukhara (1920) devient la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan en 1924 (la République autonome du Tadjikistan en sortira en 1929, mais celle de Karakalpakie lui sera adjointe en 1936). A l’occasion de la collectivisation des terres, les révoltes reprennent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Russes se réfugient en grand nombre en Ouzbékistan. On y réinstalle également une partie de l’appareil industriel. Les Allemands de la Volga y sont déportés. L’illettrisme est surmonté dans les années cinquante (au prix de l’accroissement de l’influence russe). Entre 1960 et 1980, la culture intensive du coton est planifiée et mise en oeuvre, avec, pour résultats, l’assèchement de la mer d’Aral et la plus colossale escroquerie de l’histoire soviétique : l’appareil ouzbek est purgé sans ménagements. Très dépendante du système soviétique, la RSS d’Ouzbékistan plaide longtemps pour son maintien. Elle se résout à l’indépendance en 1991 et adhère à la CEI. Le règne d’Islam Karimov (né en 1938) commence. Les réformes économiques sont menées de façon graduelle. L’islamisme sévèrement combattu (soutien aux USA et à la Russie dans ce domaine).

Politique

La Constitution de 1992 établit que l’Ouzbékistan est une république démocratique, pluripartite et présidentielle. En réalité, elle est surtout présidentielle. C’est le président qui nomme ou révoque les membres du conseil des ministres, qui dirige le travail du gouvernement et de l’administration. Le Parlement (bicaméral : 120 députés, 100 sénateurs, élus pour 5 ans) est une simple chambre d’enregistrement. Le président est élu au suffrage universel direct pour 7 ans et, en principe, ne peut briguer plus de deux mandats successifs…

Célébrités

Özbeg (1282-1341) était un prince mongol de la Horde d’Or. Les Chaybanides, dynastie gengiskhanide tardive (XVIe siècle), donnèrent en hommage filial le nom du prince à leurs gens, ceux-ci devinrent donc les Ouzbeks.

Djamolidine Abdoujaparov (né en 1964) fut un sprinter rugueux et l’un des cadors du Tour de France dans les années 90. Une série de contrôles positifs a malheureusement mit fin à sa carrière de façon abrupte.

Rustam Kasimdjanov (né en 1979), Tatar. Champion du monde d’échecs en 2004. Promus au rang de sport national par l’Union Soviétique, les échecs ont gardé une forte implantation dans les ex-Républiques. On notera également que les plus vieux pions d’échec connus ont été découverts sur le site archéologique d’Afrasiab, près de Samarkand.

Yulduz Usmanova (née en 1963) est l’étoile de la chanson ouzbèke. Elle mélange avec entrain maqôm traditionnel et rythmes pop. Eclectique et liée au pouvoir.

Al-Khawarizmi (vers 783-850), mathématicien, géographe, astronome, fut, en bon natif de Khiva, un extraordinaire « passeur de savoir ». On en a fait le « père » de l’algèbre, de l’algorithmique, voire de l’informatique…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons entre 3 et 5 euros par jour et par personne (pour les groupes, 2 euros par jour et par personne). Nous vous conseillons 5 euros par jour et par personne pour les guides (pour les groupes, 3 euros par jour et par personne). Et les pourboires en euros ou en dollars sont appréciés.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière (à partir de 4 000 soums - 1,5 euro) ou d´un soda (1 500 soums - 0,6 euro - environ), d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

En Ouzbékistan, le temps est une notion subjective, qui s’écoule au rythme des pensées. Il est donc élastique.

L’hospitalité ouzbèke est légendaire, mais elle n’est pas une légende : on est, de façon générale, très bien accueilli. Des pratiques anciennes ont valorisé le côté droit : il convient donc toujours de prendre la nourriture de la main droite, de tendre un objet à quelqu’un de la main droite ou d’entrer dans une maison du pied droit. Quant au pain, il est sacré, on ne le retourne pas, on ne le jette pas non plus. Chez eux, les Ouzbèkes déjeunent ou dînent assis par terre, une nappe étendue sur le sol faisant office de table : on n’y pose pas les pieds ! Pieds dont on ne tourne pas non plus la plante vers quelqu’un lorsqu’on est assis. Chaque convive prend dans le plat commun ce qui se trouve devant lui. Si on ne se mouche pas en public, les bruits produits par le travail de l’appareil digestif ne sont, par contre, pas impolis, même à table… Le repas se termine par l’amin, une bénédiction ; on ne mange plus rien après. Un petit cadeau symbolique fait plaisir aux hôtes.

Pendant le ramadan, il faudra éviter de manger, de boire ou de fumer en public pendant la journée.

Tamerlan reste la référence historique et politique des Ouzbeks, qui aiment les personnages forts : Napoléon, le général de Gaulle, Staline. Mieux vaut éviter les discussions sur ce sujet… Mieux vaut aussi s'abstenir de tout prosélytisme religieux (ce domaine est sensible).

On ne photographie pas quelqu’un sans avoir obtenu l’autorisation de le faire. Les interdictions de filmer ou de photographier sont à respecter. Elles concernent les bâtiments publics et militaires, les aéroports… De nombreux sites touristiques font acquitter un droit de photographier ou de filmer.

Achat

Epices et aromates, soie, tapis : la Route de la Soie passe toujours par les marchés d’Ouzbékistan.

Attention ! les douanes ouzbèkes sont tatillonnes : tapis et kilims doivent être accompagnés d’un certificat d’authenticité fourni par le commerçant auquel ils ont été achetés.

Cuisine

Le plov (osh, en ouzbek) est le plat national : mouton et riz, agrémentés, selon la région et la maison, de légumes, d’ail, de cumin… La version poulet raisins secs est également très populaire. Les chachliks sont des brochettes de mouton, de bœuf ou de poulet, avec toujours de bons morceaux de gras. Les kebabs sont aussi des brochettes, mais de viandes hachées et épicées. On mange les uns et les autres accompagnés d’oignons crus. La Chine a fait don des nouilles : sautées, en soupe ou dans le besh bermak (avec mouton, foie, légumes). Les ravioles, à la viande ou aux légumes, sont délicieuses. A l’automne, les fruits abondent : raisins, abricots, pommes grenâtes, melons…
Le pain de Samarkand jouit d’une grande réputation. Il est préparé sans levain et porte en son centre la marque du boulanger.

Boisson

Nous déconseillons de boire l’eau du robinet. On boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée) ou de l’eau purifiée ; on évitera, bien sûr, les glaçons.

Le thé, vert ou noir, est omniprésent. Et l’objet de tout un cérémonial (on veillera à n’utiliser que la main droite pour le boire ou le servir). En ville, les maisons de thé sont des institutions, généralement installées au bord de cours d’eau ou de bassins. Elles sont appelées tchaï khana. La vodka se boit à la russe, avec force toasts. La bière est très répandue. Le kéfir, yaourt liquide, se prend au petit déjeuner.


5 • Transports

Route

Le réseau routier est assez bien développé, mais dégradé. Les conducteurs ouzbeks ajoutant l’anarchie à cela, la circulation est dangereuse. La nuit, les choses s’aggravent : obstacles divers non éclairés.

Taxi et location

Le bus est le moyen le plus commode et le moins cher (et le plus pittoresque) d’aller d’une ville à l’autre. En principe, les taxis offrent un confort supérieur à celui des bus et ils vous conduisent où les transports en commun ne vont pas. Il est recommandé de s’entendre au préalable avec le chauffeur sur le prix de la course.

La location de voiture ne se fait qu’avec chauffeur.

Train

Le réseau ferré est assez lâche ; le matériel roulant s’améliore petit à petit (au prix du pittoresque).

Avion

Le parc aérien assurant, sur des appareils russes, les liaisons intérieures à partir de Tachkent (vers Samarkand, Boukhara, Noukous, Urgentch, Termez) est désormais bien entretenu et assure un niveau de sécurité tout à fait acceptable.

6 • Infos pratiques

Décalage

L'Ouzbékistan est à GMT+5, c'est à dire :
- en été, il y a 3 heures de décalage (quand il est 12h00 à Belfort, il est 15h00 à Samarkand).
- en hiver, il y a 4 heures de décalage (quand il est 12h00 à Belfort, il est 16h00 à Samarkand).

Argent

La devise nationale est le soum ouzbek (UZS). Non exportable. Billets utiles de 500, 1000, 5000, 10000 et 50000 soums.

Les euros se changent sans problèmes particuliers, à condition que les billets soient en parfait état (pas de billet écorné ou déchiré). On peut faire son change dans presque tous les hôtels du pays (les taux sont toutefois meilleurs à Tachkent). Les bureaux de change sont ouverts de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 16h00 ; ils sont fermés samedi, dimanche et jours fériés. Certains acceptent parfois de changer des soums en euros (s'ils en disposent) sur présentation d'un bordereau de change d'euros en soums. Ne pas se laisser prendre aux offres des changeurs à la sauvette. Dans tous les cas, changer a minima. Le soum a récemment connu des fluctuations importantes, liées à la libéralisation de l'économie ; ces mouvements sont, pour le moment, au bénéfice des voyageurs.

Les cartes bancaires internationales (Visa, MasterCard, American Express) sont acceptées par certains hôtels et une pincée de magasins haut de gamme ; ne comptez pas trop non plus sur les distributeurs automatiques : quelques machines seulement, dans quelques hôtels de luxe de la capitale. Les petits montants ne se paient qu’en soums ; au-delà de 30 ou 40 euros, le règlement peut se faire en euros (monnaie rendue en soums ou en euros, c’est selon). Toutefois, le taux de change pratiqué par les commerçants est à l’avantage… des commerçants (taux de conversion de l’euro assimilé à celui du dollar, par exemple).

Il n'est plus nécessaire de faire de déclaration de devises à l'arrivée pour des montants en espèces inférieurs à l'équivalent de 2000 dollars US.

Attention ! dépensez ou changez vos soums avant d’aller à l’aéroport pour le vol de retour : les duty free n’y acceptent pas les soums.

Les banques sont ouvertes de 9h00 à 13h00, du lundi au vendredi.

Electricité

220 volts et prises européennes. Pas besoin d’adaptateur.

Horaire

Les commerces sont ouverts de 9h00 ou 10h00 à 17H00 ou 18h00 (indicatif).

Dans les petites villes, les restaurants ferment tôt (21h00).

Bureaux et administrations sont généralement fermés le samedi et le dimanche.

Média

On trouve peu la presse internationale.

Poste

L’acheminement des courriers pour l’Europe est erratique, comptez 2 à 3 semaines.

Téléphone

Pour appeler l’Ouzbékistan depuis la France, composer le 00 + 998 + code de la ville (Tachkent, 71) + le numéro de votre correspondant. Pour appeler d’un portable, il faut souvent remplacer « 00 » par « + » (donc, composer + 998…).

Pour appeler la France depuis l’Ouzbékistan, composer le 8 + 10 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

Internet

Cybercafés un peu partout, connexions dans de nombreux hôtels. Nombreux sites censurés.

Couverture GSM

Le pays est assez bien couvert pour que le téléphone portable soit le meilleur moyen d'appeler ou d'être joint.
Néanmoins, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur (la réception dépend de lui) sur les modalités de connexion au réseau local.

Devise

UZS

Taux

Cours d'achat estimé : 1 UZS = 0.000095 Euros au 05/12/2019 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade d’Ouzbékistan en France
22, rue d'Aguesseau - 75008 Paris
Tél. : 01 53 30 03 53 ; section consulaire : 01 53 30 03 55 (après 15h00)
Fax : 01 53 30 03 54
Email : contact@ouzbekistan.fr

Ambassade d’Ouzbékistan en Belgique
Avenue Franklin Roosevelt, 99 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 672 88 44
Fax : 02 672 39 46
Email : embassy@uzbekistan.be
Web : www.uzbekistan.be

Les ambassades d’Ouzbékistan en France et en Belgique sont chargées des ressortissants suisses.

Consulat

En France et en Belgique, les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Ouzbékistan.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

L’assèchement de la mer d’Aral est une catastrophe écologique majeure. La monoculture intensive du coton et l’irrigation qu’elle suppose sont à l’origine du phénomène. Les ponctions effectuées dans les fleuves alimentant la mer (Amou-Daria et Syr-Daria) en ont réduit le débit au point que le renouvellement des eaux ne se fait plus. La mer a perdu 75% de sa surface, 90% de son volume et son niveau a baissé de 22 mètres depuis 1961. Elle est aujourd’hui séparée en petite Aral, au nord (Kazakhstan) et « grande » Aral, au sud (Ouzbékistan, surtout). Sa salinité a augmenté, ne permettant plus qu’à des crevettes de saline de survivre dans sa partie sud (au nord, un certain nombre de mesures prises pour sauver la petite Aral ont un peu amélioré la situation). Il faut compter également avec la dispersion par le vent des toxiques déposés sur le fond marin, désormais découvert par le recul des eaux. Paradoxalement, les difficultés économiques du Kazakhstan ont eu un effet écologique positif : l’emploi d’engrais et de pesticides a diminué et les poissons subsistant dans la petite Aral contiennent moins de poisons que ceux d’Europe ! Le redémarrage de l’économie devrait se faire sur des bases nouvelles… Il y a donc quelques minces raisons d’espérer une amélioration dans la partie kazakhe (l’implication de la Banque mondiale est notable), mais pour l’Ouzbékistan, la partie semble perdue : le sauvetage de la petite Aral se fera sans doute au détriment de la grande. A cela, il faut ajouter les dangers encore mal évalués que l’ancien centre de recherche en biologie militaire de l’île (désormais une péninsule reliée à la côte ouzbèke) de Vozrozhdeniye fait peser sur la région.

Malgré ça, les questions environnementales ne font pas encore partie des préoccupations des Ouzbeks. Le gaspillage de l’eau est général et la gestion des déchets très rudimentaire. Mais les pratiques évoluent un peu dans certains secteurs (le tourisme notamment).