1 • Formalités

Passeport

Passeport, dont la validité couvre la durée du séjour, pour les ressortissants de l'Union Européenne et les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Visa

Séjour de moins de 30 jours : pas de visa pour les ressortissants de l'Union Européenne et les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins conseillés

Les conditions d'hygiène souvent précaires nécessitent que le voyageur soit efficacement protégé contre tuberculose, diphtérie, tétanos, poliomyélite, rougeole, coqueluche, hépatites A et B. Et, pour les séjours prolongés et aventure, typhoïde, rage.

Autres risques

Risque alimentaire : c'est le risque principal pour le voyageur en Asie centrale. Les conditions de transport précaires des denrées périssables et les ruptures de la chaîne du froid expliquent la fréquence des toxi-infections alimentaires, depuis les banales « turistas », jusqu'aux problèmes plus graves des salmonelloses, des hépatites A . On aura en permanence à l’esprit les précautions à prendre pour la prévention de ces risques, décrits dans nos recommandations générales : lavage des mains, aliments cuits et chauds, boissons capsulées ou thé sortant brûlant des samovars.

3 • Géographie

Capitale

Astana (« la capitale », en kazakh).

PIB

En 2007, 6 701 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Khan-Tengri, 6 995 mètres (Tian Shan).

Climat

Le climat du Kazakhstan est logiquement continental. Les étés sont torrides, les hivers sont rigoureux ; l’amplitude thermique peut être importante entre le jour et la nuit. Second caractère : le temps sec, hiver comme été. Cela rend les froidures à peu près supportables, lorsqu’il n’y a pas de vent. Le nord est particulièrement touché par les tempêtes de poussière. Des tempêtes printanières venues d’Iran affectent le sud. L’altitude, ou le caractère désertique de certaines zones, modifient ponctuellement ces données. Printemps (mi-mai à mi-juin) et automne (septembre) sont les saisons les plus favorables au voyage.

Géographie

Le Kazakhstan est situé à la jonction de l’Europe et de l’Asie. C’est un pays enclavé, frontalier de la Russie, au nord, de la Chine, à l’est, du Kirghizstan, au sud-est, de l’Ouzbékistan, au sud et du Turkménistan, au sud-ouest. La mer Caspienne borde le pays à l’ouest (1 894 km de côtes). Sa superficie le classe au 9e rang mondial.
C’est un pays plat, relevé à l’est et au sud par l’Altaï et les Tian Shan. De ces massifs descendent fleuves et rivières : Irtych, Syr-Daria… L’Esil prend sa source dans la steppe ; l’Oural (Zhaivk), dans la chaîne du même nom. Le nord est occupé par des steppes planes, où nomadisent les pasteurs kazakhs. L’URSS en a irrigué et mis en culture de larges portions. Des forêts couvrent l’est de cette zone, et la steppe se fait arbustive au sud. De la mer Caspienne à l’Altaï, une ceinture semi-désertique sépare la steppe des déserts méridionaux. L’Altaï, qui s’étend en Russie, en Mongolie et en Chine, présente de splendides paysages de prairies, de sommets enneigés, de forêts de bouleaux, mélèzes et sapins, de lacs et de rivières limpides. Au sud-est, le « Pays des sept fleuves » (Jettisou), entre Almaty et le lac Balkach, a un réseau hydrographique serré, qu’alimentent les glaciers du Zailivsky Alatau et de l’Alatau Dzoungar. Les massifs du Zailivsky Alatau et du Küngey Alatau sont des contreforts des Tian Shan, qui s’étirent d’est en ouest jusqu’au lac Issyk-Koul. L’ouest du pays, steppique et désertique est piqué de lacs salés.

Economie

Le Kazakhstan appartient à la Communauté des États indépendants (CEI). Son économie présente deux caractéristiques majeures. D´une part, elle est fondée sur une rente pétrolière et gazière, et, d´autre part, elle reste fortement liée, pour des raisons historiques, à l´économie russe.
Le pétrole représente 56% de la valeur totale des exportations et 55% du budget de l'État (production 2007, 67 millions de tonnes de brut et de condensat). Selon certaines estimations, le pays disposerait de réserves en combustibles fossiles équivalant à celles de l'Irak. Leur emplacement dans des nappes profondes et l´enclavement du pays expliquent une mise en exploitation relativement récente.

Le Kazakhstan dispose, en outre, de nombreux atouts : de vastes régions agricoles, une main-d´œuvre qualifiée, un potentiel industriel remarquable et, en plus du pétrole et du gaz, d’abondants gisements de minéraux et de métaux. Charbon, manganèse, chrome, nickel, cobalt, cuivre, plomb, zinc, bauxite, or, uranium et fer sont de rang mondial. La production d´aluminium et de phosphate est de premier plan. L’agriculture fournit blé, coton, laine et viande. Le système bancaire kazakh est le mieux développé d’Asie centrale.

La croissance a été continue ces dernières années (moyenne de 10% annuels), mais marque un peu le pas depuis 2007 (8,7%), en raison des turbulences qui agitent les marchés financiers. Chômage 2007 : 7,3% de la population active.

Faune et flore

Le Kazakhstan a de quoi séduire les ornithologues. Au bord de l’eau, on trouve le bec-d’ibis tibétain, des grèbes, des canards, des aigrettes, des pélicans… Dans les zones arides, ce sont des outardes, des huppes, des alouettes, des gangas… Les piémonts abritent des hirondelles, des casse-noix, des rouges-queues, des bruants, des fauvettes… Chouettes et hiboux s’y trouvent aussi, comme les grives, les bergeronnettes, les corneilles… Les rapaces sont à foison, dont l’aigle, emblème du pays.

Les régions désertiques nourrissent chichement le chameau, la gazelle à goitre, la gerbille géante et la mérione de Lichtenstein, deux rongeurs. Dans les montagnes, vivent l´ours, le lynx, le loup, le léopard des neiges, le bouquetin de Sibérie, le mouton de Marco Polo (ovis argali). Le cerf maral habite l’Altaï. Le cheval de Przewalski, disparu dans les années 1940, a été réintroduit, dans le parc d’Altyn-Emel (spécimens venus du zoo de Munich).

La tortue (agrionemys hosfieldi) est observable dans le semi-désert de la région de Kanshengel ; la couleuvre (coluber ravergieri), dans les gorges de la Sharyn. Mais, le Kazakhstan connait aussi le petit gecko, l´agame, le lézard gris, l´eremias véloce, le lézard des souches ou l´eryx miliaris.

Ce qu´il reste de steppe, après les plans de culture intensive de l´ère soviétique, est couvert de plantes herbacées et d´arbustes, comme le saksaul et le caragana. Sur les contreforts montagneux, viennent le pavot sauvage (pavot à opium) et les tulipes. Les montagnes sont le domaine des épicéas, des mélèzes, des frênes et des genévriers, mais aussi de l’iris et de l’edelweiss.

4 • Hommes et cultures

Population

15 284 929 habitants (2007).

Langue Officielle

Le kazakh (langue altaïque turque, écrite avec l’alphabet cyrillique) est « langue d’Etat » ; le russe est « langue officielle ».

Langue parlée

Les autorités travaillent à la promotion du kazakh. Le russe reste toutefois véhiculaire (de nombreux Kazakhs l’utilisent couramment ou exclusivement). Les communautés ethno-linguistiques les plus importantes sont (outre les Kazakhs, 53,8%) : les Russes (30%) ; les Allemands (3%) ; les Ukrainiens (2,9%) ; les Ouzbeks (2,2%) ; les Tatars (2%)…

Peuple

La situation majoritaire des Kazakhs est récente (essor démographique et émigration russe, depuis 1997). Actuellement, les Kazakhs sont un peu plus de la moitié des Kazakhstanais ; les Russes en représentent environ 30%. Le pays compte, en tout, une centaine de groupes ethniques : Allemands, Ukrainiens, Ouzbeks… mais aussi Coréens, Mordves, Avars, Gagaouzes…

Religion

47% des Kazakhstanais relèvent de l’islam sunnite ; mais des conceptions volontiers hétérodoxes, puis le régime soviétique, ont suscité un comportement religieux désinvolte (le ramadan n’est pas toujours respecté). L’orthodoxie (34%) n’est pas beaucoup mieux lotie. Les groupes minoritaires (protestants, catholiques) sont un peu plus fervents, mais souffrent de leur faiblesse démographique. Le prosélytisme évangélique d’inspiration anglo-saxonne est surveillé de près…

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
7 janvier : Jour de l’an russe.
13 janvier : Noël orthodoxe.
8 mars : Journée internationale de la femme.
22 mars : Noruz (nouvel an zoroastrien).
1er mai : Jour de l'unité des peuples du Kazakhstan.
9 mai : Fête de la Victoire (1945).
30 août : Jour de la Constitution.
16 décembre : Fête de l’Indépendance.

Les fêtes musulmanes relèvent du calendrier lunaire et changent de date chaque année.

Histoire

Le territoire du Kazakhstan a vu apparaître, puis disparaître, les empires scythe (VIIIe-IIIe siècles avant JC) et hephtalite (Huns blancs, Ier-VIe siècles). Les uns et les autres ont laissé d’importants vestiges tumulaires. Les tribus turques arrivent au VIIIe siècle ; elles domineront la région jusqu’à ce que les Mongols de Gengis Khan les vassalisent (XIIIe siècle). Les Kazakhs sont issus du métissage des Turcs et des Mongols. Le terme apparait au XIIIe siècle ; il a d’abord valeur sociale : « homme libre », « vagabond », « exilé ». « Kazakhs » aurait donc vraisemblablement désigné des groupes turco-mongols échappant au contrôle des puissances du jour (il s’agit de contrôler la Route de la Soie). Le cheval est l’élément culturel majeur et fédérateur. A cette époque, l’islamisation des pasteurs nomades commence. Elle sera lente et superficielle. Au XVe siècle, se constituent des khanats kazakhs indépendants ; ils se regroupent, au siècle suivant, en trois hordes : la Petite Horde (nord-ouest du Kazakhstan), la Horde Moyenne (centre) et la Grande Horde (sud-est). Les incursions Chinoises, Mongoles, Kalmoukes se poursuivent. Pour y mettre un terme, les Kazakhs prennent contact avec les Cosaques, qui animent le front pionnier russe sur l’Oural. Las ! Les Russes prennent rapidement l’ascendant et, dès 1730, entament une conquête en bonne et due forme. Les Hordes sont soumises en un peu plus d’un siècle. Des forteresses construites sur le Syr-Daria. A partir de 1890, près d’un million de paysans russes et allemands s’installent dans le pays. En 1916, les spoliations provoquent une violente révolte, brutalement réprimée par l’armée russe. 300 000 Kazakhs sont expulsés vers le Xinjiang chinois.

Après la Révolution de 1917, l’armée rouge occupe le Kazakhstan, qui devient en 1920 la République socialiste soviétique autonome des Kirghizes, puis en 1925 la RSSA kazakhe, puis la RSS du Kazakhstan, en 1936. Sédentarisation et collectivisation provoquent de terribles famines (1931 et 1933) ; la culture kazakhe est en partie détruite. Nouveaux départs pour la Chine. Pendant la Seconde Guerre mondiale la République devient à la fois un refuge (pour de nombreux Russes et pour nombre d’usines) et un lieu d’exil (pour les populations que Staline juge peu sûres : Allemands de la Volga, Tatars de Crimée, Tchétchènes, Coréens…). Après guerre, la pression russe augmente encore. La campagne de 1954 « Terres vierges et inoccupées » amène deux millions de Russes de plus. En 1962, les Kazakhs ne représentent plus que 29% de la population de la RSS. L’Union Soviétique y déploie ses fastes : mise en valeur des terres, essais nucléaires (dans le Polygone de Semeï), programme spatial (Cosmodrome de Baïkonour). La langue et la culture kazakhes régressent encore. En 1990, à la chute de l’URSS, le Kazakhstan proclame sa souveraineté. Noursoultan Nazerbaïev (né en 1940) est sur orbite. La souveraineté mène à l’indépendance (1991) et l’indépendance à l’adhésion à la CEI. La transition vers l’économie de marché est amorcée avec ménagement. La stabilité politique est assurée, elle, sans ménagement. Les liens avec la Russie sont resserrés, mais les autorités soutiennent une certaine « kazakhisation » de l’Etat. En 1998, Astana devient la nouvelle capitale du pays.

Politique

Régime présidentiel, à tendance autoritaire. Le président est élu pour 7 ans. Il nomme le premier ministre et les membres du gouvernement (qu’il peut révoquer). Le parlement est composé d’une chambre haute, le Majilis (77 députés, élus au suffrage universel) et d’une chambre basse, le Sénat (39 sièges ; 7 sénateurs sont nommés par le président, les autres sont élus par de grands électeurs… nommés par le président).

Célébrités

Abaï Kounanbaïev (1845-1904), traducteur et poète, est l’un des piliers de la culture kazakhe. Sans être favorable à l’occupation russe, il sut profiter de l’ouverture que représentait la langue de Pouchkine et traduisit à partir d’elle nombre d’œuvres occidentales en kazakh. Ses préceptes moraux inspirent encore ses compatriotes.

Kozha Ahmed Yasawi (mort en 1166) fut un grand poète et maître soufi, dont on trouve le mausolée (nommé Aystan-Bab et érigé au XIVe siècle par Tamerlan) dans la ville de Turkestan. Son œuvre a marqué la tradition alévie (islam hétérodoxe).

Roza Rymbaeva (née en 1957) est la Nana Mouskouri kazakhe : capable de tout chanter, de la musique traditionnelle à la pop soviétique ; très populaire au-delà des frontières de son pays et adulée en deçà.

Alexandre Vinokourov (né en 1973). Coureur cycliste kazakhstanais d’origine russe. Formé à Almaty, il devint l’un des patrons du peloton dans les années 2000 (vainqueur du tour d’Espagne 2006). Ses mano a mano avec Lance Armstrong dans le tour de France sont entrés dans la légende.

Fédor Dostoievski (1821-1881), âgé de 28 ans, fut exilé cinq ans dans une prison d’Omsk, puis enrôlé cinq années supplémentaires dans la garnison de Semeï. C´est là qu´il rencontra Shoan Ualikhanov, prince de la Horde Moyenne, explorateur, artiste, intellectuel, officier et espion de l´armée russe. Ils se lièrent. Aujourd’hui, une statue des deux amis se dresse devant le musée de la ville.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes locales, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Deux mots-clefs : bonjour, « salamat zyzba » et merci, « rakhmet ».

L’hospitalité est un devoir social, aussi convient-il d’accueillir dignement les étrangers : on se lève, on leur serre la main et on les invite avec le sourire à prendre la place d’honneur. Mais, il est malséant d’assaillir de questions un visiteur ; les Kazakhs lui offrent d’abord le koumis, afin qu’il se remette de son voyage. Il peut ensuite se présenter et expliquer où il va… Pendant ce temps, la maîtresse de maison s’affaire à la préparation du repas en l’honneur de l’hôte. Durant lequel celui-ci devra partager la tête de mouton… C’est que la table est le lieu par excellence de la réciprocité et de la gaieté, des discussions à cœur ouvert ; elle est aussi le tribunal de celui qui reçoit.
La majorité des Kazakhstanais est musulmane. Il y a donc lieu d´observer quelques règles pour être considéré comme un être civilisé : se couvrir le corps décemment, se servir de sa main droite pour manger et boire (impératif !). Le pain est sacré ; on ne le posera pas à l´envers, on n’en jettera pas et on le partagera si l´on arrive à table avec sa portion.
Après une prière ou un repas, les Kazakhs ont l´habitude de se passer les mains sur le visage, comme s´ils le « lavaient ». C´est l´amin. On ne mange plus après l´amin.
Au bazar, il faut marchander avec le sourire, c´est la coutume !

Achat

Attention ! la législation sur la sortie des œuvres d'art est rigoureuse. Il est important, lors de l'achat d´un objet d’art ou d’artisanat, de demander au vendeur un certificat pour la douane.
On peut acheter des tapis (fabriqués au Kazakhstan ou dans les autres républiques d’Asie centrale), des nattes de feutre multicolore (koshma), des tentures, en coton et soie, appelées tus-kiiz, des costumes traditionnels...
Les instruments de musique sont intéressants, notamment la dombyra (ou dombra), un instrument à cordes très présent dans le folklore kazakh.
D’ailleurs, si vous désirez acheter des CD de musique locale, sachez qu'en principe, tout document sonore doit être soumis à une vérification du service des douanes. Les touristes devraient donc apporter leurs CD à la douane pour contrôle quelques jours avant leur départ...
Bordé par la mer Caspienne, le Kazakhstan est producteur de caviar. Son prix sur place est bien inférieur à ce qu’il est en Europe. On se renseignera sur la quantité maximale qu'un voyageur est autorisé à emporter.
Et il y a aussi les souvenirs d´inspiration russe, comme les poupées-gigognes et les icônes !

Cuisine

La cuisine kazakhe est marquée par le nomadisme. Aujourd’hui pourtant, les laghman (les nouilles, héritées des Chinois) et le plov (riz à la viande et aux légumes) sont la base de l’alimentation. Les viandes les plus communes sont le mouton et le cheval. On les retrouve dans les ravioles (manty), les chachliks (brochettes de viande en morceaux ou hachée, éventuellement marinée). Le plat national est le besh bermak, qui signifie « cinq doigts », car on le mangeait autrefois avec la main. Il s’agit d’une manière de pot-au-feu de mouton, de cheval ou de bœuf, avec des oignons ; il est servi avec des nouilles fraiches ; le bouillon est pris à part. Le kuurdack est, quant à lui, un ragoût de viandes grasses, poumon, cœur et pommes de terre, longuement mijotés. Les restaurants servent une belle variété de saucisses : kazy est fumée, karta et chuchuk sont de cheval… Produits laitiers : le yaourt, katyk, devient suzma, lorsqu’il est égoutté. Une petite douceur ? Quand le plov est sucré (avec abricots, raisins, pruneaux ou citrouille), on l’appelle plov askabakh.
La cuisine russe fait désormais partie du paysage, en particulier les pelmeny, ravioles à la viande ou à la pomme de terre, que l’on mange avec de la crème aigre. Dans l’ouest du pays, on pourra déguster caviar et poissons fumés.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille capsulée.

Les hommes, surtout, vont boire le thé (vert) dans les tchaï khana, maisons de thé, souvent installées au bord d’un bassin ou d’une rivière, et agréablement ombragées. Ce thé, beurré et salé, est une boisson nourrissante, qui a tenu une grande place dans la vie nomade. Le koumis, boisson de pasteur, est fait de lait de jument fermenté ; lorsqu’il l’est de lait de chamelle, on l’appelle shubat.
L’Asie centrale a adopté la vodka russe et ses rites : être l’objet d’une invitation ou l’un toast, impose que l’on avale au moins une gorgée d’alcool (le verre entier étant, bien entendu, l’idéal). La meilleure vodka kazakhe est distillée à Taraz.
Les bières brassées au Kazakhstan sont correctes. Les vins, eux, sont médiocres, mais on trouve de surprenants vins géorgiens.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est en bon état. Une autoroute relie Tachkent à Semeï, via Almaty. Limitations : 120 km/h sur autoroute ; 70 km/h sur route.

Taxi et location

On peut louer une voiture (il faut alors prendre une assurance locale). On peut aussi emprunter les taxis collectifs (il faut alors impérativement fixer le prix de la course à l´avance).

Train

Le réseau ferré est en bon état, mais les voyages sont très longs (le bus est plus pratique et plus rapide). Le Gengis Khan Express fait le trajet en 40 heures d´Urumqi (Chine) à Almaty, en passant par Dostyk, deux fois par semaine. Il existe un train qui part de Tachkent et rallie Moscou, trois fois par semaine, en passant par l´ouest du pays (Turkestan, Kyzyl Orda, Aralsk et Azktöbe). Depuis Noukous, une ligne dessert l´ouest du Kazakhstan et la Russie. Des trains couchettes circulent de Noukous à Beyneu.

Avion

L´avion est un moyen de transport efficace et pratique dans un pays d’une telle étendue. Les deux grands aéroports internationaux se trouvent à Astana et Almaty. Les avions qui assurent les liaisons intérieures sont récents et bien entretenus.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Kazakhstan est à GMT+6, c'est à dire :
- en été, il y a 4 heures de décalage (lorsqu’il est 12h00 à Douai, il est 16h00 à Astana) ;
- en hiver, il y a 5 heures de décalage (lorsqu’il est 12h00 à Douai, il est 17h00 à Astana).

Argent

La devise kazakhe est le tengué (KZT). Non exportable.
Les cartes de crédit sont acceptées par les banques, les bureaux de change, certains grands hôtels et commerces. On trouve également quelques distributeurs de billets. Pour le liquide, préférer le dollar US à l’euro.
Devises et chèques de voyage doivent être déclarés à l’entrée au Kazakhstan ; cette déclaration est à conserver jusqu’à la sortie du territoire.
Les banques sont ouvertes de 9h00 à 17h00 environ.

Electricité

220 volts ; prises de type européen. Pas besoin d’adaptateur.

Média

Pour faire simple, les médias kazakhs sont soit pro-gouvernementaux, soit en liberté surveillée. Le président et sa famille sont très investis dans ce domaine…

La chaîne nationale de télévision est Kazakhstan I. On a aussi Khabar, qui appartient à la fille du président, Yel Ama, Kanal 31, KTK… A la station de radio nationale, s´ajoutent des stations privées en grand nombre (dont Europa Plus, Russkoye Radio, Hit FM, Radio Azattyq, Radio Karavan…).

Journaux et magazines sont nombreux et dans la ligne : Express-K, Kazakhstanskaya Pravda, Arba, Delovaya Nedelya (Bussines Week), Panorama… Almaty Herald, Kazakhstan Monitor, Times of Central Asia, sont en anglais ; on les trouve à Astana et Almaty.

Téléphone

Pour appeler le Kazakhstan depuis la France, composer 00 + 7 + indicatif de la ville + le numéro de votre correspondant. Indicatifs villes : Astana, 3172 ; Aktaou, 3292 ; Almaty, 3272 ; Chymkent, 3252 ; Karaganda, 3212 ; Kostanai, 3142 ; Pavlodar, 3182 ; Semipalatinsk, 3222.
Pour appeler la France depuis le Kazakhstan, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

Internet

Les cybercafés se multiplient en ville, mais la censure veille sur la toile.

Couverture GSM

Bonne couverture autour des villes (dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres). Pour configurer votre portable sur place, vous pouvez vous adresser à n´importe quelle agence de téléphonie. La plus connue est K-Mobile.
Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

KZT

Taux

Cours d'achat estimé : 1 KZT = 0.002362 Euros au 15/11/2018 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade de la République du Kazakhstan en France
59, rue Pierre Charron - 75008 Paris
Tél. : 01 45 61 52 00
Fax : 01 45 61 52 01
Email : info@amb-kazakhstan.fr
Web : www.amb-kazakhstan.fr

Ambassade de la République du Kazakhstan en Belgique
Avenue Van Bever, 30 - 1180 Bruxelles
Tél. : (02) 373 38 90 ou (02) 374 95 62
Fax : (02) 374 50 91
Email : consultbel@swing.be
Web : www.kazakhstanembassy.be

Ambassade de la République du Kazakhstan en Suisse
Alleeweg, 15 - 3006 Bern
Tél. : 351 79 69
Fax : 351 79 75
Email : kasachische.botschaft@freesurf.ch
Web : http://missions.itu.int/~kazaks/

Consulat

France : les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.
Section consulaire :
Tél. : 01 45 61 52 02
Email : amb.kaz4@wanadoo.fr

Office de tourisme

Il n’y a pas d’office de tourisme du Kazakhstan en France. On peut obtenir des informations touristiques auprès de l´ambassade.

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Kazakhstan.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Parcs et réserves.
Le Kazakhstan, qui consacre seulement 2,5% de sa superficie à la protection de la nature, se situe bien en deçà des 10% préconisés par la World Conservation Union.
Le parc national d´Altyn-Emel, à 100 km au nord d´Almaty, est connu pour sa « dune qui chante ». Celui de Korgaldzhyn, à 150 km d´Astana, doit sa notoriété aux colonies de flamants roses qui s´y réunissent d´avril à septembre.
La plus ancienne des réserves du Kazakhstan est celle d´Aksou-Zhabaghly, située dans une région de collines et de montagnes de la chaîne des Talassky Alatau (Tian Shan occidentales). Au printemps, les tulipes de Grieg parent les prairies de rouge éclatant. Dans les environs d´Almaty, se trouve la réserve naturelle de Talgar-Almatinsky, où vivent des arkhars (moutons de Marco Polo) et des gazelles à goitre. Dans la partie sud de la chaîne de l´Altaï, la réserve naturelle de Markakol offre des paysages remarquables et les eaux pures de son lac éponyme. Lepsinsk est une zone protégée, qui développe l´écotourisme, riche qu’elle est d’animaux sauvages. On y trouve également des fermes apicoles.

Désastres écologiques.
Le Kazakhstan connait de graves problèmes de pollution, souvent sans qu´aucune mesure soit prise pour en limiter les effets désastreux sur la santé humaine, la vie animale ou végétale. La pollution atmosphérique, par exemple, est une plaie urbaine endémique. Centrales électriques et usines métallurgiques, alimentées par du charbon de médiocre qualité, rejettent dans l´atmosphère des gaz toxiques. Certains points de la région de Semeï et au sud de Koursatov (nord-est du pays), souffrent encore de niveaux de radiation élevés, après les essais nucléaires soviétiques du Polygone de Semeï, et sont déconseillés aux touristes.

Le pays essaie de sauver la partie nord de la mer d´Aral, désormais coupée en deux. A quatre ou cinq heures de route d´Aralsk, des travaux d’endiguement ont commencé en 2003. L’ouvrage, haut de 10 à 12 m et long de 13 km, a pour objectif de remettre en eau 370 km² de fonds marins.
En revanche, la mer Caspienne fait actuellement l´objet de campagnes de prospection pétrolière et gazière. Et, conséquence, les eaux domestiques, contaminées par le déversement sur les zones côtières des eaux industrielles usées, ont été à l’origine de problèmes infectieux et pulmonaires. L´esturgeon se raréfie dans cette région, du fait de la surpêche, du braconnage et de la pollution.
Le lac Balkhach a été pollué dès les années 30 par l’industrie du cuivre. On peut le considérer comme mort.
Les rejets de cyanure de sodium, provoqués par le traitement de l’or du Kirghizstan, ont empoisonné le lac Issyk-Koul (qui reçoit les eaux du fleuve Barsköön).