1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Prix du visa pour les Français (valable 3 mois, pour 3 mois) : 50 euros. Présentation d’un billet d’avion aller-retour ou d’une attestation de voyage requise à la demande.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Aucun vaccin n’est exigé à l’arrivée, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays infestés. La vaccination doit être faite au moins 10 jours avant le départ.

Vaccins conseillés

Rappels des vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B (ou vérification d’une immunité), la coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage), la typhoïde et rage en cas de séjours prolongés en brousse, contre les méningites, en période épidémique, vaccin tétravalent A/C/Y/W (Menveo ou Nimenrix).

Paludisme

Il est présent, même en ville, sous une forme résistante qui va nécessiter, d’une part, une protection individuelle contre les piqûres de moustique (répulsifs efficaces pour la peau, les vêtements et les moustiquaires) et, d’autre part, la prise d’un traitement prophylactique (sur prescription médicale) par Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques), méfloquine (Lariam) ou doxypalu.

Autres risques

Ils seront d’autant moindres que seront respectés les conseils de prévention des risques environnementaux et comportementaux exposés dans nos recommandations générales. Sont concernés, en particulier, le choléra (fréquentes épidémies), la dengue (utilisation des mêmes protections de la peau que contre le paludisme), mais aussi les maladies sexuellement transmissibles (SIDA, hépatite B, syphilis).

3 • Géographie

Capitale

Djibouti.

PIB

En 2009, 1 214 dollars US par habitant (France, 41 051 dollars US par habitant).

Point culminant

Le volcan Mousa Ali, 2 028 mètres (au point de rencontre des frontières djiboutienne, éthiopienne et érythréenne).

Climat

Semi-désertique, chaud. Sur la côte, et particulièrement à Djibouti City, l’hygrométrie est très élevée. Dans cette zone, de mai à septembre, la température moyenne est de 35° ; l’atmosphère est alors moite et oppressante. Pendant cette période encore soufflent deux vents secs et brûlants, le sabo et le khamsin. D’octobre à avril (saison fraîche), il fait au contraire une température agréable (autour de 25°) et les alizées balaient le ciel. Les pluies sont brèves et violentes (avril-mai et novembre-décembre). Dans l’intérieur, le climat est plus sec mais, avec l’altitude, les températures baissent sensiblement le soir et la nuit (amplitude thermique jour-nuit plus importante que sur la côte). Quant au lac Assal, c’est l’un des endroits les plus torrides du globe, il peut y faire plus de 55°.

Géographie

La République de Djibouti se situe dans la Corne de l’Afrique, au débouché du détroit de Bab El Mandeb, qui sépare la mer Rouge de l’Océan indien. Elle est frontalière de l’Ethiopie (ouest et sud), de l’Erythrée (nord) et de la Somalie (sud-est).
Le pays s’articule autour du golfe de Tadjoura (que prolonge après un étranglement le Ghoubbet al-Kharab). Sur la rive nord du golfe, une importante chaîne de montagnes (comprenant le massif du Goda - 1 750 m - et celui des Mablas - 1 380 m) sépare une plaine côtière sablonneuse, le long de la mer Rouge, et une série de plateaux et de dépressions à l’ouest et au sud. L’ouest du golfe de Tadjoura est marqué fortement par l’activité volcanique et sismique. Pour l’essentiel, le pays est désertique ou semi-désertique. Pas de cours d’eau permanents. Deux lacs endoréiques salés : le lac Abbé et le lac Assal, le plus salé au monde et le point le plus bas du continent africain (dans la dépression de l’Afar, à 153 m au-dessous du niveau de la mer). Djibouti dispose de trois archipels : Doumeira (partagé avec l’Erythrée), les Sept Frères et les îles Musha et Maskali.

Economie

L’économie djiboutienne dépend de plusieurs facteurs : l’activité portuaire, la présence de forces armées étrangères (françaises, américaines) et l’aide au développement. Depuis 2006, la croissance est soutenue (autour de 5% annuels). A cela plusieurs raisons : l’augmentation du commerce éthiopien via Djibouti, l’accroissement des échanges avec la Chine et des investissements en provenance des pays du Golfe. Dubaï, en particulier, qui finance la construction d’un port en eau profonde à Doraleh, dans le golfe de Tadjoura (terminal pétrolier et terminal conteneurs opérationnels + zone franche). Le pays reste toutefois très dépendant de l’aide extérieure, notamment française. Un certain relâchement de la discipline budgétaire a entrainé la suspension, entre 2003 et 2008, de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance du FMI. Structure du PNB (2008) : agriculture, 4% ; industrie, 19% ; services, 76%.

Faune et flore

Les monts Goda et les Mablas portent les seuls couverts forestiers du pays. Dans la forêt primaire du Day (Goda), poussent jujubiers, ficus, oliviers sauvages, buis, genévriers, dragonniers… Le svelte palmier de Bankoualé ne se trouve plus que là ; le palmier doum est, lui, plus répandu. Ailleurs, ce sont épars des acacias, des mimosas, des gommiers, des tamaris, euphorbes, ricins, des lichens, des graminées. Ou rien. A l’ouest de la ville de Djibouti, sur Musha, à Godoria (au nord d’Obock) et à Khor Angar et Ras Siyan, vers la frontière érythréenne, des mangroves occupent encore certaines portions de littoral.
Deux silhouettes domestiques se rencontrent partout et deviennent rapidement familières au voyageur : la petite chèvre et le grand dromadaire (Don Quichotte et Sancho Panza ?). Sauvages, la hyène, le chacal ou le fennec sont discrets, mais présents (désert du Grand Bara, lac Abbé) ; panthères et guépards sont rares (région du Moussa Ali, lac Abbé, vallée de Madgoul). Pas le daman, qui colonise les parois rocheuses (Goda, Mablas). Les gazelles et antilopes sont nombreuses : la longiligne gazelle de Waller, ou antilope girafe, la gazelle de Soemmerring, la gazelle naine (Dorcatragus megalotis ou beira), l’oréotrague, le dik-dik… On rencontre le babouin hamadryas à face rouge, des mangoustes, des ratels, des porcs-épics. Et pas mal d’insectes, de reptiles, de rongeurs. Le Vautour percnoptère et le Corbeau familier trouvent dans les ordures ménagères de quoi se nourrir à bon compte. Le voisinage des hommes n’effarouche pas non plus le Moineau gris. Par contre, les Flamants roses, les Pélicans blancs et gris, l’Ibis sacré règnent à peu près seuls sur le lac Abbé. Le Chevalier arlequin cherche pitance dans des zones humides moins saturées de sel… En brousse, on croise encore des Autruches. Quant au Francolin somali et au Beaumarquet melba, ils sont endémiques.
Et puis Djibouti est un paradis pour les plongeurs. Et les Sept Frères sont « le » spot : larges plateaux coralliens et faune préservée. Les eaux djiboutiennes nourrissent en particulier de nombreux coraux mous. Du gros ? Requins-baleines, raies manta, requins-marteaux, barracudas, thons jaunes, espadons, mérous, labres… Le dugong aussi, qui broute paisiblement ses quarante kilos quotidiens le long des côtes. Du moins gros ? Le monde analogique et coloré des poissons duc, perroquet, diable, hérisson, papillon, scorpion, ange, cocher, demoiselle, soldat, écureuil, lion, clown… Les murènes déploient jusqu’à trois mètres de dangereux ruban. Au nombre des cétacés, citons le globicéphale, le cachalot, l’orque. Les tortues marines profitent également de ces parages : caret, luth, léopard, caouanne… Comme les crustacés et les mollusques.

4 • Hommes et cultures

Population

882 844 habitants (2010).

Langue Officielle

Arabe et français.

Langue parlée

Les langues officielles ne sont les langues maternelles de personne à Djibouti. Le somali est celle de 61,1% des habitants et la langue véhiculaire du pays. Vient ensuite l’afar (20,4%). L’un et l’autre sont des langues couchitiques. Les Arabes parlent l’arabe djiboutien ou l’arabe omanais. Les Français, le français et les Amharas, l’amharique.

Peuple

Les Somalis (Issas, Gadaboursis, Issaqs, Darods) sont les plus nombreux : un peu plus de 60%. Viennent ensuite les Afars (20,4%), traditionnels éleveurs nomades du nord. Les Arabes sont environ 15%, les Français 2% et les Amharas 0,3%.

Religion

98% de musulmans sunnites.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : jour de l’an.
1er mai : fête du travail.
27 juin : fête nationale.
25 décembre : Noël.

Les dates des fêtes musulmanes (fête du Sacrifice, nouvel an, clôture du Ramadan…), qui dépendent d’un calendrier lunaire, changent chaque année.

Histoire

La présence de l’homme sur l’actuel territoire de Djibouti est ancienne, mais encore peu documentée. Pendant l’Antiquité, les Egyptiens (ainsi que les Sabéens, les Grecs, les Perses) vont sur les rivages du Pount, côte africaine de la mer Rouge, chercher de la myrrhe et de l’encens. Tadjoura était sans doute l’un des centres de ce commerce. Au Xe siècle avant JC, Raheita (Erythrée) est un comptoir phénicien important. La migration vers le sud-est des peuples couchitiques, dont descendent les Somalis et les Afars, commence alors. Au début de notre ère, l’encens de la péninsule arabique a en partie supplanté celui de la corne de l’Afrique et la route du désert, celle de la mer. Les régions riveraines du golfe de Tadjoura appartiennent au royaume éthiopien d’Aksoum. Ce vaste ensemble contrôle la mer Rouge jusqu’à l’invasion perse de 578. Il dépérit ensuite lentement. Pendant la période aksoumite, le christianisme est implanté par l’Etat (IVe siècle). Le moment venu, les marchands arabes introduisent l’islam dans les régions littorales (IXe siècle). Leur activité met fin à l’influence du commerce indien. Des entités politiques musulmanes voient le jour. Au XIIIe siècle, le sultanat somali d’Ifat, qui a Zeila pour capitale, étend son contrôle sur le nord de la Somalie, Djibouti et une partie de l’est éthiopien. Il marque la consolidation des positions musulmanes dans la zone côtière. Le sultanat d’Adal lui succède, qui mènera un long combat contre l’expansionnisme abyssin (XVe-XVIe siècle). La guerre pour le contrôle de la mer Rouge que se livraient déjà en sous-main Portugais et Ottomans se découvre alors. Au profit des seconds. Djibouti est inclus dans l’eyalet ottoman d’Habesh, proclamé en 1554 et dont la conquête effective commence trois ans plus tard. La maîtrise du terrain demeurant, quel que fut le taulier en titre, aux nomades Afars et Issas (l’une des composantes des Somalis). Les sources sur l’administration de cette province de l’empire turc sont lacunaires.

Elle dut être peu ferme, puisqu’elle n’empêcha pas la France d’y prendre pied. Le 11 mars 1862, le meurtre dans le golfe de Tadjoura d’un ancien consul de France à Aden se solde par la vente au pays lésé des « ports, rades et mouillages » d’Obock et de quelques arpents annexes. L’intérêt à l’époque ne se suscitant pas en temps réel, il faudra vingt ans pour qu’on en entreprenne la reconnaissance. Léonce Lagarde, commandant à Obock, débarque le 1er août 1884 (en novembre, la garnison turque quitte Tadjoura). L’année suivante le protectorat français s’étend aux deux rives du golfe de Tadjoura. Le territoire « français » trouve rapidement ses limites sud (Loyada - 1888) et nord (Doumeira - 1891). A l’ouest, elles sont d’abord déterminées par la construction du chemin de fer Djibouti-Dire Dawa-Addis-Abeba (1897-1917). Elles ne seront ensuite définitivement fixées que par des accords avec l’Ethiopie, en 1955. Depuis 1896, Djibouti est le chef-lieu de la désormais Côte française des Somalis. On aménage le port, qui devient un relais important du commerce éthiopien, et une escale des Messageries maritimes sur la route de l’Extrême-Orient à partir de 1895. Les salines (marais artificiels installés au sud-ouest de la ville) sont l’autre élément du développement économique local. L’histoire de la Côte est maintenant arrimée à celle de la métropole. Pendant la Première Guerre mondiale, le 1er bataillon de tirailleurs somalis participe aux batailles de Verdun (reprise du fort de Douaumont), de l’Aisne (Chemin des Dames), de la Malmaison… Pendant la Seconde, Djibouti opte d’abord pour le maréchal Pétain puis, fin quarante-deux, pour le général de Gaulle, ce qui permet de lever le blocus anglais qui affame le territoire. Le bataillon de marche somali s’illustre à Royan (opération Vénérable, avril 1945).

Après la guerre, la population du territoire augmente rapidement (17 000 habitants en 1947, 62 000 vingt ans plus tard). Des conflits sociaux se font jour. Une Assemblée territoriale et un Conseil de gouvernement sont institués en 1956. Des revendications d’indépendance s’expriment, sans conséquences dans un premier temps. En 1967, un référendum sur la question provoque des émeutes, un rafraîchissement administratif et un changement de nom, la Côte française des Somalis devient Territoire français des Afars et des Issas. Les choses vont ainsi dix ans encore. Mais les tensions politiques et sociales restent fortes. Fin 1975, le gouvernement français évoque l’indépendance de Djibouti. La prise d’otages de Loyada (février 1976) donne au processus un coup d’accélérateur brutal. Nouveau référendum le 8 mai 1977 : « oui » à une nouvelle république, proclamée le 27 juin. Hassan Gouled Aptidon s’installe au pouvoir. Le régime à parti unique ne simplifie pas vraiment la vie politique. En 1991, le FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie) prend les armes contre le gouvernement sous contrôle issa. Ce dernier récupère la main en 1993 et, l’année suivante, signe des accords de paix (avec la majorité du FRUD tout au moins, le FRUD-armé continuant la lutte jusqu’en 2001). L’économie souffre de ces soubresauts, mais un timide multipartisme en sort.

Politique

Djibouti est une république présidentielle, régie par la Constitution de 1992. Celle-ci autorise un multipartisme prudent (quatre partis légaux). Le président de la République dispose du pouvoir exécutif, il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une fois. Il nomme le premier ministre et confirme les ministres sur proposition de ce dernier. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le gouvernement et le parlement (monocaméral à soixante-cinq députés élus pour cinq ans). La Constitution garantit en principe l’indépendance du pouvoir judiciaire, dont la Cour suprême est la clé de voute. Le Conseil constitutionnel veille à la constitutionnalité des lois.

Célébrités

Henry de Monfreid (1879-1974). Pour toute une génération, Monfreid a le visage de Pierre Massimi, qui tient son rôle dans Les secrets de la mer Rouge, série télévisée de Claude Guillemot et Pierre Lary, diffusée en 1968 et 1975. Et puis il y a les romans, où se justifie et s’exalte une vie d’aventures et de trafics. Il y a du talent, pas du génie. L’anti-Rimbaud, en somme.

Abdourahman A. Waberi (né en 1965). Le pays sans ombres, Cahier nomade et Balbala sont les éléments d’un triptyque littéraire que Waberi a consacré à Djibouti, son pays natal. Depuis, l’écrivain poursuit une œuvre dont l’Afrique est à la fois le centre et l’insaisissable motif.

Hussein Ahmed Salah (né en 1956) fut un marathonien d’exception, qui a inscrit Djibouti dans la grande tradition des coureurs de fond de l’est africain. Médaille d’argent aux championnats du monde de 1987 (Rome) et 1991 (Tokyo), médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Record personnel sur les 42,195 km, 2 :07 :07.

Léonce Lagarde (19860-1936). Ce sont des qualités qui tiennent à la fois du maquignon et du diplomate qui ont permis au « commissaire extraordinaire » de faire du Territoire d’Obock la Côte française des Somalis et de fonder Djibouti-ville en 1888. Lagarde fut par la suite ambassadeur de France en Ethiopie (1897-1907).

Hassan Gouled Aptidon (1916-2006). De 1946 (fondation avec Mahmoud Harbi du Club de la jeunesse somalie et dankalie) à 1999 (terme de son 4e mandat présidentiel), Hassan Gouled aura passé sa vie au premier rang de la politique du pays. Si on peut sans doute lui reprocher bien des choses, on ne lui déniera pas en revanche la vista et la ténacité qui font les vrais patrons.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs nous vous conseillons, au minimum, l’équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. Dans un restaurant de standing, le pourboire est de l’ordre de 10% du montant de l’addition.
En ce qui concerne le personnel de service, les usages sont très variables. Nous vous conseillons d’aligner votre pourboire sur l’économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez, d’en estimer le montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le qat (Catha edulis). Djibouti importe chaque jour plusieurs tonnes de feuilles de cet arbuste de la famille du fusain. On les mastique en compagnie pour leurs propriétés stimulantes et le rituel social qu’elles gouvernent. Fléau pour les uns, bénédiction pour les autres, le qat fait partie du paysage urbain et concerne toutes les classes de la société.

Achat

Poignards au manche ciselé, vannerie, colliers d'ambre ou de malachite, bijoux d’argent, repose-tête en bois sculpté, flacons de khôl, épices, encens… Cet artisanat provient souvent des pays limitrophes.

Cuisine

Certains aspects de la cuisine de Djibouti sont attendus : la spécialité nationale, le cabri farci, est un héritage du pastoralisme nomade. D’autres surprennent : le poisson ne fait pas partie de la table traditionnelle, même sur la côte ; on en mange surtout dans les restaurants yéménites et européens (délicieux dans les deux cas, soit dit en passant). Ce qui comble l’estomac et réjouit l’âme des Djiboutiens, ce sont essentiellement le riz, les pâtes et la viande grillée ou rôtie. Le premier sert à accompagner ou à farcir la troisième. Les secondes se servent un peu partout, avec une sauce épicée. Le riz à la cardamome (skoudekharis) est très apprécié. Les Français ont imposé la baguette ; dans la rue, on fait avec de succulents sandwiches de viande grillée (cabri, mouton…). On trouve aussi le pain plat arabe et l’injera des Ethiopiens. Côté épices, c’est l’Inde qui donne la note. Le piment est en recul, mais toujours présent. Des fruits et légumes ? Leur consommation progresse notablement ; ils proviennent essentiellement d’Ethiopie.

Boisson

L’eau du robinet est impropre à la consommation. On s’en abstiendra (et donc aussi de glaçons non identifiés). L’eau minérale (importation ou dessalage) en bouteille est vendue partout, comme le Coca. Etabli entre Ethiopie et Yémen, Djibouti a tout pour être un comptoir à café et, de fait, il s’en sert du très bon. Mais le thé, au gingembre éventuellement (ou à la cannelle, au clou de girofle…), est la boisson fétiche des Djiboutiens. Il accompagne toute qat party qui se respecte. Les établissements européens ou éthiopiens servent des boissons alcoolisées. Dans l’intérieur du pays, on vous proposera peut-être du vin de palme (fermentation de la sève du palmier doum).

5 • Transports

Route

Tadjoura, Obock, Ali-Sabieh, Dikhil et la frontière éthiopienne sont accessibles de Djibouti City par des routes asphaltées. Pour le reste, ce sont des pistes. Le réseau est en mauvais état général (4x4 impératifs sur les pistes). L’axe Galafi-Djibouti est particulièrement mis à mal par un trafic intense de camions. Le ravitaillement en essence ne pose pas de problèmes particuliers, mais les pompes sont regroupées dans les villes et les bourgs (prévoir des réserves pour de longs trajets). En cas d’accident, attendre l’arrivée de la police ou de la gendarmerie.

Taxi et location

Les taxis sont nombreux à Djibouti City. Après un rapide marchandage, ils s’avèrent bon marché. Bus et taxis de brousse desservent les villes de l’intérieur ; ils s’arrêtent sur simple demande d’un passager. Le bateau fait aussi partie des moyens de transport ordinaires, soit pour rallier un port de la mer Rouge, soit pour une excursion dans le golfe d’Aden.
Loueurs de voitures à l’aéroport de Djibouti.

Train

Une ligne de chemin de fer à voie unique, qui relie Djibouti à Addis-Abeba en 3 ou 4 jours au mieux. Trafic marchandises essentiellement (un ou deux wagons passagers par train). Peu sûr.

Avion

Temps de vol indicatif Paris-Djibouti : 9 heures (1 escale à Djeddah). L’aéroport international Ambouli est situé à 5 km au sud de Djibouti City. Air Djibouti assure des vols intérieurs quotidiens entre la capitale et les villes d’Obock et de Tadjoura.

6 • Infos pratiques

Décalage

Djibouti est à GMT+3, c'est-à-dire :
- en été, il y a 1 heure de décalage - lorsqu’il est midi à Reims, il est 13h00 à Djibouti ;
- en hiver, il y a 2 heures de décalage - lorsqu’il est midi à Reims, il est 14h00 à Djibouti.

Argent

La monnaie nationale est le franc djiboutien (DJF).

L’argent liquide est la règle hors de la capitale. Dans celle-ci, le change des devises peut se faire dans les banques ou auprès des bureaux de change (place du 27 juin, en particulier). Certaines agences bancaires sont équipées de distributeurs de billets automatiques ; si ce n’est pas le cas, retraits possibles au guichet. Les grands hôtels et les loueurs de voiture acceptent en général les règlements par carte de crédit.

Les banques sont fermées le vendredi.

Electricité

220 volts ; prises de type européen standard.

Horaire

En règle générale, les commerces sont ouverts de 8h00 à midi et de 16h30 à 19h30. Ils sont fermés le vendredi (idem pour les bureaux et les administrations).

Média

La Nation (informations générales) parait deux fois par semaine ; le Djibouti Post est lui un hebdomadaire (en anglais). La RTD, Radiodiffusion et télévision de Djibouti, est un organisme public.

Poste

On déposera son courrier à la poste centrale de Djibouti City (boulevard de la République).

Téléphone

Pour appeler Djibouti depuis la France, composer 00 + 253 + le n° de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis Djibouti, composer 00 + 33 + le n° de votre correspondant sans le 0 initial.

Internet

Cybercafés à Djibouti City.

Couverture GSM

Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local. On peut acheter une carte sim au bureau central de Djibouti Télécom (à l’angle des rues Courbet et Bouhran Bey) ; recharge par cartes prépayées, vendues dans les kiosques et de nombreuses boutiques.

Devise

DJF

Taux

Cours d'achat estimé : 1 DJF = 0.004793 Euros au 10/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade de Djibouti en France
26, rue Emile Menier - 75016 Paris
Tél. : 01 47 27 49 22
Fax : 01 45 53 50 53
Email : webmaster@ambdjibouti.org

Ambassade de Djibouti en Belgique
Avenue Franklin D. Roosevelt, 204 - 105 Bruxelles
Tél. : 02 347 69 67
Fax : 02 347 69 63
Email : amb_djib@yahoo.fr

Ambassade de Djibouti en Suisse
Chemin Louis-Dunant, 19 - 1202 Genève
Tél. : 022 749 10 90 (section consulaire)
Fax : 022 749 10 91 (section consulaire)
Email : mission.djibouti@djibouti.ch
Web : www.djibouti.ch

Consulat

En France, en Belgique et en Suisse, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

Office de tourisme

Office de tourisme de Djibouti en France
25, avenue du Château - 94300 Vincennes
Tél.-fax : 01 48 51 71 56

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à Djibouti.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Problème n° 1 : l’eau. La sécheresse touche Djibouti comme tout l’est africain, alors que les besoins en eau (consommation humaine, agriculture…) ont triplé en 30 ans et menacent d’épuiser les ressources hydriques naturelles. Pour l’instant, des unités de dessalage de l’eau de mer sont mises en place pour tenter de répondre à la demande.
Lorsque le niveau de vie augmente, les déchets non dégradables s’accumulent et, leur traitement n’étant pas encore organisé de façon efficace, ils polluent aussi bien les centres urbains que la brousse. En mer Rouge, ce sont les déballastages sauvages et les vidanges des caisses à boues des navires qui mettent en péril les équilibres écologiques.
En matière énergétique, le pays dispose d’un atout important : son potentiel géothermique. L’exploitation en est toutefois encore balbutiante.
La chasse (sous-marine comprise) est interdite sur tout le territoire. Cette mesure vise à la préservation et à la reconstitution de la faune, avec quelques succès comme le maintien du beira, par exemple. Il s’agit également de ne pas aggraver les migrations animales que provoquent la sécheresse ou la mise en culture de zones humides. Les autorités djiboutiennes ont établi deux réserves naturelles : la forêt du Day et le sud de Maskali.