1 • Formalités

Passeport

Passeport valide pour la durée du séjour, pour les ressortissants de l’Union Européenne et les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les Etats-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.
Le passeport doit avoir une validité d'au moins six mois à compter de la date de sortie des Etats-Unis.

ESTA. Tous les voyageurs français se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

Si votre voyage implique que vous transitiez par le Canada :

AVE. A partir du 10 novembre 2016, les voyageurs dispensés de visa qui prennent un vol à destination du Canada, ou qui transitent par le Canada vers leur destination finale, devront obtenir une autorisation de voyage électronique (AVE). Elle est valable 5 ans (à condition que votre passeport ait une validité équivalente) et coûte 7 dollars canadiens.
L'AVE n'est pas exigée des citoyens des Etats-Unis, ni des voyageurs possédant un visa valide. Elle ne l'est pas non plus des voyageurs entrant au Canada par voie terrestre ou maritime.
Le formulaire ad hoc doit être complété au plus tard 72 heures avant le départ sur le site http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave-commencer.asp
Les femmes mariées doivent faire cette demande à leur nom de jeune fille.
Attention ! des sites non officiels proposent de délivrer l'AVE aux voyageurs à des tarifs exorbitants ; il arrive même que l'autorisation ne soit pas délivrée, ou pas reconnue par les autorités canadiennes. Veillez à faire la demande à l'adresse mentionnée ci-dessus.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pour un séjour de moins de 90 jours, pas de visa pour les ressortissants de l’Union Européenne, ni pour les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas, actuellement, exigée des voyageurs arrivant d’Europe ou des USA. En revanche, elle peut l’être de ceux venant de pays d’Afrique sub-saharienne ou d’Amérique latine (où la maladie est présente), cela même si la vaccination y est seulement recommandée. En l’absence de vaccin, il est raisonnable, avant le départ, de se renseigner auprès du ministère des affaires étrangères sur l’état présent de la législation costaricienne (www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs).

L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Vaccins conseillés

Il faudra, bien sûr, être vacciné (ou immunisé) contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, les hépatites A et B, la coqueluche, la rougeole surtout pour les enfants. Et, éventuellement, si le voyage est aventureux, contre la typhoïde et la rage. Contre les méningites, en période épidémique, vaccin tétravalent A/C/Y/W (Menveo ou Nimenrix).

Paludisme

Le paludisme est en voie d'éradication du Costa-Rica. Il peut être présent sur la côte caraïbe (province de Limon, Tortuguero) sous une forme mineure. La prise d’un traitement préventif par Nivaquine n'est, cependant, pas indispensable Mais partout, la protection individuelle contre les piqûres de moustiques doit être rigoureuse, pour éviter la transmission d’autres maladies (la dengue, voire chikungunya ou le virus Zika).

Autres risques

Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

3 • Géographie

Capitale

San José.

PIB

En 2008, 5 627 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Cerro Chirripo, 3 820 mètres (dans la cordillère de Talamanca).

Climat

La saison sèche dure de décembre à avril ; la saison des pluies, de mai à novembre (la côte caraïbe ne connait pas vraiment de saison sèche). En période humide les températures sont élevées dans tout le pays (elles varient toutefois un peu en fonction de l’altitude). Il pleut surtout l’après-midi et on peut avoir un temps clair dans la matinée. En saison sèche, l’ensoleillement est généreux sur le plateau central et la côte pacifique. Les températures varient assez sensiblement des terres basses et chaudes au terres froides d’altitude (cordillères volcaniques) ; entre 800 et 1 500 m, elles sont d’une agréable douceur (entre 20 et 25°), il fait parfois un peu frais la nuit et le matin.

Géographie

Le Costa Rica est frontalier du Nicaragua (au nord) et du Panama (au sud). Il est bordé par la mer des Caraïbes à l’est et par l’océan Pacifique à l’ouest. Des chaînes volcaniques élevées (Tilaran, Talamanca, Cordillère centrale, Guanacaste) de direction générale nord-ouest sud-est séparent les basses terres littorales, nettement plus étroites et découpées (golfe de Nicoya, golfe Dulce, baie de Coronado…) à l’ouest qu’à l’est. Le centre du pays est occupé par un vaste plateau que creuse la Meseta Central (la Vallée centrale), d’une altitude moyenne de 1 500 m, où vivent les deux-tiers des Costariciens. Le rio San Juan est le plus important cours d’eau du pays, son bassin draine les plaines humides du nord et de l’est ; il marque une partie de la frontière avec le Nicaragua.

Economie

Avec une croissance moyenne annuelle de près de 6% entre 1994 et 2006, l’économie du Costa Rica se signale par son dynamisme et sa constance. Le fléchissement des années 2008-2009, dû à la crise mondiale, semble surmonté. En outre, l’Etat providence a permis de réduire la pauvreté (16% de la population) dans des proportions inhabituelles pour la région.
L’agriculture produit et exporte des bananes surtout, mais aussi du café, du sucre, des fleurs, des agrumes, du tabac, du cacao, de l’huile de palme. L’industrie cherche des voies de développement. Des zones franches ont vu s’installer des laboratoires pharmaceutiques, des sociétés informatiques, des centres d’appels… Les ressources minières (bauxite, manganèse, nickel, mercure…) ou énergétiques (pétrole) sont encore sous-exploitées. Dans le domaine des services, le tourisme (10% du PIB) est une activité de première importance.
Les principales faiblesses du Costa Rica sont ses dépendances, vis-à-vis de l’économie américaine et des marchés internationaux des céréales et des hydrocarbures.
Structure du PIB : agriculture, 6,4% ; industrie, 25% ; services, 67%.

Faune et flore

Le Costa Rica possède un patrimoine naturel exceptionnel (plus de 5% de la biodiversité mondiale). La forêt est la formation végétale majeure : tropicale humide (34% de la surface du pays), tropicale sèche, nuageuse. Pour le moment, 10 000 espèces environ de plantes vasculaires ont été répertoriées, parmi elles 1 300 orchidées, dont un symbole, Cattleya skinneri.
Dans ces milieux, les insectes sont très nombreux : plus de 7 000 espèces de papillons, par exemple, mais aussi des araignées, des libellules, des fourmis, des criquets… Parmi les reptiles, les tortues marines sont désormais des stars. La tortue verte et la tortue imbriquée viennent pondre sur la côte caraïbe, la tortue noire et la tortue de Ridley pondent côté Pacifique, quant à la tortue luth, elle fréquente les deux côtes. A cela s’ajoutent lézards, geckos, basilics, iguanes, caïmans et crocodiles. Les amphibiens alignent plus de 150 espèces de grenouilles (dont les Dendrobatidae, venimeuses et colorées). C’est la situation du pays à la croisée des chemins qui explique que l’on trouve au Costa Rica des mammifères appartenant à la zone néarctique : coyotes, sconses, écureuils, ratons laveurs, cerfs de Virginie… Et d’autres à la zone néotropicale : coatis, singes (saïmiri d’Amérique centrale, capucin moine, atèle de Geoffroy, hurleur à manteau…), tapirs, tatous, kinkajous, paresseux, pécaris, jaguars, pumas, ocelots... Dans l’eau, ce sont des lamantins, des grands dauphins, des baleines à bosse…
De la multitude ailée extrayons le Ara rouge et le Ara militaire, des colibris (à gorge lilas, à tête cuivrée, féérique, flammule, jacobin…), le Martin-pêcheur nain, les parulines (à tête jaune, à joues grises, à poitrine baie, à ventre orangé, à ailes bleues, à croupion fauve…), le Pélican d’Amérique, le Quetzal resplendissant, la Spatule rose, le spectaculaire Toucan à carène ou les tyrans (audacieux, mélancolique, sociable…), etc. Le Merle fauve (Yigüirro) est l’oiseau national.

4 • Hommes et cultures

Population

4 195 914 habitants (2008).

Langue Officielle

L’espagnol.

Langue parlée

90% des habitants ont l’espagnol pour langue maternelle et on peut considérer que tous en ont une pratique plus ou moins courante. On parle également un créole à base d’anglais d’origine jamaïcaine. Les langues indiennes (le maléku des Guatusos, le cabécar, le bribri, le brunca…) disparaissent petit à petit faute de locuteurs. Deux communautés immigrantes maintiennent une pratique linguistique autonome : les Chinois, qui parlent en général le chinois cantonais, et les mennonites, qui utilisent un dérivé du bas-allemand, le Plautdietsch.

Peuple

La population costaricienne est composée de 72% de métis, de 14% de Blancs, de 10% de noirs (souvent venus de la Jamaïque) et de 2% d’Indiens (Guatusos, Bribris, Cabécaras, Terrabas, Borucas, Guaymies). Pour la plupart, ces derniers vivent dans les réserves indigènes.

Religion

Le catholicisme est officiel et très largement majoritaire, jusqu’à être un ingrédient indispensable aux différents syncrétismes présents dans le pays. La liberté religieuse est toutefois complète ; les mormons, par exemple, ont à San José un important centre régional.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
Mars ou avril : Pâques.
11 avril : fête du héros Juan Santamaría.
1er mai : fête du Travail.
25 juillet : rattachement de Nicoya.
15 août : Assomption et fête des Mères.
15 septembre : fête nationale.
1er novembre : Toussaint.
25 décembre : Noël.

Histoire

Les sociétés anciennes du Costa Rica se sont développées à l’articulation des mondes méso-américain et andin. Elles ont laissé assez peu de témoins matériels (poteries, bijoux et sculptures d’or et de jade). Le peuplement de la région n’a jamais alors été très dense.
En 1502, lors de son dernier voyage, Christophe Colomb prend pied sur l’île Uvita (face à l’actuel Puerto Limon). C’est lui qui aurait baptisé la côte Costa Rica. Et c’est Le laboureur et ses enfants : il n’y a pas là de trésor, mais une terre fertile et un climat favorable, qui permettent l’installation d’une colonie agricole modeste en 1522. Les Espagnols soumettent sans peine ni trop de casse les petites tribus indiennes et établissent une société égalitaire d’agriculteurs, pas trop embêtés par les autorités de la capitainerie de Guatemala dont ils dépendent : pas d’or, moins d’ennuis. A la fin du XVIIIe siècle cependant, l’Espagne entend rentabiliser ses investissements et développer des cultures industrielles. Le tabac est introduit. Puis le café et la banane. Ce changement de braquet assure aux planteurs une certaine prospérité, sans remettre fondamentalement en question l’égalitarisme costaricien.
1821, le Costa Rica se joint à une déclaration d’indépendance commune du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Nicaragua. Après un bref intermède mexicain, le pays, dont San José est devenu la capitale, intègre la Republica Federal de Centroamerica. Les choses vont comme elles peuvent jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus et, en 1838, le Costa Rica entreprend de voler de ses propres ailes. Il parvient à édifier un régime républicain stable (suffrage universel en 1889). En 1856, l’intervention contre l’aventurier William Walker au Nicaragua est l’une des rares opérations militaires extérieures costariciennes. L’éducation gratuite et obligatoire est instituée dès 1869. La décennie suivante va lier banane et chemin de fer. L’aventure de la United Fruit Company commence au Costa Rica. Les zones côtières sont rapidement modernisées et le pays entre dans le champ de foire du capitalisme moderne. Le XXe siècle est marqué par deux brèves périodes de violence, la dictature du général Federico Tinoco Granados (1868-1931), entre 1917 et 1919, et une guerre civile d’un mois et demi en 1948. Cette dernière aura des conséquences favorables : l’armée est abolie et une nouvelle constitution va assurer 60 années de régularité politique à la République du Costa Rica.

Politique

La République du Costa Rica est une république à régime présidentiel. Le président (élu pour 4 ans au suffrage universel, sans possibilité d’un second mandat consécutif au premier) est à la fois chef de l’Etat et du gouvernement ; il est donc pleinement responsable de l’exécutif. Le parlement (57 députés, élus pour 4 ans au suffrage universel) détient le pouvoir législatif. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire ; la Chambre constitutionnelle contrôle la constitutionnalité des lois.

Célébrités

Juan Santamaria (1831-1856). Ce jeune tambour des troupes costariciennes engagées au Nicaragua contre William Walker (1824-1860) trouva une mort héroïque à la bataille de Rivas. La fin du siècle en fit le héros des libertés nationales.

Claudia Maria Poll Ahrens (née en 1972) a été élue sportive costaricaine du siècle en 1999. Médaillée d’or sur 200 m aux JO d’Atlanta (1996) et quintuple championne du monde, c’est une nageuse d’exception.

Max Jimenez (1900-1947) fut romancier, essayiste et poète. Il a acclimaté au Costa Rica le modernisme littéraire et tordu le cou au roman paysan hérité du XIXe siècle. Ses compatriotes regardèrent longtemps son œuvre d’un air suspicieux.

Oscar Arias Sanchez (né en 1940), deux fois président de la République (1986-1990 et 2006-2010), s’est vu décerner le prix Nobel de la paix en 1987 pour le rôle qu’il a joué dans l’arrêt des conflits armés des années quatre-vingt en Amérique centrale.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. Au restaurant, 5% du montant de l’addition sont dans la norme.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le Costa Rica est un pays calme ; cependant, comme partout ailleurs, il faudra faire attention à vos affaires personnelles, à San José et Limon notamment.

On appelle les Costariciens « Ticos » et « Ticas », car ils utilisent souvent les diminutifs « tico » et « tica », chico, par exemple, devenant chiquitico ! Ce sont des gens très chaleureux et toujours prêts à rendre service ou à renseigner un touriste égaré.

Achat

La carreta, la charrette décorée, est typique de l’artisanat du pays. On en trouve des modèles réduits un peu partout. Les sculpteurs puisent également à une riche tradition : œuvres sur bois, argile, céramique… A cela s’ajoutent les tissages et le travail du cuir. Le hamac peut se révéler une emplette très judicieuse et confortable. Le café est incontournable, sous des formes variées. La salsa Lizano est indispensable si vous voulez cuisiner costaricien à Castres ou à Mulhouse. Quant aux cigares, ils sont très doux.

Cuisine

Riz, haricots grains noirs, coriandre et salsa Lizano, c’est le gallo pinto, le plat national, que l’on peut manger le matin (avec un œuf frit), à midi (avec de la viande) ou le soir (avec rien, le soir on mange léger). Le casado est un repas servi en une fois sur une assiette : salade de chou, riz et haricots, viande, poisson ou fruits de mer. Pour le ceviche, poisson et fruits de mer sont « cuits » au citron et assaisonnés d’oignon et de coriandre fraîche. Le poulet est la viande la plus consommée, mais le pays produit aussi un bœuf de première qualité. Quant aux desserts, tres leches ou arroz con leche, ils sont très sucrés. La banane enfin est, tout autant que le riz ou les haricots, un aliment de base tout à fait incontournable.

Boisson

En principe, l’eau du robinet est potable. Mais il est plus raisonnable de boire de l’eau minérale en bouteille. Ou de la bière (souvent blonde et légère, parfois ambrée). Des sodas éventuellement. Les jus de fruits frais sont délicieux. Le guaro est l’alcool de canne local, il est de qualité variable (on le prend d’ordinaire avec du Fresca - un soda de régime - et de la glace).

Le café est la boisson nationale. Crus et torréfactions sont aussi divers que crus et vinifications chez nous. Par contre, il est généralement préparé à l’américaine : long.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est globalement médiocre et régulièrement dégradé par les pluies. Le balisage et la signalisation sont intermittents, les accotements peu stabilisés. Les routes secondaires ont un revêtement incertain et sont souvent encombrées de véhicules hors d’âge, de charrettes, de piétons… la conduite de nuit est très déconseillée. On s’attendra à des temps de trajet longs.

Attention ! n’ont pas le droit de circuler à San José entre 6h00 et 8h30 et entre 16h30 et 19h00 : lundi, les véhicules dont la plaque d’immatriculation se termine par 1 ou 2 ; mardi, ceux dont la plaque se termine par 3 ou 4 ; mercredi, 5 ou 6 ; jeudi, 7 ou 8 ; vendredi, 9 ou 0.

Pour stationner, on optera plutôt pour les parkings gardés ou les endroits fréquentés que pour les rues sombres…

Attention ! au Costa Rica, selon une nouvelle loi routière, les amendes vont de 400 à 900 dollars US, en fonction de l’infraction ou du dépassement de la vitesse autorisée. Les voyageurs seront donc attentifs à respecter le code de la route et les limitations de vitesse. Les routes principales sont désormais surveillées par des caméras automatiques, qui contrôlent la vitesse des véhicules et le respect des panneaux. En cas d’infraction, les amendes sont prélevées directement sur la carte bancaire du conducteur.

Taxi et location

Les taxis sont faciles à identifier : ils sont rouges ! Et nombreux. Assez bon marché…

On loue facilement des véhicules sur place (permis de conduire international et carte bancaire), pourvu que l’on ait 21 ans révolus et deux ans de permis (tarifs majorés pour les conducteurs ayant entre 21 et 23 ans). Vérifier les clauses du contrat d’assurance.

Train

Pas de réseau ferré opérationnel. On prendra les bus, qui desservent le moindre village. Ils s’arrêtent lorsqu’on leur fait signe. Les voyages peuvent prendre du temps.

Avion

L’aéroport international Juan Santamaria est situé à une vingtaine de kilomètres de San José.

Des lignes régulières opèrent des vols intérieurs sur de petits appareils, bien entretenus. Les conditions météo perturbent régulièrement le trafic.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Costa Rica est à GMT-6, c'est-à-dire :
- en été, il y 8 heures de décalage (quand il est midi à Saint-Cloud, il est 4h00 à San José) ;
- en hiver, il y a 7 heures de décalage (quand il est midi à Saint-Cloud, il est 5h00 à San José).

Argent

La monnaie nationale est le colon (divisé en 100 centimos).

On emportera des dollars US plutôt que les euros, ils permettent de payer pratiquement tous ses achats (les prix sont souvent indiqués en dollars). Le change des devises se fait dans les banques (Banco de Costa Rica ou Banco Nacional). Nombreux distributeurs dans les grandes villes. Attention ! par mesure de sécurité, ils ne sont pas accessibles la nuit, entre 22h00 et 5h00. Les cartes bancaires internationales sont largement acceptées par les commerçants.

En règle générale, les agences bancaires sont ouvertes du lundi au vendredi, de 9h00 à 15h00.

Electricité

110 volts ; prises de type américain (2 fiches plates). On emportera donc un adaptateur-transformateur.

Horaire

Les administrations ouvrent du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h00 (les services privés ferment vers 18h00). Quant aux magasins, pour la plupart ils sont ouverts du lundi au samedi, de 9h00 à 18h00.

Média

La Nacion, La Republica et La Prensa Libre sont les principaux quotidiens du pays. Tico Times est en anglais. L’offre radio et télévision est très abondante et variée.

Poste

Délai d’acheminement d’un courrier pour l’Europe : une à deux semaines.

Téléphone

Pour appeler le Costa Rica depuis la France, composer 00 + 506 + le numéro à 8 chiffres de votre correspondant (les numéros commencent par 2 pour les postes fixes et par 8 pour les portables).

Pour appeler la France depuis le Costa Rica, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Cybercafés avec connexions haut débit dans toutes les grandes villes et même dans certains villages.

Couverture GSM

Bonne, dans l’ensemble. Il n’est pas rare de pouvoir surfer sur son smartphone ou sa tablette depuis un soda (restaurant local) au bord d’une route perdue en demandant simplement le codigo de seguridad Wi-Fi de l’établissement (que l’on vous donnera avec un « con gusto » typiquement Tico). Cependant, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

CRC

Taux

Cours d'achat estimé : 1 CRC = 0.001538 Euros au 18/08/2018 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Costa Rica en France
4, square Rapp - 75007 Paris
Tél. : 01 45 78 96 96 / 01 45 78 50 91 (consulat)
Fax : 01 45 78 99 66
Email : ember-fr@rree.go.cr
Web : www.facebook.com/CostaRicaFrance

Ambassade du Costa Rica en Belgique
Avenue Louise, 489 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 640 59 69
Fax : 02 648 31 92
Email : info@costaricaembassy.be
Web : www.costaricaembassy.be

Ambassade du Costa Rica en Suisse
Marktgasse 51 - 3011 Berne
Tél. : 031 372 78 87 (section consulaire)
Fax : 031 372 78 34 (section consulaire)
Email : costa.rica@bluewin.ch

Consulat

Les services consulaires sont assurés par les ambassades.

Consulat général du Costa Rica en Suisse
Chemin de Mornex, 38 - 1001 Lausanne
Tél. : 021 312 77 64
Fax : 021 312 33 02

Office de tourisme

On se reportera au site de l’ambassade : www.facebook.com/CostaRicaFrance

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Costa Rica.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Le Costa Rica adhère à une quarantaine de traités internationaux environnementaux et dispose d’une solide législation dans ce domaine. Le pays fonde en grande partie son économie sur une exploitation raisonnée des ressources naturelles : engrais organiques, reforestation, écotourisme, etc.
C’est l’agriculture qui a joué le rôle moteur dans la reconversion « verte » de l’économie. L’élevage bovin extensif avait provoqué la disparition de 80% des couverts forestiers. Le recentrage des activités sur l’écotourisme a favorisé le reboisement (la forêt couvre aujourd’hui 50% de la surface du pays) et le million et demi de visiteurs annuel injecte près de 300 millions de dollars dans l’économie. Les subventions publiques sont également une puissante incitation à planter des arbres…
Au total, 25% du territoire sont consacrés à la conservation et à la protection d’espèces animales et végétales menacées. Un plan d’action national ambitieux a récemment été engagé (plantation de 5 millions d’arbres par an, promotion d’habitats écologiques…) qui a pour objectif de faire du Costa Rica le premier pays neutre en émissions de CO2, à l’horizon 2021. Les parcs et réserves naturels nationaux comprennent des îles, des plages, des forêts tropicales humides et sèches, des volcans, des sources thermales… L’économie des parcs suscite de nouvelles réflexions sur l’instrumentalisation des ressources naturelles. Certains équilibres fragiles pouvant être remis en question par une curiosité légitime abusivement exploitée (pensons, par exemple, à la ponte des tortues de mer). Cela suppose que soit mis en place un nouveau savoir-vivre avec la nature.

Mais tout n’est pas rose pour autant. L’exploitation forestière illégale, par exemple, est un problème préoccupant : entre 25 et 50% des bois commercialisés dans le pays sont d’origine illégale. Le braconnage des requins pour leurs nageoires suscite de très légitimes inquiétudes.

Site voyage

  • Carnet de voyage REVDAV
  • Carnet de voyage REVDAV

  • Jeremy BOYE vous propose ses récits de voyages et ceux des voyageurs qui ont croisé son chemin.