1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Pour les ressortissants français :

A Paris, on peut obtenir son visa par l'intermédiaire d'une société de visas, d'une agence de voyage ou directement à l'ambassade, avec :
- 1 fiche de renseignements complétée (disponible sur Internet) ;
- 1 photo ;
- son passeport ;
- le règlement (espèces) : 45 euros pour un visa simple (durée de 3 mois) ; 86,30 euros pour un visa individuel à entrées multiples (durée de 6 mois).
La validité de ces visas est de 6 mois.

Le visa s'obtient facilement au consulat du Cap-Vert à Marseille, sur place le samedi ou par courrier. Il faut présenter :
- 1 fiche de renseignements complétée (disponible sur Internet) ;
- 1 photo ;
- son passeport (pas de photocopie) ;
- 1 enveloppe timbrée (5 euros) à votre adresse, si demande par correspondance ;
- le règlement (espèces) : 45 euros pour un visa simple (durée de 3 mois) ; 86,30 euros pour un visa individuel à entrées multiples (durée de 6 mois).
Les visas sont envoyés au demandeur dans la semaine ; leur validité est de 6 mois.

De façon dérogatoire, le visa peut aussi être délivré à l’arrivée - 25 euros pour un visa simple. Attention ! voyage en groupe : la procédure peut être un peu longue, les voyageurs arrivant de nuit ont intérêt à avoir obtenu leur visa avant de partir.

Attention ! Nouvelle taxe de séjour à compter du 5 mai 2013 (applicable à tout voyageur de plus de 16 ans) : 2 euros par jour et par personne, à régler aux hôteliers.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune n´est obligatoire que pour les voyageurs venant d´une zone infectée, ce qui peut concerner les voyageurs arrivant du Sénégal. Elle doit être faite au moins 10 jours avant le départ.

Vaccins conseillés

Diphtérie, tétanos et poliomyélite, hépatites A et B (en l'absence d'immunité reconnue),coqueluche et rougeole surtout pour les enfants. Et, moins systématiquement, typhoïde, rage (surtout les enfants). Contre les méningites, en période épidémique, vaccin tétravalent A/C/Y/W (Menveo ou Nimenrix).

Paludisme

Il est possible de se passer de prévention médicamenteuse, sauf sur l'île de Sao Tiago pendant les pluies de l'hivernage (de juillet à octobre) où le risque (faible) pourra être prévenu par la prise de Nivaquine. La protection contre les moustiques, par répulsifs, moustiquaires imprégnées et vêtements couvrants, dans la journée comme pendant la nuit, est d'autant plus indispensable qu'elle protégera aussi contre d´autres insectes vecteurs d'autres maladies parasitaires ou virales (en particulier la dengue, sévissant sur un mode endémo-épidémique, ou le virus Zika).

Autres risques

La protection passe par l'observance des conseils prodigués dans nos recommandations générales à propos des risques alimentaires, environnementaux et comportementaux.L'accessibilité à l'eau potable est un problème récurrent dans tout l'archipel avec les risques de toxi-infections partout en dehors des grands complexes hôteliers.

Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

3 • Géographie

Capitale

Praia (île de Sao Tiago).

PIB

En 2009, 2 869 euro (en parité de pouvoir d’achat).

Point culminant

Le Pico do Fogo, 2 829 mètres (stratovolcan de l’île de Fogo).

Climat

Le Cap-Vert est un pays tropical, dont le climat est dominé par des vents secs (alizé du nord-est, harmattan). L’aridité qui en résulte est atténuée par les pluies de la mousson atlantique. Ces pluies sont violentes et irrégulières d’une année à l’autre. Deux saisons : sèche, de novembre à juin, et pluvieuse, de juillet à octobre. La température moyenne annuelle se situe autour de 25°, avec des variations faibles (amplitude de l’ordre de 10° maximum). Les reliefs connaissent des différences de température et des précipitations plus importantes que les parties basses.

Géographie

Le Cap-Vert est un archipel, situé dans l’océan Atlantique, à 620 km environ au large du Sénégal et de la Mauritanie. On distingue, au nord, les îles-au-Vent (Boa Vista, Sal, Santa Luzia, Sao Antao, Sao Nicolau, Sao Vicente) et, au sud, les îles-sous-le-vent (Brava, Fogo, Maio, Sao Tiago). L’archipel est d’origine volcanique ; aujourd’hui, le seul volcan actif se trouve sur Fogo. Hors des trois îles « plates » (Boa Vista, Maio, Sal), les paysages offrent des reliefs spectaculaires, et couverts d’une riche végétation sur Sao Antao et Sao Nicolau. Ils offrent aussi de belles plages, de sable noir sur Fogo, de sable blond sur les « plates ». Quatre de ces îles (Boa Vista, Maio, Sal et Sao Vicente) sont dépourvues d’eau douce. Le vent et la déforestation sont les causes principales d’une forte érosion.

Economie

Des contraintes importantes pèsent sur l’économie capverdienne : le manque de ressources naturelles (hormis du sel, du basalte, de la pouzzolane, du calcaire, du kaolin…), des conditions climatiques peu favorables à l’agriculture (canne à sucre, maïs, bananes, choux, manioc, noix de coco…), des ressources halieutiques surexploitées, de l’eau douce au compte-goutte… Résultats : le pays importe 80% des denrées alimentaires qu’il consomme, une industrie manufacturière fragile (vêtements, matériel électrique…) cherche des débouchés, la balance commerciale est structurellement déficitaire. Les services apparaissent donc comme une planche de salut. Dans ce domaine, le tourisme est un secteur clé (10% du PIB), mais aussi la réexportation de produits pétroliers ou la finance. Et cet engagement dans les services porte des fruits. Ces dix dernières années, la croissance est au rendez-vous (5% de moyenne annuelle) et son dynamisme a permis au Cap-Vert de quitter les rangs des pays les moins avancés et de rejoindre ceux de l’OMC (2007). Une gestion raisonnable conforte les investisseurs et les indispensables bailleurs de fonds internationaux ; elle assure au pays le 3e indice de développement humain en Afrique (après les Seychelles et Maurice). Mais tout n’est pas rose pour autant, plus de 30% des Capverdiens vivent encore sous le seuil de pauvreté et 25% des actifs sont au chômage. La crise économique mondiale a entravé l’essor du tourisme et pèse sur la croissance. Structure du PIB (2009) : agriculture, 9,2% ; industrie, 16,5% ; services, 74,3%.

Faune et flore

Chiens, chats, ânes, chevaux, cochons ont été introduits par les Portugais. Le Cap-Vert n’a pas de mammifères indigènes. Sa faune est caractéristique de la Macaronésie (Açores, Madère, Canaries, Cap Vert), comme le montrent coléoptères et mollusques. Mais aussi les oiseaux. Le Milan royal, la Bécasse des bois, l’Ammomane élégante, la Fauvette à tête noire, le Chardonneret élégant sont paléarctiques. Plus rares, les oiseaux d’origine afro-tropicale : Martin-chasseur à tête grise, Autour noir, Amarante du Sénégal… L’Alouette de Razo, la Rousserolle du Cap-Vert, le Pétrel gongon, le Martinet du Cap-Vert, le Moineau à dos roux sont endémiques. Du corail au cachalot, la faune marine est riche et diverse : poissons-perroquets, mérous, thons, daurades, murènes, marlins, espadons, dauphins, baleines (de décembre à avril), pour ne citer que quelques vedettes. La Tortue caouanne vient pondre sur les plages, de juin à septembre ; elle est désormais protégée, mais fait encore l’objet d’un important braconnage. Quant à la langouste, la surpêche menace ses populations.
Le pays a beaucoup souffert de déforestation. Seules Sao Antao et Sao Nicolau ont un couvert végétal bien préservé. Les autres îles alternent plateaux arides et vallées luxuriantes, où se trouvent fougères, eucalyptus, palmiers, fromagers, baobabs, ou encore des dragonniers, caractéristiques de la Macaronésie. Les îles « plates » ont des savanes arborées claires.

4 • Hommes et cultures

Population

508 659 habitants (2010).

Langue Officielle

Portugais et créole capverdien.

Langue parlée

Près de 99% des gens ont le créole capverdien pour langue maternelle. Le portugais est appris à l’école et ne concerne vraiment qu’une petite partie de la population (petite partie qui, elle-même, pratique le capverdien). Ce créole (portugais et langues africaines) est ancien ; il connait diverses variétés (mutuellement compréhensibles), regroupées en créole des îles-sous-le-Vent et créole des îles-au-Vent. L’officialisation du créole de Sao Tiago rencontre de vives résistances dans les autres îles. La forte communauté sénégalaise a le français pour langue véhiculaire.

Peuple

80% des Capverdiens sont des métis d’Africains et d’Européens. Les 20% restant sont africains, Chinois (depuis le milieu des années quatre-vingt-dix), blancs d’origine portugaise…

Religion

Plus de 90% de catholiques, la colonisation portugaise est passée par là. Pour le reste, des églises pentecôtistes ou évangéliques ; une petite communauté musulmane sénégalaise ; des autels bouddhiques dans les restaurants chinois…

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
13 janvier : jour de la Démocratie.
20 janvier : fête des Héros nationaux.
Février : carnaval.
8 mars : journée de la Femme.
Mars-avril : Pâques.
1er mai : fête du Travail.
5 juillet : fête nationale.
1er novembre : Toussaint.
25 décembre : Noël.

Il faut ajouter à ça de nombreuses fêtes patronales sur toutes les îles.

Histoire

Quels furent les premiers navigateurs à aborder au Cap-Vert ? Phéniciens, Wolofs, Arabes, Chinois sont sur les rangs… Ce qui est sûr, c’est que les îles sont inhabitées lorsque les Portugais débarquent, à partir de 1456. Six ans plus tard, ils fondent Ribeira Grande (actuelle Cidade Velha, sur Sao Tiago). Bien situé entre Europe, Afrique et Amérique, l’archipel devient rapidement une plaque tournante du commerce triangulaire. Sir Francis Drake, qui mêlait exploration et piraterie dans un style bien de son temps, met à sac Ribeira Grande en 1582 et 1585. Puis, les échanges transatlantiques reprennent, dont les Africains font les frais. Au début du XVIIIe siècle, la capitale est transférée à Praia. La traite tourne rond, mais les sècheresses se succèdent (les famines tueront 100 000 personnes en un siècle et demi). Et puis, le XIXe siècle voit se développer le mouvement anti-esclavagiste. L’Europe envoie désormais ses propres pauvres industrialiser les Amériques et les entreprises coloniales ont besoin de bras sur place. L’économie a changé et le Cap-Vert est ruiné. L’agriculture locale, la canne à sucre surtout, ne peut enrayer la chute. Les lignes maritimes transatlantiques vont un peu compenser : leurs bateaux ravitaillent à Mindelo (sur Sao Vicente). Cela dure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

1956, le panafricanisme est dans l’air ; Amilcar Cabral fonde le Partido Africano da Independencia da Guine e Cabo Verde (PAIGC). Soutenues par l’Union-Soviétique, les forces du PAIGC vont mener une longue guerre de libération contre le régime d’Antonio Salazar (1889-1970). Après la révolution des Œillets, des pourparlers sont engagés. La Guinée-Bissau d’abord (10 septembre 1974), puis le Cap-Vert (5 juillet 1975) obtiennent l’indépendance. L’union entre les deux pays ne se fera pas. En 1980, le Partido Africano da Independencia de Cabo Verde rompt avec le PAIGC. Et impose un régime communiste au Cap-Vert. Le 28 septembre 1990, la règle du parti unique est abolie. L’année suivante, des élections sont organisées, que remporte le tout nouveau Movimento para Democracia.

Politique

La constitution en vigueur date de 1980, substantiellement modifiée en 1992. Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un quinquennat. Le parlement (Assemblée nationale) est monocaméral : 72 députés, élus pour cinq ans au suffrage universel. Le premier ministre dirige la politique nationale ; il est nommé par le président, sur proposition du parlement. La Cour suprême est la clé de voûte de l’organisation judiciaire.

Célébrités

Cesaria Evora (1941-2011) n’est pas uniquement un phénomène international, c’est surtout une grande chanteuse de morna, cette complainte capverdienne qui est bien autre chose qu’une version tropicale du fado.

Gregorio Vaz, Kodé di Dona (1940-2010) fut un maître du funana, musique rurale dans laquelle l’accordéon tient un rôle central. Des formes européennes (mazurka, valse, etc.) y rencontrent une virtuosité et une weltanshauung typiquement capverdiennes.

Amilcar Cabral (1924-1973) est né en Guinée portugaise de parents capverdiens, son influence sur le mouvement anticolonial fut profonde. Leader du PAIGC, il a mené la guérilla à la fois en politique et en agronome et a arrimé le Cap-Vert à l’Afrique.

Baltasar Lopes da Silva (1907-1989). On lui doit Chiquinho (1940), que beaucoup tiennent pour le plus grand roman de la littérature capverdienne. On lui doit également des travaux de linguistique sur le créole du Cap-Vert : O dialecto crioulo de Cabo Verde (1957).

Aristides Maria Pereira (né en 1923). Il fut le premier président du Cap-Vert. Et le seul, jusqu’en 1991. Non aligné, allié de la Chine et de la Libye, il sut donner assez de mou au régime pour que son communisme soit, au bout du compte, un socialisme à visage assez humain.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour avoir un autre point de repère, notez qu'un guide francophone peut toucher entre 4 000 escudos (37 euro) et le double (selon la charge de travail) par journée de travail effective.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le Cap-Vert mise sur le développement touristique et tout est fait pour qu’on s´y sente bien. La courtoisie est générale à l´égard des étrangers ; on aura donc à cœur de se mettre au diapason et de manifester respect et délicatesse aux Capverdiens. La nature de ces îles est particulièrement fragile et l´eau rare. Tout ce qui est fait pour éviter le gaspillage de l´eau va dans le bon sens.

La musique fait partie de la vie quotidienne ; les fêtes religieuses et profanes, qui sont nombreuses, donnent l´occasion d´entendre toute la palette des styles que maîtrisent les musiciens, amateurs comme professionnels (la différence n´est pas toujours nette : sachez, le cas échéant, vous montrer généreux).

L´objectif n´effraie pas les Capverdiens, au contraire, ils se prêtent volontiers au jeu photographique. Là encore, on fera preuve de tact.

En revanche, le marchandage ne fait pas partie des mœurs. On s'abstiendra donc.

Le soir, les restaurants sont ouverts entre 19h00 et 22h00 environ.

Achat

L’artisanat du Cap-Vert n’est pas aussi riche que celui des pays continentaux, comme le Sénégal par exemple. Mais il a de jolis objets à proposer. Selon les îles, les objets seront en céramique, en cuir, en fibres (tressées, tissées), en bois, en écorce de noix de coco. Si vannerie et poterie dominent, tapisseries, batiks et peintures ne sont pas sans intérêt. On peut également songer au grogue, le rhum local, au café, voire au fromage de chèvre !

Attention ! n’achetez jamais de carapace de tortue ou d’objets en écailles : les tortues sont protégées.

Cuisine

En règle générale, les hôtels disposent d’un restaurant. En ville, de nombreuses petites épiceries ou bars proposent des plats du jour (prato do dia) à midi. Le soir, on dîne plutôt au restaurant. Un conseil : dans les petits établissements, il peut être judicieux de commander son plat une heure à l´avance et de revenir à l´heure fixée pour le déguster. Les produits sont toujours frais et parfois longs à préparer. Les plats principaux sont bien garnis et constituent des repas à eux seuls (ils sont pour la plupart composés d’un poisson ou d’une viande accompagnés de riz, frites et légumes).
Poissons (thon, mérou, murène, requin…) et autres produits de la mer (langouste, poulpe…) sont de premier ordre, grillés, marinés, mijotés, sautés. Mais le plat national, la cachupa, est un ragoût de haricots blancs et de maïs, auquel sont ajoutés de la viande, de la charcuterie ou du poisson. C’est la variante locale des ragoûts de haricots portugais (qui ont aussi donné la célèbre feijoada brésilienne). La cachupa de la veille, sautée à l’oignon (cachupa refogada), servie avec un œuf frit, fait un roboratif petit-déjeuner. Le Cap-Vert doit aussi au Portugal la septentrionale morue (bacalhau).

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale (dument capsulée). On évitera également les glaçons. Les sodas se trouvent partout, comme la bière (blonde et portugaise dans la plupart des cas). Les terres volcaniques fertiles de Fogo ont permis une production viticole pas indigne du tout : le Manecom se décline en blanc, rosé, rouge et ne contient pas (ou peu) d’additifs chimiques. Une coopérative et une poignée de producteurs indépendants. L’île produit également un excellent café. Santo Antao et Sao Tiago sont les principales productrices de la boisson nationale : le grogue (rhum) ; fait de canne, nature, les estaminets l’achètent par bidons de 20 litres…

5 • Transports

Route

Les routes principales sont pavées, des pistes complètent le réseau. L’ensemble est correctement entretenu, mais les pluies rendent délicate la conduite sur piste. La signalisation manque de continuité. En revanche, on trouve sans problème des stations-service à la périphérie des villes. Conduite à droite. Les Capverdiens conduisent de manière peu conforme au code de la route.

Taxi et location

Nombreux taxis aux aéroports de Sao Tiago, Sal et Sao Vicente ; ailleurs, penser à réserver. Un conseil : négocier le prix de la course avant d’embarquer. Les taxis collectifs (aluguer) permettent de rallier les villages, mais ni leurs itinéraires ni leurs horaires ne sont fixes.

Location de véhicule possible sur les îles de Sao Tiago et de Sao Vicente. Généralement des 4x4. Permis national.

Avion

La compagnie TACV (Transportes Aereos de Cabo Verde) assure les liaisons intérieures. Du fait de conditions météo souvent capricieuses, les horaires de vol sont sujets à de fréquents changements. Tarifs élevés (les liaisons maritimes sont meilleur marché, mais peu nombreuses et pas toujours confortables).

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Cap-Vert est à GMT-1, c'est à dire :
- en été il y a 3 heures de décalage, quand il est 12h00 à Brive la Gaillarde, il est 9h00 à Praia ;
- en hiver, il y a 2 heures de décalage, quand il est 12h00 à Brive la Gaillarde, il est 10h00 à Praia.

Argent

La monnaie nationale est l’escudo capverdien (non exportable).

Le change des devises se fait à l’aéroport de Sal ou dans les banques. Il est généralement possible de payer directement en euro (billets seuls). Les chèques de voyage (libellés en dollars US de préférence) sont assez difficiles à changer. Seuls quelques établissements haut de gamme acceptent les règlements par carte bancaire internationale. Pour les retraits d’espèces avec une carte bancaire : un distributeur automatique à l’aéroport de Sal ; quelques machines à Praia et Mindelo ; sinon, on s’adressera aux agences de la Banco Comercial do Atlantico (Praia, Mindelo, Santa Maria). En résumé : emportez des espèces.

En règle générale, les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 8h00 à 15h00.

Electricité

220 volts ; prises de type européen standard. Pas besoin d’adaptateur.

Horaire

Bureaux et administrations ouvrent en général du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h30 ou 13h00, et de 14h30 à 18h00. Quant aux boutiques, c’est du lundi au samedi, de 8h00 à 12h30 ou 13h00, et de 15h00 à 19h00.

Poste

Toutes les agglomérations sont dotées d’un bureau de poste, d’où il est possible de téléphoner et envoyer des fax. Les bureaux sont ouverts du lundi au vendredi, de 8h00 à midi et de 14h30 à 17h30. Temps d’acheminement d’un courrier pour l’Europe : entre 7 et 10 jours.

Téléphone

Pour appeler le Cap-Vert depuis la France, composer 00 + 238 + le numéro de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Cap-Vert, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Internet se développe. Cybercafés dans les villes principales (Praia, Santa Maria, Mindelo, Sao Filipe…).

Couverture GSM

Bonne dans l'ensemble. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

CVE

Taux

Cours d'achat estimé : 1 CVE = 0.009069 Euros au 10/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Cap-Vert en France
3, rue de Rigny - 75008 Paris
Tél. : 01 42 12 73 50
Fax : 01 40 53 04 36
Email : ambassade-cap-vert2@wanadoo.fr
Web : www.ambassadecapvert.fr/

Ambassade du Cap-Vert en Belgique
Avenue Jeanne, 29 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 643 62 70
Fax : 02 643 33 85
Email : emb.caboverde@skynet.be

Ambassade du Cap-Vert en Suisse
Avenue Blanc, 47 - 1202 Genève
Tél. : 022 731 33 36 (section consulaire)
Fax : 022 731 35 40 (section consulaire)

Consulat

En France, l’ambassade assure les fonctions consulaires. Consulats honoraires à Marseille et Nice.

Consulat honoraire du Cap-Vert à Marseille
92, rue Stanislas Torrents - 13006
Fax : 04 91 76 40 07
Email : consulatcv_marseille@hotmail.com
Web : http://consulatcv-marseille.site.voila.fr/

Les demandes par courrier au consulat du Cap-Vert à Marseille sont à adresser à :

Monsieur Bastid, Consul du Cap-Vert
35, rue Jules Isaac - 13009 Marseille

En Belgique, les services consulaires sont assurés par l'ambassade.

En Suisse, l’ambassade assure les fonctions consulaires.

Consulat du Cap-Vert à Bâle
Rümelinsplatz, 14 - 4001
Tél. : 061 269 80 95
Fax : 061 269 80 50

Office de tourisme

Voir le site de l’ambassade : www.ambassadecapvert.fr/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Cap-Vert.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Après déforestation, le Cap Vert souffre d´un problème environnemental « naturel » : la dégradation des sols, due au relief et à la violence des précipitations. Les carences hydriques sont, elles, accentuées par l´utilisation intensive de maigres ressources ; le rechargement des nappes phréatiques se fait mal, ce qui provoque tarissement et salinisation. Le manque de contrôle sur le bâtiment, ou l´extraction des sables, et le surpâturage n´arrangent pas la situation. La pollution des zones urbaines est également préoccupante : le recyclage des déchets est à mettre en place, la collecte des eaux usées balbutie… Pour répondre à ces défis, le pays s´est doté d´une politique environnementale, appuyée sur la loi cadre de 1995 et sur deux plans d´action décennaux (1994 à 2014). Ces plans prévoient une gestion des ressources hydriques, la gestion durable de la biodiversité et une politique d´éducation environnementale. Ils ont déjà porté quelques fruits dans le domaine agricole : terrasses antiérosives, reforestation, arrosage goutte à goutte… Le tourisme suscite, lui aussi, des mesures d’encadrement : zones de développement touristique (ZDT) ou zones de réserve et de protection touristique (ZRPT), protégées.