1 • Formalités

Passeport

Passeport en règle pour les ressortissants français, belges ou suisses, dont la validité dépasse d'au moins un jour le séjour projeté au Canada (voir également, plus bas, la rubrique « Formalités d’entrée ou de transit aux Etats-Unis » ; un voyage au Canada entraînant souvent le passage de la frontière US, votre passeport devra répondre aux critères mentionnés). Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

AVE
Les voyageurs dispensés de visa qui prennent un vol à destination du Canada, ou qui transitent par le Canada vers leur destination finale, doivent obtenir une autorisation de voyage électronique (AVE). Elle est valable 5 ans (à condition que votre passeport ait une validité équivalente) et coûte 7 dollars canadiens.
L'AVE n'est pas exigée des citoyens des Etats-Unis, ni des voyageurs possédant un visa valide. Elle ne l'est pas non plus des voyageurs entrant au Canada par voie terrestre ou maritime.
Le formulaire ad hoc doit être complété au plus tard 72 heures avant le départ sur le site http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave-commencer.asp
Les femmes mariées doivent faire cette demande à leur nom de jeune fille (si et seulement si il figure sur leur passeport).
Attention ! des sites non officiels proposent de délivrer l'AVE aux voyageurs à des tarifs exorbitants ; il arrive même que l'autorisation ne soit pas délivrée, ou pas reconnue par les autorités canadiennes. Veillez à faire la demande à l'adresse mentionnée ci-dessus.

MINEURS
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. Attention ! Pour les mineurs, voyageant seuls ou accompagnés par un seul des parents, il faudra, en cas de contrôle, fournir un certain nombre de documents établissant la filiation de l’enfant et garantissant que le voyage est autorisé par les deux parents : un extrait d'acte de naissance avec filiation, une autorisation écrite pour le voyage par le (ou les) parent(s) absent(s), photocopie d'une pièce d'identité du (ou des) parent(s) absent(s). A ce propos, nous vous conseillons de contacter l´ambassade du Canada ou de consulter son site.

La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

USA
Si votre voyage au Canada vous amène à passer la frontière des Etats-Unis par voie terrestre, vous devrez, même pour une excursion, remplir un formulaire I94W, délivré par les autorités d'immigration à l'arrivée, acquitter un droit de 6 dollars environ (payable en dollars américains uniquement) et présenter l'un des passeports mentionnés ci-dessous.

PERMIS DE CONDUIRE
Pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les Etats-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.

ESTA. Tous les voyageurs français, belges ou suisses se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa pour les voyageurs français, belges ou suisses : présentation du billet aller-retour et de preuves de solvabilité (carte bancaire, chèques de voyage). Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccin obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine où la maladie est présente.

Vaccins conseillés

Comme partout, il est important d’être immunisé contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage), éventuellement, hépatites A et B, rougeole. Aux randonneurs, on peut conseiller de se faire vacciner contre la rage, qui peut être transmise par morsure de renard, de sconse ou de chauve-souris.

Paludisme

Le paludisme est totalement absent, mais la possibilité de transmission d'autres maladies par d'autres insectes nécessite, en été, l'utilisation de répulsifs. Les tiques, en particulier dans le sud Ontario, peuvent être responsables de la maladie de Lyme (contre laquelle existe, au Canada, un vaccin, non disponible en France). Les moustiques, qui pullulent dès le mois de juin, peuvent transmettre le virus West Nile, moins cependant qu'aux Etats-Unis.

Autres risques

Ce sont les risques environnementaux et comportementaux communs aux pays de haut niveau sanitaire. Ils peuvent être, ici, fonction des différences climatiques entre le nord, péri-arctique, et le sud, tempéré, aussi nettes en hiver qu'en été.

3 • Géographie

Capitale

Ottawa (de l’algonquin Odawa, pour Outaouais).

PIB

En 2008, 37 262 dollars US par habitant (France, 28 700 dollars US par habitant).

Point culminant

Mont Logan (Yukon), 5 959 mètres.

Climat

Quatre saisons nettement différenciées ajoutent à l'attrait du pays. En automne, un air vivifiant vous invite à admirer, à l'extérieur, les brillantes couleurs des feuillages. L'hiver, le paysage est couvert d'une neige scintillante. Apprenez à skier sur les pistes avoisinantes ou à patiner sur des rivières gelées. Le printemps pointe dès février sur la côte ouest et apporte avec lui des parfums de lilas, de jonquille et d’hyacinthe. L'été, le Canada est splendidement ensoleillé et invitant.
Étant donnée l’étendue du pays, le climat offre certains contrastes. La partie la plus méridionale, Pointe-Pelée (Ontario), se trouve à la même latitude que le nord de la Californie, tandis que le nord s'enfonce profondément dans l'arctique.
L'été canadien est semblable à celui de la moitié nord des États-Unis, avec un temps doux ou chaud de mai à octobre. La saison de ski s'étend de décembre à la fin de mars dans l'est, et à la fin de mai dans l'ouest (et plus tard encore dans certaines stations). Les couleurs de l'automne (dans l'est du Canada) sont spectaculaires, surtout à la fin de septembre ou au début d'octobre.

Géographie

Le Canada s'étend sur 5 000 km, du Pacifique à l’Atlantique. Il a des frontières avec les Etats-Unis, la France (Saint-Pierre-et-Miquelon) et le Danemark (Groenland). L’ouest est montagneux (montagnes Rocheuses), ainsi que le sud du Québec (Appalaches) ; le centre est occupé par de vastes plaines (les Prairies : Alberta, Saskatchewan, une partie du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest) ; la baie d’Hudson et le Bouclier canadien (région rocheuse) bordent cette zone à l’est. Des lacs importants, dont les Grands-Lacs (Supérieur, Michigan, Huron, Ontario, Erie), à la frontière avec les Etats-Unis, émaillent ces régions (lacs Winnipeg, Caribou, Athabasca…). A l’est, le golfe du Saint-Laurent est le plus important estuaire du monde. L’arctique canadien, au nord, est constitué d’une partie continentale et de l’archipel arctique (auquel appartient, en particulier, la Terre de Baffin).

Economie

Nous avons affaire à l’économie de l’un des pays les plus développés du monde (les services représentent 70% du PIB). Les richesses naturelles sont à foison : matières premières (bois, en particulier), ressources énergétiques et minières (or, nickel, aluminium, plomb…), agriculture (très importante production de grains, viande). 1er exportateur d’uranium ; 2es réserves mondiales de pétrole brut ; 1er producteur de potasse. Pour 14 minéraux et métaux importants, le Canada est classé parmi les cinq premiers producteurs mondiaux. Outre cela, l’industrie a développé des secteurs hautement performants : aérospatiale, transports ferroviaires, télécommunications, biotechnologies… En bonne logique de proximité, l’économie canadienne a des liens forts avec celle des Etats-Unis (que les accords de libre-échange nord-américains ont encore renforcés). Le danger, pour le Canada, est, peut-être, d’une grande dépendance du marché US (qui absorbe 80% des exportations canadiennes). En attendant, le budget est équilibré et, sur les dix dernières années, la croissance annuelle moyenne a été de 3,3%. Le taux de chômage est de l’ordre de 6%.

Faune et flore

C’est aux forêts de feuillus du sud que l’on doit les enchantements chromatiques de l’automne. Au nord de celles-ci, sont des forêts mixtes, puis la taïga (conifères). Plus au nord encore, se déploie la toundra (steppe froide). Ces paysages nourrissent une faune abondante : caribous, bœufs musqués, cerfs de Virginie, orignaux, bisons, mouflons, grizzlis, ours noir, lynx, coyotes, castors… Les océans amènent sur les côtes baleines boréales, orques épaulards, morses, bélugas… Pour s’en tenir aux mammifères.

4 • Hommes et cultures

Population

33 441 277 habitants (2008).

Langue Officielle

Deux langues officielles : l’anglais et le français. Le Québec est la plus francophone des Provinces canadiennes, mais on parle aussi beaucoup français au Nouveau-Brunswick, dans l’est et le nord de l’Ontario et dans le sud du Manitoba.

Langue parlée

L’anglais est officiel et véhiculaire. Les diverses communautés immigrées conservent en général une pratique intermittente de leur langue. Quant aux langues autochtones, elles se répartissent en 4 familles principales : eskimo-aléoute (1 langue), iroquoïenne (6 langues), algonkine (11 langues) et na-déné (14 langues). Certaines d’entre elles ont très peu de locuteurs.

Peuple

Les Canadiens d’origine britannique sont 57% de la population, d’origine française 21,7%. Ensuite, la plus importante des minorités est chinoise, puis viennent les Italiens, les Allemands, les Pendjabi, les Espagnols… Les peuples autochtones (Amérindiens, Inuits) représentent 4,3% de l’ensemble.

Religion

Les deux-tiers des Canadiens se déclarent chrétiens : les catholiques sont les plus nombreux, suivis par les protestants de l’Eglise unie du Canada (United Church of Canada). Les diverses communautés installées dans le pays ont, autant que leurs langues, conservé leurs pratiques religieuses. Cependant, l’indifférence religieuse progresse (17% de l’ensemble).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
Fin mars - début avril : Pâques.
3e lundi de mai : fête de la Reine (d’Angleterre).
24 juin : fête nationale du Québec (Saint-Jean-Baptiste).
1er juillet : Jour du Canada (Canada Day).
1er lundi d’août : Civic Day (sauf au Québec).
1er lundi de septembre : Fête du travail.
2e lundi d’octobre : Thanksgiving Day.
25 (et 26) décembre : Noël.

Histoire

On a, dans le Yukon, des traces de peuplement qui remontent à plus de 25 000 ans, et à 10 000 ans dans le sud de l’Ontario. Longue histoire, donc, des Premières Nations. Puis, les Européens commencent à aller et à venir : le Viking Leif Ericson visite Terre-Neuve au Xe siècle ; vers 1500, le Portugais Joao Fernandes Lavrador longe une côte à laquelle il laissera son nom ; en 1534, Jacques Cartier remonte la vallée du Saint-Laurent et y égrène quelques établissements « volants » ; quarante ans plus tard, Martin Frobisher touche la terre de Baffin, pour le compte de l’Angleterre. Mais ce sont les Français qui s’installent : 1600, premier comptoir permanent (Tadoussac), puis fondation de Port-Royal (1605) et de Québec, par Champlain (1608). Les religieux profitent rapidement des navires marchands. Les Récollets débarquent en 1615, suivis par les Jésuites, en 1625. La distribution est en place. Les bénéfices de la traite des fourrures vont commander les alliances et les antagonismes. Les Français entretiennent de bonnes relations avec les Hurons et les Algonquins ; en revanche, les Iroquois, alliés aux Anglais, seront le fléau du XVIIe siècle. Richelieu et Mazarin président de loin à la colonisation. Les affaires européennes imposent leur rythme au match franco-anglais en Amérique. En 1701, la France parraine une paix entre les tribus indiennes (retournement des Iroquois, pour un temps). La Nouvelle-France s’étend. Mais les défaites européennes ont un prix : 1713, traité d’Utrecht, l’Angleterre reçoit Terre-Neuve, la baie d’Hudson et l’Acadie (qui devient la Nouvelle-Ecosse). En 1754, la Couronne britannique lance une guerre de conquête, qui prend fin en 1763, à l’occasion d’un nouveau conflit européen, la guerre de Sept Ans. L’Angleterre s’approprie définitivement l’Acadie, plus la Nouvelle-France septentrionale, qui devient Province of Quebec. Temps d’amertume pour les colons français, même si l’Acte de Québec de 1774 leur rend certains privilèges civils et religieux. Entre temps, les Rocheuses ont été atteintes par les coureurs de bois et une révolte des Indiens Outaouais a été réprimée par la variole.

Le nationalisme américain naissant au sud de la Province du Québec cherche, sans résultat, à tirer profit du mécontentement « français ». Après l’indépendance US, 50 000 loyalistes émigrent au Québec et dans les colonies. La province est alors partagée en Haut-Canada (futur Ontario), à dominante britannique et Bas-Canada (futur Québec). A partir de là, l’impérialisme britannique se met en place, au profit des sujets anglophones. L’échec de diverses démarches politiques pousse les « patriotes » francophones à la révolte (1837). La réaction anglaise est… sans nuance. En 1840, l’Acte d’Union fusionne les deux Canadas en une Province du Canada. Les Canadiens « français » sont réduits à une minorité. Mais, entre temps, les conflits avec les Etats-Unis et le renforcement des structures de la colonie ont donné naissance à un « sentiment canadien », chez les anglophones aussi bien que chez les francophones. Le pays moderne prend forme. La frontière sud est fixée sur le 49e parallèle en 1846 ; un premier gouvernement responsable voit le jour en 1848 ; l’assemblée législative de la Province s’installe à Ottawa (1866). Mais, la révolution industrielle accentue la relégation sociale « française » (nombreux départs pour les Etats-Unis entre 1840 et 1930). L’église catholique constitue alors pour la société francophone un cadre essentiel. Les tensions sont très fortes au début des années 1860. La conquête canadienne de l’ouest se poursuit. En 1867, nouvelle formule : un dominion confédéral de quatre provinces, sous le nom de Canada : Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Ecosse. Les nouvelles provinces rejoindront une à une la confédération : Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), île du Prince Edouard (1873), Alberta et Saskatchewan (1905), Terre-Neuve et Labrador (1949). Après les Territoires du Nord-Ouest (1869), le Yukon complète le dispositif en 1897, en attendant la création du Nunavut (1999). Les révoltes des Métis des Prairies et du Nord-Ouest contre les empiètements de l’administration canadienne sont matées en 1884.

Le XIXe et le XXe siècle voient se développer, avec divers aléas, l’économie canadienne, appuyée sur l’exploitation forestière et minière. Le pays entre dans la Première Guerre mondiale ; la conscription provoque des troubles au Québec. En 1919, le Canada rejoint la Société des Nations. L’autonomie se renforce : en 1931, le Statut de Westminster établit que les lois britanniques ne s’appliquent plus au Canada sans l’aval de ce dernier. La crise des années 30 frappe durement l’économie. Celle-ci repartira avec l’effort de guerre, engagé dès 1939. Pendant cette période, les liens avec l’économie américaine se renforcent ; le processus aboutira à un accord de libre-échange en 1994. Cette nouvelle prospérité permet une modernisation profonde du système social. Elle favorise également la renaissance culturelle et politique du Québec (c’est la « révolution tranquille » des années 60). Un mouvement souverainiste se développe ; on se veut désormais Québécois et non plus Canadien « français ». Les relations entre le Québec et le gouvernement fédéral sont exécrables dans les années 70 et 80 et ces difficultés empoisonnent l’évolution constitutionnelle du pays. La constitution est pourtant rapatriée en 1982 : le Canada devient une fédération (le Québec ne ratifie pas la nouvelle constitution). Les souverainistes réclament une formule de souveraineté-association (repoussée une dernière fois au referendum de 1995). Depuis, on continue à explorer les voies qui permettraient de combiner unité et singularité, nation et système politique ; cela ne concerne pas le seul Québec, mais aussi les Premières Nations et, au fond, tous les Canadiens… Ces questions font, d’ailleurs, du Canada, un laboratoire social particulièrement fécond…

Politique

Le Canada est un Etat fédéral, composé de 10 provinces et de 3 territoires. Membre du Commonwealth, il relève d’une monarchie constitutionnelle.

Célébrités

La gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police). Issue, le 1er février 1920, de la fusion de la Royal North West Mounted Police et de la Dominion Police, la « police montée » canadienne, avec sa veste rouge et son chapeau, appartient, autant que le sirop d’érable, à l’image internationale du pays.

Neil Young (né à Toronto en 1945) est une légende, mais Robbie Robertson (né à Toronto en 1943), guitariste du Band, aussi… Les chanteurs québécois ? Leonard Cohen (né à Montréal en 1934), Félix Leclerc (1914-1988, né à La Tuque), Gilles Vigneault (né à Natashquan en 1928), Robert Charlebois (né à Montréal en 1944)… Et puis, il y a Céline…

Louis « David » Riel (1844-1885) a dirigé deux révoltes contre le gouvernement canadien, dans les Prairies et les Territoires du Nord-Ouest, et présidé à l’intégration du Manitoba à la confédération. Défenseur mystique des droits des Métis.

Wayne Gretzski (né en 1961) est considéré comme le meilleur joueur de l’histoire du hockey sur glace. A tel point que son numéro (99) n’est plus porté dans aucune équipe de la Ligue nationale de hockey.

Jean Vanier (né en 1928), fils de Georges Vanier (1888-1963, premier Québécois gouverneur général du Canada), est l’un des fondateurs de la communauté de l’Arche.

Glenn Gould (1932-1982) fut l’un des plus importants pianistes du XXe siècle. Personnalité atypique et exigeante, il abandonna tôt la scène pour se consacrer à l’enregistrement.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service. Au Canada, où le service (« gratuities ») est rarement compris, le pourboire habituel est de l’ordre de 15% du montant de la facture hors taxes.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l’équivalent de 3 ou 4 dollars par jour et par personne. Pour les guides, compter autour de 5 dollars par jour et par personne.
En règle générale, le mieux est d’aligner son pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Les Canadiens ne donnent pas de pourboire aux réceptionnistes, aux garçons d’ascenseur, ni aux pompistes ou aux chauffeurs de bus (sauf service particulier). A l’hôtel, on donnera 1 dollar par bagage au bagagiste.

Hors des villes, dans des régions isolées, prévalent parfois une certaine rusticité et un relatif inconfort. On appréciera alors d’être en bonne forme physique.

Achat

Parmi les incontournables : le sirop d´érable (on peut en acheter dans presque toutes les fermes et magasins d´alimentation) ; les bières artisanales ; l´artisanat indien (dans les réserves, bien sûr, mais aussi dans de nombreuses boutiques de souvenirs à travers le pays) ; le matériel de sport, à des prix nettement inférieurs à ceux pratiqués en France ; vin et cidre de glace. Les couvertures 100% laine de la baie d´Hudson, pour ceux qui visitent… la baie d’Hudson (dans les grandes villes, certains magasins les proposent à qui n’aurait pas la possibilité de se fournir sur place).

Les prix affichés sont hors taxes. Selon les Provinces, celles-ci vont de 5% à 15%. N’oubliez pas de les ajouter au tarif indiqué pour avoir une idée du prix réel de l’article.

Cuisine

Les Provinces de la côte atlantique ont leurs racines dans l´océan. En retour, certains endroits sont devenus synonymes des fruits de mer qu´on y récolte : pétoncles de Digby, homard de Nouvelle-Écosse ou moules de l´île du Prince Édouard.
Au Québec, on goûtera à la tourtière (une tourte de viandes et pommes de terre, également appelée cipaille ou cipâte), aux fèves au lard, au ragoût de pieds de cochon ou à la poutine (frites + fromage + sauce).
Ouest et montagnes. L´Alberta produit un bœuf de grande qualité. Les Prairie Oysters (huîtres de la Prairie), testicules de taureau, sont un plat traditionnel. Souvent servies à l´occasion des courses Stampede à Calgary, on trouve ces parties nobles sous différentes formes : sautées au beurre et à l´ail, avec des herbes fraîches et un soupçon de vin blanc, ou bien recouvertes d´une sauce tomate épicée au basilic.
Dans la région de Banff et du lac Louise, on tâtera du wapiti ou du caribou.
Le saumon du Pacifique est particulièrement savoureux, grillé sur une planche de cèdre humide.
Au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, vous pourrez essayer : burger de buffalo, ragoût de caribou, côtelettes de bœuf musqué, saumon d´Alaska, flétan…

A noter : les restaurants n’indiquent en général que des prix hors taxes et service. Ajouter environ 15% pour avoir une idée du montant réel de l’addition.

Boisson

La bière est de consommation courante. Le Canada dispose de brasseries de toutes tailles. Les amateurs s’intéresseront à la production des nombreuses micro-brasseries. Le pays vinifie également, des blancs et des rouges corrects ; le vin de glace (à partir de raisins gelés) est étonnant et délicieux. Le cidre est de bonne qualité ; il existe, au Québec, un cidre de glace (à partir de pommes gelées) qui fait pendant au vin. En revanche, retour à l’ordinaire, les sodas et les boissons énergisantes sont omniprésents, avec, heureusement, l’eau minérale…

Pour acheter ou consommer des boissons alcoolisées, l’âge minimum est de 18 ans au Québec (19 ans dans le reste du pays). La législation est respectée et les contrôles sont fréquents dans les restaurants, boîtes de nuit ou liquor stores ; se munir d’une pièce d’identité.

5 • Transports

Route

De rudes conditions climatiques mettent à l’épreuve le réseau routier canadien. Enneigement et déneigement en particulier fragilisent et dégradent les chaussées. On sera donc prudent hors des grands axes autoroutiers. Et on respectera les limitations de vitesse (indiquées en km/h) : 50 en ville en général, de 70 à 90 sur route et de 100 à 110 sur autoroute. Conduite à droite. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire et cette règle est à respecter de façon stricte. Attention aux carrefours ! Les feux de signalisation sont installés après, en hauteur. En outre, aux intersections, la priorité à droite est peu pratiquée, c’est l’ordre d’arrivée des véhicules qui prévaut (là encore, prudence).

Taxi et location

On trouve des sociétés de location de voitures dans les aéroports et en ville. Les tarifs varient selon la saison, le type de véhicule et la durée de location. Vous devez avoir au moins 21 ans (25 ans dans certains cas) et posséder l’une des principales cartes de crédit internationales. Les exigences peuvent varier d'une province à l'autre. Il n'est pas nécessaire d'avoir un permis international, le permis national français est valable au Canada.
On peut également louer des camping-cars, des camionnettes de camping et des autocaravanes. Si vous prévoyez un séjour en été, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.
Les véhicules de location sont, en général, à boîte automatique.

Train

Géré par VIA Rail, le « Canadien » est le moyen d’une inoubliable découverte du pays. Il met trois jours à faire le trajet Toronto-Vancouver. VIA Rail dessert également de nombreuses villes du pays. On peut également opter pour une excursion entre Vancouver et Jasper, Banff ou Calgary, à bord du Rocky Mountaineer.

Avion

Les principales villes du pays (et un grand nombre de villes US) sont reliées entre elles par des services aériens réguliers.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Canada s'étend sur 6 des 24 fuseaux horaires du globe. Terre-Neuve et le Labrador ont 4h30 d'avance sur la Colombie-Britannique.

Le Canada est à GMT-5 à Montréal et GMT-8 à Victoria, c'est à dire qu'en été, il y a 6 heures de décalage (quand il est 12h00 à Rennes, il est 6h00 à Montréal et il est 3h00 à Victoria).

A titre indicatif, Terre-Neuve a 4h30 de décalage avec la France ; la côte atlantique, 5h00 ; les provinces de l’est, 6h00 ; du centre, 7h00 ; les Rocheuses, 8h00 et la côte pacifique, 9h00.

On passe à l'heure d'été le premier dimanche d'avril, on avance alors les pendules d'une heure ; et on revient à l'heure d'hiver le dernier dimanche d'octobre. A noter : le Saskatchewan ne change pas d’heure en été.

Dans les provinces anglophones, l’heure est indiquée par des chiffres allant de 1 à 12, complétés par les lettres AM (ante meridiem, « avant-midi ») ou PM (post meridiem, « après-midi »). Par exemple, 11 AM est pour 11h00 et 11 PM, pour 23h00.

Argent

Dollar canadien.
Billets de 5, 10, 20, 50, 100, 500 et 1 000 dollars. Pièces : 1 cent (penny ou sou) ; 5 cents (1 nickel) ; 10 cents (1 dime) ; 25 cents (1 quarter) ; 50 cents (half dollar) ; 1 dollar ; 2 dollars.
Il est toujours mieux de changer son argent dans un établissement financier reconnu : banque, société fiduciaire ou maison de change. Nous vous recommandons de faire une partie de votre change avant de partir. Les chèques de voyage sont acceptés presque partout.
Les principales cartes de crédit, telles qu’American Express, Diners Club, MasterCard et Visa, sont acceptées à peu près partout au Canada. Les nombreux distributeurs permettent de faciles retraits d’espèces (à bon taux ; songer seulement aux commissions et ne pas multiplier les retraits) ; le paiement en espèces permet toutefois de limiter les frais bancaires. La carte bancaire est le plus répandu des moyens de paiement ; elle est obligatoire pour le règlement des extras, ou « incidentals » (minibar, téléphone, etc.). Ne quittez jamais l’hôtel sans avoir récupéré l’empreinte de votre carte et vérifié le montant débité. Idem pour une location de voiture.
Les banques sont généralement ouvertes de 9h00 à 15h00, du lundi au vendredi.

Taxes : les prix sont (en général) affichés hors taxes ; il faut donc ajouter au montant indiqué une taxe fédérale sur les produits et services de 5% (TPS) et une taxe de vente provinciale variable (TVP), de 5% à 10% selon l’endroit. L’Alberta ne pratique pas la TVP. Terre-Neuve, la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick appliquent, eux, une unique taxe de vente harmonisée de 13%. Pour résumer, vous paierez entre 5% et 15% de plus que le prix affiché.

Electricité

110 / 115 volts et 60 périodes (France : 220 volts et 50 périodes), prises américaines (2 fiches plates). Prévoir un adaptateur-transformateur (assez difficile à trouver sur place). Mettre sous bonne tension les appareils électriques européens (à l’aller, puis au retour).

Horaire

De façon générale, dans les grandes villes, les magasins sont ouverts :
- du lundi au mercredi, de 10h00 à 18h00 ;
- du jeudi au vendredi, de 10h00 à 21h00 ;
- le samedi, de 10h000 à 17h00 ;
- le dimanche, de 11h00 à 17h00.

Média

La presse écrite est à la hauteur des besoins. The Globe and Mail et The National Post, par exemple, sont distribués dans tout le pays ; le plus vendu des quotidiens serait toutefois The Toronto Star. Il existe, bien entendu, une presse quotidienne et hebdomadaire en français, dont certains titres ont une diffusion nationale. L’offre radio et télévision est également abondante, publique (CBC, Radio-Canada…) ou privée (CTV, Global…).

Poste

Les bureaux de poste sont ouverts (en général) du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00 et, fréquemment, le samedi matin. Délai moyen d’acheminement d’une lettre vers l’Europe, une semaine. De nombreuses pharmacies vendent des timbres et certaines ont un comptoir postal (hôtels ou grands-magasins, proposent également, parfois, ces services).

Téléphone

Pour appeler le Canada depuis la France, il faut composer le 00 + 1 + le code de la ville appelée + le numéro à 7 chiffres de votre correspondant. Appels domestiques : 1 + le code ville + le numéro de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Canada, il faut composer le 011 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

Les coups de téléphone passés des hôtels le sont, en général, à des tarifs prohibitifs. On préfèrera les cabines téléphoniques (à cartes ; en vente à peu près partout), plus économiques.

Internet

Cybercafés convenablement équipés, avec connections haut débit, dans toutes les grandes villes.

Couverture GSM

Le relais est bon. Toutefois, nous vous conseillons de prendre toutes les informations nécessaires auprès de votre opérateur.

Devise

CAD

Taux

Cours d'achat estimé : 1 CAD = 0.682531 Euros au 06/12/2019 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Canada en France
35, avenue Montaigne - 75008 Paris
Tél. : 01 44 43 29 00
Fax : 01 44 43 29 99
Web : www.amb–canada.fr

Ambassade du Canada en Belgique
Avenue de Tervueren / Tervurenlaan, 2 - 1040 Bruxelles
Tél. : 02 741 06 11
Fax : 02 741 06 43
Email : bru@international.gc.ca
Web : www.ambassade-canada.be

Ambassade du Canada en Suisse
Kirchenfeldstrasse, 88 - 3005 Berne
Tél. : 031 357 32 00 (section consulaire)
Fax : 031 357 32 10
Email : bern@international.gc.ca
Web : www.suisse.gc.ca

Consulat

L’ambassade assure les fonctions consulaires en France, en Belgique et en Suisse.

Consulat du Canada à Genève
5, avenue de l’Ariana - 1202
Tél. : 022 919 92 00
Fax : 022 919 92 71
Email : genev-cs@international.gc.ca

Office de tourisme

Office de tourisme du Canada en France
c/o ambassade du Canada
Web : www.voyagecanada.ca

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Canada.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Deuxième pays du monde par la superficie, le Canada est très investi dans la protection de son environnement. Un ministère lui est consacré, appelé « Environnement Canada », qui a pour objectifs de protéger et d’améliorer la qualité du milieu naturel, de sauvegarder les ressources renouvelables du pays, d’entretenir et de défendre les ressources hydriques, d’évaluer les changements météorologiques et environnementaux, d’appliquer les règles concernant les eaux territoriales et, plus généralement, de mettre en œuvre les décisions fédérales sur la question (ce que le fédéralisme canadien ne facilite pas toujours).

Environnement Canada contrôle régulièrement la pollution atmosphérique. Pour cela, il collabore étroitement avec les différentes instances concernées (provinces, territoires, municipalités, entreprises…) afin de réduire au maximum la pollution de l’air. Des stations de surveillance ont été mises en place, qui permettent de mesurer de façon permanente la concentration en polluants de l’air extérieur. Le ministère émet des rapports sur les différentes substances nocives identifiées ; la législation sur la prévention des pollutions, ou la gestion des déchets, utilise ces rapports.
Comme une grande partie du territoire est encore sauvage, Environnement Canada a la charge d’environ 12 millions d’hectares, dont il doit protéger les écosystèmes.
Le Canada possède la troisième plus grande réserve d’eau douce du monde. Il est capital de préserver ce bien stratégique aussi longtemps que possible. Toute une série d’initiatives nationales a été prise dans le cadre d’un plan ambitieux d’assainissement des eaux. Désormais, leur dégradation est sévèrement sanctionnée. De nouvelles installations de traitement sont mises en place.
Actuellement, le Canada investit beaucoup dans la recherche scientifique et les technologies « vertes ». De nombreux scientifiques surveillent de près les écosystèmes, dans le but d’en mieux maîtriser les changements et de mesurer les nouvelles menaces.

Une attitude volontariste non exempte d’ambigüités. La question de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est l’objet de débats intenses. En décembre 2011, au terme de la conférence de Durban sur le climat, le Canada a annoncé qu’il quittait le protocole de Kyoto. Raisons avancées : le coût des dépassements canadiens d’émissions de GES et le caractère partiel d’un protocole auquel ni les Etats-Unis, ni la Chine, n’ont adhéré.

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