Destinations
Activités

1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable au moins 6 mois à compter de la date de dépôt du dossier de demande de visa, pour les ressortissants français. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Afin de parer à toute éventualité, on veillera à disposer d’un passeport comportant le nombre de pages vierges requis ou suffisant (généralement 3, dont 2 en vis-à-vis).

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Visa

Le visa est obligatoire et doit être obtenu avant le départ.

Pour les ressortissants français, le dossier de demande comprendra : original et photocopie du passeport ; 2 formulaires de demande complétés ; attestation de réservation d’hôtel ; 2 photos d’identité ; règlement (visa d’un mois à entrée unique : 60 euros).
Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

A réception du visa, on vérifiera que sa durée, ses dates de validité et le nombre d’entrées autorisées correspondent bien au séjour envisagé. A l’arrivée, la police des frontières porte sur le visa la date d’entrée dans le pays (s’assurer que cette formalité ait été accomplie).

Début 2017, les autorités azerbaïdjanaises ont mis en place un e-visa (30 jours, 20 dollars US). Il peut être demandé sur le site www.evisa.gov.az - délai d'obtention, 3 jours ouvrés.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccin obligatoire, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine où la maladie est présente.

Vaccins conseillés

Les conditions d'hygiène souvent déficientes nécessitent que l’on soit efficacement protégé contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B, la coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage). Pour les séjours longs ou aventure, la typhoïde, la rage, l'encéphalite à tiques en zones rurales.

Autres risques

PENDANT LA PERIODE DE CIRCULATION DU COVID19, NOUS INVITONS LES VOYAGEURS A CONSULTER NOS « NEWS » SANTE, OU NOUS ACTUALISONS LES RECOMMANDATIONS SANITAIRES.

Le risque alimentaire est important. Les conditions de transport précaires des denrées périssables et les ruptures de la chaîne du froid expliquent la fréquence des toxi-infections alimentaires, depuis les banales turistas, jusqu'aux problèmes plus graves que sont les salmonelloses, les hépatites A et le choléra (qui sévit fréquemment sous forme d'épidémies régionales). Les précautions à prendre pour la prévention de ce risque, décrites dans nos recommandations générales, devront être en permanence présentes à l'esprit : lavage des mains, aliments cuits et consommés chauds, boissons capsulées ou thé sortant brûlant des samovars. Risques environnementaux et comportementaux : le voyageur n'oubliera pas la fréquence (et la gravité) des maladies sexuellement transmissibles, des accidents de la circulation ou l'insécurité dans les villes.

3 • Géographie

Capitale

Bakou.

PIB

En 2010, 5 722 dollars US par habitant (France, 39 460 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Bazardüzü, 4 466 mètres (dans le Grand Caucase, à la frontière avec le Daghestan).

Climat

La barrière du Grand Caucase et la Caspienne épargnent au centre et à l’est du pays des hivers trop rigoureux (7° de moyenne en janvier à Bakou) ; il peut toutefois faire très froid sur les reliefs du nord et à l’ouest, dans le Haut-Karabagh en particulier. Le printemps est pluvieux sans excès. Sec et chaud, l’été est tempéré à l’est par la mer (29° de moyenne en juillet à Bakou). A cette période, des vents du nord poussiéreux soufflent parfois sur la péninsule d’Apchéron. Les températures baissent en automne et le sud (monts Talych) reçoit de fortes pluies. Malgré les précipitations, le printemps et l’automne sont propices aux voyageurs, qui ne négligeront pas pour autant les journées d’hiver limpides que connaît le littoral.

Géographie

L’Azerbaïdjan est situé sur la rive ouest de la mer Caspienne. Frontalier de la Russie (au nord-est), de la Géorgie (au nord-ouest), de l’Arménie (à l’ouest) et de l’Iran (au sud), le pays est solidement encadré par les massifs du Grand et du Petit Caucase, orientés nord-ouest sud-est. Entre les deux, de larges plaines basses. A l’extrême sud se trouvent les modestes monts Talych. La façade maritime - au centre de laquelle pointe la péninsule d’Apchéron - court sur plus de 800 km. Tout le réseau hydrographique est orienté vers la mer Caspienne ; la Koura, qui prend sa source en Turquie, a son embouchure au sud de Bakou. Au sud-ouest, le Nakhitchevan (5 363 km²) est séparé du reste du pays par le sud de l’Arménie ; il a le statut de république autonome rattachée à l’Azerbaïdjan.

Economie

Les hydrocarbures sont à la fois la chance et la limite de l’économie azerbaïdjanaise. Ils ont permis au pays de surmonter l’effondrement de l’URSS et de connaître des taux de croissance spectaculaires (record mondial en 2007 : 25%). Ils lui permettent (avec un endettement extérieur modéré et un secteur bancaire peu exposé) de résister assez bien aux tempêtes financières internationales (encore 9,3% de croissance en 2009). Mais ils sont l’arbre qui cache… pas grand-chose encore. L’Azerbaïdjan a besoin de diversifier son économie (le pétrole représente 90% de ses exportations) et demeure sensible aux variations des cours des matières premières sur les marchés internationaux. La crise a donné un coup d’arrêt à la production industrielle qui doit trouver un souffle nouveau. Les réformes de structure doivent être poursuivies, tout comme les programmes de développement des infrastructures. Enfin, la corruption est encore une entrave à la bonne marche des affaires.

Faune et flore

Les aspects contrastés de la géographie et du climat de l’Azerbaïdjan ont permis le développement d’une flore et d’une faune riches et variées. 67% des espèces végétales répertoriées dans l’ensemble du Caucase sont présentes dans le pays. Cependant, la forêt n’occupe plus que 14% du territoire (zones montagneuses). Des mesures de protection ont été prises. Le parc national d’Altyaghach, par exemple, est couvert à 90% de forêts tempérées caducifoliées, où se trouvent le bouleau verruqueux, le charme commun, le charme d’Orient, l’arbre de fer (Parrotia persica), le chêne du Caucase, le frêne à feuilles étroites, le hêtre d’Orient, mais aussi l’églantier, la ronce, l’aubépine… Certaines espèces, comme l’arbre de fer, l’acacia de Constantinople, le chêne à feuilles de châtaignier, le plaqueminier du Levant ou le buis toujours vert sont encore largement répandues.
Parmi les animaux, la gazelle à goitre, que l’on trouve en plaine, et la chèvre du Caucase, que l’on trouve en montagne, la panthère de Perse ou l’hyène rayée sont plus « exotiques » que le sanglier, l’ours brun, le loup gris, la loutre ou le renard. Le phoque de la Caspienne fréquente le littoral. Les chauves-souris sont en nombre. Le hérisson à grandes oreilles est… sympa. Dans l’eau, l’esturgeon, le saumon, l’aspe et l’anguille sont 4 des 97 espèces recensées. Et le voyageur se sentira chez lui en reconnaissant le Bécasseau minute, le Canard colvert, le Faisan de Colchide, le Geai des chênes, le Héron cendré, le Loriot d’Europe, le Merle noir, la Perdrix grise ou le Rouge-gorge familier.

Le cheval du Karabagh est l’animal national d’Azerbaïdjan. La race est issue de croisements entre des chevaux autochtones, turkmènes, des kabardins et des pur-sang arabes. Il ne resterait plus aujourd’hui qu’un petit millier de ces animaux.

4 • Hommes et cultures

Population

9 099 035 habitants (2011).

Langue Officielle

L’azéri.

Langue parlée

L’azéri (ou azerbaïdjanais dans la terminologie officielle) est une langue turcique, qui s’écrit aujourd’hui avec l’alphabet latin. C’est la langue maternelle de 90% des habitants. Les 10% restant parlent le lezguien (2,2%), le russe (1,8%), l’arménien (1,5%), le talish (1%), l’avar (0,6%), le turc (0,5%), le tatar (0,4%)… L’azéri et le russe sont les principales langues véhiculaires.

Peuple

Les évènements qui ont marqué les deux dernières décennies ont accru le poids démographique des Azéris (90% des Azerbaïdjanais). Les Lezguiens, les Russes et les Arméniens sont les minorités les plus fortes. Les premiers, peuple caucasien, sont installés dans le nord ; ils sont 178 000 environ. Les Russes (dans les 140 000) habitent plutôt les centres industriels. Pour la plupart, les Arméniens (autour de 120 000) sont regroupés dans le Haut-Karabagh (sud-ouest), ils sont toutefois encore présents à Bakou. D’autres minorités, comme les Talish (au sud), les Avars (au nord), les Tat (au nord-est) ou les Kurdes (dans le couloir qui sépare de Haut-Karabagh de l’Arménie), sont en nombre plus faible. Quant aux Khinalugh, aux Ingiloy, aux Haput ou aux Dzhek, ils sont en nombre beaucoup plus faible (entre 3 000 et 5 000 personnes).

Religion

L’Azerbaïdjan est un état laïc qui reconnait la liberté de culte mais interdit le prosélytisme. Les musulmans sont largement majoritaires : 93% (dont 85% de chiites et 15% de sunnites). Le christianisme est surtout orthodoxe (Eglise orthodoxe russe) et arménien (Eglise apostolique arménienne). Quelques groupes moloques (issus d’une réforme russe au XVIe siècle), de petites communautés protestante et catholique. Le judaïsme est ancien dans le pays ; aujourd’hui, il se compose de Juifs de la montagne (Caucasiens), d’Ashkénazes et de Juifs géorgiens. Le zoroastrisme conserve une certaine importance culturelle. Dans l’ensemble, la pratique religieuse est peu assidue et se ressent de décennies d’athéisme officiel.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : nouvel an.
8 mars : journée internationale de la femme.
21 mars : Novruz Bayramy, nouvel an zoroastrien.
31 mars : commémoration des massacres de 1918.
9 mai : fête de la Victoire (1945).
28 mai : fête nationale.
15 juin : fête du Salut national.
18 octobre : fête de l’Indépendance (1991).
17 novembre : fête de la Renaissance nationale.
31 décembre : fête de l’Unité azérie.

Les fêtes religieuses musulmanes (fête du Sacrifice - Gurban Bayram, nouvel an, ramadan - Ramazan Bayram, clôture du ramadan…) ont leur calendrier propre, elles changent de date chaque année.

Histoire

On peut commencer par les Scythes, au IXe siècle avant JC. Ils sont toutefois assez rapidement submergés par les Mèdes. Au VIe siècle, ces derniers sont absorbés par l’empire achéménide, qui introduit le zoroastrisme dans la région. Puis Alexandre le Grand passe par là, avec les Séleucides à sa suite. L’Aghbanie (ou Albanie caucasienne : Azerbaïdjan actuel et sud du Daghestan) se constitue en royaume indépendant autour du IVe siècle. On passe, dans ce dispositif, à l’ère chrétienne. Le royaume est vassalisé par les Sassanides à partir de 252. Le christianisme est adopté au IVe siècle. Les Byzantins manifestent quelque appétit dans la région. Ni les Perses, ni les Grecs ne parviennent pourtant à réduire complètement l’autonomie des peuples caucasiens. Lorsque les Omeyades (661-750) débarquent, ils sont les nouveaux cadors. La résistance chrétienne s’effondre en 667. Puis les Abbassides prennent la main pour un temps. Occupés ailleurs, ils laissent se développer les pouvoirs locaux : Musafirides, Sajides, Cheddadides…

Au XIe siècle, les Turcs oghouzes arrivent d’Asie centrale et s’imposent aux pouvoirs en place. Ils vont déterminer un important changement culturel. Les Aghbanais parlaient alors une langue iranienne : elle va être remplacée en cinq siècles par une langue turque. Administré par des atabegs, le pays est intégré à l’empire seldjoukide (1037-1194). Après un intermède mongol jalayiride, il passe sous la coupe de Tamerlan (1336-1405), qu’il appuie dans sa lutte contre la Horde d’Or. Après la mort du conquérant, les chirvanchahs caucasiens reviennent aux affaires et s’assurent une relative indépendance. Les Safavides d’Iran (1501-1722), aux prises avec les Ottomans, ne peuvent souffrir une entité sunnite dans leur domination, ils convertissent donc manu militari leurs vassaux nord-occidentaux au chiisme duodécimain. Au XVIIIe siècle, l’instabilité de l’autorité perse a pour conséquence la décomposition du pouvoir dans le Caucase en khanats concurrents. 1812, la Russie, qui occupe Bakou depuis six ans, entre en guerre contre la Perse dans cette zone mal contrôlée. L’année suivante, le traité de Golestan (aujourd’hui Goranboy Rayon en Azerbaïdjan) donne au tsar la plupart des khanats azéris, le Daghestan et l’est de la Géorgie. En 1828, le traité de Turkmentchaï établit la frontière entre l’empire russe et la Perse sur l’Araxe. A la fin du siècle, Bakou est premier producteur mondial de pétrole.

La Première Guerre mondiale voit s’effondrer l’empire des tsars. L’Azerbaïdjan, l’Arménie et la Géorgie fondent alors la République démocratique fédérative transcaucasienne, rapidement décomposée. La République démocratique d’Azerbaïdjan voit le jour en 1918. Elle a à son actif le droit de vote pour les femmes (une première dans le monde musulman et une capacité que les Françaises n’acquerraient qu’en 1944). Mais le pouvoir des soviets estime indispensable de disposer à sa guise du pétrole de Bakou. La nouvelle république ne peut lui résister. Elle devient, après de rapides opérations militaires, la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan (1920). Le Nakhitchevan rejoint la RSS azérie avec un statut d’autonomie (traité de Kars avec la Turquie, 1921). Pendant la Seconde Guerre mondiale, le pétrole de la Caspienne est un enjeu capital. Les Russes le défendent avec acharnement contre la Wehrmacht, qui a lancé pour s’en emparer l’opération Edelweiss (1942).

Dans les années 1980, la politique de glasnost permet l’expression de frustrations ethnico-politique dans tout le monde soviétique. Le Haut-Karabagh s’agite. En 1990, le Conseil suprême de la République socialiste soviétique abandonne « socialiste soviétique » et ressort le drapeau de 1918. Fin 1991, l’indépendance est proclamée. L’ethnicisme dominant provoque immédiatement trois années de guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, qui se soldent par 30 000 morts, d’importants déplacements de population et la sécession du Haut-Karabagh. La tête de l’Etat passe par la case militaire avant qu’Heydar Aliyev ne prenne les rênes.

Politique

La constitution de la République d’Azerbaïdjan établit un régime présidentiel. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Chef de l’exécutif, il nomme le premier ministre et supervise la composition du gouvernement, qui doit obtenir la confiance du parlement. Ce dernier, une assemblée monocamérale, Milli Medjilis (125 membres élus pour cinq ans), assume en principe le pouvoir législatif. Le pouvoir judiciaire - que couronnent une cour constitutionnelle et une cour suprême - est indépendant. Dans les faits, l’exécutif est le seul pouvoir réel.

La république arménienne autoproclamée du Haut-Karabagh (11 500 km² environ, capitale Stepanakert) n’est pas reconnue par la communauté internationale.

Célébrités

Heydar Aliyev (1923-2003), formé par le KGB, fut d’abord le patron du PC d’Azerbaïdjan, puis devint membre du Politburo sous Brejnev et vice-premier ministre de l’URSS sous Andropov. Ecarté sous Gorbatchev, il sut se recaser en nationaliste modéré après 1991 et prit place dans le fauteuil présidentiel de la République d’Azerbaïdjan pour dix ans, avant d’en laisser la jouissance à son fils. Une vie politique.

Nizami Gandjavi (1141-1209) est né et mort à Gandja, au nord-ouest de l’Azerbaïdjan. Son œuvre poétique, religieuse, morale, philosophique eut une influence profonde sur la littérature persane. « Toute l’astronomie et le détail de toutes les sciences, je les ai appris. Et j’ai poursuivi dans toutes leurs pages leur mystère. »

Mstislav Rostropovitch (1927-2007). Cet immense musicien, qui provoqua à lui seul un renouvellement du répertoire pour le violoncelle, est né à Bakou de parents russe et biélorusse. Ses prises de position déterminées en faveur de la liberté d’expression et de création furent à l’origine de son exil aux Etats-Unis dans les années 70. Il revint s’installer en Russie après que Mikhaïl Gorbatchev eut signé son décret de réhabilitation.

Muslim Magomayev (1942-2008). Ce crooner, qui fit les beaux soirs de gala de l’Union Soviétique des années soixante et soixante-dix, était issu d’une lignée respectée de musiciens azerbaïdjanais. Résistant au chant des sirènes coquatrixiennes, il fit toute sa carrière côté Comecon et devint Artiste du Peuple de l’Union Soviétique, reçut l’Ordre du Drapeau Rouge du Travail, celui de l’Amitié entre les Peuples et, gage de flottabilité, l’Ordre d’Honneur de la Fédération de Russie.

Garry Kasparov. Né Garik Kimovitch Vaïnstein en 1963, d’un père juif et d’une mère arménienne du Haut-Karabagh, il fut champion du monde d’échecs de 1985 à 2000. Entre 1989 et 2003, ses matchs contre des ordinateurs ont mis en évidence la montée en puissance des machines à calculer. Désormais, Kasparov se veut une épine dans le pied de Vladimir Poutine.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons au minimum l’équivalent de 2 euros par jour et par personne. Pour les guides, 3 à 5 euros par jour et par personne.
En ce qui concerne le personnel de service (porteurs, serveurs…), les usages sont très variables. Le mieux est d'aligner votre pourboire sur l’économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

Les tapis et le caviar (250 gr par personne à l’export.) sont les articles vedettes. De bonne qualité, ils sont chers, il n’y a pas de miracle. Autrement, on trouve tout l’assortiment du petit business « russe », des faux uniformes de l’armée rouge aux icônes, en passant par les poupées gigognes et la vodka. Les bijoux traditionnels parlent en faveur du savoir-faire des orfèvres azéris. Les brodeuses ne sont pas manchotes non plus.

Cuisine

Les Azéris sont plutôt carnivores, ovivores même : ils mangent du mouton. Qu’ils font griller (kebab) ou bouillir, qu’ils hachent pour faire des boulettes et des farces (le dolma est une feuille de vigne ou de chou farcie d’un mélange de riz, de mouton et d’épices) ou qu’ils servent en soupe (pili, avec des pois, par exemple). Les abats sont très appréciés des connaisseurs. Le riz traditionnel et les pommes de terre qu’ont apportées les Russes, la salade de tomates, les pâtes, sont les compléments ordinaires de la viande (qui peut être aussi du bœuf ou du poulet). Le plov, riz pilaf au mouton, a le statut de plat national ; les raviolis sont une spécialité de la péninsule d’Apchéron. Le poisson est l’autre grand classique de la table azerbaïdjanaise. De mer ou de rivière ; rôti, frit ou grillé. Mention spéciale pour l’esturgeon (quant au caviar, c’est un mets d’exception là-bas comme ici). Les desserts sont sous influence ottomane.

Boisson

L’eau du robinet n’est pas potable. Pour éviter toute mauvaise surprise, on boira donc de l’eau minérale en bouteille, ou des sodas, de la bière. Mais on boira surtout du thé, le breuvage national : il est sans risque et fait partie des rituels sociaux. Il est souvent accompagné de confiture. Le pays a une tradition viticole très ancienne. Aujourd’hui il produit des vins assez forts et sucrés et des alcools de type cognac. Les Russes ont implanté le kvas (boisson fermentée à base de pain) et la vodka (boisson distillée à base de grains).

5 • Transports

Route

L’état des routes est très variable : bon autour de Bakou, il se dégrade dans l’intérieur et certaines zones de montagne ne sont accessibles qu’en 4x4. Le code de la route n’est pas respecté.

En cas d’accident, le constat doit être fait par la police. Les dégâts matériels sont à la charge du conducteur fautif. S’il y a des victimes, prévenir la police séance tenante (et l’ambassade de France).

Taxi et location

Aucun problème pour trouver des taxis en ville. Certains sont équipés d’un taximètre, d’autres pas. Dans le premier cas, on vérifiera au départ que l’appareil ait été remis à zéro, dans le second on s’entendra avec le chauffeur sur le prix de la course avant d’embarquer. Des taxis collectifs assurent des liaisons interurbaines.

Avec un peu de patience, car les temps de trajet sont parfois longs (surtout en montagne), les bus permettent de rallier les moindres recoins du pays.

Train

Le réseau et le matériel roulant ne datent pas d’hier, mais ils rendent encore service à ceux qui ont du temps devant eux.

Avion

L’aéroport international Heydar Aliyev est situé à 25 km au nord-est de Bakou.

6 • Infos pratiques

Décalage

L’Azerbaïdjan est à GMT+4, il y a donc trois heures de décalage avec la France. Lorsqu’il est midi à Lyon, il est 15h00 à Bakou.

Argent

La devise nationale est le nouveau manat (AZN). Billets de 1, 5, 10, 20, 50 et 100 manats.

Le change des devises se fait dans les banques ou dans les bureaux de change : les unes et les autres pratiquent des taux comparables. Les chèques de voyage se changent dans les banques. On trouve à Bakou de nombreux distributeurs de billets automatiques (beaucoup moins en province). Hôtels, restaurants et boutiques de standing de la capitale acceptent généralement les règlements par carte bancaire. Hors de ces établissements, les règlements se font en liquide.

Les banques ouvrent d’ordinaire du lundi au vendredi, de 9h30-17h30.

L’importation des devises est contrôlée : elles doivent être déclarées à l’entrée sur le territoire (le formulaire de déclaration est à conserver, il vous sera réclamé au moment du départ).

Electricité

220 volts. Prises de type européen standard.

Horaire

En règle générale, les magasins sont ouverts du lundi au samedi, de 9h00 à 19h00.

Média

En forçant à peine le trait, on pourrait dire : de nombreux organes, mais une seule voix, celle de l’Etat.

Téléphone

Pour appeler l’Azerbaïdjan depuis la France, composer 00 + 994 + l’indicatif régional (Bakou, 12 ; Astara, 195 ; Barda, 110…) + le n° de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis l’Azerbaïdjan, composer 00 + 33 + le n° à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Les communications internationales à partir des hôtels sont lourdement facturées. Chaque ville dispose en principe d’un central téléphonique (poste centrale) permettant d’appeler à l’étranger.

Internet

Cybercafés à Bakou et connexions Internet fréquentes dans les pubs fréquentés par les étrangers.

Couverture GSM

La couverture est assez complète. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

AZN

Taux

Cours d'achat estimé : 1 AZN = 0.496677 Euros au 25/10/2020 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade d’Azerbaïdjan en France
78, avenue d’Iéna - 75016 Paris
Tél. : 01 44 18 60 23
Fax : 01 40 70 00 71
Email : paris@mission.mfa.gov.az
Web : http://azambassade.fr/index_fr.php

Ambassade d’Azerbaïdjan en Belgique
464, avenue Molière - 1050 Ixelles (Bruxelles)
Tél. : 02 345 26 60
Fax : 02 345 91 58
Email : office@azembassy.be
Web : www.azembassy.com

Ambassade d’Azerbaïdjan en Suisse
Dalmaziquai 27 - 3005 Berne
Tél. : 031 350 50 40
Fax : 031 350 50 41
Email : bern@mission.mfa.gov.az
Web : www.zembassy.com

Consulat

En France, en Belgique et en Suisse, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

Office de tourisme

Consulter le site http://azerbaijan.tourism.az/?/en/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Azerbaïdjan.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques.
- La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Pour différentes raisons historiques et contextuelles, la situation écologique de l’Azerbaïdjan n’est pas brillante. Le pétrole est responsable de pollutions importantes dans tous les domaines : terre, air, eaux. La péninsule d’Apchéron et la mer Caspienne sont gravement dégradées par la présence non maîtrisée d’hydrocarbures. L’infiltration de pesticides agricoles dans les nappes phréatiques est préoccupante, comme l’est l’état des eaux vives. Le traitement des déchets et des rejets industriels, des ordures ménagères et des eaux usées laisse encore à désirer. La qualité de l’air dans les grandes villes est médiocre. Une exploitation forestière peu soucieuse de durabilité est à l’origine de l’érosion accélérée des zones concernées. Enfin la salinisation des terres stérilise de larges espaces côtiers. Les autorités ont toutefois pris des mesures d’encadrement et engagé des actions de protection et de sensibilisation aux problématiques environnementales.
Parmi les parcs et réserves naturels azerbaïdjanais, citons Gizil-Agach sur la Caspienne (marais littoraux, ornithologie), Hirkan dans les monts Talych (forêts tertiaires), Gara-Yaz sur le moyen Kour (forêts de Tugay : bosquets et clairières pastorales, parsemés de zones humides), Ismayilli dans le Grand Caucase (forêts tertiaires), Gobustan (mud volcanoes)…