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Nomade Aventure et Naturevolution, engagés ensemble pour des voyages d’exception qui font sens

Le par

Arche rouge d'Ikaosy dans le massif du Makay à Madagascar © Evrard Wendenbaum

L’un est voyagiste, connu et reconnu pour ses engagements en faveur d’un tourisme plus durable, l’autre aventurier, écologue, réalisateur ; Fabrice Del Taglia, directeur général de Nomade Aventure, et Evrard Wendenbaum, fondateur de Naturevolution, travaillent ensemble depuis 2015 pour construire et proposer des voyages d’exception qui, au-delà des expériences hors du commun qu’ils offrent à leurs participants, permettent aussi de soutenir des territoires préservés où il y a urgence à agir. C’est notamment le cas dans une forêt primaire de Sulawesi et à Madagascar dans le massif du Makay, véritables coffres-forts de la nature.

Du massif du Makay à Naturevolution

L'explorateur Evrard Wendenbaum dans le Makay à Madagascar

Le Makay, Evrard Wendenbaum l’a d’abord découvert derrière son petit écran en 2001, puis à bicyclette depuis Tananarive à l’été 2004, où il comprend vite qu’il sera très compliqué de l’aborder à deux roues, et c’est finalement en 2007 qu’il explore ce massif fascinant, très reculé, mais déjà menacé : « Ces territoires n’étaient pas du tout protégés comme je le pensais, ça a été un choc. » Un choc qui va pousser l’aventurier à tout mettre en œuvre pour protéger la biodiversité exceptionnelle qu’il découvre. En quelques années, il fonde une ONG (Naturevolution), réussit à entraîner de nombreux scientifiques et partenaires dans diverses missions qui permettront de répertorier des espèces endémiques, réalise un documentaire pour interpeller le grand public, lance des projets de protection et sauvegarde des milieux naturels, de sensibilisation à l’environnement, mais aussi de nombreuses activités économiques visant à améliorer les conditions de vie locale. « « Il n’y a pas d'écologie sans économie » me disait un guide au Costa Rica, pays considéré aujourd’hui comme la Mecque de l’écotourisme mais qui ne l’a pas toujours été, loin s’en faut », explique Fabrice Del Taglia. « On peut se raconter bien des discours, mais si on ne pense pas aux ressources économiques alternatives pour les communautés locales, on ne peut pas protéger l’environnement. » Et l’une des activités alternatives qui va permettre à Evrard de poursuivre son œuvre de protection du Makay est notamment le tourisme, mais pas n’importe quel tourisme…

Écovolontaires de Naturevolution dans le Makay à Madagascar

Un premier voyage d’exception

Massif du Makay à Madagascar

Quand il parle d’Evrard et de son engagement pour le Makay, Fabrice Del Taglia a les yeux qui pétillent?: « Ma première image du Makay, c'est l'image mentale que je me suis faite en écoutant pour la première fois Evrard, qui en parle toujours très bien, ce qui donne très envie. » Rapidement, les deux hommes, qui partagent de nombreuses valeurs, décident de bâtir ensemble un « voyage d’exception » qui inaugurera une nouvelle gamme de voyages pour Nomade : des voyages avec une véritable dimension d'exploration et un accompagnement par un aventurier ou un explorateur. « À l’heure d’une désintermédiation croissante, où de plus en plus de gens pensent pouvoir réserver leurs voyages en ligne, je voulais montrer qu’un tour-opérateur reste utile, que tout n'est pas faisable par ses propres moyens, même quand on est débrouillard. C’était une réflexion théorique, stratégique, qui a trouvé sa première concrétisation avec Evrard. »

Descente en rappel dans une grotte dans le massif du Makay à Madagascar

Et c’est ainsi que dès 2015, une coopération démarre entre Evrard et Nomade Aventure, et un premier voyage, au cœur du Makay, auquel Fabrice Del Taglia participe « Ce qu'on vit aux côtés d’Evrard est incroyable. On alterne les modes de progression. On commence tranquillement à marcher sur du sable, puis dans l'eau, ensuite on escalade des rochers, des arbres, des racines. Puis on rampe dans un boyau étroit et inondé, impensable, pour moi qui suis à moitié claustrophobe. Mais en contrepartie, on se sent vivre, on s’imagine presque en aventurier ! ». Quant aux retours des participants, ils sont dithyrambiques : 100% de clients très satisfaits qui plébiscitent le profil exceptionnel d’Evrard, ce mélange de baroudeur aventurier, d’explorateur, mais aussi de scientifique et d'écologue qui s’engage pour l’environnement et auprès des communautés locales rencontrées.

Source de la rivière Ikaosy dans le massif du Makay à Madagascar 

Garantir la sécurité alimentaire pour protéger la forêt

Car au-delà de l’aventure humaine, le voyage qu’ont construit Nomade Aventure et Naturevolution a aussi vocation à aider les communautés locales. Objectif ? Améliorer leurs conditions de vie et notamment, leur accès à l’alimentation. Evrard : « Aujourd’hui, la raison première des dégradations sur les écosystèmes du Makay, c'est l'insécurité alimentaire. Si on veut que les gens n'aient plus besoin d'aller braconner ou d'aller mettre le feu à l’intérieur du massif, il faut garantir qu’ils aient de quoi manger à l’extérieur ». Le développement de l’écotourisme est donc pour Naturevolution un levier tout aussi important que la protection de la biodiversité locale et l’aide sociale. Une multiplication de projets (apiculture, fruiticulture, préservation des récifs coralliens menacés du sud-est de l’île de Sulawesi en Indonésie, etc.) qui font d’autant plus sens que l’écotourisme est finalement un trait d’union entre l’ensemble de ces actions, et qu’il permet à la fois de sensibiliser les voyageurs tout en assurant des revenus aux communautés locales, heureuses de recevoir des visiteurs et même fières que des touristes de l’autre bout du monde viennent découvrir leur culture.

Apiculture et écotourisme à Madagascar

Évidemment, beaucoup reste à faire, c’est aussi pourquoi Nomade, au-delà de ses voyages, cofinance plusieurs projets de Naturevolution tel les « Sentinelles du Makay » : des patrouilles d’écogardes qui assurent un suivi scientifique quotidien des espèces, une surveillance des pressions anthropiques exercées sur les milieux naturels, et sensibilisent ou alertent en cas de problèmes. Le voyagiste a aussi soutenu l’association quand elle s’est battue pour faire payer un droit d’entrée aux tour-opérateurs qui amènent des touristes dans le massif, sans compter, sur d’autres territoires, d’autres projets en cours, comme celui de récupération et de recyclage de plastique à Sulawesi.

 

Projet des éco-gardes du Makay avec Naturevolution

L'écotourisme comme solution

Exploration du massif de Matarombeo à Sulawesi en Indonésie

Clairement, les deux hommes se retrouvent sur de nombreux sujets et s’apprécient, tant ils ont la conviction que le tourisme peut être un levier de développement local et au-delà, offrir une alternative à certaines industries polluantes ou prédatrices. Fabrice Del Taglia : « En Indonésie, le combat actuel d’Evrard et de Naturevolution est de protéger la baie de Matarape et les dernières forêts primaires de Sulawesi de l'extension infinie des mines de nickel. Le tourisme peut tout à fait générer une nouvelle économie et donc des ressources à la place de l’activité minière. »

Mine de nickel à Sulawesi en Indonésie
Pour Evrard, le tourisme est même souvent le seul argument entendu par certains élus de territoires sensibles pour arriver à faire stopper des activités nuisibles pour l’environnement. « En tant que ONG, à chaque fois qu'on fait une réunion, on sent bien que le tourisme est l'atout numéro un pour que le territoire concerné obtienne in fine le statut d'aire protégée. Par exemple, nous lançons un nouveau programme d’expéditions scientifiques (Wallacea Expeditions), soutenu par Nomade Aventure, sur l’île de Sulawesi en Indonésie en vue d’obtenir les arguments nécessaires au classement en aire protégée des massifs karstiques de cette région, protégeant la majeure partie de la plus vaste forêt primaire de l’île. À chaque fois, les autorités locales nous demandent des preuves de sa beauté, du paysage, de la richesse en biodiversité, en vestiges archéologiques, de la présence d'une ethnie qui a une culture un peu particulière. » Evidemment, Evrard le reconnaît, il serait aussi intéressant, quand c’est possible, de développer un tourisme local et de proximité pour les locaux afin d’éviter que trop d’aventuriers en puissance ne prennent l’avion ; mais une fois de plus, les seules lunettes environnementales ne résistent pas au plaisir qu’ont les communautés locales à accueillir les visiteurs. Un plaisir doublé d’une nécessité vitale de continuer à multiplier les sources de revenus pour éviter de trop sacrifier une nature exceptionnelle, mais fragile.

Forêts du Makay à Madagascar

Pour soutenir Evrard et l'association Naturevolution :
Faire un don : https://www.naturevolution.org/comment-nous-aider/faire-un-don/
Devenir adhérent : https://www.naturevolution.org/comment-nous-aider/adherez-2/

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