Comment transformer une idée imaginée sur les bancs de l’école en un véritable voyage ? C’est tout l’esprit du New Explorer Challenge (NEC), un concours national qui invite chaque année les étudiants en tourisme à concevoir les voyages responsables de demain. Partenaire du challenge depuis trois ans, Nomade Aventure y retrouve des valeurs qui lui sont chères : l’innovation, la transmission et l’engagement en faveur d’un tourisme plus durable. Pour l’édition 2026, parmi d’autres thématiques, le voyagiste a proposé aux étudiants de créer une aventure destinée aux personnes à mobilité réduite - le tourisme accessible étant un des 5 piliers sur lesquels Nomade s’engage depuis quelques années. Et le défi a été relevé avec brio par Louann, Sarah et Jeanne, étudiantes à l’IAE Savoie-Mont-Blanc… Retour sur cette expérience riche d’enseignements à travers leurs témoignages et celui d’Aurore, responsable des partenariats et de l’évènementiel chez Nomade Aventure.
Le New Explorer Challenge et Nomade Aventure
Créé en 2020 par Fred Lizée, le New Explorer Challenge (NEC) est un concours national qui invite les étudiants à réfléchir à l'avenir du voyage d’aventure responsable et durable. Chaque année, des jeunes issus de formations en tourisme mais aussi d’autres filières de l’enseignement supérieur, sont amenés à concevoir un projet innovant autour d’une thématique définie par des professionnels du secteur. Le but : placer la nouvelle génération au centre des préoccupations, donner la voix aux étudiants afin de construire un tourisme d’aventure plus vertueux et plus solidaire, faire émerger de nouvelles idées pour répondre aux enjeux du tourisme de demain, qu'il s'agisse de durabilité, d'inclusion, de slow tourisme, d’écoresponsabilité, d'immersion ou encore d’ouverture sur les cultures du monde. Chaque tour-opérateur partenaire propose son propre sujet, constitue son jury et sélectionne les lauréats. Mais le NEC ne s'arrête pas à un simple exercice académique, comme le souligne Aurore : « L’objectif, ce n’est pas juste de les faire travailler sur un projet qui va rester dans un placard. Une fois le projet validé, ce qui est intéressant c’est que le voyage se concrétise par sa commercialisation sur le site web de Nomade Aventure. » Les équipes gagnantes bénéficient en effet d'une bourse leur permettant de réaliser un voyage de reconnaissance avec l’aide d’un créateur de voyages afin de confronter leur projet à la réalité du terrain.
Cette dimension concrète explique en partie l'intérêt de Nomade Aventure pour ce challenge. « Participer à ce concours, cela permet d'asseoir nos engagements pour le tourisme responsable et pour l'innovation, des axes forts sur lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années avec, par exemple, le développement de gammes de voyage originales et/ou responsables, maintes fois récompensées pour leur innovation », explique Aurore. Au-delà des projets imaginés par les étudiants, ce partenariat permet également au tour-opérateur d'échanger avec une nouvelle génération de professionnels, porteuse d’idées et d’un regard neuf sur le tourisme. Une démarche qui s'inscrit pleinement dans l'ADN de Nomade mais aussi du côté de la marque employeur : « cela permet d'un point de vue RH d'avoir accès à un vivier d'étudiants qui sont potentiellement des personnes à recruter par la suite », comme Kathy, ancienne participante du NEC, aujourd'hui assistante de production « Petit groupe » sur la zone Europe chez Nomade.
Édition 2026 : 3 étudiantes de l’IAE Savoie remportent le prix du jury Nomade

Cette volonté de donner leur chance aux talents de demain a trouvé une illustration concrète lors de l’édition 2026 du New Explorer Challenge. Parmi les quelque 800 étudiants issus d’universités et d’écoles de tourisme en France, en Belgique et en Suisse ayant participé au concours, trois jeunes femmes de l’IAE Savoie Mont Blanc ont particulièrement retenu l’attention du jury Nomade : Jeanne, 21 ans, Sarah et Louann, 22 ans. Toutes trois suivent le Master 1 « Management du tourisme durable » à Chambéry, une formation qui les prépare aux mutations du secteur du tourisme en intégrant les principes du développement durable. Une vision qu’elles partagent pleinement et qu’elles espèrent mettre en pratique dans leurs futures carrières. C’est dans le cadre d’un cours intitulé « Commercialisation et production de produits touristiques durables » qu’elles découvrent le NEC. Pour cette première participation de leur établissement au concours, elles ont été sélectionnées avec un autre groupe de leur promo afin de défendre leur projet devant les professionnels du secteur.
Restait alors à choisir la thématique sur laquelle elles allaient travailler. Parmi les deux sujets proposés cette année, leur attention s’est rapidement portée sur celui de Nomade Aventure : le tourisme accessible aux personnes à mobilité réduite. Un choix loin d’être anodin pour le voyagiste, comme le détaille Aurore : « On a choisi cette thématique du tourisme accessible car en 2024, on avait lancé une gamme de voyages sur mesure adaptés aux PMR en cocréation avec Wheeled World. Un partenariat avec Myriam et Pierre, couple handi-valide, dans le but de concrétiser notre engagement pour permettre au plus grand nombre de partir à l’aventure. Ce concours permet en quelque sorte d’enrichir ce travail de production et de réfléchir toujours plus sur comment rendre l'aventure accessible à tous. » Membres du jury aux côtés d’Yves, directeur « Voyages sur mesure » chez Nomade Aventure, Pierre et Myriam accompagnent depuis plusieurs années le développement de cette offre. Pour Nomade Aventure, l’enjeu était aussi de poursuivre cette réflexion collective en confrontant ses convictions et son expérience aux idées de la nouvelle génération. Du côté des étudiantes, plusieurs raisons ont motivé le choix de cette thématique. Jeanne y voyait l’opportunité d’explorer un sujet encore peu traité dans le secteur du tourisme : « Par rapport à l’autre thématique, une micro-aventure itinérante en Europe sans prendre l’avion, ce sujet m’a paru plus original, plus hors des sentiers battus, et c'était un monde que je ne connaissais pas. » Pour Sarah, la démarche faisait écho à une expérience personnelle. Confrontée à l’organisation d’un séjour pour un proche en fauteuil roulant, elle avait déjà mesuré la difficulté de trouver des prestations adaptées : « Je voulais un peu relever ce défi, me montrer à moi-même que même si c'est difficile, c'est possible de réussir à organiser des voyages clés en main pour ce public-là. » Louann partageait elle aussi la volonté de démontrer que le handicap ne devait pas constituer une frontière au voyage : « Je trouve que c'est vraiment important de prouver que c'est possible de voyager, de vivre à peu de choses près, avec quelques aménagements, la même aventure que quelqu’un qui n’est pas PMR, d’abolir les limites ».

Convaincues par l’importance de cette problématique, les trois étudiantes se mettent alors au travail. Entre décembre 2025 et mars 2026, elles disposent de quelques mois pour imaginer un véritable voyage d’aventure sur mesure accessible, cohérent sur le plan logistique et réalisable sur le terrain. Leur réflexion les conduit vers la Guadeloupe. « On a voulu rester en France pour conserver un cadre sanitaire assez rassurant et les normes PMR dans les hébergements. Et donc on a opté pour l'île des départements et régions d'outre-mer (DROM) la plus proche de la France », explique Louann. En poursuivant leurs recherches, elles constatent rapidement que la destination offre un potentiel intéressant malgré un nombre limité d’établissements adaptés. Elles découvrent également que Nomade Aventure dispose déjà d’une petite sélection de voyages en Guadeloupe, un atout supplémentaire pour envisager un futur développement du projet en travaillant avec les partenaires sur cette destination dont les liens sont déjà bien établis : « il y avait déjà quand même une belle expertise sur le terrain », commente Sarah.
La construction de l’itinéraire s’effectue ensuite étape par étape. « On est parties sur le choix de la destination puis on a essayé de trouver des activités phares et ensuite on a fait le lien géographique avec les hébergements », explique Jeanne. Afin de limiter les temps de trajet et d’améliorer le confort des futurs voyageurs, deux hôtels sont sélectionnés, l’un situé à Basse-Terre et l’autre à Grande-Terre. Les étudiantes s’appuient également sur de nombreux retours d’expérience trouvés sur des blogs spécialisés ainsi que sur les conseils de professionnels sensibilisés aux questions du handicap. Sarah souligne notamment l’importance d’une intervention organisée dans le cadre de leur formation avec une experte du sujet, qui leur a permis d’identifier les critères essentiels à prendre en compte lors de la conception du voyage. Mais créer un itinéraire sur le papier ne suffit pas. Encore fallait-il s’assurer que chaque activité, chaque hébergement ou chaque transfert en véhicule étaient réellement compatibles avec les besoins d’un public à mobilité réduite. « Le plus gros défi, ça a été de vérifier toutes les informations, les données de notre voyage qu’on était en train de créer sans aller sur place », se souvient Louann. Pour lever le moindre doute, les trois étudiantes multiplient les appels téléphoniques et les mails avec les prestataires locaux. Un travail particulièrement chronophage. Entre leur statut d’étudiantes et la nécessité de convaincre leurs interlocuteurs du sérieux de leur démarche, elles doivent faire preuve de persévérance pour obtenir les informations recherchées.

Ce travail minutieux va finalement faire la différence au moment de l’évaluation des dossiers. Parmi les groupes finalistes de la thématique imposée par Nomade Aventure, leur projet se démarque par son haut niveau de détails et sa cohérence comme s’enthousiasme Yves : « Ce qui nous a convaincus de les faire gagner, c’est avant tout le sérieux de leur travail ! Elles font partie des rares équipes à avoir réalisé un véritable travail de vérification de l’accessibilité, aussi bien sur les hébergements que sur les activités proposées tout au long du voyage. J’ai vraiment apprécié leur volonté de confronter leurs recherches à la réalité du terrain afin de proposer un itinéraire réellement adapté aux voyageurs à mobilité réduite. » Le choix de la Guadeloupe a également trouvé un écho favorable auprès du jury alors que le voyagiste travaillait justement au renforcement de son offre sur cette destination. Mais au-delà du fond, les étudiantes ont aussi su convaincre lors de leur pitch final au Salon Mondial du Tourisme de Paris le 13 mars 2026. « Je pense que c'est notre complémentarité, notre sérieux qui est vraiment ressorti dans notre travail », estime Sarah. Une analyse partagée par le jury, sensible à la qualité du dossier, à la richesse des recherches menées et à l’équilibre trouvé entre aventure, découverte culturelle et rencontre locale. « On s'était beaucoup appuyées sur les trois dimensions clés des voyages Nomade Aventure : la nature, la culture et la rencontre », souligne Jeanne. Cette victoire leur ouvre alors les portes de la prochaine étape du challenge…
Le voyage PMR en Guadeloupe : 10 jours sur le terrain pour tout tester

Grâce à la bourse de 4000€ attribuée par Nomade Aventure, complétée par un soutien de leur établissement, les trois étudiantes ont pu concrétiser leur projet en partant dix jours en Guadeloupe fin mai pour éprouver leur circuit dans des conditions réelles. Une immersion indispensable pour vérifier chaque détail et mesurer l’écart entre le voyage imaginé sur le papier et sa faisabilité sur le terrain avant sa commercialisation.
Pour préparer cette reconnaissance, elles ont été accompagnées par Mylène, responsable et chef de produit îles/Océanie au sein de l’équipe sur mesure de Nomade Aventure. Fine connaisseuse des voyages d’aventure PMR, elle les aide dès le mois d’avril à organiser leur séjour : réservations des vols, des hébergements, de la voiture de location et des activités. Son expertise permet également d’affiner le circuit, d’y apporter quelques ajustements… Initialement, les étudiantes n’avaient retenu que deux hébergements. « Mylène est intervenue en nous demandant de compléter notre fiche technique initiale, en trouvant au minimum 4 hébergements adaptés (minimum 2 par îles) pour qu’il y ait des alternatives en cas d’indisponibilité de l’un d’entre eux ou en termes de standing et de prix », explique Jeanne. Une manière d’offrir davantage de flexibilité aux futurs voyageurs tout en restant fidèle aux standards de qualité de Nomade Aventure.

Puis, c’est le top départ de leur voyage ! Leur travail d’observation commence dès l’aéroport. Les étudiantes prêtent une attention particulière aux dispositifs d’accompagnement des voyageurs à mobilité réduite. « On a vu des PMR qui montaient à bord et la compagnie aérienne les prenait bien en charge, cela nous a rassurées », raconte Jeanne. Sur place, concernant l’accessibilité, c’est un peu différent. Rapidement, elles identifient des problématiques liées aux infrastructures et à l’aménagement territorial. « Ce qu'on n’avait pas forcément anticipé et qui nous a surpris sur l’île, c’est l'utilisation de la voiture qui est vraiment indispensable même pour un déplacement de 5 minutes », observe Sarah. Le constat est partagé par Louann : « Les villes ne sont pas très accessibles aux PMR. Les trottoirs ne sont pas aménagés pour les personnes en fauteuil. Soit il n’y a pas de trottoir, soit ils ne sont vraiment pas grands, soit ils sont endommagés avec des nids de poule ou obstrués par un lampadaire en plein milieu. » Ainsi, à Pointe-à-Pitre, la capitale administrative de la Guadeloupe, pour aller se balader dans le célèbre marché aux épices ou dans les rues, il leur a paru très difficile pour une personne en fauteuil d’y circuler.

Tout au long du séjour, les étudiantes visitent hôtels et gîtes afin de vérifier l’accessibilité des lieux et des chambres. Si tous les établissements ne répondent pas aux mêmes standards, elles constatent la volonté de nombreux hébergeurs de procéder à quelques aménagements simples pour ce type de public, comme la mise à disposition d’une chaise dans la douche si besoin. Les activités sont elles aussi passées au crible. Sur plusieurs plages emblématiques de l’île, elles évaluent l’accès à la mer ou aux zones de pique-nique et les équipements disponibles pour les personnes en fauteuil roulant. Sur la plage de Grande Anse, malgré des places de stationnement réservées aux PMR, le sable rend l’accès à l’eau plus complexe. À l’inverse, des plages comme Malendure ou celle du Bourg à Sainte-Anne disposent de tiralos facilitant la baignade. Les trois voyageuses testent également différentes activités aquatiques adaptables aux PMR : plongée sous-marine face à la réserve Cousteau et snorkeling autour du rocher de Malendure.

Au-delà des aspects techniques, ce sont surtout les rencontres humaines qui les marquent durablement. « Ce que je retiens c’est la richesse des échanges qu’on a eus avec les prestataires d’activité, voir à quel point ils sont passionnés par ce qu'ils font et ce qu’ils racontent », confie Sarah. Elle évoque notamment une randonnée au volcan de la Soufrière en compagnie d’une guide de montagne ayant déjà accompagné des défis sportifs impliquant des personnes à mobilité réduite, ainsi qu’une sortie en bateau électrique solaire au cœur des mangroves du Grand-Cul-de-Sac marin.
Jeanne garde quant à elle un souvenir fort des échanges avec les locaux profondément attachés à leur culture. Lors d’un atelier de gwoka, musique guadeloupéenne inscrite par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel, elle découvre l’histoire et les traditions locales à travers les récits de Klody. « C'était enrichissant et assez touchant. C'est d'autant plus intéressant quelqu'un qui a un autre mode de vie plus traditionnel qu’en métropole », se souvient-elle. Pour Louann, l’essence du voyage réside précisément dans ces moments de partage. « Chaque jour on a fait une rencontre différente et c'était trop bien. On logeait dans une location de vacances et le propriétaire était très sympa avec nous, il nous donnait des mangues de son jardin. » Entre les conseils prodigués par les prestataires, l’accueil chaleureux des habitants et les attentions spontanées de leurs hôtes, les étudiantes ont expérimenté une facette particulièrement humaine de la destination. « Cela m'a ouverte aussi sur ma façon de penser et c'est ça pour moi l’objectif des voyages », conclut-elle.

Au terme de ces dix jours de reconnaissance, leur projet a gagné en maturité. Si certains ajustements restent encore à apporter, cette immersion leur a permis de valider de nombreuses intuitions mais aussi d’identifier des points de vigilance essentiels pour proposer demain un voyage d’aventure réellement accessible au plus grand nombre.
Et après ?
Au retour de Guadeloupe, fortes de leurs observations de terrain, les trois étudiantes ont compilé leurs notes, leurs photos et leurs évaluations des hébergements et activités afin de remettre un compte-rendu détaillé à Mylène. Une nouvelle phase s’ouvre désormais : celle de la production. Aux côtés de la chef de produit, elles vont encore ajuster certains aspects du programme, confirmer les derniers détails logistiques et finaliser le circuit avant sa mise en ligne. Une fois les prestations validées, les tarifs définis et les contenus illustrés, ce voyage d’aventure sur mesure destiné aux personnes à mobilité réduite pourra intégrer l’offre en ligne du voyagiste. Pour les trois lauréates, voir ce projet franchir cette ultime étape représente une forme d'aboutissement. « Je suis très fière de voir qu’un petit projet étudiant pensé entre les quatre murs d'une salle de classe puisse figurer sur le catalogue en ligne d'un tour opérateur comme Nomade Aventure », confie Sarah. Même satisfaction du côté de Jeanne : « On est contentes de ce qu'on a produit et créé comme circuit. On est en train de se projeter et c’est très chouette de penser que des personnes vont peut-être le choisir sur le site web de Nomade Aventure ».
Lorsqu'on leur demande de résumer cette aventure en quelques mots, les réponses convergent. « Enrichissant », « opportunité », « inoubliable », « ouverture d’esprit » ou encore « unique » reviennent régulièrement. Toutes soulignent le caractère exceptionnel de cette expérience qui leur a permis d’aller bien au-delà d’un simple projet universitaire. « On a vraiment travaillé avec Nomade Aventure comme si on était intégrées à l'entreprise », résume Jeanne. Louann retient quant à elle l’occasion rare de mener un projet jusqu’à sa concrétisation : « Dans nos études, on a beaucoup de projets théoriques et d'aller jusqu’à la pratique, c'est toujours très enrichissant ».

Au-delà du voyage lui-même, cette immersion a profondément marqué leur regard sur le tourisme et leur futur métier. Pour Sarah, l’un des principaux enseignements concerne l’importance d’aller sur le terrain : « Cette expérience m’a permis de réaliser qu'il était indispensable pour un professionnel du tourisme de faire l'effort de se rendre sur place pour vraiment voir le lieu, évaluer son accessibilité. » Si deux des trois étudiantes n’envisagent pas forcément la même trajectoire professionnelle, la conception de voyages, toutes affirment avoir développé une sensibilité nouvelle aux enjeux de l’inclusion. Jeanne, qui rejoindra prochainement l’agglomération d’Annecy, en alternance, pour travailler sur sa stratégie de tourisme durable, souhaite désormais intégrer davantage les publics à mobilité réduite dans ses réflexions. Sarah envisage elle aussi de poursuivre ce travail au sein de l’agglomération de Besançon, lors de son master 2, où les questions d’accessibilité font déjà partie des sujets en discussion. Quant à Louann, qui se destine à la création de voyages en agence ou chez un tour opérateur, cette expérience a renforcé ses convictions : « J’ai envie de créer du tourisme intelligent, soit de manière plus écologique, soit plus sociale. C'est quelque chose auquel on fera attention toute notre vie. » Pour elle, prendre en compte l’accessibilité ne relève plus d’une option mais d’un réflexe qui guidera désormais tous ses choix professionnels.
Cette prise de conscience illustre parfaitement ce que recherche Nomade Aventure à travers ce partenariat avec le New Explorer Challenge. Pour Aurore, la jeune génération a un rôle essentiel à jouer dans la transformation du secteur. Plus sensibilisés aux enjeux environnementaux et sociétaux, ces futurs professionnels peuvent apporter un vent nouveau, un « œil neuf » sur les pratiques touristiques : « Il ne faut pas oublier que c'est une génération qui a vécu le Covid donc qui va avoir un rapport au monde qui est différent. Ce sont des générations qui sont beaucoup plus sensibilisées à tous ces sujets », commente-t-elle. Et leur principal atout réside peut-être dans leur capacité à prendre davantage de risques : « Ils ont encore la fougue de se dire : "On tente des choses, on tape à des portes, on voit si ça fonctionne ou pas". » Une énergie précieuse pour imaginer un tourisme plus responsable, plus inclusif et plus innovant.




