1 • Formalités

Passeport

Passeport valable au moins 6 mois après la date de retour pour les ressortissants français ; 1 mois après la date de retour pour les Belges. Pour les Suisses, passeport valable 6 mois après la date de demande de visa. Les coordonnées du passeport devront nous être fournies pour communication aux autorités vietnamiennes ; le passeport doit comporter au moins une pleine page vierge. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent être en mesure de les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Jusqu'au 30 juin 2018, les ressortissants français n'ont pas besoin de faire de demande de visa pour un séjour au Vietnam d'une durée inférieure ou égale à quinze jours (jours d'entrée et de sortie inclus). Un visa gratuit leur sera octroyé à l'arrivée. Il s'agit d'un visa à entrée unique ; si le voyageur devait quitter le pays puis y retourner pendant la quinzaine, il lui faudrait alors obtenir un second visa (qui serait, celui-ci, payant). Si cette mesure n'était pas prolongée, une demande préalable de visa serait à nouveau obligatoire pour les voyages de moins de 15 jours à compter du 1er juillet 2018.

Visa obligatoire pour les Français passant plus de quinze jours au Vietnam (60 euros), les Belges (55 euros) ou les Suisses (70 francs). Il faudra fournir son passeport (aux conditions de validité indiquées à la rubrique « Passeport »), 2 formulaires de demande complétés et 2 photos d’identité (un seul formulaire et une seule photo pour les Belges et les Suisses).
Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

E-Visa

Il est désormais possible, aux voyageurs français qui en ont besoin, d’obtenir un E-Visa pour se rendre au Vietnam, par l'un des 28 postes frontaliers (voie aérienne).
Pour bénéficier de cette mesure (qui ne concerne à ce jour ni les Belges, ni les Suisses), le voyageur doit :
- se rendre sur le site de l’immigration vietnamienne, https://evisa.xuatnhapcanh.gov.vn/ ;
- remplir le formulaire de demande avec informations personnelles, date d’entrée au Vietnam, objet du voyage et une adresse temporaire dans le pays ;
- fournir une copie numérisée de son passeport, et une photo d’identité (sans lunettes) ;
- régler 25 dollars US par voie électronique.

Une réponse est ensuite donnée au demandeur par e-mail, sous 3 jours ouvrés (en cas d'absence de réponse, il est possible de contrôler l'état de sa demande sur le site de l'immigration, rubrique « search »). Durée maximale du séjour, 30 jours (quel que soit le but de la visite).

Une fois le E-Visa obtenu et imprimé, il ne sera plus nécessaire que le voyageur remplisse de formulaire dans la zone d’immigration, ni qu'il paie rien de plus à l'arrivée. Les autorités de l’immigration vérifieront et viseront son visa à la date d’entrée. Enfin, il est à noter que le E-Visa ne remet pas en cause l’exemption de visa, valable jusqu'au 30 juin 2017, dont bénéficient les Français lors d’un séjour égal ou inférieur à 15 jours (14 nuits).

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Il n'y en a pas, sauf contre la fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de pays infestés.

Vaccins conseillés

Comme pour tous les voyages, il est important d'être immunisé contre diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite, hépatite A (risque alimentaire), hépatite B (risque sexuel et sanguin), rougeole pour les enfants. Et, moins systématiquement, en fonction des risques personnels d'exposition, typhoïde (risque alimentaire), rage pour les séjours aventureux et pour les résidents (surtout les enfants) ; encéphalite japonaise, la vaccination (à faire faire dans un centre de vaccinations internationales) concerne surtout les expatriés en zone rurale, mais elle doit aussi être conseillée aux voyageurs ayant une activité de plein air importante pendant les périodes de circulation du virus (nuits sous la tente, treks dans les rizières, pendant la mousson en particulier).

Paludisme

On devra partout mettre en application les mesures actives de prévention contre les piqûres de moustiques : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires. Et ceci d'autant plus qu’elles vous protègeront d'autres affections transmises par d'autres insectes, en particulier la dengue, ou le virus Zika. Les circuits classiques, qui mènent le voyageur de Ho Chi Minh-Ville à Hanoi, au delta du Mékong et sur la côte, en passant par Hue et la baie d´Halong, nécessitent une protection individuelle contre les piqûres mais pas de prise de traitement antipaludique. Ailleurs, en particulier pendant la mousson, il faudra prendre Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques), doxycycline ou méfloquine (Lariam).

Autres risques

Les autorités vietnamiennes étant très pointilleuses sur l'importation de médicaments psychotropes, il est très important pour leurs utilisateurs de se munir de la prescription de leur médecin (nom de produit, posologie, durée de traitement).
L´apparition, en 2003, de l´épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et, en 2004, celle de grippe aviaire dans certaines régions d´Asie du sud-est, nécessite que l’on s’informe, avant le départ, auprès du Ministère des Affaires Etrangères de la réalité du risque local.

3 • Géographie

Capitale

Hanoi.

PIB

En 2007, 828 dollars US par habitant (France, 28 700 dollars US par habitant).

Point culminant

Le Fan Si Pan, 3 143 mètres.

Climat

Le Vietnam se trouve dans une région de climat tropical et subtropical, avec des moussons, beaucoup de pluie et d’humidité, mais un bel ensoleillement. Certains endroits, proches du tropique du Cancer, et les régions d´altitude ont un climat tempéré.
Les températures moyennes annuelles de 22° à 27º sont très propices au tourisme, même si cette moyenne varie d'une région à l'autre : 23º à Hanoi, 26º à Ho Chi Minh-Ville et 25º à Hue.
Au Vietnam, il y a deux saisons bien distinctes ; la saison sèche et froide (de novembre à avril) et la saison chaude et pluvieuse (de mai à octobre). Intersaisons très brèves, plus sensibles au nord. Les changements de température sont plus marqués dans les provinces du nord (jusqu’à 12° d’amplitude), tandis que dans les provinces du sud, on a affaire à des variations de l’ordre de 3º.

Géographie

Le Vietnam est un pays allongé dont la forme rappelle le « s » majuscule (profondeur maximale, au nord, 600 km ; minimale, au centre, 50 km). Il est frontalier de la Chine, du Laos et du Cambodge, et dispose d’une façade maritime d’environ 3 200 km sur la mer de Chine méridionale. Contrefort oriental de la péninsule indochinoise, il présente un relief contrasté. Une longue plaine littorale relie le delta du Fleuve rouge (au nord) à celui du Mékong (au sud) ; vers l’intérieur chaines montagneuses et hauts-plateaux couvrent les deux tiers du territoire. On divise celui-ci en trois grandes régions : Bac Bô, le Tonkin, au nord (villes principales Hanoi, Haiphong) ; Trung Bô, l’Annam, au centre (villes principales Hue, Da Nang) ; Nam Bô, la Cochinchine, au sud (ville principale, Ho Chi Minh-Ville, ex-Saigon).

Economie

Depuis que les autorités on lancé le Doi moi, la réforme, en 1986, l’économie vietnamienne s’ajuste au contexte mondial. Avec un certain succès : 8,4% de croissance en 2007 et 20 milliards de dollars d’investissements étrangers. En 1995, le pays a adhéré à l’ASEAN et à l’APEC, en 1998. Il est membre de l’OMC depuis le 11 janvier 2007. L’agriculture assurait, en 2006, 20% du PIB (2e exportateur de riz et de café ; mais, également, thé, caoutchouc, fruits de mer…). L’industrie (42% du PIB, à la même date) s’appuie sur l’extraction minière (charbon) et pétrolière (20% des exportations). Une activité manufacturière multiforme trouve également des débouchés à l’étranger. Les services se développent rapidement (parmi lesquels le tourisme a une part non négligeable). L’ensemble est en cours de consolidation. 19% de la population vivrait encore sous le seuil de pauvreté.

Faune et flore

Le Vietnam est doté d'une flore riche et variée. Les forêts tropicales couvrent encore 40% du pays. Elles abritent plus de 700 espèces végétales. Côté faune, parmi les mammifères, tigres, léopards, rhinocéros, ours et singes de toutes sortes (auxquels on ajoutera 180 espèces de reptiles et 273 espèces d’oiseaux) peuplent la nature vietnamienne ou, du moins, ce qu'il en reste... tant elle a souffert d’une histoire violente. Cependant, certaines régions isolées réservent encore des surprises : le sao la (une grande antilope) ou le muntjac géant n’ont été découverts que dans les années 1990…

4 • Hommes et cultures

Population

86 116 559 habitants (2008).

Langue Officielle

Le vietnamien. C’est le jésuite Alexandre de Rhodes qui, au XVIIe siècle, en a romanisé l’écriture. Jusque là, on avait utilisé les caractères chinois et une notation vietnamienne, le nom. Langue monosyllabique tonale à six tons.

Langue parlée

On compte près de 75 groupes ethniques, qui parlent une cinquantaine de langues. On peut répartir ces langues en cinq familles : austro-asiatique (Viets, Khmers, Bahnars, Muongs, Mnongs…) ; sino-tibétaine (Chinois, Akhas, Lolos…) ; thaï-kadai (Thaïs tho, noirs, blancs, rouges…) ; hmong-mien (Hmong, Yao des montagnes, Yu mien, Pathènes, Pa Hng…) ; austronésienne (Jaraï, Rhades, Cham, Haroi…). En plus de cela, plusieurs langues étrangères sont couramment utilisées : anglais, français, russe…

Peuple

La population vietnamienne est l'une des plus jeunes du monde. Les Viet (ou Kinh) sont très majoritaires (85% de la population). Les minorités les plus nombreuses sont les Khmers (8 000 000), les Chinois han (2 000 000), les Thaïs tho (1 500 000), les Chinois nung (1 000 000), les Hmong (900 000)…

Religion

Les religions les plus répandues sont le culte des ancêtres, le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme, le catholicisme et le caodaïsme. Le culte des ancêtres est millénaire et constitue la plus vieille pratique religieuse du Vietnam. Le bouddhisme, quant à lui, est désormais la première religion du pays (55% de la population). Il relève du « grand véhicule » (mahayana), du bouddhisme le plus populaire, tel qu'il s'est répandu en Chine. On notera cependant, dans le sud, sous influence khmère, la présence discrète du bouddhisme hinayana (du « petit véhicule »). Confucianisme et taoïsme dénotent également une ancienne et profonde influence chinoise. Les premiers missionnaires portugais sont arrivés au Vietnam au XVIe siècle ; aujourd’hui, les catholiques connaissent une liberté religieuse surveillée. Pour le caodaïsme (siège : Tay Ninh, à une centaine de kilomètres de Ho Chi Minh-Ville), il unit dans une même vénération le poète Nguyen Binh Khiem, Sun Yat-sen et Victor Hugo…

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
Entre mi-janvier et mi-février : fête du Têt (Nouvel An vietnamien). C'est incontestablement la fête la plus importante du calendrier : elle marque le début de l'année (lunaire) et apporte le renouveau.
1er mai : Fête du travail.
19 mai : anniversaire d'Ho Chi Minh.
30 avril : anniversaire de la fin de la guerre (1975) et réunification.
25 décembre : Noël.

Histoire

Le Vietnam a suivi, dans sa période de formation, une route nord-sud. Le Nam Viet (pays Viet du sud) aurait glissé de la région cantonaise à l’actuel Vietnam nord sous la poussée chinoise. A la fin du deuxième siècle avant J.-C., les Han prennent le contrôle du pays. Celui-ci restera sous administration impériale jusqu’en 1200. De brefs intermèdes d’anarchie, n’empêchent pas l’adoption de la culture chinoise (sans que disparaisse cependant la spécificité Viet). Au XIIIe siècle, le mélange des deux éléments (sous le nom de Dai Viet) permet que les Chinois soient repoussés et que l’on oriente son dynamisme vers le sud. C’est s’attaquer au Champa, royaume hindouiste installé sur la côte de l’actuel Vietnam central depuis le IVe siècle et adossé à l’ensemble khmer. Les victoires Viet de 1471 et 1720 contre les Cham ébranlent et ruinent le royaume. En 1800, la dynastie « méridionale » des Nguyen (1527-1945) unifie le pouvoir Viet à son profit, sous le nom de Viet Nam (capitale Hue). Gia Long est couronné empereur en 1802. Trente ans plus tard, tout le Champa est colonisé. Quant au sud de la péninsule, il avait appartenu au Cambodge. Dès 1623, des réfugiés, puis des colons Viet s’étaient installés dans la région de la future Saigon. En 1698, les Nguyen avaient imposé leur administration à ce front pionnier, l’annexant de facto. C’est le protectorat français sur le Cambodge (1863) qui met un terme à l’expansion des Viet.

Une petite troupe française avait secondé Gia Long, après qu’un accord franco-vietnamien ait été signé à Versailles en 1787 ; un investissement à faire fructifier le moment venu… En 1858, on avait pris pied à Da Nang (Tourane). En 1883, retour sur investissement : le Viet Nam est annexé. La Cochinchine (plus Hanoi, Haiphong et Da Nang) a le statut de colonie ; le reste est un protectorat sous l’autorité de l’empereur Nguyen. Le Viet Nam fera partie de l’Union indochinoise, avec le Laos et le Cambodge. La réalité coloniale ne peut être évaluée à l’aune du sentimentalisme et de la passion exotique que la métropole a tardivement développés : ce fut dur pour tout le monde. La résistance nationale prit diverses formes et trouva partout des échos. L’équilibre économique était précaire. Dans les années 1920, les nationalistes s’inspireront du Guomindang chinois ; la répression les poussera vers la faucille et le marteau. Ho Chi Minh fonde le Parti communiste indochinois en 1930. Le caodaïsme (organisation politico-religieuse pro-japonaise) appartient aussi au climat de l’époque. En 1932, l’empereur Bao Dai (1913-1997) dote son « empire » d’une constitution. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichystes et Japonais se regardent en chiens de faïence, jusqu’à ce que les seconds liquident brutalement l’affaire le 9 mars 1945. C’est Ho Chi Minh qui tire le marron des feux de la guerre : il fonde la République démocratique du Vietnam, à Hanoi, le 2 septembre 1945. Bao Dai, qui avait, quant à lui, proclamé la réunification et l’indépendance, le 11 mars, devient « conseiller spécial » de la jeune république. Mais la France n’entend pas être mise devant le fait accompli… Le 7 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu est investi. L’ « Indo » a vécu. Le pays est coupé en deux à hauteur du 17° parallèle. Les catholiques du Tonkin croisent, sur leur route vers le sud, les combattants Viet Minh de Cochinchine en chemin vers le nord. Un referendum pour la réunification est prévu, que le sud de Ngo Dinh Diem (1901-1963) refusera d’organiser. Le passage au communisme en République démocratique effraie par sa violence ; l’affrontement est-ouest s’incarne au Vietnam. L’engrenage de la guerre est relancé. Les Américains envoient, au sud, la CIA, puis des conseillers, puis des marines, puis des B52… Le 1er février 1968, l’offensive du Têt commence. Après avoir vaincu la France, le général Giap démoralise l’armada US. Le conflit inonde les télévisions du monde entier. Des accords de paix sont signés à Paris en 1973. Le 30 avril 1975, les unités Viet Cong entrent dans Saigon, qui devient Ho Chi Minh-Ville. Le pays est réunifié à l’enseigne de la République socialiste du Vietnam. La prise en main du sud par le régime communiste du nord provoque des départs massifs vers l’étranger (souvent par mer, phénomène boat people). Les conseillers soviétiques remplacent les Américains. En 1979, le Vietnam entre au Cambodge et met fin au pouvoir Khmer rouge. Bref conflit avec la Chine. Pendant les années 1980, le communisme change de visage. Le parti vietnamien s’adapte : libéralisation de l’économie et évolution à la chinoise ; les relations diplomatiques avec les USA et la Chine sont normalisées. L’embargo américain est levé en 1994. Depuis, le pays conjugue autoritarisme, débrouillardise et développement.

Politique

Le Vietnam est une république socialiste à parti unique (le Parti communiste vietnamien). Celui-ci « double » et contrôle les institutions étatiques. Le Secrétaire Général du PC est donc le premier personnage du pays. Lequel est représenté par l’Assemblée nationale, élue tous les cinq ans au suffrage indirect par les Vietnamiens âgés de plus de 18 ans. L’Assemblée élit à son tour le Président de la République, au rôle surtout honorifique, ainsi que le premier ministre et son gouvernement.

Célébrités

Nguyen Phuc Anh (1762-1820), empereur Gia Long. Le premier empereur du Viet Nam est emblématique des tensions que l’époque imposait. Vietnamien autant qu’on peut l’être, il s’était entouré de conseillers français (en particulier monseigneur Pigneau de Béhaine), mais organisa, en définitive, son Etat sur le modèle chinois…

Nguyen Sinh Cung (1890-1969), Ho Chi Minh, l’Oncle Ho. Figure du monde communiste (Congrès de Tours, Komintern, Chine) et patriote vietnamien, fondateur de la République démocratique du Vietnam, il a identifié socialisme et libération nationale et su se donner une image tutélaire de père de la nation.

Alexandre de Rhodes (1591-1660), né à Avignon, jésuite missionnaire de la trempe de Matteo Ricci, on lui doit la romanisation du vietnamien.

Vo Nguyen Giap (né en 1911) : fils de mandarin, le général Giap, fondateur de l’Armée populaire vietnamienne, n’a été l’élève d’aucune école militaire. Cela ne l’a pas empêché, dans la grande tradition mandarinale, de se montrer un stratège lucide, imprévisible et efficace. Vainqueur à Dien Bien Phu, il a également dirigé les opérations contre les Américains pendant la Guerre du Vietnam.

Elvis Phuong (né Pham Ngoc Phuong, en 1945), s’il n’a pas l’abattage scénique de son modèle, est un chanteur très complet et respecté, tant au Vietnam que dans les communautés vietnamiennes installées à l’étranger. On ne lui en voudra pas d’avoir préféré le rock à des études supérieures en France…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 1 euro au bagagiste, ou pour un service rendu. Au restaurant, le pourboire ne se pratique pas.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous en servir de repères, vous pouvez aussi noter les chiffres suivants : un guide francophone touche un salaire fixe mensuel d’environ 6 250 000 dongs (235 euros) + 356 000 dongs (13 euros) par jour de travail effectif ; un chauffeur gagne entre 4 450 000 (170 euros) et 7 120 000 (270 euros) dongs par mois.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Attention ! à l’occasion de la fête du Têt, la plupart des Vietnamiens prennent des vacances (de la veille de la fête à 2 ou 3 jours après) ; beaucoup de magasins et de restaurants sont fermés pendant cette période. En 2016, le Têt aura lieu le 18 février.

Garder le sourire en toute circonstance, ne jamais faire perdre la « face », ne jamais se mettre en colère, mais rester ferme et poli. Ne pas s’offusquer d´une certaine curiosité.

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha). Bien entendu, on porte une tenue correcte.

Certaines habitudes vestimentaires occidentales, comme le short (particulièrement agréable pourtant sous ces climats), sont considérées comme choquantes. Les Vietnamiens sont chaleureux et amicaux avec les touristes, surtout dans le sud. Il convient cependant d´adopter une attitude respectueuse et de soigner son apparence.

Achat

Dans ce pays qui s´ouvre à l´économie de marché, deux types d’établissements et de mentalités se côtoient. Dans les magasins d´Etat, on peut trouver de l´artisanat traditionnel vietnamien et il n´est pas d’usage de marchander. Mais, parallèlement, une foule d’entrepreneurs privés s’offriront à prévenir vos désirs. Là, le marchandage est de rigueur !
Parmi les multiples productions de l’artisanat, nous pouvons citer : la laque, la porcelaine, les incrustations de nacre, les soieries, la broderie, les bijoux, la maroquinerie, les vêtements…

Cuisine

La cuisine vietnamienne est délicieuse et variée (les restaurants installés en Europe ne nous en servent qu’une version édulcorée). Le riz (sous diverses formes) en constitue la base et le nuoc mam le condiment principal. L’eau salée et l’eau douce fournissent abondamment poissons et crustacés. On utilise beaucoup de légumes et de plantes aromatiques. Les viandes les plus consommées sont le porc et le poulet, le bœuf est plus rare (et cher). Mais on pourra goûter également au cobra ou au pangolin… La cuisine du sud est moins grasse que celle du nord (où l’influence chinoise se fait sentir). Le plat le plus courant est, sans doute, le pho, un bouillon de bœuf (ou de poulet) avec nouilles, lamelles de viande et condiments. Il constitue à lui seul un repas complet.
Les Vietnamiens sont, comme les Français, de bons vivants. Le moment du repas est très important. Cependant, quelques précautions s´imposent. En règle générale, les conditions d´hygiène sont bonnes dans les restaurants. Par contre, dans les petites échoppes de rue, si vous n´avez pas l´estomac « blindé », évitez légumes, herbes et fruits crus (sinon épluchés par vos soins ou trempés dans de l´eau stérilisée). Evitez également les glaçons ; vous pouvez toutefois demander à tremper vos boissons dans un gros bol plein de glace, ce traitement les rafraîchit rapidement.

Boisson

L´eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l´eau minérale en bouteille (capsulée). On s’assurera que la bouteille n’ait pas été déjà ouverte. Glaçons également prohibés.

Les Vietnamiens boivent beaucoup de thé (vert). Français et Américains leur ont légué la bière (blonde, légère) et les sodas. Le vin de riz est sympathique, d’où l’on tire un alcool fort, le chum. Le café est excellent, mais bu additionné de lait concentré.

5 • Transports

Route

Depuis quelques années, le réseau routier s'améliore (routes généralement à deux voies). Cela ne signifie pourtant pas que l’on puisse rouler vite : vélos, charrettes, motocyclettes, véhicules en tous genres occupent le bitume. Quand ce n’est pas du riz que l’on y met à sécher… Il est donc pratiquement impossible de passer 50 km/h. De toute façon, les touristes ne sont pas autorisés à conduire, seuls les résidents ont le droit de prendre le volant.

Taxi et location

Nous vous déconseillons formellement la location de voiture sans chauffeur. Bien trop dangereux. Les Vietnamiens ne respectent aucun code de la route… Aucune assurance ne vous couvrira suffisamment.
On trouve facilement des taxis. Ils sont peu onéreux et… honnêtes : vous paierez le prix affiché au compteur.

Train

Réseau assez limité, trains vétustes, peu confortables, lents… Les wagons brinqueballent rudement sur des voies étroites. On sera donc fort chahuté. Les Vietnamiens disent d'ailleurs avec humour posséder leur TGV : « le train à grandes vibrations » !
On pourra pourtant se laisser tenter par le Victoria Express, train de charme reliant Hanoi à Lao Cai, dans le nord du pays.

Avion

Le transport aérien domestique est assuré par deux compagnies : Vietnam Airlines, la compagnie d´Etat, et Pacific Airlines, une compagnie privée.

Il est conseillé de voyager léger. En effet, chariots et porteurs sont rares et les différents transports intérieurs ne disposent que de peu de place pour les bagages (souvent assez malmenés). La façon la plus pratique de voyager est de laisser vos bagages à l’hôtel et de vous munir d´un petit sac pour des expéditions ponctuelles.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Vietnam est à GMT+7, c'est à dire :
– en été, il y a 5 heures de décalage (quand il est 12h00 à Paris, il est 17h00 à Hanoi) ;
– en hiver, il y a 6 heures de décalage (quand il est 12h00 à Paris, il est 18h00 à Hanoi).

Argent

La monnaie nationale est le dong (VND). Elle n´existe qu’en billets (pas de pièces) de 100 000, 50 000, 20 000, 10 000, 5 000, 2 000, 1 000, 500 et 200 dongs.
Soyez vigilants : les billets de 20 000 dongs et ceux de 5 000 sont de la même couleur bleue et se ressemblent beaucoup.

On peut obtenir des dongs, soit par retrait carte bleue, soit contre des chèques de voyage dans les grandes banques (qui prennent une commission).
Il est plus intéressant d´emporter des euros que des dollars US. Ne pas changer dans la rue, mais dans des endroits officiels : la stabilité du dong limite les entourloupes.
Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h00, et le samedi, de 8h00 à 12h00.
Outre les banques vietnamiennes, vingt banques étrangères sont implantées au Vietnam.

Electricité

L´électricité est, en général, de 220 volts dans les constructions récentes ; le « 110 » reste toutefois assez commun. Les prises sont soit du type européen (deux fiches rondes), soit du type américain (deux fiches plates). Il est préférable d’emporter un adaptateur-transformateur. Prévoir également une lampe de poche : les coupures d´électricité sont fréquentes.

Horaire

Administrations et boutiques ouvrent entre 7h00 et 8h00 et ferment à 16h00 ou 17h00. Fermeture courante entre 12h00 et 14h00.

Média

Une publication francophone : le Courrier du Vietnam.
On peut trouver quelques chaînes câblées dans les principaux hôtels des grandes villes. Vous pourrez ainsi voir, si vous le souhaitez, TV5.

Poste

Ouverture entre 7h00 et 8h00 et fermeture entre 16h00 et 17h00 (avec une pause courante entre 12h00 et 14h00).

Téléphone

Pour appeler le Vietnam depuis la France, il faut composer le 00 + 84 + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Vietnam, il faut composer le 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

Les appels téléphoniques sont facturés par unités de trois minutes. Préférez les appels automatiques aux opérateurs (plus chers). On peut acheter des « uniphoné kad » (cartes de téléphone) utilisables dans les Publiphones (cabines téléphoniques). Pour les communications, les tarifs des hôtels sont plus élevés que ceux des bureaux de poste.

Internet

On trouve des cybercafés dans les principales villes (Hanoi, Ho Chi Minh-Ville et Hue).

Couverture GSM

Le relais au Vietnam est bon, excepté dans les régions retirées et montagneuses.
Toutefois, nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur (la réception dépend de lui) sur l’ouverture d’une ligne internationale.

Devise

VND

Taux

Cours d'achat estimé : 1 VND = 0.000037 Euros au 17/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Vietnam en France
61 rue de Miromesnil
75008 – Paris
Tél. : 01 44 14 64 00
Fax : 01 44 14 64 24 (section consulaire)
Web : http://ambassade-vietnam.fr/

Ambassade du Vietnam en Belgique
Boulevard Général Jacques, 1 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 379 27 37
Fax : 02 374 93 76
Email : vnemb.brussels@skynet.be

Ambassade du Vietnam en Suisse
Schlösslistrasse 26 - 3008 Berne
Tél. : 031 388 78 78 (section consulaire)
Fax : 031 388 78 79 (section consulaire)
Email : vietsuisse@bluewin.ch
Web : www.vietnamconsulate.ch

Consulat

En France, en Belgique et en Suisse, les fonctions consulaires sont assurées par l'ambassade.

Consulat du Vietnam à Genève
Chemin des Corbillettes, 30 - 1218 Le Grand-Saconnex
Tél. : 022 798 24 85
Fax : 022 798 24 69

Office de tourisme

Il n'y a pas d'office de tourisme du Vietnam en France.

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Vietnam.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastiques.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Le Vietnam abrite une faune sauvage d´une richesse extrême. Plusieurs espèces inscrites sur la liste des espèces menacées au niveau mondial sont encore présentes : le singe à tête blanche, l'éléphant, le rhinocéros, le tigre, le léopard…

Mais le déboisement dramatique du pays menace ces animaux. La surexploitation des bois exotiques pour l’exportation en est la principale cause. Le bois est pourtant une source importante de revenus pour le pays, dont il n´est pas envisageable de se passer. En revanche, il semble impératif de s´orienter vers des productions contrôlées et renouvelées. Les populations locales (qui maîtrisent très bien, par exemple, des techniques de plantation et de récolte du bambou respectueuses de la biodiversité) doivent être impliquées dans ces projets. Les méthodes traditionnelles de renouvellement des milieux pourraient être améliorées par l'utilisation de fertilisants modernes, augmentant les taux de reboisement tout en assurant la sécurité économique et alimentaire.

Le Vietnam compte une centaine de réserves naturelles, couvrant plus de 3% du territoire. Le parc national Phong Nha Ke Bang, par exemple, a été inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco. Des mesures de protection de l'environnement sont prises par les autorités locales et le gouvernement envisage de créer d’autres parcs et réserves dans le cadre de plans de développement durable.

Longtemps, le Mékong est resté relativement à l´abri des problèmes de pollution. Pas ou peu de barrages et quelques grandes villes seulement, peu industrialisées. Mais, comme ailleurs, la pollution a fini par envahir ses eaux et les divers projets de développement, qui verront le jour au cours des prochaines années, font peser des risques importants sur les écosystèmes et la qualité de vie des populations riveraines. Selon des études récentes, le fleuve perdrait plus d’eau en saison sèche qu’il n’en retrouverait pendant la saison des pluies ; il y a donc un danger réel de carence en eau et une menace pour l’agriculture et la pêche. Les zones de mangrove se réduisent également.
La Mekong River Commission (MRC) a enfin reconnu la prévention de la pollution comme l´une de ses plus hautes priorités. Même si les problèmes de pollution se retrouvent partout, ils sont très présents dans le delta, qui est une zone agricole et d´aquaculture importante. Les pesticides (insecticides, herbicides, fongicides…), dont plusieurs ont été soit interdits, soit réglementés en raison de leur toxicité, sont encore utilisés massivement par une majorité d´agriculteurs. Les impacts sur la santé des populations commencent à inquiéter les autorités vietnamiennes.

La baie de Ha Long est particulièrement touchée par la pollution : des tonnes de détritus s´y entassent chaque jour. Heureusement, des initiatives sont prises ; quelques villages ont instauré des « barques de nettoyage » : à la rame et à l’épuisette, des jeunes gens ramassent les ordures flottantes. C´est déjà l´amorce d´une prise de conscience ! Et comme 5 à 10 dollars suffisent à payer mensuellement un nettoyeur et sa barque, on a forcément envie de mettre la main à la poche !