1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses.

Il est possible de l'obtenir à l’arrivée en Tanzanie, aux points d’entrée suivants : aéroport Dar es Salaam, Arusha, Zanzibar, Kilimandjaro Airport. Tarifs : 50 dollars US : payables en liquide (pas d'euros). Désormais, en plus de l’habituelle Arrival Declaration Card, le voyageur doit compléter un formulaire de demande de visa au guichet des services d’immigration.

Délivré également par les services consulaires tanzaniens à l’étranger (plutôt plus cher).
On vous demandera, dans ce cas, une photo d´identité par personne, une attestation de voyage ou une facture, un formulaire de demande de visa complété et le règlement (espèces ou mandat-lettre, en cas de demande par correspondance).
Délai d´obtention : 48 heures (15 jours, par correspondance).

Zanzibar

Nouvelles taxes touristiques à régler sur place, à compter du 1er juillet 2015, ayant pour but de développer les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires : 1 dollar US par personne et par nuit à régler directement aux hôtels lors du séjour du client ; 1 dollar US par personne par personne à régler à l’aéroport au départ de Zanzibar pour les vols domestiques.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire pour les voyageurs en provenance d’Europe (avril 2011). Mais elle l’est pour ceux qui auront passé plus de 12 heures dans un pays d’endémie. Elle pourra donc être exigée aux arrivées aéroportuaires, terrestres ou portuaires pour les voyageurs arrivant de l’un des pays est-africains voisins (Kenya, Ethiopie, Ouganda), où la maladie peut être présente. Les autorités sanitaires de Zanzibar peuvent exiger un certificat valide de vaccination à l'arrivée de Tanzanie continentale. Même non obligatoire, la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée. Le ratio bénéfice-risque en fera évaluer l’opportunité par le médecin du centre de vaccination agréé (pour la vaccination des seniors en particulier).

Vaccins conseillés

Diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite, Hépatites A et B, Rougeole pour les enfants. Pour des séjours prolongés, typhoïde, rage (surtout pour les enfants).

Paludisme

Le paludisme est présent dans tout le pays, dès lors qu'on est au-dessous de 1 500 m. En conséquence, on appliquera des mesures de prévention active contre les moustiques : répulsifs, vêtements couvrants, moustiquaires, qui protègeront également contre les risques d’autres maladies vectorielles, comme la dengue (en extension permanente), le chikungunya (dont la première épidémie connue a été décrite en 1952, en Tanzanie) ou le virus Zika. Le traitement préventif est recommandé : Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques), Doxycycline ou Méfloquine (Lariam) (sachant que le Lariam est contre-indiqué en altitude, donc, pour les voyageurs devant faire l'ascension du Kilimandjaro).

Autres risques

Ils seront d'autant plus facilement évités que vous respecterez les consignes de prévention des risques alimentaires, environnementaux ou comportementaux, exposés dans nos recommandations générales. Risques liés à la randonnée en haute montagne : 5 895 m pour le Kilimandjaro, ce sera suffisant pour dissuader la plupart des voyageurs d'en tenter l’ascension. Restent deux catégories de montagnards. Une première dont nous ne parlerons pas, considérant (peut-être à tort) qu'elle est bien informée, bien entraînée et suffisamment équipée pour parer aux risques de la haute montagne ; ce sont les alpinistes, venus avec le Kilimandjaro pour objectif. Si les risques sont (presque) les mêmes pour tous, nous prenons pour principe que ceux-là les connaissent. Ce n'est pas forcément le cas des autres et ces « autres » pourraient bien être vous, tentés par l'occasion qui se présente de découvrir des paysages, une flore, une faune inconnus et, pourquoi pas, la neige sous les tropiques. Reportez vous alors au chapitre consacré à l´altitude dans nos recommandations et, pour éviter les accidents, observez scrupuleusement les conseils que nous vous donnons. Souvenez vous que si vous n´êtes pas bien préparé et bien équipé, votre ascension sera plus pénible que plaisante. Vous devrez avoir à l´esprit que, même si vous êtes près de l'équateur, vous êtes en haute montagne et qu'il y fait très froid la nuit (risque de gelures) et que, parce que vous êtes près de l'équateur, le soleil « tape » fort (risque de brûlures solaires et d'ophtalmie des neiges). Risques liés à la plongée sous–marine. Votre voyage se terminera peut-être sur l’une des plages de la côte ou de Zanzibar. Attention aux coups de soleil, aux blessures par les coraux, les coquillages ou les rochers (que vous préviendrez par le port de chaussures de bain ou de palmes), aux piqûres de méduses, de poissons ou d'oursins. Mais, surtout, vous aurez envie de découvrir (autrement que d’un bateau à fond de verre) les fabuleux fonds marins, leur faune et leur flore. Rappelons que la première précaution est de ne pas plonger en l'absence de moniteurs spécialisés et de vérifier la fiabilité du matériel. Reportez-vous au chapitre de nos recommandations concernant les risques des baignades et plongée.

3 • Géographie

Capitale

Dodoma (capitale administrative depuis 1990). Dar es Salam reste la capitale économique.

PIB

9,2 milliards de dollars US.

Point culminant

Le Kilimandjaro, 5 895 mètres.

Climat

Situation et reliefs suscitent des contrastes : climat chaud et humide sur la côte ; très agréable sur les plateaux du centre.
Attention ! dans l´intérieur, l´altitude moyenne est de 1 500 m ; les matinées et les soirées peuvent être fraîches et la nuit froide. En revanche, jamais moins de 20° la nuit sur la côte.
Située sous les tropiques, la Tanzanie ne connaît pas d'hiver. Climat et températures dépendent de l'altitude et de la proximité de la mer. Il fait de 24 à 27° de juin à septembre, de 30 à 35° de décembre à mai.
La majeure partie de l´est africain connaît une alternance de saisons sèches (de décembre à mars et de juin à octobre) et de saisons des pluies (avril, mai et novembre). Pendant la saison, la pluie, si elle n´est ni réellement torrentielle ni ininterrompue, peut rendre un certain nombre de pistes impraticables.
On peut aller en Tanzanie à n'importe quelle période. Haute saison de décembre à février, et de juillet à septembre.

Géographie

La Tanzanie est baignée par l’Océan indien ; elle a des frontières communes avec le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, la RDC, la Zambie, le Malawi et le Mozambique. Sa partie insulaire, l’archipel de Zanzibar, est formée de trois îles principales : Unguja, Pemba et Mafia. La partie continentale est traversée par la Rift Valley, à l’ouest. Un vaste plateau central (1 000 m d’altitude moyenne) donne naissance au réseau hydrographique du pays. La Tanzanie intervient aussi dans la gestion des lacs Victoria, Tanganyika et Malawi. L’est est une plaine côtière. Le nord montagneux est dominé par le Kilimandjaro ; le Ngorongoro, dans la région d’Arusha, est un autre volcan éteint (et l’une des merveilles du continent) ; un seul volcan actif, toujours dans la même zone nord, l’Ol Doingo Lengaï.

Economie

La Tanzanie, de ce point de vue, revient dans la course. Le collectivisme maoïste ne lui a pas vraiment réussi ; sinon peut-être en ce qu’il n’a pas fait : les ressources naturelles sont nettement sous-exploitées. Résultat, le pays est parmi les quinze plus pauvres du monde : infrastructures déficientes, malnutrition, analphabétisme, SIDA. Il ne manque pourtant pas d’atouts. Tourisme, or (second producteur africain), diamants, investissements étrangers et approche plus réaliste de l’économie ont permis, ces dernières années, des résultats appréciables (un taux de croissance du PIB entre 6 et 7% depuis 2002). L’exploitation de gisements pétroliers et gaziers se met en place. La lutte contre la corruption aussi. On commence également à tirer des bénéfices de l’aide publique au développement. Le budget 2007 était orienté par les besoins d’infrastructure : c’est vraisemblablement là-dessus que se jouera l’avenir économique du pays et sa position dans les échanges régionaux.

Faune et flore

La Tanzanie est, quant à la faune, un pays riche. Les Big Five y deviennent Big Nine (éléphant, rhinocéros, hippopotame, lion, léopard, guépard, girafe, zèbre et buffle) ; on y compte plus de 80 espèces de grands mammifères. Les migrations des zèbres et des gnous, entre le parc tanzanien du Serengeti et le Massaï-Mara kenyan sont parmi les dernières du continent. Les grands animaux, donc, mais aussi les originaux : oryctérope, daman, galago, lièvre sauteur, ratel, mangouste naine, otocyon… Gazelles et antilopes à foison. Les oiseaux, de l’autruche au guêpier nain, du marabout à la pintade, de l’ibis sacré au travailleur à tête rouge, du spréo superbe au bulbul des jardins, présentent une étourdissante variété. Insistera-t-on sur le mille-pattes géant d’Afrique, le scorpion à longues pinces, la fourmi légionnaire ? Plutôt sur les poissons : poisson zèbre ou perroquet, dauphin, marlin, tilapia, barracuda… Tous ces animaux supposent une flore également riche et variée, adaptée à des milieux contrastés. Le tutélaire baobab ne saurait, malgré sa taille, cacher la forêt.

Aujourd'hui, près de 10% du territoire jouissent d'un statut spécial de protection. Trois formules :
- les parcs nationaux, où les règles de protection sont les plus exigeantes (aucun habitant) ;
- les réserves de gibiers (game reserves), où la chasse est autorisée ;
- les zones protégées, où l’on accepte des habitants, sous certaines conditions (comme dans certains de nos parcs naturels).

4 • Hommes et cultures

Population

38 139 640 d’habitants (2007).

Langue Officielle

Les langues officielles sont l'anglais et le swahili (ou kiswahili).

Langue parlée

La plupart des Tanzaniens parlent l’anglais (qui est enseigné dans les écoles). On parle arabe à Zanzibar et plus de cent vingt langues et dialectes sur le continent (sukuma, gogo, haya, nyamwesi, makonde, chagga, tumbuka, nyakyusa-ngondé, etc.). Le français est rare.

Peuple

Plus de cent vingt groupes ethniques sont présents en Tanzanie (bantous à 95%). Les plus nombreux sont les Sukuma (15,5% de la population), puis les Gogo (4,1%), les Haya (3,7%), les Tumbuka (3,1%), les Nyamwezi (2,8%)… En petit nombre, Indiens, Européens, Arabes (à Zanzibar).

Religion

45 % des Tanzaniens sont chrétiens, 35% musulmans et 20 % se rattachent aux croyances animistes, à l’hindouisme, au sikhisme…

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
Mars-avril : fêtes de Pâques.
26 avril : Union Day.
1er mai : Fête du travail.
7 juillet : Journée des paysans.
25 décembre : Noël.

Ces jours sont chômés.

A cela, il faut ajouter les fêtes musulmanes (dépendante du calendrier lunaire).

Histoire

Le 26 avril 1964, l’union du Tanganyika et de Zanzibar donne naissance à la Tanzanie. A l’origine de ces liens, il y a la culture swahilie, issue des relations économiques, politiques et religieuses, qu’entretenaient populations bantoues de la côte est de l’Afrique et marchands arabes. L’archipel de Zanzibar constituait un excellent relai pour les commerces moyen-oriental, indien et même chinois avec l’Afrique et l’Europe. Les Portugais intervinrent dans ce cadre (XVIe siècle). Puis les Omanais prirent les choses en main, jusqu’à installer leur capitale à Unguja (1840). Mais bientôt, Anglais et Allemands viennent heurter en Afrique leurs ambitions coloniales. Les Britanniques supplantent leurs concurrents à Zanzibar, mais le traité d’Heligoland-Zanzibar (1890) impose un partage territorial. L’actuelle Tanzanie (plus l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi) échoit au Kaiser. C’est la Deutsch-Ostafrika, l’Afrique orientale allemande, avec Dar es Salam pour capitale. La colonie est gérée par les officiers au casque à pointe : un centralisme un peu rigide, la patte allemande. On réprime durement les révoltes (celle des Hehe, par exemple, dans les années 1890, ou celle dite « Maji Maji », en 1905-1907) ; on développe des cultures industrielles : coton, café, sisal… On pousse des explorations dans l’intérieur, où force est de constater que certains peuples ont atteint un haut niveau de développement (Massaï, Nyamwezi, Hehe…). On renonce rapidement à imposer la langue de Goethe, au profit du swahili. Réels efforts de mise en valeur au début du XXe siècle. La Première Guerre mondiale voit le colonel von Lettow-Vorbeck et ses askaris combattre les troupes de sa Gracieuse Majesté. Qu’il fait tourner en bourrique. Le Traité de Versailles démembre cependant l’Afrique orientale allemande : le Rwanda et le Burundi vont à la Belgique, le reste, le Tanganyika, à l’Angleterre. Le pays est dans un triste état. Les Anglais cherchent à stabiliser la situation des peuples indigènes en utilisant leurs institutions traditionnelles et en relançant l’agriculture. Mais les années trente sont dures pour le protectorat (qui intéresse peu la métropole). A Zanzibar, on s’appuie toujours sur le sultanat. Les cultures du Tanganyika contribueront pourtant à l’effort de guerre allié contre l’Allemagne hitlérienne. Ensuite, c’est la marche à l’indépendance où s’illustre Julius Nyerere, à la tête du TANU (Tanganyika African National Union) ; celle-ci est acquise le 9 décembre 1961 (l’Ouganda aura la sienne en 1962). Celle de Zanzibar suit le 10 décembre 1963. La Tanzanie est sur les rails et le règne de Nyerere commence, inspiré par la révolution chinoise. Les Tanzaniens sont traités à la sauce maoïste ; écoles et communes populaires fleurissent. Le pays s’isole progressivement. La frontière avec le Kenya est fermée de 1977 à 1983 ; en 1978, une attaque ougandaise est repoussée avec difficulté. Après avoir amorcé l’inflexion de sa politique économique, Nyerere se retire en 1985. Ses successeurs accélèrent la réintégration du pays au concert des nations.

Politique

République fédérale. Le Président de la République, chef de l’Etat, est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il nomme le Premier Ministre et le gouvernement. Le Parlement est à une chambre, de 274 sièges ; les députés sont élus pour cinq ans. Les lois fédérales s’appliquent à l’ensemble du pays ou à sa seule partie continentale (Zanzibar a son propre parlement et peut adopter certaines lois propres). Le pouvoir judiciaire combine instances traditionnelles, islamiques et Common Law.

Célébrités

David Livingstone (1813-1873) : lorsqu’en 1871, le journaliste américain Stanley lance au célèbre explorateur écossais « Doctor Livingstone, I presume ? », ils sont à Ujiji, près de Kigoma, en Tanzanie. Livingstone était parti de Zanzibar en 1866 pour compléter l’exploration du lac Tanganyika. Puis, il avait disparu.

Julius Kambarage Nyerere (1922-1999) : le mwalimu (l’instituteur) fut le père de la nation tanzanienne. Président pendant plus de vingt ans, il eut la sagesse, peu fréquente parmi les leaders de sa génération, de se retirer, renforçant ainsi la légitimité des institutions. Ses compatriotes ne lui tiennent pas rigueur des rigueurs du maoïsme, mais voient en lui le promoteur du citoyen tanzanien.

Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964) : officier colonial allemand, Lettow-Vorbeck était un gentleman. Entre 1914 et 1918, la guerre menée presque seul contre les Britanniques en Afrique orientale, avec une petite troupe africaine, fit sa légende. On notera que le respect que lui avaient inspiré les Africains l’empêcha, par la suite, d’adhérer au nazisme.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire.
En Tanzanie, le pourboire est de tradition dans la plupart des activités de service. Il n’est jamais « compris » (sauf parfois au restaurant) : 10% du montant de la facture sont la règle (plutôt 15% au restaurant à Zanzibar). Les prestations fournies à l’hôtel ou par nos représentants comprennent les taxes et le service. Cependant, le personnel de l’hôtel où vous séjournerez s’attend, s’il vous a satisfait, à un geste de votre part (tip box, en général ; 1 ou 2 dollars US par bagage au bagagiste).
Pour les chauffeurs et les guides, pourboire à la fin du safari. Entre 5 et 7 dollars US par jour et par voyageur sont dans la norme (si service satisfaisant). A la fin d’une ascension du Kilimandjaro : 5 dollars US par jour et par porteur ; 5 dollars US par jour pour le cuisinier et le guide assistant ; 10 dollars US par jour pour le guide. Toujours en fonction de la qualité du service ; si les différents intervenants ne donnaient pas satisfaction, il serait important de le leur expliquer et d’ajuster les pourboires en conséquence.
D’ordinaire, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Très peu de règles spécifiques.
La population se nomme elle-même wananchi (les gens, en swahili) et ce terme a une nuance respectueuse.
Les Zanzibarites sont musulmans et les femmes portent des vêtements couvrants ainsi qu´un voile cachant en partie leur visage. Il serait particulièrement malvenu, dans ces conditions, d´adopter une tenue vestimentaire trop décontractée, qui risquerait de choquer vos interlocuteurs et vos hôtes.

Achat

Quelques incontournables :
- les sculptures sur bois d'ébène (les plus belles sont celles des Makonde, un peuple du sud) ;
- le café ;
- les pierres précieuses ou semi-précieuses : la tanzanite (zoïsite bleue-violette) est la pierre fétiche du pays ;
- les vanneries et les poteries (artisanat bantou très répandu) ;
- les épices à Zanzibar, mais aussi un magnifique mobilier.

Attention ! des objets peuvent être montés avec des peaux d’animaux protégés. Leur commerce est donc en principe interdit. Certains artisans (autour du lac Eyasi, par exemple) les fabriquent toutefois dans l’ignorance complète et de bonne foi de la loi. Il y a là une ambigüité, qui ne fléchira pas les douaniers européens.

Cuisine

Le plat le plus courant est l'ugali (sorte de polenta). Il est généralement accompagné d’un ragoût viande oignons tomates et de légumes hachés. Le riz et la banane plantain sont également très communs. Les fruits sont savoureux : oranges, ananas, mangues, papayes, corossols, bananes…

Sur les bords de l'Océan indien et à Zanzibar, profitez de la cuisine swahilie, qui accommode poissons et crustacés avec du lait de coco et des épices.

Boisson

Ne jamais boire l’eau du robinet. Eviter les glaçons. Boire de l'eau minérale en bouteille (capsulée). Les sodas peuvent faire l’affaire (vérifier toutefois qu’ils aient bien été ouverts à votre intention). Thé et café sont d’eau bouillie : pas de problème.
Heureusement, la bière est bonne et largement répandue. Safari (forte), Kilimandjaro et Castle Lager (légère) se partagent le marché.
Dans la plupart des restaurants et lodges, vous trouverez des vins sud-africains. Sous les marques Losa ou Tanport Red, vous pourrez même tâter du vin… tanzanien.

5 • Transports

Route

Pour louer ou conduire, le permis de conduire international est requis.
Attention ! conduite à gauche.
L’état du réseau routier laisse à désirer. L'approvisionnement en carburant, en revanche, ne pose pas de problème particulier (prévoir toutefois une réserve en cas de long trajet).
Pour les safaris privés que nous vous proposons en Tanzanie, les déplacements par la route se feront à bord de 4x4 ou de minibus (à toit ouvrant, afin de vous permettre de vous lever pour observer et prendre des photos).

Taxi et location

Il faut compter autour de 2000 TZS de jour et 2500 TZS de nuit pour une course en ville. Le prix est à fixer au départ (mais, ne payez qu'une fois arrivé à destination… et après avoir récupéré vos bagages).

Train

Deux compagnies exploitent le réseau ferré : Tazara et Tanzania Railways Corporation.
La ligne Tazara, reliant Dar es Salam à la gare de New Kapiri Mposhi, en Zambie, est fréquemment utilisée par les étrangers. C’est moins le cas des lignes de la Tanzanian Railways Corporation.

Avion

Nombreuses liaisons intérieures, à horaires parfois aléatoires.

6 • Infos pratiques

Décalage

La Tanzanie est à GMT+3, c'est à dire :
- en été, il y a une heure de décalage (quand il est 12h00 à Paris, il est 13h00 à Dodoma).
- en hiver, il y a deux heures de décalage (quand il est 12h00 à Paris, il est 14h00 à Dodoma).

Argent

L´unité monétaire est le shilling tanzanien (TZS). Non exportable.

La plupart des lodges et des hôtels acceptent les cartes de crédit et changent les devises.
Il reste cependant difficile d´obtenir de l’argent liquide sur présentation d’une carte de crédit. Les distributeurs automatiques sont peu nombreux.

D’autre part, une taxe d´encaissement (5% à 10% du montant) s’ajoute à tout règlement par carte. Néanmoins, les chèques de voyage n’étant pas d’usage courant et étant encore d’utilisation difficile en Tanzanie, nous vous recommandons de payer par carte bancaire lorsque c’est possible. Ou en espèces.

Les banques ouvrent de 9h00 à 14h00 (fermées le samedi et le dimanche).

Le dollar US permet de régler bien des choses… Mais, attention, les coupures antérieures à l’année 2000 ne sont pas acceptées. Vérifiez bien que vos billets aient été émis après cette date.

Electricité

220 et 230 volts, 50 Hz. Les coupures de courant sont assez fréquentes. Les prises sont à trois fiches, deux plates horizontales et une verticale (système britannique). Par prudence, emportez un adaptateur.

Horaire

Les magasins sont ouverts de 9h00 à 17h30, du lundi au vendredi, et de 9h00 à 13h00, le samedi.

Média

En Tanzanie, la langue des médias est le swahili. Radio nationale et stations privées émettent dans cette langue toute la journée. La presse écrite, qui s'est considérablement développée depuis 1993, l’utilise, elle aussi, de manière préférentielle. The Guardian et The Daily Mail sont, toutefois, deux quotidiens en anglais.

Poste

La poste est ouverte de 8h00 à 16h30, du lundi au vendredi, et de 8h30 à 12h00, le samedi.
On peut acheter des timbres dans les hôtels et, bien sûr, dans des bureaux de poste.
Il faut compter 10 jours d'acheminement vers l'Europe.

Téléphone

Pour appeler la Tanzanie depuis la France, il faut composer le 00 + 255 + l´indicatif de la ville (sans le 0) + le numéro à 7 chiffres de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis la Tanzanie, il faut composer le 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres (sans le 0 initial) de votre correspondant.
Il sera assez difficile de téléphoner en France de votre hôtel (compter une demi-heure d´attente minimum). Ce sera plus difficile encore en brousse ; sauf en cas d´urgence, dans un lodge disposant d’une liaison radio.
En conséquence, le coût d´un appel téléphonique international est élevé : 4 à 5 dollars US la minute.
Pour être joint sur place en cas d´urgence, le plus simple est encore de prendre contact avec notre prestataire en Tanzanie (ses coordonnées sont dans votre pochette de voyage).

Internet

On trouve de nombreux cybercafés dans les grandes villes.
Internet est le moins onéreux des moyens de communication. Compter, par exemple, environ 500 TZS (0,4 euro) les 30 minutes à Arusha ou Zanzibar et 300 TZH (0,3 euro) les 30 minutes à Dar es Salam.

Couverture GSM

Le téléphone portable fonctionne quasiment partout (sauf dans le Serengeti, selon les zones).
Il existe cinq réseaux ; nous vous conseillons, pour plus de détails, de contacter votre fournisseur d'accès avant de partir.

Devise

TZS

Taux

Cours d'achat estimé : 1 TZS = 0.000381 Euros au 16/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade de Tanzanie en France
7 TER rue Léonard de Vinci - 75116 Paris
Tél. : 01 53 70 63 66
Fax : 01 47 55 05 46
Email : ambtanzanie@wanadoo.fr

Ambassade de Tanzanie en Belgique
Avenue Franklin Delano Roosevelt, 72 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 640 65 00
Fax : 02 646 80 26
Email : tanzania@skynet.be

La Suisse relève de l’ambassade de Tanzanie à Berlin (www.tanzania-gov.de).

Consulat

En France et en Belgique, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

Office de tourisme

La Tanzanie n´a pas d´office de tourisme en France. On consultera le site officiel du Tanzania Tourist Board : www.tanzania–web.com/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Tanzanie.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastiques.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

En Tanzanie, la dégradation de l'environnement est un problème majeur, qui ne fait que s'aggraver depuis dix ans, au point de devenir très préoccupant. La côte tanzanienne, par exemple, s'étend sur 800 km le long de l'Océan indien et, comme c'est le cas dans beaucoup de pays en développement, elle connaît une évolution très rapide.
A Dar es Salam, on trouvait encore récemment des plages très propres et attrayantes, ainsi que d'excellents hôtels de tourisme. Mais certains, sinon tous, sont actuellement menacés d’effondrement. Les vagues s'abattent sur les plages avec une puissance terrible, ce qui provoque une forte érosion, menaçant les bâtiments. Ce phénomène a été en partie accentué par la pratique de la pêche aux explosifs, qui a détruit les récifs coralliens qui amortissaient autrefois la violence des vagues. Cette pêche à la dynamite a ainsi non seulement détruit les organismes vivants, mais également mis les plages à la merci de la mer. Pour combattre l'érosion, on a fait ériger des barrières de roches et de béton, qui ne s’avèrent pas aussi efficaces que le corail.
Le Conseil national de gestion de l'environnement (NEMC), organisation semi-gouvernementale, est chargé de superviser les ONG les plus actives dans la lutte contre la dégradation du milieu côtier. Le NEMC n'existe que depuis quelques années, mais il effectue un bon travail de sensibilisation aux questions environnementales. La radio est mise à contribution : le Conseil a une émission régulière, une fois par semaine, sur Radio Tanzanie Dar es Salam.
Par le canal du NEMC, la Tanzanie participe aussi au programme de gestion intégrée des régions côtières (SICOM). Cela après avoir élaboré, en 1995, son propre programme d’exploitation durable des ressources côtières et marines. Des projets locaux de SICOM sont mis en œuvre à Tanga, Kunduchi, Mafia, Mtawara et Lindi. Ce programme fait appel à la population, afin qu'elle prenne conscience des enjeux de la dégradation de l'environnement et qu'elle participe activement à la résolution du problème.

A Zanzibar, l’île corallienne de Chumbe a été déclarée sanctuaire marin en 1994. Le Chumbe Island Coral Park est géré par une association privée, qui combine écotourisme et sensibilisation de la population locale, éco-bungalows et visites scolaires. La formule fonctionne et le récif est dans un état remarquable : 370 espèces de poisson, 200 espèces de corail, 50 espèces d’oiseau…