Destinations
Activités

1 • Formalités

Passeport

Passeport valable 6 mois après la date de retour du voyage.

Afin de parer à toute éventualité, on veillera à disposer d’un passeport comportant le nombre de pages vierges requis ou suffisant (généralement 3, dont 2 en vis-à-vis).

Passeport d’urgence. Ce document n’étant pas accepté partout, il faudra s’assurer, avant d’en faire la demande éventuelle, qu’il est reconnu par le pays concerné par le voyage ; on vérifiera également s’il implique une demande de visa (ce qui peut être le cas même pour des pays où on en est dispensé avec un passeport ordinaire).

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

Permis de conduire : pour éviter tout désagrément, il peut-être utile, même pour les pays extra-européens reconnaissant officiellement sur leur territoire la validité du permis français, de se procurer également un permis de conduire international ou, à défaut, une traduction assermentée du permis français.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les Etats-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.

ESTA. Tous les voyageurs français, belges ou suisses se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa pour les ressortissants français (séjour de moins de 90 jours). Une carte de tourisme individuelle sera toutefois établie dans l’avion. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune n'est pas exigée pour les voyageurs arrivant directement d'Europe ou des USA, mais elle peut l'être pour ceux qui arrivent de tous les pays d'Amérique du Sud, à l'exception du Chili et de l'Uruguay, et pour ceux qui vont au Nicaragua (où le débarquement pourrait leur être refusé si elle n'était pas faite).
Elle doit être recommandée pour les voyages dans la province du Darien, où la maladie peut sévir.

L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Vaccins conseillés

Il faudra bien sûr être vacciné (ou immunisé) contre diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite, hépatites A et B, rougeole pour les enfants. Et, éventuellement, si le voyage est aventureux, contre, typhoïde, rage.

Paludisme

Hors la province du Darien, où les voyageurs devront, en plus, prendre un traitement préventif du paludisme (atovaquone-proguanil ou doxycycline sur prescription médicale), une protection contre les piqûres de moustique sera suffisante, mais indispensable contre les risques d'autres maladies vectorielles (dengue, chikungunya, virus Zika, etc.).

Autres risques

En suivant les conseils, que nous vous avons donnés dans nos recommandations générales, vous augmenterez vos probabilités d'y échapper. La protection contre les moustiques vous protègera contre d'autres affections transmises par les piqûres d'insectes, en particulier contre la dengue, et maintenant le chikungunya, présents et en extension dans toute l'Amérique Centrale. Les risques alimentaires sont les mêmes que partout, en dehors des grands hôtels des villes et des stations balnéaires. Respectez les règles habituelles : lavage fréquent des mains, aliments cuits et chauds, boissons capsulées. Sur la côte pacifique, où les vagues sont souvent impressionnantes et sur la côte caraïbe aux lagons cristallins, il faudra observer les conseils se rapportant au soleil (le port d'un "panama" est ici particulièrement indiqué), à la plage et à la pratique de la plongée sous-marine.

Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

3 • Géographie

Capitale

Panama

PIB

5.000 € par habitant (France 26 000 €)

Point culminant

Le Baru culmine à 3475 mètres.

Climat

Le Panama possède un climat dit "tropical". On y distingue deux saisons, dont la saison sèche, qui s’étend de décembre à avril et est appelée "verano" (été). Mars et avril constituent les mois où il fait généralement le plus chaud. Ensuite la saison pluvieuse, qui s’étend elle de mai a novembre. Les Panaméens appellent cette saison humide "invierno" (hiver). A ne pas confondre avec l’hiver nord-américain ou européen.
Au Panama, les courbes de températures demeurent relativement constantes. Les écarts de température sont liés à l’altitude. Sur les côtes, le mercure grimpe régulièrement à plus de 35°C. Plus on s’élève en altitude et plus les températures deviennent fraîches.

Géographie

Le Panama est coupé dans sa longueur par plusieurs chaînes montagneuses. La sierra de Tabasara pénètre dans le pays par l'ouest. Son altitude moyenne est de 1525 mètres, et son plus haut sommet, le Baru, un volcan éteint, atteint 3475 mètres.
A l'est du canal, la cordillère de San Blas et la serranía del Darién, plus basses, ont une altitude moyenne de 915 mètres environ et sont presque entièrement situées à l'intérieur du pays. La région comprise entre les deux systèmes montagneux est formée de collines de 100 à 450 mètres d'altitude, ainsi que de vallées fertiles bien arrosées et de plaines. Elle est entièrement couverte de forêts denses et surmontées de crêtes, d'arrêtes et, par endroits, de plaines et de hauts plateaux. Depuis les deux chaînes se déversent environ 325 rivières et cours d'eaux qui rejoignent le Pacifique et 150 qui descendent jusqu'à la mer des Caraïbes.
Le principal fleuve est le Tuira, qui se jette dans le golfe de San Miguel, sur la côte pacifique. Un autre grand fleuve, le Chagres, qui prend sa source dans le centre du pays, a été barré pour former le lac Gatun, qui communique avec le canal de Panama.
La bande étroite (90 kilomètres au minimum) que forme le Panama s'élargit au centre sud dans la péninsule d'Azuero, qui ferme le golfe de Panama. Celui-ci abrite l'archipel des Perles, qui est constitué d'une centaine de petites îles d'une superficie totale de 1165 km².
Le Panama est divisé en neuf provinces et un territoire spécial, Comarca de San Blas.
La capitale, Panama, compte environ 950 000 habitants, suivie par Colón (140 000 habitants), à l'extrémité nord du canal de Panamá, et David (102 500 habitants), ville agricole située près de la frontière du Costa Rica.

Economie

La principale source de revenus du pays provient du canal, retrocédé par les américains en 2000. La zone franche de Colon, la deuxième du monde après celle de Hong Kong, est une des assises de l'économie du pays, ainsi que le système des pavillons de complaisance qui assure au Panama d'importants revenus et en fait le deuxième pays du monde pour l'importance de la flotte. Seul un tiers des habitants dispose d'un véritable travail salarié. Le reste de la population travaille dans l'agriculture de subsistance, le secteur informel, ou est au chômage.
Environ 8% du territoire panaméen est consacré à l'agriculture. Les principales cultures sont la banane, la banane plantain, la canne à sucre, le riz, le maïs et le café. La forêt panaméenne produit divers types de bois, en particulier de l'acajou. De grandes plantations, généralement dirigées par des sociétés nord-américaines, produisent des bananes, de la canne à sucre et du cacao.

Faune et flore

Les milieux climatiques variés et son ouverture sur les deux océans Atlantique et Pacifique confère au pays une grande richesse de faune et de flore. Comme souvent dans cette partie du monde, une large part de ces espèces animales et végétales est endémique. Parmi les animaux vivant au Panama, on peut nommer l'aigle harpie, un des rapaces les plus puissants au monde (devenu oiseau national), le coati, mammifère de taille moyenne dotée d'une longue queue, ou bien encore l'iguane que tout le monde connaît.
Concernant les végétaux, le Panama abrite de nombreuses mangroves où se développent comme nulle part ailleurs des écosystèmes très riches. Elles permettent également de ralentir l'érosion des terres. S'agissant des centaines espèces de plantes et d'arbres présentes au Panama, deux d'entre elles ont une importance toute particulière. En premier lieu l'orchidée blanche, symbole du pays, puis le ceiba, arbre jadis vénéré par le peuple Maya qui continue d'impressionner ceux qui le croisent par son aspect très singulier.

4 • Hommes et cultures

Population

2 960 784 habitants

Langue Officielle

La langue officielle est l’espagnol.

Langue parlée

L’anglais est très répandu surtout dans les régions touristiques. Il est cependant toujours utile et courtois de connaître au moins quelques mots d’espagnol.

Peuple

La population du pays est composée à plus de 75% de métis (d'origine amérindienne et européenne) et de mulâtres (issus d'Africains et d'Européens), et d'environ 6% d'Amérindiens de souche - surtout des Cunas, des Guaymis et des Chocos - le reste étant d'origine asiatique, africaine ou européenne.
Parmi les Indiens du Panamá, nous pouvons distinguer les Wounaans et les Kunas, entre autres.
Les Wounaans, peuple du Darién, cette zone de forêt primaire impénétrable, sont mondialement
connus pour leur artisanat de vannerie et de sculpture ; des objets wounaans sont exposés au musée des Arts Premiers à Paris. Ils devraient être aussi mondialement connus pour leur gentillesse et leur sens de l’hospitalité.
Du même groupe ethnique que les Emberas, ou les Chocos, les Wounaans sont originaires de Colombie et émigrèrent au Panamá au gré de leur histoire mouvementée depuis 500 ans. Ainsi le village de Boca Lara connaît une histoire étonnante dans son développement, lié notamment à la CIA et la Seconde Guerre mondiale.

Les Kunas, peuple du nord du Panamá (notamment sur les magnigiques îles San Blas) remarquables pêcheurs et navigateurs, restent peut-être le peuple le plus fier du pays : en effet, comment imaginer qu’au XXIème siècle, ils aient pu préserver près de 400 îlots paradisiaques sans qu’aucun agent immobilier ne les ai corrompus ? De plus, ils ont développé un artisanat spécifique : les molas, compositions textiles à base de motifs géométriques étonnant. Ici nous parlerons de matriarcat tant le rôle des femmes est prépondérant ; ce sont d’ailleurs elles qui transmettent de mère en fille leur patrimoine. Enfin, les Indiens kunas vivent dans un territoire autonome, la Comarca où ils gèrent leur politique intérieure.

Religion

Les catholiques sont majoritaires avec 85% de la population, héritage historique oblige. Les protestants représentent l'essentiel des 15% restants.

Calendrier des Fêtes

En 2017
1er janvier : Jour de l'an
9 janvier : Jour des martyrs
24-28 février : Carnaval de Panama
1er mars : Mercredi de Cendres
13 avril : Jeudi saint
14 avril : Vendredi saint
16 avril : Pâques
1er mai : Fête de travail
15 août : Fête de la fondation de la ville de Panama
1er et 2 novembre : Toussaint et Fête des morts
3 novembre : Jour de l'Indépendance
10 novembre : Premier appel pour l'Indépendance
28 novembre : Fête nationale
8 décembre : Fête des mères
25 décembre : Noël

Histoire

L'histoire du Panama a été grandement influencée par la position stratégique de cet isthme étroit qui relie l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud et sépare l'océan Pacifique de l'océan Atlantique. Les Cunas, les Chocos et les Guaymis sont quelques-unes des tribus indigènes qui ont occupé la région. Même si ces civilisations n'étaient pas aussi avancées que celles des Mayas ou des Incas, il se peut qu'elles aient subi l'influence de celles-ci. L'explorateur Rodrigo de Bastidas débarqua sur le territoire en 1501 et, l'année suivante, Christophe Colomb revendiqua le Panama au nom de l'Espagne.
Le Panama servit de base au transport maritime des minéraux, des métaux précieux et des trésors en provenance du Pérou et acheminés vers l'Espagne par un axe traversant le pays d'un océan à l'autre, de Panama au port de Nombre de Dios, sur l'Atlantique. Dépendant de la vice-royauté du Pérou, le Panama fut intégré à la Nouvelle-Grenade au début du 17ème siècle et resta sous la domination espagnole jusqu'en 1821. La Nouvelle-Grenade fut alors rattachée à la république de Grande-Colombie, créée sous l'égide de Simon Bolivar. En 1826, Bolivar réunit les gouvernements des cinq États de la Grande-Colombie, à Panama, lors du congrès panaméricain, afin de construire avec eux l'unité du continent sud-américain. Il mourut cependant en 1830, avant d'avoir consolidé cette unification.
Déjà, en 1855, les Américains avaient achevé la construction d'une voie ferrée qui traversait le Panama d'un océan à l'autre. Les Espagnols avaient eu l'idée de construire un canal pour relier les deux océans, mais ce fut un Français, Ferdinand de Lesseps, qui, en 1880, réalisa finalement la première tentative avec la Compagnie universelle du canal interocéanique. Les travaux furent cependant interrompus neuf ans plus tard en raison d'un grave scandale politico-financier qui secoua la IIIème République française.
En 1903, la Colombie refusa aux États-Unis le droit d'achever le canal. En réaction, les États-Unis incitèrent le Panama à se soulever. Le 3 novembre de cette même année, la Colombie dut alors consentir à la création de la république du Panama. Des troupes américaines furent envoyées pour soutenir le nouveau gouvernement panaméen et, dès le 18 novembre, les droits du canal furent vendus aux États-Unis.
Le canal fut achevé en 1914, et devint un passage obligé pour les bâtiments naviguant entre les océans Atlantique et Pacifique, leur évitant le long, et souvent périlleux, voyage autour du cap Horn, à la pointe de l'Amérique du Sud. Les États-Unis contrôlaient le canal, et la plupart des postes de direction furent confiés à des citoyens américains.
Depuis l'indépendance, acquise en 1903, la vie politique du Panama a connu des soubresauts, les relations souvent tendues avec le voisin américain en étant un enjeu important.

Politique

Le Panama est une république au pouvoir décentralisé, composée de 9 provinces dirigées et un territoire autonome, qui sont dirigées par des gouverneurs nommés par le chef de l'Etat.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l'équivalent de 4 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. Au restaurant, lorsque le service n'est pas compris, ajouter 10% du montant de l'addition. A l'hôtel, l'équivalent de 80 centimes d'euro par bagage au bagagiste ; pour les femmes de ménage, 1 ou 2 euros par jour.
En règle générale, nous vous conseillons d'aligner votre pourboire sur l’économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

Les arts du Panama reflètent son mélange ethnique : tribus indiennes, métisses, divers groupes orientaux… Les arts traditionnels incluent le découpage, le tissage (mola des indiens Kunas), la céramique et les masques en bois. A voir également sur les marchés les hamacs.

Cuisine

Dans la cuisine panaméenne, la cuisson des aliments, parmi lesquels le maïs tient une place prépondérante, se fait à l'huile. Les plats sont peu épicés, et si l'on a coutume de dire que cette cuisine manque de variété, elle comporte des plats incontournables si vous séjournez au Panama. Le "ceviche" est un plat à base de poisson qu'on laisse mariner 24 heures dans du jus de citron (qui "cuit" le poisson) avec des oignons et de la coriandre. Le "Sancocho" est une soupe chaude à la viande (le plus souvent du poulet) accompagnée de nombreux légumes comme des poivrons, du mais,... c'est un peu le plat national. Les "patacones" sont également à essayer, il s'agit de rondelles de banane aplaties frites à l'huile.

Boisson

Comme souvent dans les pays d'Amérique Latine, la bière est une boisson très appréciée. Vous trouverez au Panama pas moins de 7 marques nationales, dont la Panama Cristal, la Balboa et la Soberana. Les "happy hours" sont également très répandues, le plus souvent de 16h à 19h.
Vous aurez également l'occasion de satisfaire votre goût pour les jus de fruits extrêmement variés pour lesquels vous constaterez qu'ils se dégustent localement avec du sucre de canne, qui constitue l'une des principales cultures du pays.
Evitez de boire l’eau du robinet, car le risque du paludisme en dessous de 1 000 mètres est important, surtout dans le Darién. La plupart des hôtels mettent à votre disposition de l’eau purifiée en bouteille dans votre chambre. Vérifier auprès de la réception si cela est gratuit.

5 • Transports

Route

11500 kilomètres de routes permettent de sillonner le pays, mais seulement 4000 kilomètres sont goudronnés, et il n'existe que 30 kilomètres d'autoroute. Il est recommandé d'utiliser un véhicule à quatre roues motrices pour emprunter les routes secondaires.

Taxi et location

Le taxi reste le moyen le plus simple pour se déplacer en ville, le réseau de bus étant assez désorganisé. Le tarif des courses est fixé en fonction de la zone de destination et vous aurez à payer un léger supplément pour chaque passager supplémentaire. A noter que seuls les taxis d'aéroport vous fourniront une facture.

Train

Le pays compte 355 kilomètres de voies ferrées.

Avion

Le seul aéroport international du pays est celui de Tocumen, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale, les autres petites structures se limitant aux vols intérieurs. Certains anciens aéroports militaires ont désormais une activité exclusivement civile, à l'instar de celui d'Albrook.

6 • Infos pratiques

Décalage

GMT-5, c'est à dire:
En été, moins 7 heures,lorsqu'il est 12h00 en France il est 05h00 du matin au Panama.
En hiver, moins 6 heures, lorsqu'il est 12h00 en France il est 06h00 du matin au Panama.

Argent

La monnaie nationale est le balboa.
Munissez-vous avant votre départ de dollars américains car le gouvernement n’imprime aucun billet de banque et, en conséquence, le papier monnaie couramment utilisé est le dollar américain. En ce qui concerne les pièces de monnaie, à la fois le Balboa et les pièces américaines sont utilisées. Le balboa est divisé en 100 centésimos.
La carte de crédit est acceptée dans bon nombre d’hôtels, magasins, restaurants, en particulier les cartes : Visa International et MasterCard. Cependant, ne comptez pas que sur elles car plusieurs petits commerçants les refusent. Veillez donc à toujours avoir des espèces sur vous.
La majorité des commerces panaméens refuse les coupures de billets de 50 et 100 dollars américains du fait du nombre important de faux billets de ce type en circulation.

Electricité

Le courant est de 110 volts, et les prises sont différentes des françaises. Il faut donc se munir d'un adaptateur et d'un transformateur.

Horaire

Les banques sont ouvertes de 8h à 13h. Il faut éviter les vendredis, car c’est le jour d’affluence pour les transactions de commerçants. Dans toutes les villes de grande et moyenne taille, les banques changent les monnaies courantes, mais plus rarement les chèques de voyage. Les administrations sont généralement ouvertes de 8h à 16h et les magasins de 9h à 19h.

Média

Concernant la presse, les divergences d'opinions sont relativement bien représentées et "La Prensa", par exemple, est un journal assez indépendant et critique. On trouve également deux quotidiens plus conservateurs, "La Estrella de Panama" et "El Panama America", ainsi qu'un journal économique, "El Martes Financiero". Cependant, les titres les plus lus restent les tabloïds locaux, comme "La Critica" ou "Mi Diario".
Les radios se révèlent éclectiques, on peut entendre toutes sortes de programmes sur les ondes panaméennes, allant de la musique latine aux émissions religieuses en passant par des programmes culturels ou politiques.
Les chaînes de télévision disponibles proposent également une grande variété de programmes, parmi lesquels on retrouve un classique de l'Amérique Latine : les feuilletons à l'eau de rose diffusés en fin d'après midi qui rassemblent un grand nombre de téléspectateurs.
Vous retrouverez de plus la plupart des chaînes internationales comme CNN ou TV5.

Poste

On trouve de bureaux de poste dans chaque ville. Appelé ici "Correos y Telégrafos", ils se distinguent par leur enseigne bleu et jaune. Dans la capitale, certains hôtels vendent également des timbres à leurs clients. Comptez B/.0,45 pour un carte postale à destination l’Europe.

Téléphone

Pour appeler la France, composez le 00 33 + numéro de votre correspondant sans le "0".
Pour appeler au Panamá, composez le 00 507 + numéro de votre correspondant.

Internet

Vous trouverez assez facilement des cybercafés à Panama City, et de nombreux hôtels proposent un service haut débit.

Couverture GSM

Nous vous conseillons de contacter directement votre opérateur téléphonique pour des renseignements précis sur la couverture qu'il propose au Panama.

Attention ! certaines régions isolées, comme l'archipel des San Blas ou la région de Coiba n'ont pas de couverture téléphonique.

Devise

PAB USD

Taux

Cours d'achat estimé : 1 PAB = 0.906807 Euros au 25/01/2020 - Source : www.xe.com Cours d'achat estimé : 1 USD = 0.906807 Euros au 25/01/2020 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

PARIS
Adr. : 145, avenue de Suffren - 75015 Paris
Tél : 01.45.66.42.44
Fax : 01.45.67.99.43

Consulat

PARIS
(Fonctions consulaires assurées par l'Ambassade)
Adr. : 145, avenue de Suffren - 75015 Paris
Tél : 01.45.66.42.44
Fax : 01.45.67.99.43

MARSEILLE
Consulat général
Adr. : 11, quai des Belges - 13001 Marseille
Tél : 04.91.90.05.84
Fax : 04.91.91.10.26

NICE
Consulat Général
Adr. : 1083, avenue Maréchal de Lattre de Tassigny
06360 Eze
Tél : 04.93.78.90.13
Fax : 04.93.78.64.63

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l’environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou plus naturel, il est de sa responsabilité de respecter l’endroit qu’il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Panama.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d’infrastructure d’élimination des déchets. Par exemple : les piles et batteries, les médicaments périmés, les sacs plastiques.
- La rareté de l’eau est aujourd’hui un problème mondial. Même si le pays visité n’est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d’une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n’êtes pas présents dans la chambre. La climatisation n’est d’ailleurs pas forcément absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : cueillir des fleurs rares, ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

A première vue, la forêt tropicale du Panama est préservée et présente une richesse florale exceptionnelle. On la trouve de part et d’autre du canal, dans le nord-ouest et dans l’est. Plus de 20% de la superficie du territoire de l’isthme panaméen sont protégés. Le parc national de Coiba (sur l’île de Coiba, au sud-ouest du pays), dans l’est le parc national du Darien et, dans la cordillère de Talamanca (Costa-Rica et Panama), le parc international de La Amistad sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pourtant, la déforestation, la pollution des eaux et de l’air, la mauvaise gestion des déchets et des toxiques fragilisent ce patrimoine. L’industrialisation, certaines techniques agricoles traditionnelles, la pression démographique, la faiblesse des infrastructures, la pauvreté sont les principaux agents de ces détériorations. Et le réchauffement climatique a sur tout cela des effets aggravants. Les études d’impact montrent que les projets d’extension du canal menacent sérieusement les milieux naturels riverains.
Un dispositif légal pour la protection de l’environnement est pourtant en cours d’élaboration, la cogestion des espaces protégés par l’administration et les populations indigènes est mise en place… Si ces mesures sont encore balbutiantes, elles marquent néanmoins une prise de conscience des enjeux du développement durable par les autorités. L’intégration aux programmes régionaux se fait par le biais d’organisations comme la CCAD (Commission centroaméricaine sur l’environnement et le développement) ou la CICAD (Commission interparlementaire d’Amérique Centrale sur l’environnement et le développement).