1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Le plus pratique (et le moins coûteux) est de demander ce visa à l’arrivée, à l'aéroport de Katmandou. Pour cela, munissez-vous d'une photo d'identité et de :
- 25 dollars US (ou équivalent euros, billets uniquement), pour un visa de 15 jours (entrées multiples) ;
- 40 dollars US (ou équivalent euros, billets uniquement), pour un visa de 30 jours (entrées multiples) ;
- 100 dollars US (ou équivalent euros, billets uniquement), pour un visa de 31 à 90 jours (entrées multiples).

Le visa est gratuit pour les enfants de moins de 10 ans. Pour les séjours de moins de 3 jours, les visas gratuits n'existent plus (prendre un visa « 15 jours »).

En cas de voyage combiné Inde-Népal, il est à noter que la loi indienne interdit d’entrer en Inde, ou au Népal depuis l’Inde, avec des roupies indiennes (conséquence logique de l’interdiction d’importer et d’exporter des roupies indiennes). Les contrevenants s’exposent à des sanctions.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccin obligatoire, sauf fièvre jaune pour les voyageurs en provenance de zones où la maladie peut être présente.

Vaccins conseillés

Il faudra, comme pour tous les voyages (et, peut-être, plus encore ici qu´ailleurs), vérifier qu'ont été faits, en l'absence d'immunité connue, les vaccinations (ou leurs rappels) contre diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite , hépatites A et B, rougeole surtout pour les enfants. Il est, en outre, souhaitable (car il s'agit souvent de voyages « difficiles ») d'être immunisé contre typhoïde, rage, concernant l'encéphalite japonaise, la vaccination est conseillée aux expatriés et, pendant la mousson (période de circulation du virus), aux voyageurs ayant des activités de plein air dans la province du Teraï (rizières, parc de Chitwan), inutile pour les trekkeurs au-delà de 1 500 m.

Paludisme

Le paludisme ne sévissant pas au-dessus de 1800 m, les treks et les expéditions d’altitude ne sont pas concernés. La seule province impaludée est le Teraï, région très touristique (safaris, rafting…). La prévention passera, d'abord, par une protection rigoureuse contre les piqûres de moustiques (vecteurs potentiels dans le Teraï, non seulement de paludisme, mais aussi, sur un mode épidémique, de dengue, de chikungunya, de zika ou d'encéphalite japonaise) : répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées. Elle devra être complétée par la prise d'un traitement préventif par atovaquone-proguanil ou doxycycline, sur prescription médicale. Compte tenu du risque d'effets indésirables, la prescription de méfloquine (Lariam) ne sera proposée aux voyageurs qu'en cas de bonne tolérance lors de voyages antérieurs ou de contre-indication aux autres médicaments actifs.

Autres risques

Les risques alimentaires sont fréquents pendant les treks, au cours desquels boire abondamment est une nécessité absolue. Si vous n'êtes pas sûr de l'eau qui vous est proposée, vous pourrez boire du thé. Respectez les règles habituelles de l´hygiène alimentaire : lavage des mains, aliments cuits et chauds… L'hygiène corporelle, en particulier des pieds, est, bien sûr, capitale. L’altitude est le problème principal auquel sera confronté le voyageur. Il nous parait indispensable d´insister sur les risques de la haute montagne. Il faut savoir qu'un trek au Népal (sans parler d’une ascension du « Toit du monde ») constitue souvent un réel effort physique et qu'au-delà de 4000 m, il est important de tester la capacité du voyageur. Plus que les examens classiques (électrocardiogramme, radiographie pulmonaire), qui ne révèleront que des contre-indications relatives, il peut être utile de faire évaluer, dans un centre spécialisé, la résistance de l'organisme à la baisse de la pression d'oxygène rencontrée en haute montagne (test à l'hypoxie). La sensibilité au mal des montagnes est individuelle : elle n'est pas fonction du degré d'entraînement, ni de la condition physique. Elle peut être répétitive pour un même sujet à une même altitude. Elle semble être dépendante de facteurs constitutionnels, encore mal définis. La prévention du mal aigu des montagnes passe par certaines règles, bien connues des montagnards chevronnés : d'abord avoir en tête que, dans l'Himalaya, l'altitude n'est pas comparable à celle des plus hauts massifs alpins (les camps de base y sont installés plus haut que les plus hauts sommets européens) ; s'acclimater, en séjournant quelques jours à une altitude intermédiaire ; entre 3 500 et 4 500 m, l'ascension ne doit pas excéder 500 m par jour ; le bivouac devra, chaque fois que c’est possible, être installé moins haut que l'altitude atteinte dans la journée. Dès les premiers signes de mal des montagnes (maux de tête, nausées, fatigue intense, vertiges), il faut arrêter la montée, traiter les symptômes, boire abondamment et, en cas de persistance, ne pas hésiter à redescendre. L'apparition de ces signes doit être considérée comme une alerte et imposer l'arrêt immédiat de l'ascension et la redescente, sous peine de voir s'installer les redoutables complications que seraient l'œdème pulmonaire et l'œdème cérébral de haute altitude. Les traitements préventifs (acétazolamide et inhibiteurs calciques) pourront être conseillés par le spécialiste, avant le départ. Les traitements (dexaméthasone, caisson hyperbare portable) ne seront utilisés que par des coéquipiers qualifiés (guide secouriste ou médecin). L'altitude peut exposer à 3 autres risques : le froid et le vent, responsables de gelures et d'hypothermie ; les chutes, responsables de fractures ou d'entorses ; le soleil, dont vous devez savoir vous protéger ; tant du rayonnement direct (crèmes à très haut indice de protection, supérieur à 40), que de la réverbération (port de lunettes de type « intégral »). Il est impératif de contracter une assurance de rapatriement sanitaire couvrant les frais de recherche et garantissant le recours possible à un hélicoptère en cas d’accident en montagne. L’attention des randonneurs et des alpinistes est attirée sur la nécessité de bien vérifier les montants garantis par leur police d’assurance (le tarif d’une évacuation héliportée s’élevant au minimum à 3 000 dollars US alors que le plafond des frais couverts par les assurances allant de pair avec l’usage d’une carte bancaire est généralement inférieur) et de s’assurer que le contrat ne comporte pas de clause restrictive au-delà d’une certaine altitude. Si vous sortez des sentiers de randonnée, soyez très attentifs au distinguo établi dans les contrats entre les secours proprement dits et les opérations de recherche.

3 • Géographie

Capitale

Katmandou.

PIB

En 2007, 383 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Mont Everest (Sagarmatha, en népali), 8 850 mètres. C’est le plus haut sommet du monde.

Climat

Automne : durant les mois d’octobre et novembre, le ciel est normalement d’un bleu profond, le soleil souvent radieux et la vue sur les montagnes la plupart du temps cristalline, la température pendant la journée est plutôt agréable. C’est une excellente période pour le tourisme et le trekking, même si les températures peuvent être froides, spécialement la nuit dans la région de l’Everest.
Hiver : les chutes de neige abondantes rendent parfois impraticables plusieurs cols de haute altitude. Le trekking est toujours possible, mais à des altitudes inférieures à 4 000 m à cause du froid. Le temps est très clair et la visibilité sur les montagnes excellente.
Printemps : de mars à mai, les journées sont ensoleillées et les températures de plus en plus clémentes. La vue sur les montagnes est de moins en moins bonne au fur et à mesure que la mousson approche, mais c’est aussi la période de floraison des rhododendrons, absolument magnifique, spécialement dans la région des Annapurna.
Eté : en juin et juillet, les masses d’air humide du golfe du Bengale se heurtent à la chaîne himalayenne. En s’élevant, elles se refroidissent et se condensent pour retomber sous forme de pluie : c’est la mousson. Ses effets sont très inégaux à travers le pays. Elle perd graduellement de son intensité en se déplaçant du sud-est vers le nord-ouest. Certaines régions sont donc moins touchées par la mousson : le nord de la zone de l’Annapurna (Manang, Naar, Phu), le Haut-Dolpo et le Mustang. Ailleurs, les chemins sont parfois glissants et souvent infestés de sangsues…

Géographie

Coincé entre l’Inde et la Chine, sur le versant sud de l’Himalaya, à la latitude de la Floride, le Népal présente un vertigineux étagement, de 60 m à 8 850 m. De bas en haut, on distingue le Teraï (entre 60 m et 300 m), puis le Siwalik (altitude moyenne 1 500 m), le Mahabharata Lekh (une chaîne montagneuse, dont les sommets atteignent 3 000 m), le plateau népalais (ou région des collines centrales, entre 600 m et 3 000 m), la chaîne de l’Himalaya enfin. Cette dernière compte plus de 100 sommets au-dessus de 7 000 m et 8 au-dessus de 8 000 m : Everest, Kangchenjunga, Lhotse, Makalu, Cho Oyu, Dhaulagiri, Manaslu, Annapurna. D’ouest en est, les principales rivières népalaises sont la Mahakali, la Karnali, la Kali Gandaki, la Buri Gandaki et la Trisuli, qui forme, avec la Kali Gandaki, la Narayani (Teraï).

Economie

La guerre civile a énormément coûté à une économie déjà fragile ; le délabrement touche tous les secteurs d’activité et le gouvernement ne dispose, de ce fait, que d’une marge de manœuvre étroite. Le soutien international est essentiel au redémarrage du pays. Toutefois, le retour à la stabilité politique devrait bénéficier aux deux secteurs clés : l’hydroélectricité (et la gestion de l’eau) et le tourisme. L’agriculture, qui emploie 80% des Népalais, archaïque et disséminée, est une base économique friable. Les principales productions sont l’orge, le millet, la pomme de terre, les pois, le riz, le maïs… Les infrastructures sont à rétablir. L’économie népalaise est presque entièrement dépendante de cette de l’Inde. Structure du PIB : agriculture, 36% ; industrie, 23% ; services, 41%.

Faune et flore

On a défini 6 zones de végétation, qui correspondent grosso modo à l’étagement du pays : tropicale jusqu’à 300 m (savane, forêts pluviales, acacias, sals, ficus, kapokiers…) ; subtropicale, jusqu’à 2 000 m (châtaigniers, magnolias, pins…) ; tempérée basse, entre 1 700 m et 2 700 m (chênes, noyers, bouleaux, érables, pins…) ; tempérée haute, entre 2 400 et 4 000 m (chênes, rhododendrons arborescents, sapins, cèdres, pins bleus…) ; subalpine, jusqu’à 5 500 m (prairies d’altitude, primevères, anémones, aubépines, genêts, angeri, gentianes, edelweiss…) ; arctique.

Les basses terres hébergent l’Eléphant d’Asie, le Macaque d’Assam, le Tigre du Bengale, la Panthère nébuleuse, le Rhinocéros indien, le Gaur, le Cerf des marais, le Gavial… Plus haut, on trouve le Cerf axis, le Cerf aboyeur, le Sanglier, l’Ours brun, l’Ours à collier, le Petit Panda… Plus haut encore, le Tahr de l’Himalaya, l’Once, le Yak… L’animal « le plus haut du monde » est sans doute une petite araignée sauteuse, qui vit sur l’Everest, jusqu’à 6 700 m : Euophrys omnisuperstes. Parmi les oiseaux, citons la Turdinule immaculée, le Colombar commandeur, la Grande Aigrette, le Faisan de Wallich, le Héron strié, l’Aigle criard, le Tétraogalle de l’Himalaya, le Rhynchée peinte, le Bec-d’ibis tibétain, la Chevêchette cuculoïde, le Martin-pêcheur tacheté… Sans omettre, bien sûr, le symbole national : Lophophorus impejanus, le Lophophore resplendissant.

4 • Hommes et cultures

Population

27 670 558 habitants (2009).

Langue Officielle

Le népali (famille indo-européenne ; écrit avec l’alpha-syllabaire dévanagari).

Langue parlée

Au Népal, on parle 93 langues de la famille sino-tibétaine et 26 langues de la famille indo-européenne ; à quoi il faut ajouter 2 langues austro-asiatiques (le santali et le mundari) et 1 langue dravidienne (le kurux népali). Les langues indo-européennes sont les plus parlées (86% des locuteurs) : népali, 43% ; maithili, 9,5% ; bhojpouri, 6%... Les deux premières langues sino-tibétaines sont le newari (3%) et le tamang de l’est (2,6%). L’anglais est véhiculaire ; parlé couramment par les commerçants, les hôteliers et sur les sites touristiques.

Peuple

La société népalaise est multiethnique. On distingue deux groupes principaux : les indo-népalais (ou Paharis), qui, en gros, occupent le sud du pays ; les tibéto-népalais (ou Bhotias), au nord (et en altitude). Parmi les premiers, citons les Népalis, les Maithili, les Bhojpouri, les Awadhi, les Tharu… Parmi les seconds, les Tibétains, les Sherpas, les Tamang, les Thakali, les Gurung…

Les Sherpas (les « Orientaux »), légendaires porteurs et guides d’altitude, sont originaires du Tibet (ils parlent d’ailleurs un dialecte tibétain). Le Khumbu est le centre de leur « pays », où ils pratiquent l’élevage et une agriculture de subsistance dans des conditions très rudes. Ils sont environ 160 000.

Religion

L’hindouisme a été la religion officielle du royaume jusqu’en 2006. Le Népal est désormais une république laïque. 86,5% des Népalais sont hindous (surtout les indo-népalais). L’hindouisme népalais pratique encore les sacrifices d’animaux. Les tibéto-népalais sont bouddhistes (7,8%), ou Kiranti (1,72%), ou musulmans (3,5%), ou chrétiens (0,17%).

Calendrier des Fêtes

Les fêtes relèvent pour la plupart d’un calendrier lunaire, leur date change d’une année sur l’autre. Selon notre calendrier, cela donne à peu près ceci.
Février : Shiva Ratri (nuit de Shiva) ; Losar (Nouvel An tibétain) ; fête nationale.
Mars : fête des Couleurs.
Avril : Nayabarsa ou Bisket Jatra (Nouvel An népalais).
Mai : anniversaire de la naissance du Bouddha.
Août : Gaï Jatra (fête de la Vache).
Septembre : anniversaire de la naissance de Krishna ; fête des Femmes ; fin de la mousson ; fête de la Déesse (Dasaï).
Octobre : fête des Lumières.

Histoire

C’est une stèle Gupta qui porte la première mention du terme « Népal » (IVe siècle de notre ère). Les Gupta régnaient alors sur le nord de l’Inde et la partie méridionale du Népal actuel. Toutefois, les premiers souverains historiques de la vallée de Katmandou sont les Kirats. Le roi indien Ashoka (273-232 avant JC) leur envoie des missionnaires bouddhistes. Puis les Kirats sont remplacés par les Liccharis, d’origine indienne (Ve-VIIIe siècle). Le mariage de la princesse népalaise Bhrikuti avec le roi tibétain Songtsen Gampo (613-650) détermine ce dernier à adopter le bouddhisme. Le Népal est donc dès lors intégré à la diplomatie matrimoniale régionale. Les Thakuri succèdent aux Liccharis, puis les Gupta aux Thakuri. Le roi Guan Kama Deva (1184-1196) fonde Katmandou. A la fin du XIIe siècle, la conquête musulmane du nord de l’Inde chasse au Népal une importante aristocratie hindouiste. Celle-ci va peser sur les destinées du pays. La dynastie Malla (XIIIe-XVIIIe siècle) codifie le système des castes. Yaksha Malla (1428-1480) partage son domaine entre ses enfants : trois royaumes concurrents apparaissent (Katmandou, Bhatgaon, Patan) et la puissance s’éparpille. Prithvi Narayan Shah (1723-1775), qui règne sur la petite principauté de Gorkha, va tirer les marrons du feu. 25 années de campagnes militaires lui permettent d’unifier le pays et de donner sa physionomie moderne au « Royaume du Népal ». Les premiers affrontements avec la British East India Company ont lieu alors. La dynastie Gurkha s’attachera à consolider les conquêtes (et à bloquer les raids tibétains, au nord). Au sud, les Anglais insistent, mais font l’expérience, à leurs dépends, de la valeur militaire des Gurkha. En 1816, le traité de Seghauli met fin aux hostilités et fixe la frontière méridionale du Népal sur les rivières Mahakali et Mecchi. Un Résident britannique s’installe à Katmandou, mais la souveraineté népalaise est préservée.

A partir de 1846, Jung Bahadur Rana (1816-1877) met en place le régime Rana : le roi est une potiche dans les mains d’une espèce de maire du palais héréditaire détenant tous les pouvoirs réels. Le système va fonctionner un siècle. Jung Bahadur Rana visite Londres et Paris en 1850. Résultat : une politique d’isolement total du Népal. Cependant, pour avoir la paix chez eux, les Rana savent seconder les Britanniques à l’extérieur, comme lors de la révolte des Cipayes (1857). En 1923, l’indépendance du Népal est formellement reconnue par la Grande-Bretagne. L’année suivante, l’esclavage est aboli. Mais, bientôt, l’indépendance de l’Inde (1947) change la donne. Le régime Rana est ébranlé. En 1950, le roi Tribhuvan s’exile à Delhi, d’où il soutient le soulèvement de la société contre les Rana. Sous la pression, Mohan Shumsher Rana se soumet. Le roi rentre au pays et prend les affaires en main. Les essais de démocratie parlementaire échouent. Le palais réactive alors l’ancienne institution des Panchayat, qui permet d’assurer une représentation politique minimale. Le système sera confirmé, par referendum, et amendé, en 1980. Les choses achoppent toutefois sur la question agraire. La monarchie prend le parti des propriétaires terriens et réprime les campagnes. Ces dernières sont prêtes à la révolte. En 1996, la « guerre du peuple népalais » est engagée par les maoïstes, qui contrôlent rapidement de larges portions de l’ouest. La guerre civile ruine le pays. Le 1er juin 2001, la famille royale est massacrée par l’un de ses membres. Gyanendra Bir Bikram Shah Dev (né en 1947), un « rescapé » du palais, monte sur le trône. Il suspend les institutions politiques et les droits fondamentaux au nom de la lutte contre les communistes. En avril 2006, l’opposition lance une grève générale ; acculé, le souverain accepte de rétablir le parlement et le principe de nouvelles élections législatives. En mai, le parlement supprime l’essentiel des prérogatives royales. Le Royaume du Népal devient l’Etat du Népal. Le 21 novembre de la même année, un accord de paix est conclu avec la rébellion maoïste. L’ONU est invitée à contrôler le processus. Et, le 28 décembre 2007, la monarchie est abolie.

Politique

Depuis le 28 mai 2008, le Népal est une république fédérale. Une assemblée constituante (601 membres) est chargée de rédiger une constitution définitive. Cette assemblée a élu un président et un vice-président. Le premier ministre détient toutefois l’essentiel du pouvoir exécutif.

Célébrités

Yeti. L’abominable homme des neiges est l’une des figures de la crypto-zoologie. Il hante l’imaginaire plutôt que les montagnes ; après avoir incarné l’effroi, il porte l’espérance folle qu’il y ait encore quelque chose d’intouché. Selon Hergé, il serait simiesque, sentimental et souffrirait de solitude.

Ang Rita (né en 1948), « The Snow Leopard », est un guide sherpa et un phénomène : 10 ascensions de l’Everest sans oxygène entre 1983 et 1996. Record du monde. Pour faire bonne mesure, on peut ajouter à ça le Dhaulagiri, le Cho Oyu et le Kanchenjunga…

Bal Krishna Sama (1902-1981) fut un grand écrivain, présenté parfois comme le « Shakespeare népali ». Et, de fait, le dramaturge de Stratford upon Avon a fourni nombre de motifs à celui de Gyaneshwor. Il fut également à l’origine de l’adoption officielle du terme « Népal ».

X-mantra (2001). Il n’y a pas que le sitar, l’harmonium ou le saranghi au Népal, il y a aussi des Fenders : X-mantra est le groupe de thrash metal népalais. Leur premier album, Crying for Peace (2003), fit bruyamment savoir aux politiques de tous poils qu’il fallait en finir avec la guerre civile.

The Royal Gurkha Rifles (créé en 1994) est le dernier régiment d’infanterie britannique formé de Gurkha. Héritier des légendaires unités de combattants népalais de l’armée des Indes, que la Couronne a envoyés sur tous les théâtres d’opération du monde (de la révolte des Cipayes à la guerre des Malouines, en passant par El-Alamein).

Tribhuvan Bir Bikram Shah Dev (1906-1955), roi du Népal de 1911 à 1950 et de 1951 à sa mort. Il a contribué à la fin de l’autocratie Rana et tenté de la remplacer par un système plus souple et en phase avec les évolutions contemporaines. Avec lui, la monarchie redevient, pour un temps, maîtresse du jeu politique.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 2 à 3 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons pour les guides 4 à 5 euros par jour et par personne. A l’hôtel, 0,5 ou 1 euro par bagage au bagagiste.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

A titre indicatif, un guide francophone est payé sur une base minimale de 3 700 roupies (41 euros) par jour de travail. En règle générale, un porteur est payé dans les 500 roupies (6 euros) par jour ; cela monte jusqu’à 800 roupies (9 euros) dans la vallée de l’Everest.

Au restaurant, Il est d'usage de laisser un pourboire, de l’ordre de 10% du montant de la facture.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

On veillera à contourner les stupas (mémoriaux bouddhiques) par la gauche. Voir, à ce propos, Tintin au Tibet. On se déchausse avant d’entrer dans une enceinte religieuse ou dans une maison (les chaussures seront rangées semelle contre terre).

Il est mal venu de montrer quelqu’un, ou même une statue, du doigt. Lorsque vous êtes assis, évitez de pointer vos pieds vers quiconque. Les hommes ne doivent pas être vus torse nu. Les couples seront discrets en public : on ne se tient pas la main, on s’embrasse encore moins.

Si vous n’y avez pas été invité, n’entrez pas dans la cuisine de vos hôtes. Le feu est sacré (spécialement chez les Sherpas), on n’y jette aucun détritus. N’utilisez ni l’assiette, ni le verre d’autrui. Si vous voulez, selon la pratique locale, manger un dal bath avec la main, n’utilisez que la droite.

« Namasté » est une expression que l’on utilise partout pour se saluer. Littéralement, elle signifie « que vos qualités soient bénies ». On la prononce en général en s’inclinant, les mains jointes. « Merci » n’existe pas. Pour marquer leur approbation, les Népalais ont un mouvement latéral de la tête, qui peut faire penser à celui marquant le « non » français ; ne vous y trompez pas.

Les paysages et la vie des Népalais offrent au photographe des sujets à foison, mais sachez photographier avec discrétion, en respectant la dignité des personnes. N’insistez pas si on vous oppose un refus. Attention ! Au Mustang, il est interdit de filmer sans une autorisation spéciale (qui coûte plusieurs milliers de dollars).

Au Népal, comme ailleurs en Asie, le temps est élastique…

Achat

Le Népal possède un artisanat riche et varié : objets de bois sculpté, instruments de musique, moulins à prière, bijoux et pierres précieuses, peintures religieuses (thankas), miniatures, tissus et broderies, tapis, châles, vêtements, linge de maison, mobilier, etc.
A Pokhara, Dhukuti, une association pour la promotion de l´artisanat népalais, dispose d’un magasin très bien fourni.
Au nombre des achats possibles, nous pouvons mentionner :
- les khukuris : couteaux coudés, souvent employés comme serpe (ou pour les sacrifices d´animaux), beaucoup de paysans en portent à la ceinture ;
- les saranghis, petites violes ;
- les moulins à prière, « symboles » du bouddhisme tibétain, et les bols chantants en bronze ;
- les tapis (vaste choix à Katmandou, mais on ne peut en emporter qu’un par personne) ;
- les bijoux : Katmandou regorge de colliers traditionnels (les poinçons « officiels » ne sont la garantie de rien) ;
- les pierres précieuses sont, en général, semi-précieuses ;
- les vêtements sont en grande quantité, mais d’une qualité assez pauvre ;
- les masques de bois ;
- les bronzes, cuivres, étains, laitons à la cire perdue (les plus beaux et les moins chers se trouvent à Patan) ;
- les tankhas, dont les prix varient énormément en fonction de la qualité.
A cela, on peut ajouter les papiers de riz, épices, pièces de monnaie et timbres anciens… Matériel et vêtements d´alpinisme et de trekking : à Katmandou, dans le quartier de Thamel, on trouve énormément d’articles (parfois neufs) à des prix inférieurs aux nôtres. Mais attention, beaucoup de contrefaçons de mauvaise qualité.

Cuisine

Le repas de base se compose de riz blanc (bath) et de lentilles (dal), auxquels on peut ajouter un curry de légumes ou de la viande (bœuf ou agneau, souvent). La cuisine tibétaine est très présente : soupes de nouilles, momos (raviolis aux légumes ou à la viande), fromage de yak…

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée), ou des sodas, ou de la bière (népalaise, blonde et légère). Le thé est servi avec du lait et sucré (à la tibétaine, il est salé et on y ajoute du beurre de yak). Le chang est une bière artisanale (fermentation d’orge) ; le rakshi, un alcool de riz.

5 • Transports

Route

Le climat met le réseau routier népalais à rude épreuve : glissements de terrain, chutes de pierres ou d’arbres sont fréquents en période de mousson. Le gel n’arrange rien. Dans l’ensemble, hors de la vallée de Katmandou, l’état des voies est précaire.
Puisqu’aucune règle ne semble s’appliquer à la circulation automobile au Népal (en dehors du principe de la conduite à gauche), la loi du plus fort prévaut. De l’état des routes à la législation sur les accidents, tout déconseille de conduire soi-même, surtout la nuit !

Taxi et location

Dans les grandes villes, le moyen de circulation le plus populaire est le rickshaw (pousse-pousse), qui permet de se faufiler sans difficulté dans les ruelles. Les taxis automobiles sont les fréquentes victimes des embouteillages.

Location : avec chauffeur (soyez raisonnables).

Train

Il n'y a pas de ligne de chemin de fer au Népal. En revanche, les bus desservent un grand nombre de destinations. Les lignes « touristiques » sont plus rapides que les « ordinaires », qui servent de tortillards…

Avion

Plusieurs compagnies privées permettent de rejoindre les petits aéroports de montagne : Buddha Air, Yeti Airlines, Cosmic Air, Gorkha Airlines.
Indian Airlines opère entre le Népal et l’Inde. Druk Air opère des vols entre le Bhoutan et l’Inde, via Katmandou.
Plusieurs vols quotidiens entre Katmandou et Pokhara. Pour les vols intérieurs, présentez-vous 2 heures avant le départ : les changements d’horaire et les annulations sont fréquents. La météo est la cause habituelle de ces contretemps.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Népal est à GMT+5h45, c'est à dire :
- en été, il y a 3h45 de décalage, lorsqu'il est 12h00 à Annecy, il est 15h45 à Katmandou ;
- en hiver, il y a 4h45 de décalage, lorsqu’il est 12h00 à Annecy, il est 16h45 à Katmandou.

Argent

La monnaie nationale est la roupie népalaise, divisée en 100 paisas. Ne pas confondre roupie népalaise et roupie indienne.

Emportez des euros en espèces : leur taux est meilleur que celui du dollar US. Quand vous échangez vos devises, n'acceptez pas de billets déchirés ou troués. Gardez les bordereaux de change pour reconvertir vos roupies (à hauteur de 10% du change effectué pendant le séjour) en quittant le pays.

Vous pouvez retirer des espèces aux distributeurs automatiques à Katmandou, Bhaktapur et Pokhara.

Les banques ouvrent en général de 10h00 à 16h00 en hiver et jusqu'à 17h00 en été (15h00 le vendredi). Elles sont normalement fermées le samedi.

Attention ! pensez à faire provision de roupies avant les treks, les suppléments (douche, eau potable, rechargement batterie…) sont fréquents, cela peut représenter une dizaine d’euros (900 roupies) par jour et par personne.

Electricité

220 volts (en général). Dans la plupart des cas, pas besoin d’adaptateur de prise, mais quelques installations avec prises de type indien (à trois grosses broches cylindriques) font de l’adaptateur type D une précaution judicieuse. Coupures d’électricité fréquentes (lampes torches utiles…).

Dans les lodges de moyenne altitude, on trouve de l’électricité pour recharger les appareils photo numériques, les téléphones portables, etc. Au-dessus de 3 500 m, l’électricité est souvent fournie par des panneaux solaires et, donc, d’une disponibilité plus aléatoire. Dans un cas comme dans l’autre, il peut vous être demandé de payer l’électricité.

Horaire

Repos le samedi au Népal (les magasins ferment le vendredi dans l’après-midi).

Média

Journaux : plusieurs quotidiens (Katmandu Post, The Himalayan Times…) et hebdomadaires népalais (Spotlight, Nepali Times…). Vous trouverez, dans les kiosques des grandes villes, des magazines internationaux, comme, par exemple, la Far Eastern Economic Review.

Télévision : une chaîne nationale, Nepal Television, et deux chaînes hertziennes privées (Kantipur Television et Image Channel).

Radio : nombreuses stations privées. La radio d’Etat (Radio Nepal) diffuse des bulletins d’information en anglais à 8h00 et à 20h00.

Poste

Délai moyen d’acheminement d’une lettre pour l’Europe : entre 10 et 15 jours. Vous pouvez acheter vos timbres dans les hôtels et leur confier votre courrier ; le plus sûr, toutefois, sera de le déposer vous-même à la poste.

Téléphone

Pour appeler le Népal depuis la France, composer 00 + 977 + l'indicatif de la ville sans le 0 (par exemple, le 1 pour Katmandou, ou le 61 pour Pokhara) + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Népal, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Attention ! il est impossible d´appeler en PCV.

Internet

Cybercafés en ville (Katmandou, Pokhara, Biratnagar…). Connexions lentes.

Couverture GSM

La couverture GSM est de plus en plus complète, y compris dans certaines zones de montagne, comme la vallée de l’Everest. Nous vous conseillons toutefois de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

NPR

Taux

Cours d'achat estimé : 1 NPR = 0.007886 Euros au 19/06/2018 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Népal en France
45 bis, rue des Acacias - 75017 Paris
Tél. : 01 46 22 48 67
Fax : 01 42 27 08 65
Email : nepalinparis@noos.fr
Web : www.nepalembassy.org/

Ambassade du Népal en Belgique
Avenue Brugmann / Brugmannlaan, 210 - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 346 26 58
Fax : 02 344 13 61
Email : embn@skynet.be
Web. : www.nepalembassy.be

Ambassade du Népal en Suisse
Rue de la Servette, 81 - 1202 Genève
Tél. : 022 733 26 00 / 21
Fax : 022 733 27 22
Email : mission.nepal@bluewin.ch

Consulat

En France, en Belgique et en Suisse, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

Office de tourisme

Le Népal n´a pas d´office de tourisme en France. On consultera le site officiel du Nepal Tourism Board : www.welcomenepal.com

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Népal.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Le Népal offre de splendides panoramas de vallées et de sommets enneigés. Il offre aussi le spectacle de pollutions désolantes, particulièrement en ville. Fumées et poussières dans l’air, détritus au sol font aujourd’hui partie intégrante de l’environnement urbain. La vallée de Katmandou est particulièrement touchée par l’augmentation du trafic routier. Heureusement les rues de la capitale sont régulièrement fermées à la circulation automobile, ce qui laisse la place libre aux rickshaws et aux petits commerçants. Une bonne initiative, qui désengorge les ruelles de Thamel et permet à la musique traditionnelle de triompher un moment des klaxons.
Les montagnes sont, elles aussi, menacées par l’envahissement des déchets. Les cordes, les toiles de tente, les bouteilles à oxygène, les emballages alimentaires, les cartons, les boîtes de conserve, les batteries, sont au nombre des déchets communs en altitude. Cette pollution est directement liée au tourisme et les professionnels ne sont pas encore tous assez vigilants sur ce point. Des écologistes australiens ont récemment ramassé près de 56 000 bouteilles de bière au pied de l’Everest ! Depuis, le gouvernement népalais a interdit toutes les bouteilles de verre dans la région : seules sont désormais autorisées les cannettes en métal, qui pourront être recyclées par les villageois de la vallée.