1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable pour la durée du séjour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.
Si l’enfant est accompagné d’un seul parent, portant un autre nom que le sien, il devra être muni d’un document (livret de famille) prouvant la filiation.
Un mineur de moins de 17 ans voyageant seul (ou sans être accompagné d’un responsable légal) disposera d’un document notarié établissant que ses parents ou responsables légaux autorisent le voyage (si ce document est émis ailleurs qu’au Mexique, il devra être légalisé par un notaire et/ou apostillé et traduit en espagnol).

Si votre voyage au Mexique vous amène à passer la frontière des États-Unis par voie terrestre, vous devrez, même pour une excursion, remplir un formulaire I94W, délivré par les autorités d'immigration à l'arrivée, acquitter un droit de 6 dollars environ (payable en dollars américains uniquement) et présenter votre passeport.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les États-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.

ESTA. Tous les voyageurs français, belges ou suisses se rendant, par air ou par mer, aux États-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d'une autorisation électronique d'ESTA (Système électronique d'autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n'est pas une garantie d'admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

ENTREE AUX ETATS-UNIS. À l’arrivée, les services de l'immigration prennent une photo de votre visage et vos empreintes digitales. Patientez derrière la ligne jaune tant que l’on ne vous invite pas à la franchir, cela peut durer un certain temps. Les contrôles de douane se font au premier point d’entrée sur le territoire. Passée l’immigration, vous récupérez vos bagages sur les tapis roulants et vous rendez à la douane. En cas de continuation aérienne, vous devrez récupérer vos bagages et les apporter aux tapis-bagages qui desservent les correspondances (connecting flights). Ils seront dirigés vers votre destination finale.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

Si votre voyage implique que vous transitiez par le Canada :

AVE. A partir du 10 novembre 2016, les voyageurs dispensés de visa qui prennent un vol à destination du Canada, ou qui transitent par le Canada vers leur destination finale, devront obtenir une autorisation de voyage électronique (AVE). Elle est valable 5 ans (à condition que votre passeport ait une validité équivalente) et coûte 7 dollars canadiens.
L'AVE n'est pas exigée des citoyens des Etats-Unis, ni des voyageurs possédant un visa valide. Elle ne l'est pas non plus des voyageurs entrant au Canada par voie terrestre ou maritime.
Le formulaire ad hoc doit être complété au plus tard 72 heures avant le départ sur le site http://www.cic.gc.ca/francais/visiter/ave-commencer.asp
Les femmes mariées doivent faire cette demande à leur nom de jeune fille.
Attention ! des sites non officiels proposent de délivrer l'AVE aux voyageurs à des tarifs exorbitants ; il arrive même que l'autorisation ne soit pas délivrée, ou pas reconnue par les autorités canadiennes. Veillez à faire la demande à l'adresse mentionnée ci-dessus.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les États-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa pour les ressortissants français, belges ou suisses (séjour de moins de 90 jours). Une carte de tourisme individuelle sera toutefois établie dans l’avion. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.

Attention ! les voyageurs séjournant dans l'Etat du Quintana Roo (Cancun, Playa) seront attentifs à avoir toujours sur eux leur passeport (original) et leur carte de tourisme : les contrôles sont fréquents et ceux qui ne pourraient présenter les documents demandés s'exposent à des mesures de contrainte.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Aucun vaccin n'est exigé à l'arrivée pour les voyageurs arrivant d'Europe ou des Etats-Unis.

L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Vaccins conseillés

Vaccins universels : DTCP + rougeole, oreillons, rubéole pour les enfants.
Hépatite A (maladie à transmission alimentaire) ; l'immunité peut être acquise par vaccination, mais aussi par contact muet avec le virus lors de voyages antérieurs (à vérifier par recherche d'anticorps protecteurs).
Hépatite B, vaccination proposée aux voyageurs à risque : si la transmission par sang contaminé est, aujourd'hui, nulle en milieu médical, les risques, comme ceux des autres maladies à transmission sexuelle (SIDA, syphilis et, probablement Zika) restent présents.

Paludisme

Maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, Zika et, de moins en moins, paludisme) : importance de se protéger des moustiques (répulsifs peau et vêtements, moustiquaires imprégnées). L'altitude limite les risques de paludisme, qui ne persistent que dans les zones rurales peu touristiques du Chiapas, de Chihuahua et d'Oaxaca. La prise de chloroquine (Navaquine) n'est pas indispensable dans le cadre de voyages touristiques.

Autres risques

Risques alimentaires, depuis la banale et fréquente turista, qui doit guérir en 24/48 heures avec diète hydrique + pansement intestinal (type Smecta), jusqu'aux plus sévères infections microbiennes, virales.

Les séjours balnéaires sur les plages caribéennes n'exposeront pas à des risques particuliers, hors ceux de la plongée sous-marine, autant liés aux carences du matériel qu'aux imprudences des plongeurs. Sur la côte pacifique, une grande prudence sera nécessaire étant données la force des courants et la violence des vagues.

Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

3 • Géographie

Capitale

Mexico.

PIB

En 2007, 8 478 dollars US par habitant (France : 28 700 dollars US par habitant).

Point culminant

Pico de Orizaba, 5 675 mètres (Mexique central).

Climat

L´altitude est un facteur déterminant pour le climat du Mexique. On peut ainsi distinguer :
- Les terres chaudes (tierras calientes), d´une altitude inférieure à 1 000 m ; la température moyenne y est de 25°, mais peut dépasser les 45°.
- Les terres tempérées (tierras templadas), situées entre 1 000 et 1 800 m. Elles jouissent d´une température moyenne de 19°. Les soirées d´hiver y sont fraîches.
- Les terres froides (tierras frias), au-dessus de 1 800 m. Par exemple, à Mexico, située à 2 240 m d´altitude, les températures moyennes, pour les mois de janvier et juillet, sont respectivement de 12,6° et 16,1°.

Dans ce pays coupé en deux par le tropique du Cancer, la latitude joue également un rôle important. Ainsi, au nord du tropique, le climat est quasi-désertique. Le Mexique central est tempéré. Au sud, la péninsule du Yucatan a un climat tropical classique alors que les basses terres du Chiapas sont soumises au régime subéquatorial.

Enfin, la saison sèche s´étend de novembre à mai et la saison des pluies dure de juin à octobre. C´est surtout en fin d´après-midi et la nuit que s´abattent alors des averses torrentielles, généralement de courte durée. Mais ces pluies concernent surtout le sud et, au bout du compte, 71% du territoire souffrent d’une insuffisance de précipitations. Les chiffres parlent d´eux-mêmes : alors que les tierras calientes du sud ont une pluviométrie annuelle moyenne de l´ordre de 2 000 mm, celle-ci atteint péniblement 250 mm dans les terras frias du nord.

Géographie

Le territoire mexicain peut être, schématiquement, divisé en trois ensembles : le nord, le centre, le sud-est.
Le nord occupe la moitié de la superficie du pays. Il est constitué par le haut plateau central ou Altiplano, dont l´altitude varie entre 1 000 et 3 000 m. C´est sur l´Altiplano que sont situées les deux plus grandes villes du pays, Mexico et Guadalajara. Ce haut plateau est limité à l´est et à l´ouest par deux chaînes de montagnes, la Sierra Madre orientale et la Sierra Madre occidentale, qui surplombent respectivement les étroites plaines côtières de l´Atlantique et du Pacifique.
Au centre du Mexique, les deux sierras se rejoignent pour former la Sierra Madre méridionale. Cette chaîne labyrinthique est essentiellement volcanique. Nombre de volcans sont encore en activité, dont le célèbre Popocatepetl. C´est là que s´élèvent les plus hauts sommets du pays, dont certains sont couverts de neiges éternelles.
Le sud-est commence après l´isthme de Tehuantepec, large seulement de 225 km. On y distingue les montagnes du Chiapas et la péninsule du Yucatan, baignée par la mer des Caraïbes.

Economie

Bien que l´industrie occupe une place de plus en plus importante dans l´économie mexicaine, celle-ci reste marquée par l´agriculture et l´exploitation minière, qui furent ses piliers dès l´époque coloniale.

Néanmoins la contribution de l´agriculture au PIB ne cesse de baisser et, si elle emploie encore 18% des actifs, l´absence d´une réelle politique agricole ne permet pas de voir la fin de la crise du monde rural, que caractérise un exode important vers les grandes villes.
Le paysage agricole est contrasté. Au nord, les investissements ont permis l´apparition d´exploitations immenses et modernes à la productivité élevée, tournées vers l´exportation (canne à sucre, café, viande…). Ailleurs, ce sont des petites parcelles de production vivrière.

Enfin, malgré les efforts et 11 500 km de côtes, la pêche tarde encore à trouver son plein développement. Le Mexique est tout de même exportateur de crevettes, de thon et d´anchois.

A côté de l´agriculture, l´exploitation minière constitue l´autre secteur traditionnel de l´économie mexicaine. Si l´absence d´investissements et le vieillissement des installations ont ralenti la croissance en ce domaine, le Mexique est encore le 1er producteur mondial d´argent et de 2e de souffre (suivent le plomb, le zinc, le cuivre, le fer). Mais tout cela pèse moins désormais que le pétrole (5e producteur mondial) et le gaz (13e rang). La production pétrolière est le monopole de la Pemex (Petroleos Mexicanos), nationalisée en 1938. Cette entreprise assure 40% des recettes de l´Etat et ses premiers clients sont les Etats-Unis.

Dans le secteur de l´industrie, qui occupe 27% des actifs, il faut distinguer deux aspects.
D´une part une industrie principalement destinée au marché intérieur. Installée pour moitié dans la région de Mexico, elle se développe autour de trois axes : l´agroalimentaire, les machines et le textile. A côté de cela, les industries de base restent puissantes, en particulier la sidérurgie, le traitement des métaux non ferreux et la chimie lourde.
D´autre part, à proximité de la frontière américano-mexicaine, se sont développées les maquilladoras. Il s´agit d´entreprises de sous-traitance, bénéficiant souvent d´apports de capitaux US et consacrées à l´exportation vers les Etats-Unis. Ces maquilladoras font de l´assemblage dans des domaines très variés, allant des appareils électriques ou électroniques aux vêtements, en passant par les véhicules.

Les services concernent quant à eux 55% des actifs. Dans ce domaine, le tourisme occupe une place importante, le Mexique accueillant environ vingt millions de visiteurs par an.

Aujourd´hui, malgré son dynamisme, l´économie mexicaine, dépendante des Etats-Unis et du cours du pétrole, demeure fragile.
En outre, la distribution de la richesse est tout à fait inégale. Alors que l’on estime que 40% des Mexicains vivent sous le seuil de pauvreté, la fortune des onze familles les plus riches correspond, à elle seule, au PIB de cinq millions d´habitants. Le Mexique est aussi l´un des pays du monde où l´écart entre les salaires les plus hauts et les plus bas est le plus important.

Faune et flore

Grâce à la grande variété des reliefs et des conditions climatiques, le Mexique offre une flore et une faune très variées.
Le nord présente une belle gamme de cactus et d´épineux. Dans le centre, dès que les reliefs s´élèvent, on trouve des forêts tempérées, où viennent chênes, pins et sapins. En revanche, la jungle tropicale couvre par endroit les terres méridionales.
Dans les parties orientales, humides et chaudes, on trouve aussi des prairies, des vergers, des caféiers. L´ouest voit se développer une végétation de type subtropical, qui permet la culture industrielle de la canne à sucre.
Enfin, les terres très humides situées le long du Golfe du Mexique sont souvent le domaine de la mangrove.

On retrouve la même diversité dans la faune. Alors que les régions sèches sont peuplées de coyotes, de vautours et d´une grande variété de reptiles, les montagnes permettent de découvrir des pumas, des ocelots, des pécaris, des ours, des loups et des aigles. De son côté, la zone tropicale abrite des jaguars, des tapirs, des singes, des iguanes, ainsi que d´innombrables insectes et oiseaux.
Côté mer, la multitude de poissons splendides que l´on peut y voir fait de certains spots mexicains de véritables paradis pour les plongeurs.

4 • Hommes et cultures

Population

108 700 891 habitants (2007).

Langue Officielle

Espagnol.

Langue parlée

Sous l´influence des langues indiennes, l´espagnol du Mexique s´est enrichi de nombreux « mexicanismes ».
On compte également 56 langues indiennes, qui n’ont pas de statut officiel. La principale est le nahuatl, ancienne langue des Aztèques, utilisée dans le centre du pays. Le maya est parlé dans le Chiapas et dans le Yucatan, alors que le zapotèque l´est dans les Etats de Oaxaca et de Veracruz.

Peuple

Issue de la colonisation espagnole, la société mexicaine contemporaine se partage entre métis (mestizos) et populations indigènes d´origine indienne.
Les métis représentent 60% de la population totale, contre 30% pour les indigènes. Ces derniers sont divisés en une cinquantaine de communautés parlant chacune sa propre langue. Souvent très pauvres, les indiens accomplissent de longs voyages vers les bassins d´emplois. Après avoir gagné un peu d´argent, ils rejoignent généralement leur communauté d´origine.

Religion

Si la domination absolue du catholicisme régresse peu à peu, celui-ci est encore la religion de 85% des Mexicains. Cependant, des organisations comme les Témoins de Jehovah, les adventistes, les mormons ou les cristianos séduisent de plus en plus.
Le Mexique compte également 10% de protestants « classiques » et 5% de juifs.
Les croyances indigènes n´ont pas pour autant disparu du paysage religieux. Elles se sont souvent intégrées aux pratiques catholiques. Le plus fort symbole de cette fusion est le culte que vouent tous les Mexicains à la Vierge de Guadalupe, dont on peut dire qu´elle représente, à elle seule, la religion nationale. Ce culte célèbre l´apparition de la Vierge Marie à un jeune Indien, Juan Diego, peu de temps après la conquête espagnole. Apparition d´autant plus frappante qu´elle eut lieu sur le mont Tepeyac, où les Aztèques avaient construit un temple dédié à Tonatzin, la « mère des dieux ». Une chapelle, puis une basilique furent édifiées à cet endroit, qui devint rapidement un pèlerinage majeur.
En 2002, le pape Jean-Paul II a canonisé Juan Diego, qui est ainsi devenu le premier saint indien du calendrier catholique.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
5 février : commémoration des constitutions de 1857 et de 1917.
24 février : fête du Drapeau.
21 mars : commémoration de la naissance du président Benito Juarez (1806).
Fin mars - début avril : Semaine Sainte (Semana Santa). Le jeudi et le vendredi saints sont fériés. C´est la plus grande fête au Mexique.
1er mai : fête du Travail.
5 mai : commémoration de la bataille de Puebla.
2e quinzaine de juillet : fête de la Guelaguetza à Oaxaca.
15 et 16 septembre : fête nationale.
12 octobre : jour de la Race (Dia de la raza). C´est la commémoration de la découverte de l'Amérique et du métissage des peuples.
1er et 2 novembre : Toussaint et jour des Morts (Dia de los muertos). C´est sans doute la plus étrange des fêtes mexicaines. Des crânes en sucre, des squelettes et des cercueils miniatures sont vendus partout. Il y a des processions vers les cimetières où, sur les pierres tombales nettoyées et superbement décorées, la famille et les amis du défunt mangent, boivent et chantent toute la nuit.
20 novembre : jour de la Révolution de 1910.
12 décembre : fête de la Vierge de Guadalupe.
25 décembre : Noël.

Histoire

Première grande civilisation mexicaine, les Olmèques naissent avec la culture du maïs (vers -1200). Ils rendaient un culte au jaguar et ont laissé d’impressionnantes têtes sculptées. Puis viennent, au cours du premier millénaire de notre ère, Teotihuacan (région de Mexico), les Zapotèques (Oaxaca) et les Mayas (sud du Mexique). Aux premiers, on doit le culte du serpent à plumes, Quetzalcoatl ; les Zapotèques ont laissé d’importants vestiges à Monte Alban. Les Mayas, quant à eux, ont construit des centaines de cités-Etats, dont les plus importantes furent Chichen Itza, Uxmal, Palenque, Bonampak et Tikal (actuel Guatemala). Ils adoraient eux aussi le serpent à plumes (appelé Kukulcan) ; le clergé détenait le pouvoir et sacrifiait aux dieux. Grand bâtisseurs ignorant la clé de voute et bons agriculteurs ignorant la roue et le fer. Les Espagnols ont, malheureusement, détruit leurs livres. Ils avaient conçu le zéro et développé mathématiques et astronomie. Un peu chancelants au Xe siècle, l’arrivée des Toltèques, qui apportaient le fer et l’orfèvrerie, leur rendit de la vigueur pour deux siècles. Chichen Itza témoigne encore de l’apport toltèque.

En 1325, des gens du nord, les Aztèques, viennent sur l’Altiplano et fondent Tenochtitlan dans la vallée de l’Anahuac. Ces chasseurs devenus militaires ne prennent pas de gants pour étendre leur domination ; Hiutzilopochtli, dieu du soleil et de la guerre, réclame du sang humain : les peuples soumis fournissent aux libations. Mais ces brutaux sont également des administrateurs précis et des ingénieurs ingénieux ; ce dont témoigne leur capitale, qui comptera 300 000 habitants à l’arrivée des Espagnols. L’organisation sociale, politique et religieuse de l’Empire est complexe et serrée ; elle en assure un contrôle efficace. Lorsque les conquistadores débarquent, la maison est bien tenue. En 1519, donc, Hernan Cortés (1485-1547) prend pied et fonde la Villa Rica de la Vera Cruz (Veracruz). Il parvient ensuite sans encombre à Tenochtitlan, où il s’installe avec la bénédiction de l’empereur Moctezuma II (1480-1520). Mais on n’est pas en pays conquis et la brutalité et l’avidité des conquistadores dresse contre eux les Aztèques. Dans la nuit du 29 au 30 juin 1520, les Espagnols, chargés d’or, tentent de fuir la ville ; une partie d’entre eux y parvient au prix de lourdes pertes (c’est la Noche triste). Cortès, mettant à profit l’esprit de revanche des populations indigènes soumises à l’Empire, reprendra Tenochtitlan l’année suivante et rasera la cité. Sur ses ruines, on édifiera Mexico. En 1535, le pays devient une vice-royauté, la Nouvelle-Espagne. La culture indienne est détruite (elle trouvera en partie refuge dans le catholicisme, qu’elle investira à son profit). Massacres, mauvais traitements, maladies, 70% des indiens disparaissent pendant les décennies suivantes.

Au début du XIXe siècle, la société créole est mûre pour l’idée nationale. C’est un ecclésiastique, Miguel Hidalgo y Costilla, qui lance un premier mouvement en ce sens (le 15 septembre 1810). Vite réprimé. Mais tout aussi vite suivi d’effets : en 1821, l’indépendance est accordée. L’Empire est proclamé en 1822, puis aboli au profit de la République en 1824. Gros temps pour le général Santa Anna (1794-1876), qui s’est emparé du gouvernail d’un pays toujours au bord de la guerre civile. En 1848, les Etats-Unis ont annexé le Texas, le Nouveau-Mexique et la Californie. Lorsque Benito Juarez, alors président, décide de suspendre le paiement de la dette extérieure, il déclenche l’ire des Espagnols, des Anglais et des Français. Qui débarquent des troupes. Napoléon III se lance alors dans une aventure piteuse, dont le malheureux archiduc Maximilien d’Autriche paiera les pots cassés et où la légion étrangère trouvera une légende (Camerone). Le Mexique célèbre toujours la victoire de Puebla sur les Français (5 mai 1862).

De 1876 à 1911, la dictature de Porfirio Diaz (1830-1915) conjugue développement et inégalités croissantes. Ces dernières emporteront le régime et seront la source de dix ans de guerre civile, où s’illustreront, en particulier, Emiliano Zapata et Pancho Villa. Les années vingt sont houleuses. A partir de 1934, cependant, Lazaro Cardenas, appliquant le programme du Parti National Révolutionnaire (PNR, futur PRI - Parti Révolutionnaire Institutionnel), mène à bien la réforme agraire et nationalise l’exploitation pétrolière. La société est stabilisée et l’économie relancée. Le Mexique entre dans la Seconde Guerre mondiale au côté des Etats-Unis. Il devient membre de l’ONU en 1945. L’essor économique de l’après-guerre est brutalement remis en cause par le choc pétrolier de 1973. Le pays entre en récession ; mais la découverte d’importants gisements d’hydrocarbures, en 1976, permet d’envisager la relance et d’engager de profondes réformes sociales. Suivent, jusqu’en 1994, douze ans de rigueur et de privatisations, qui se terminent par une grave crise économique (le peso perd 50% de sa valeur). Cette année-là, cependant, le Mexique rejoint les USA et le Canada dans l’Alena (marché de libre-échange nord-américain). Apparait alors, au Chiapas, l’Armée de libération nationale zapatiste (ou EZLN, pour Ejercito zapatista de liberacion nacional), dirigée par le Subcomandante Marcos, qui porte les revendications culturelles et sociales des indiens. Alors que l’aide américaine (administration Clinton) contribue à la remise en route de l’économie, le conflit du Chiapas se durcit. Des accords sont signés. Les accords sont violés. En 2000, le démocrate chrétien Vicente Fox met fin à 71 ans de pouvoir PRI. Le nouveau président s’engage à réformer l’Etat, à combattre la corruption et à favoriser la croissance, afin de lutter efficacement contre le chômage, la pauvreté et la violence…

Politique

République fédérale. Pouvoir exécutif : le président est élu tous les 6 ans au suffrage universel (non rééligible). Le président de la république est à la fois le chef de l´Etat et le chef du gouvernement. Celui-ci est nommé par le président. Pouvoir législatif : le Parlement est composé de 2 chambres, le Sénat (128 sénateurs, élus pour 6 ans au suffrage universel) et la Chambre des députés (500 membres, élus pour 3 ans au suffrage universel).

Célébrités

L´une des grandes figures de la vie culturelle mexicaine est le poète et essayiste Octavio Paz, prix Nobel de littérature en 1990. On citera également Carlos Fuentes (né en 1928) et Juan Rulfo (Juan Nepomuceno Carlos Perez Rulfo Vizcaino, 1917-1986). Ces auteurs contemporains ne doivent pas éclipser les grands écrivains du début du XXe siècle que furent Mariano Azuela (1873-1952), Martín Luis Guzmán (1887-1976) et Alfonso Reyes (1889-1951), considéré comme le « Montaigne » de l´Amérique Latine. Leurs œuvres, liées à la Révolution de 1910, donnèrent son véritable essor à la littérature mexicaine.

Avec ses fresques politiques, Diego Rivera (1886-1957) est la figure emblématique du muralisme, dont les autres grands représentants sont José Clemente Orozco (1883-1949) et David Alfaro Siqueiros (1896-1974). Egalement populaire et engagée et peintre, Frida Kahlo (1907-1954) fut l´épouse de Diego Rivera.

Dans le domaine politique, il faut parler de Miguel Hidalgo (1753-1811), qui lança le premier appel au soulèvement national. Autre grande figure, Benito Juárez (1806-1872) est, à ce jour, le seul président de la République d´origine indienne. On aura garde d’oublier Emiliano Zapata (1883-1919) et Pancho Villa (1878-1923), qui furent les généraux légendaires de la Révolution de 1910 ; l´un et l´autre assassinés. « Héros des paysans », Zapata est toujours le symbole de la lutte des petits fermiers, incarnée aujourd´hui par le Subcomandante Marcos (Raphael Sebastian Guillen Vicente, né en 1957).

Et puis, pour le plaisir, mentionnons Dolores del Rio (1905-1983), qui pouvait tout jouer avec dignité (des vamps années 30 aux mères-courage cheyennes chez John Ford) et qui fut immensément belle et populaire.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, 2 à 3 euros par jour et par personne. 6 à 8 euros pour les guides. Au restaurant, 10 à 15% du montant de l’addition sont dans la norme. A l’hôtel, 1,5 euro par nuit pour le personnel (idem pour un transfert de bagages).
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Un point de repère : au Mexique, un guide francophone touche dans les 130 dollars US par jour de travail.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Au restaurant, on ne sera ni surpris, ni heurté, par l´extrême rapidité du service : au Mexique, c´est un critère de qualité.
Soyez indulgents à l’égard de certaines attitudes à caractère machiste. Le machismo est profondément inscrit dans la mentalité mexicaine. Qu´il s´agisse de boire, de défier les taureaux ou les chevaux sauvages dans les rodéos (charreadas), qu’il s’agisse encore de l´importance de la tauromachie, l´homme mexicain manifeste son orgueil d´être un homme.
Les Mexicains adorent bavarder. C´est ce qu´on appelle la platica, la conversation. Mais on évitera les sujets polémiques (on s´abstiendra, en particulier, de critiquer le gouvernement).
Rien ne sert de s´énerver. En cas de problème, on optera toujours pour la gentillesse, la courtoisie et le calme.
Le Mexique n´est pas le pays de l´exactitude. Les horaires y sont souvent approximatifs et on est rarement à l´heure à un rendez-vous.

Films et photographies : sur les sites archéologiques, les trépieds sont interdits et l’utilisation d’un caméscope est soumise au règlement d’une taxe d’environ 4 euros. Pour les caméras professionnelles, il faudra avoir obtenu une autorisation spéciale un acquitté les droits afférents. Pour plus d’informations, se reporter au site www.inah.gob.mx/index.php/zonas-arqueologicas

Achat

La richesse, la diversité, la créativité de l´artisanat mexicain sont immenses et surprenantes. C´est sur les marchés que l´on s´en rendra compte. N´hésitez pas à faire vos achats sur les petits marchés locaux (vous ne retrouverez pas forcément les mêmes objets en ville).
Important : on ne marchande pas au Mexique. Indiquez simplement que vous n´êtes pas américain et les vendeurs baisseront eux-mêmes un peu leur prix.

Voici quelques articles phares, avec leurs lieux de production et de vente.
Les poteries : tradition ancestrale du Mexique, elles relèvent d´un travail très soigné, utilisant souvent des techniques originales. On les trouve à Oaxaca, Puebla, Tonalá, Tlaquepaque, Guadalajara.
Tissus et vanneries : cette autre tradition mexicaine fournit des vêtements, des foulards, des couvertures, mais aussi des paniers et des tapis de roseau. Ce sont les spécialités de Jocotepec, Pátzcuaro, Mérida, Veracruz, Oaxaca et du Chiapas.
Les céramiques : outre les célèbres talaveras de Puebla (céramiques de couleur, dont le procédé de fabrication n´a pas changé depuis 200 ans et qui rappellent les azulejos), on trouvera de beaux modèles à Oaxaca, Guadalajara, Tonalá et à San Cristobal de las Casas.
Le cuir : des bottes aux sacs à main, en passant par les ceintures, de nombreux articles de bonne qualité sont proposés à des prix intéressants, en particulier à Guadalajara, León et Monterrey.
L´argent : le Mexique est le premier producteur d´argent au monde, son orfèvrerie est à l’avenant. La capitale en est Taxco, mais on trouvera aussi de l´argenterie à Tlaquepaque, Mexico, Zacatecas et Guanajuato. Le titre légal est de 92,5% (authentifiée par le poinçon « 925 »).
Le cuivre : les plus belles pièces sont à Pátzcuaro et à Santa Clara del Cobre.
Le bois : le travail du bois est très varié. Sculptures polychromes, masques, meubles, guitares sont de bonne facture. On les trouvera principalement à Oaxaca, San Miguel de Allende, Guadalajara, Uruapan, Michoacán et à Colima.

Evoquons encore les hamacs, les abrelijes (créatures imaginaires en figurines, issues des contes du sud du Mexique et réalisées en papier mâché ou en bois, à Mexico et à Oaxaca) et les célèbres arbres de vie, árboles de la vida, qui ressemblent à des chandeliers en céramique, couverts de figures d’argile (on en trouvera à Acatlán, à Izucar de Matamoros et à Metepec).

Cuisine

Si la cuisine mexicaine connaît de nombreuses variantes régionales, sa base reste cependant la tortilla. C´est une galette de maïs, qui peut être servie comme accompagnement, mais entre aussi dans la réalisation des plats. Selon la garniture choisie, la tortilla devient le taco, l´enchilada ou la quesadilla.
Ces plats incontournables sont toujours flanqués de l´autre spécialité nationale, le guacamole, purée froide d´oignon et d´avocat, qui accompagne aussi les viandes.
Parmi les préparations traditionnelles, on n´omettra pas les soupes. Il en existe une multitude et, généralement, un repas mexicain commence par là.

Rappelons que le monde entier est redevable au Mexique de l´utilisation des haricots, du maïs, de la courge, de la tomate, du chocolat, de l'avocat, de la papaye, de la goyave, de la vanille, de dizaines d'épices et des piments forts, le chile.

On profitera également de son séjour pour découvrir (ou redécouvrir) la grande variété des fruits tropicaux. Des connus (ananas, bananes, papaye, mangue, goyave, grenade...) aux rares : la mamey, le chico zapote (sapotille), la chirimoya (pomme cannelle) ou la tuna (fruit du figuier de barbarie).

Boisson

Très important : l´eau du robinet n´est pas potable ! Même les Mexicains évitent de la boire. On consommera donc de l´eau minérale en bouteille (capsulée) : agua sola pour l´eau plate et agua mineral pour l´eau gazeuse.

La boisson nationale n° 1 est, bien sûr, la tequila. Elle est extraite d´un cactus, l´agave, dont on tire un jus que l’on distille une fois fermenté. Il en existe au moins cinq cent marques, desquelles on peut extraire la Don Julio, la Cazadores et la Tres Generaciones.
Dans la région d’Oaxaca, la tequila est détrônée par le mezcal, alcool fort issu d´un autre cactus, le maguey.
Parmi les alcools de cactus, il faut encore citer le pulque, qui existait déjà à l´époque des Aztèques.

La seconde boisson nationale est la bière. Si la Sol et la Corona sont désormais connues du monde entier, il en existe bien d’autres.
Le Mexique produit du vin en Basse-Californie et dans l’Hidalgo.
Enfin, n´oublions pas les cocktails. Ils offrent bien des alternatives aux sempiternelles piña colada et margarita !

Les Mexicains ne boivent pas que de l’alcool. Les sodas, ou refrescos, contribuent vaillamment à faire de l’obésité un véritable problème de santé publique. On pourra leur préférer les jus de fruit, proposés un peu partout par les vendeurs ambulants. On ne méprisera pas la toute simple agua fresca, jus de fruit allongé d´eau : agua de limón (citronnade), agua de naranja (orangeade), agua de piña (à l´ananas), il en existe de toutes sortes et elles sont toutes délicieuses !

Par contre, le café n´est pas du tout à la hauteur de ce qu´on pourrait attendre d´un pays producteur et, malgré l´apparition récente de l’expresso, on aura tout intérêt à sacrifier au café soluble.

5 • Transports

Route

324 000 km de routes, dont 100 000 km de routes goudronnées.
Lorsque l’on conduit au Mexique, il est bon de savoir que :
- comme aux USA, les feux sont placés après les carrefours ;
- il y a sur les routes énormément de ralentisseurs, de bandes sonores ou topes, non signalés (en particulier aux entrées et sorties des villages) ;
- dans l´ensemble, la signalisation routière est peu respectée ;
- une grande prudence s´impose partout, y compris sur les autoroutes, qui peuvent être fréquentées par des piétons, des vélos, ou… des animaux ;
- on trouve de nombreuses stations-service, sauf sur les autoroutes : il convient donc de faire le plein avant un long trajet autoroutier ;
- la conduite de nuit est vraiment dangereuse et, donc, tout à fait déconseillée.

Taxi et location

A Mexico, on privilégiera dans toute la mesure du possible les taxis prépayés (à l’aéroport, aux gares routières) ou les taxis des hôtels et des grands restaurants, question de sécurité. Et ce, à l’aller et au retour. En cas de course non forfaitaire, on s’assurera que le compteur ait été remis à zéro au moment du départ. Les aventuriers pourront prendre le métro, très peu cher ; aux heures de pointe des jours ouvrés, certains wagons sont réservés aux femmes, les hommes n’ont pas le droit d’y monter. En province, les taxis ne sont, en général, pas équipés de taximètre ; il faudra donc, avant d’embarquer, s’entendre avec le chauffeur sur le prix du trajet.

Louer une voiture est onéreux (les prix sont, néanmoins, variables suivant les régions et les saisons). Il est préférable de louer son véhicule de France, auprès d´une agence internationale. Conditions requises : avoir au moins 21 ans, présenter passeport et permis de conduire (permis national suffisant), disposer d´une carte bancaire internationale (crédit d’au moins 600 dollars US) pour le versement de la caution. Sur place, vérifier la conformité du contrat et conserver tous les documents relatifs à la location.

Train

Le Mexique possède 19 500 km de voies ferrées, mais la plupart d´entre elles sont désaffectées ou réservées au fret.
On pourra néanmoins prendre le Tequila Express, qui relie Guadalajara à Tequila, et, surtout, le célèbre Chihuahua al Pacifico, qui relie Los Mochis à Chihuahua, en traversant les paysages spectaculaires du Cãnon del Cobre de la sierra des Tarahumaras, au nord-ouest du pays.

Avion

Le Mexique compte plus de 200 aéroports et 1 592 aérodromes.
Les vols intérieurs mexicains sont assez chers mais, le pays étant vaste, ils permettent seuls des déplacements longs et rapides.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Mexique relève de quatre fuseaux horaires.
Pour la plus grande partie du pays, le décalage avec la France est de -7 heures : lorsqu’il est 13h00 à Paris, il est 6h00 à Mexico.
Pour la seule côte de la Riviera Maya, il est de -6 heures (Valladolid et Merida sont à -7 heures).
Pour le nord-ouest (Sonora, Sinaloa, Chihuahua, Nayarit en partie, Basse-Californie sud), il est de -8 heures.
Pour la Basse-Californie nord, il est de -9 heures.

Le changement d’heure hiver-été ne se fait pas au même moment qu’en France (le décalage est à vérifier en avril et en octobre). On notera que le Quintana Roo reste à l'heure d'été toute l'année, ce qui implique des décalages avec le reste du pays en hiver.

Argent

La monnaie nationale est le peso mexicain. Notez que le signe « $ » est utilisé au Mexique pour désigner les pesos ; les dollars américains sont notés US$ ou USD.

Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00 ou 18h00. Et souvent le samedi jusqu´à 14h00. Elles sont équipées de distributeurs de billets, qui acceptent les principales cartes bancaires. Attention ! le montant des retraits peut être limité, comme en Europe.
Le change des euros se fait sans aucun problème.

Electricité

110 volts et prises US. Un adaptateur suffit au rechargement des batteries (ordinateur, téléphone, appareil photo…). Pour un sèche-cheveux ou un rasoir électrique penser peut-être à un adaptateur-transformateur.

Horaire

En règle générale, les commerces ouvrent du lundi au samedi, de 9h00 ou 10h00 à 19h00 ou 20h00. Dans le sud du pays et dans les petites villes, certaines boutiques ferment pour la sieste (14h00-16h00), puis ouvrent jusqu’à 21h00. Dans les stations balnéaires et les centres commerciaux, de nombreuses boutiques sont ouvertes le dimanche.

D’ordinaire, les musées ouvrent de 9h00 ou 10h00 à 17h00 ou 18h00 ; ils sont fermés le lundi. Les sites archéologiques sont accessibles tous les jours de 8h00 à 17h00 (en principe).

Média

Depuis le début de la révolte zapatiste, au Chiapas dans les années 90, la presse a gagné en indépendance.
Le plus gros tirage est celui de l’Excelsior.
Le quotidien le plus critique est La Jornada.
C´est Reforma, quotidien modéré, qui assure la meilleure couverture de l´actualité internationale.
Citons également le magazine Mexico Desconocido, orienté tourisme.

Les deux grands groupes audiovisuels mexicains sont Televisa et Television Azteca. Ils disposent l’un et l’autre de plusieurs chaînes, qui couvrent l´ensemble du territoire.
Canal 22 et Canal 11 sont les deux chaînes culturelles importantes.

La télévision par câble et par satellite est très répandue et permet de recevoir plusieurs chaînes américaines, dont CNN, ainsi que TV5, qui diffuse des informations en français.

La radio est foisonnante. Les stations qui consacrent le plus de temps à la culture sont Radio Educacion et Radio Universidad. Sur les ondes courtes, vous pourrez aussi écouter Radio France Internationale.

Poste

Dans la plupart des villes, il n´y a qu´un seul bureau de poste. Et on ne trouve des timbres que là (et dans certains grands hôtels).
Une lettre pour l’Europe mettra, en moyenne, deux semaines à arriver.
En cas d´urgence, il est préférable d´utiliser un service express tel que DHL, FedEX ou UPS.

Téléphone

Pour appeler le Mexique depuis la France, composer 00 + 52 + l’indicatif de la ville + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Mexique, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Mobiles. La solution la moins onéreuse est sans doute d’acheter une carte SIM du principal fournisseur d’accès, Telcel (en vente dans les omniprésents magasins Oxxo, par exemple) ; cet opérateur « offrant » en outre des crédits d’appel (de l’ordre de 50 pesos pour une carte de 150 pesos).

Internet

Vous trouverez des cybercafés convenablement équipés, avec des connexions haut débit, dans toutes les grandes villes et même dans certains villages. En outre, la plupart des hôtels proposent accès Wi-Fi et postes Internet (regroupés au business center).

Couverture GSM

Bonne. Nous vous conseillons cependant de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

MXN

Taux

Cours d'achat estimé : 1 MXN = 0.044873 Euros au 10/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Mexique en France
9, rue de Longchamp - 75116 Paris
Tél. : 01 53 70 27 70
Fax : 01 47 55 65 29
Web : www.sre.gob.mx/francia/bienve.htm

Ambassade du Mexique en Belgique
Avenue Franklin Delano Roosevelt, 94B - 1050 Bruxelles
Tél. : 02 629 07 11
Fax : 02 644 08 19

Ambassade du Mexique en Suisse
Weltpoststrasse, 20 - 3015 Berne
Tél. : 031 357 47 47 (section consulaire)
Fax : 031 357 47 48 (section consulaire)

Consulat

En France, il y a un consulat du Mexique à Paris, Toulouse, Strasbourg, Lyon, Le Havre, Fort-de-France et Bordeaux.

En Belgique et en Suisse, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

Office de tourisme

Conseil de promotion touristique du Mexique
4, rue Notre-Dame-des-Victoires - 75002 Paris
Tél. n° vert (Madrid) : 00 800 11 11 22 66
Fax : 01 42 86 05 80
Web : www.mexique.infotourisme.com

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Mexique.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Cité lacustre à l´arrivée des Espagnols en 1519, Mexico a perdu tous ses fleuves les uns après les autres, tous asséchés, volontairement ou non. Le dernier cours d´eau, le Rio Magdalena, absorbe 2 700 tonnes de déchets par an et pourrait avoir disparu d´ici 30 ans. Certains demandent même son assèchement, afin d´éviter tout problème d´hygiène.
Le gouvernement a lancé, depuis plusieurs années, un ensemble de réformes environnementales afin de nettoyer l´une des capitales les plus polluées du monde. Réduction du nombre de véhicules personnels autorisés, mise en place des ecobici (les vélib mexicains), instauration du tri des déchets… Mais fraudes et indifférence sont autant de freins à la mise en œuvre de ces mesures.
En 2007, un plan de 4 milliards de pesos (280 millions d´euro environ) a été annoncé, avec pour objectif d’améliorer la qualité de l´eau dans la capitale. Un autre vise à rendre les logements plus « propres », en réduisant leur consommation d´énergie. Enfin, la mairie souhaite remplacer les fameuses Coccinelles blanches et vertes, taxis depuis des décennies, par des véhicules moins polluants. Le tramway vient également de faire son apparition sur l´un des principaux axes de la ville et devrait être généralisé peu à peu pour remplacer les microbus, ces transports collectifs vieux parfois de trente ans.

L´approvisionnement des villes en eau est en passe de devenir l´un des plus gros problèmes du Mexique. La captation de l’eau par les centres urbains a réduit les ressources disponibles dans des proportions alarmantes. D´autre part, Mexico est en train de s´enfoncer par subsidence à cause de la ponction des nappes phréatiques. Cette région, l’une des plus peuplées du monde, qui fut jadis une terre fertile, a énormément souffert de l’activité humaine. Le risque est désormais sérieux d’un assèchement à grande échelle.
Les campagnes sont touchées de diverses façons. La déforestation est un problème aigu ; dans la Lacandona, par exemple. Il y a deux siècles, la forêt couvrait deux millions d´hectares, elle est désormais réduite à cinq cent mille hectares. Cela du fait d’une exploitation incontrôlée et anarchique. L’élevage est, lui aussi, facteur de déforestation.
La question du contrôle effectif des mesures prises est cruciale : dans la réserve naturelle de Montes Azules (331 200 hectares), établie par le gouvernement en 1978 et reconnue par le Programme pour l´Environnement des Nations Unies, 20 000 hectares ont déjà été dévastés et 20 000 autres sont sur le point de l’être (selon les sources de l´agence de presse IPS).

Le tourisme vert (pas forcément solidaire, ni responsable) se développe. Certaines limites sont mises au gigantisme des constructions sur la Riviera Maya, l’impact sur l’environnement demeurant toutefois à peu près inchangé (les nouveaux établissements n’occupent pas moins de surface). Le projet d’un second aéroport international entre Tulum et Coba inquiète les associations.

Sargassum agaçante

La sargasse est une algue brune dérivante que les courants marins, un peu déboussolés par le réchauffement climatique, font échouer sporadiquement sur les rivages de la mer des Caraïbes et du golfe du Mexique. Pour quelques heures, une journée ou plusieurs, les prévisions sont impossibles à établir, une portion de littoral en est couverte, ce qui entrave momentanément le déroulement des activités de plage et la baignade (sans parler de pêche ou de conchyliculture). Dès que les marées ou la bonne volonté des hôteliers ont nettoyé tout ça, la vie reprend son cours régulier. Les algues ne devenant une véritable nuisance que si on les laisse se décomposer sur place. La multiplicité des facteurs en cause ne permet pas d’anticiper ces échouages dont des conditions générales donnent à penser qu’ils seront un phénomène récurent et durable. Dès lors, comme le font les habitants des régions concernées, les voyageurs devront vivre avec cet envahisseur à éclipses.