1 • Formalités

Passeport

Passeport, dont la validité couvre toute la durée du séjour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Depuis le 20 novembre 2007, les bureaux d´immigration sont équipés d´appareils permettant de relever les empreintes digitales et de prendre des photographies d’identité. Tous les étrangers de plus de 16 ans arrivant au Japon pour la première fois sont pris en photo et leurs empreintes digitales relevées. Cette procédure est obligatoire ; en cas de refus, les visiteurs ne pourront entrer dans le pays.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pour un séjour de moins de 3 mois, pas de visa pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

2 • Santé

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d´être protégé contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B, la coqueluche, rougeole surtout pour les enfants et, éventuellement, contre la typhoïde (poisson cru). La vaccination contre l'encéphalite japonaise, (à faire faire dans un centre de vaccinations internationales) concerne surtout les expatriés en zone rurale, mais elle doit aussi être conseillée aux voyageurs ayant une activité de plein air importante pendant les périodes de circulation du virus (nuits sous la tente, treks dans les rizières, pendant la mousson en particulier).

Paludisme

Il a complètement disparu ; mais, l´existence d’affections virales (dengue, encéphalite japonaise), transmises par des piqûres de moustique, rend souhaitable l´utilisation de répulsifs et de moustiquaires, surtout en zone rurale, en période de circulation des virus.

Autres risques

Le voyage au Japon n´expose pas à des risques sanitaires fondamentalement différents de ceux que fait courir un voyage en Europe. Les maladies « exotiques » sont absentes, à l’exception de l’encéphalite japonaise, qui concerne plus le résident que le touriste. Les risques de contamination alimentaire, s’ils ont été préoccupants après la catastrophe de Fukushima, le sont de moins en moins après le renforcement des contrôles sanitaires et l’abaissement des taux de radioactivité admis. Poissons crus, viandes, légumes et fruits peuvent être consommés normalement, en dehors de la zone de sécurité qui entoure la centrale.

3 • Géographie

Capitale

Tokyo (de facto).

PIB

En 2007, 34 296 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Fuji, 3 776 mètres (un stratovolcan, au sud-ouest de Tokyo, île de Honshu).

Climat

Le climat japonais présente de forts contrastes en raison de l’étalement du pays en latitude (près de 3 000 kilomètres du nord au sud) : on va d’un climat tempéré-froid au nord (Hokkaido) à un climat tropical très humide au sud (Kyushu et Shikoku).

Les meilleures périodes de visite sont le printemps (de mars à mai) et l´automne (octobre et novembre). Avril voit fleurir les cerisiers et les azalées, les camélias, la glycine… Les couleurs de l’automne flamboient fin octobre et début novembre.
L´été (de juin à mi-septembre) est la saison la plus arrosée. Il fait chaud, mais très humide. Courte saison des pluies (3 semaines environ) en juin : les précipitations sont alors presque continues ! Risque de typhons en août et septembre.
L´hiver (de décembre à février) est froid et venteux, mais sec. Le ciel est généralement dégagé et bleu. Toutefois, il neige abondamment sur Hokkaido et sur la côte ouest, face à la mer du Japon.
Températures moyennes :
- Tokyo et sa région : de 14,1°, en avril, à 17, 6°, en octobre ;
- Kyoto et sa région : de 13,9°, en avril, à 17,1 °, en octobre ;
- Fukuoka et sa région : de 14,6°, en avril, à 18,2 °, en octobre ;
- Sapporo et sa région : de 6,4 °, en avril, à 10,8 °, en octobre.

Géographie

L’archipel japonais s’étend au nord-est de l´Asie, entre la mer du Japon et le Pacifique, des îles Kouriles à Taiwan. Il se compose de quatre îles principales entourées de plus de 4 000 petites îles. Les quatre îles principales, Kyushu, Shikoku, Honshu et Hokkaido (du sud au nord), représentent 98% de la superficie totale.
Hokkaido (83 000 km²) est à peu près de la taille de l’Irlande. Couverte de forêts et de pâturages, elle est faiblement peuplée.
Honshu (231 000 km²) est plus étendue que la Grande-Bretagne et se divise en plusieurs régions naturelles. Le nord-est (Tohoku) a longtemps fait fonction de grenier à riz du pays. Le Kanto, autour de Tokyo, est densément urbanisé. Le Chubu, région centrale, est divisé en deux par les Alpes japonaises (une vingtaine de sommets à plus de 3 000 m). Deux des subdivisions du Chubu : le Hokuriku, froid et désolé, sur la mer du Japon, est une vaste région rizicole ; le Tokai est très peuplé et industrialisé (ville principale, Nagoya). Les plaines du Kansai forment le second pôle culturel et économique du pays (le Kanto ayant le premier rang). Le Chugoku, partie sud-ouest de Honshu, est solidement industrialisé sur la rive ensoleillée de la mer Intérieure et plus agricole sur la côte découpée de la mer du Japon.
Shikoku (19 000 km²). Cette île montagneuse a permis le développement d’importantes cultures industrielles.
Kyushu (42 000 km²) est le royaume des volcans et des sources chaudes. Industrielle au nord, agricole au sud.
Okinawa, dans l’archipel des Ryukyu, à 685 km du sud de Kyushu, bénéficie d’un climat subtropical et vit de tourisme, de canne à sucre et de pêche.

Economie

Au terme d´une spectaculaire période d´expansion (de 1955 à 1990), le Japon est devenu la 2e puissance économique du monde (8% du PIB mondial en 2007).
L´archipel dispose de ressources naturelles non négligeables : des eaux poissonneuses, du bois en abondance, des minerais (zinc, fer, plomb, cuivre, argent…) et du charbon. L’agriculture représente 1,4% du PIB. Production clé, la riziculture occupe encore la moitié des surfaces cultivées, soit 7% du territoire. Elle se pratique surtout dans les plaines côtières du nord, le reste des terres cultivables étant occupé par des cultures à haute valeur ajoutée (fleurs, fruits et légumes). La mer fait partie intégrante de la culture japonaise ; la pêche est donc, depuis longtemps, une activité essentielle (qui se place aujourd’hui au 4e rang mondial). Elle est complétée par une aquaculture inventive. Quant au transport maritime, il talonne celui de la Grèce. L’industrie (26,4% du PIB) a été le moteur de l’essor, puis du miracle économique, japonais. Les entreprises nipponnes sont aux premières places mondiales dans maints domaines : construction navale, automobile, chimie, robotique, électronique, semi-conducteurs… Les services occupent désormais une position dominante : 72,1% du PIB en 2008.
La crise financière a des répercutions profondes au Japon, désormais en récession. Les exportations s’effondrent et la consommation intérieure patine. Le chômage a brutalement augmenté (il se situerait autour de 5% de la population active). Le gouvernement a mis en place un important plan de relance, appuyé sur les secteurs industriels de pointe dont dispose le pays.

Faune et flore

À l’origine, le Japon était couvert de forêts. Elles occupent encore aujourd’hui les deux tiers du territoire. Plusieurs facteurs ont contribué à ce résultat : le culte shinto a sacralisé montagnes et forêts, le bouddhisme a proscrit l’abattage des animaux et limité l’élevage, les shoguns ont préservé leurs terrains de chasse et, en bons administrateurs de domaine, contrôlé l’érosion des sols. De là cette admiration et ce respect des japonais pour leurs forêts. Celles-ci sont constituées de conifères, auxquels se mêlent, selon les régions : chênes verts, camélias, magnolias, chênes, hêtres, érables (à Honshu et au sud de Hokkaido), frênes, bouleaux (à Hokkaido). Le pin rouge, que l’on utilise pour la pâte à papier, se multiplie à la faveur du reboisement industriel. Une centaine de variétés de bambous, dont des géants et des nains, poussent sur tout l’archipel.

Le Japon compte deux fois plus d’espèces d’arbre que l’ensemble de l’Europe. Certaines sont particulièrement recherchées : le ginkgo biloba, qui a connu les dinosaures, pour ses fruits et pour l’ornement des jardins ; le sugi (cèdre du Japon), pour fabriquer les boîtes à présent ; le kiri (paulownia), pour le mobilier ; le hinoki (cyprès du Japon), pour la construction des maisons traditionnelles et des temples ; l’urushi (famille des anacardiacées), dont la sève est utilisée pour produire la laque…

Les fleurs émerveillent également les Japonais : ils entrevoient la fin de l’hiver dans la floraison des prunus, puis dans celle des daphnés blancs. Ils fêtent le printemps sous les fleurs fragiles des cerisiers, puis ils admirent en avril les glycines, les pivoines et les azalées, en juin les iris et en août les fleurs de lotus ; enfin, ils célèbrent la fin de l’automne avec les chrysanthèmes, fleurs de la famille impériale.

Le Japon abrite toujours toutes sortes d’animaux sauvages. Hokkaido est le domaine des ours bruns, belettes, hermines, visons, grues (tsuru), phoques ou morses... La région centrale de Honshu (le Chubu), Shikoku et Kyushu nourrissent des sangliers, des cerfs, des renards, des fouines et ces chiens viverrins (tanuki) que les Japonais aiment tant. Kyushu est fière de ses singes et de ses tortues de mer géantes. Okinawa redoute le habu (le terme désigne 4 espèces de crotales). La mer fournit l’essentiel des protéines consommées dans l’archipel : dorades, maquereaux, chinchards, mulets, sardines et, surtout, thons...

4 • Hommes et cultures

Population

127 710 000 habitants (2007).

Langue Officielle

Le japonais (de facto).

Langue parlée

Le Japon est très homogène d’un point de vue linguistique : 99,2% des habitants ont le japonais pour langue maternelle. La famille japonaise compte encore une dizaine de « petites » langues, en voie de disparition : amami, kyukyu, kikai, miyako… La langue aïnou (Hokkaido) est en perdition : 15 locuteurs en 1996. Le coréen est parlé par 0,5% de la population ; le chinois, par 0,16%. On trouve sans trop de difficultés des Japonais anglophones dans les grandes villes.

Peuple

Les Japonais sont issus de vagues d’immigration anciennes venues de Chine, de Corée et du Pacifique. Aujourd’hui, la population est très homogène, l’immigration faible, le taux de fécondité bas et le problème démographique préoccupant. Les Aïnous, aborigènes d’Hokkaido, sont environ 150 000.

Religion

Le shintoïsme est la religion traditionnelle du Japon (polythéisme et sacralisation de la nature). Il imprègne profondément la sensibilité japonaise ; la figure de l’empereur lui est liée. Le bouddhisme est arrivé au VIe siècle via la Chine et s’est adapté aux réalités locales. L’école chan, en particulier, qui se fit « zen » au pays du Soleil Levant. Des courants shinto-bouddhistes sont apparus. Le christianisme a eu une histoire chaotique ; aujourd’hui, catholiques et protestants s’affirment, mais ils sont ultra minoritaires. Dans la pratique, les Japonais ont une attitude utilitaire et syncrétique à l’égard des religions : on y a recours selon les « puissances » qu’elles représentent.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
2e lundi de janvier : Jour de la majorité.
Autour du 21 mars : équinoxe de printemps.
29 avril : Fête de la nature.
3 mai : anniversaire de la Constitution (le 4 mai est également férié).
5 mai : Fête des enfants.
3e lundi de juillet : Jour de la mer.
3e lundi de septembre : Jour des personnes âgées.
Autour du 23 septembre : équinoxe d’automne.
2e lundi d’octobre : Jour des sports.
3 novembre : Jour de la culture.
23 novembre : Fête du travail.
23 décembre : anniversaire de l’Empereur.

A noter : si un jour férié tombe un dimanche, le lundi qui suit est férié.

Histoire

L’idéologie impériale du VIIIe siècle a établi que le Japon était né en 660 avant JC, sous l’empereur Jimmu. Le Japon nait donc, comme d’habitude, de l’éparpillement des pouvoirs et de l’unité du mythe. De -300 à 300, la civilisation Yayoi est, elle, historique. Installée dans l’ouest et le sud de l’archipel, elle a développé la riziculture, la métallurgie, le shintoïsme… C’est à cette époque qu’apparait Tokyo. Puis vient la période Yamato (du IIIe au VIIIe siècle), troublée par les luttes de clans, mais durant laquelle s’esquisse l’idée d’un Etat. La Chine marque le Japon de son empreinte : codification, confucianisme… Le bouddhisme touche le japon sous sa forme sinisée (538) ; il devient rapidement la religion de la cour, où l’empereur jouit d’un réel pouvoir. En 710, on construit une capitale fixe à Nara (Kansai). En 794, elle est transportée à Heian Kyo (Kyoto). L’ère Heian (« Paix ») commence (du VIIIe au XIIe siècle). Elle verra l’apogée de la civilisation impériale. Les arts et la littérature fleurissent. Le bouddhisme voit naitre des écoles proprement japonaises (sectes ésotériques Tendai et Shingon, par exemple). Mais ces succès de haute culture épuisent l’économie, qui s’étiole et meurt : la monnaie disparait, les échanges se raréfient. Le pouvoir impérial s’effondre. De puissantes familles, et réalistes, entendent prendre les choses en main. Elles vont, pendant la période féodale (du XIIe au XVIe siècle), gouverner leurs fiefs et se faire la guerre par l’intermédiaire de leurs shoguns (gouverneurs militaires). Au XIIIe siècle, deux tentatives d’invasion mongoles sont repoussées ; en revanche, les relations avec la Chine, un moment suspendues, sont renouées (XIVe siècle). Au XVIe siècle, trois grands généraux vont être comme les trois coups annonciateurs de la réunification de l’Etat : Oda Nobunaga (1534-1582), Toyotomi Hideyoshi (1536-1598) et Tokugawa Ieyasu (1543-1616). La période de shogunat des Tokugawa, ou période Edo, ancien nom de Tokyo, leur capitale, durera du début du XVIIe siècle à 1868. Le pays est unifié, mais se referme sur lui-même ; il ne garde de relations diplomatiques qu’avec la Corée ; seules la Chine et la Hollande sont autorisées à commercer avec lui. Les chrétiens sont expulsés ou exterminés : il y avait eu d’abord les marchands portugais, puis saint François Xavier avait débarqué à Kagoshima, en 1549, et les missions jésuites s’étaient développées dans les campagnes. Le pays est désormais administré par deux cent grands seigneurs, les daïmyos. L’ordre, sinon la paix, règne. Mais, le reste du monde frappe à la porte. Les Etats-Unis sont les plus insistants et, en 1854, la convention de Kanagawa leur ouvre deux ports de commerce. Les puissances européennes réclament et obtiennent leur part du gâteau. Ces concessions déstabilisent le shogunat. Adversaires et partisans de l’ouverture s’affrontent. Les premiers l’emportent et obtiennent la restauration de l’empire en 1868 (empereur Mutsuhito).

Comme cela arrive souvent, les vainqueurs adoptent une bonne partie des idées des vaincus (les vainqueurs sont réalistes…) et l’ère Meiji qui commence verra le Japon adopter certaines institutions occidentales : un ordre politique légal, une organisation économique, une armée impériale régulière… A cela, il faut ajouter un système éducatif apte à diffuser de nouvelles connaissances et à assurer la fidélité de tous à l’empereur et à la nation. Le christianisme est toléré. Si la centralisation du pouvoir est réaffirmée, l’organisation féodale est démantelée ; les samouraïs sont désarmés et leurs révoltes écrasées. Pour mettre à l’épreuve ces belles nouveautés, on fait la guerre (contre la Chine, en 1895, et la Russie, en 1905). Les résultats sont encourageants, le Japon y gagne la Corée, Formose… L’ère Meiji se termine, l’ère Taisho (1912-1926) démarre… par la Première Guerre mondiale. Contre l’Allemagne, en vertu d’accords nippo-britanniques. Les frustrations d’après guerre à propos des gains territoriaux escomptés vont peser lourd dans les décennies suivantes. Mais enfin, l’ère Taisho est, comme ailleurs, celle du charleston et du jazz. L’ère Showa (1926-1989) voit, dans un premier temps, triompher le militarisme : 1931, invasion de la Mandchourie ; 1937, invasion de la Chine ; 1940, invasion de l’Indochine (le Japon a rejoint l’Axe) ; 1941, Pearl Harbor (7 décembre), invasion de la Malaisie, des Philippines, de l’Indonésie, de la Papouasie, de la Birmanie… Mais, le 5 juin 1942, les Américain remportent la bataille de Midway. La guerre bascule. Le Japon recule. Au début de 1945, le général Leclerc le bouscule en Indochine. Les 6 et 9 août, des bombes atomiques sont larguées sur Hiroshima et Nagasaki. A cette échelle de destruction, le pays n’a plus les moyens de riposter. Le général MacArthur reçoit sa capitulation le 2 septembre. Les troupes US s’installent dans l’archipel. MacArthur est fait gouverneur ; au programme : reconstruction, rapatriement des Japonais disséminés en Asie, démocratisation. L’empereur est écarté du pouvoir ; il redevient un symbole. On essaie de purger le pays du militarisme. C’est la guerre de Corée (1950-1953) qui est l’occasion de la ré-industrialisation, le Japon étant une base arrière des Etats-Unis. Le 8 septembre 1951, le traité de paix de San Francisco, permet de mettre un terme à l’occupation (1952). Le pays retrouve ses marques. En 1965, il normalise ses relations avec la Corée du Sud. On est à la veille du « miracle économique » (11% de croissance annuelle du PNB entre 1965 et 1970). Retour gagnant en Asie et dans le monde. Le choc pétrolier de 1973 est surmonté. En 1972, Chine et Japon avaient déclaré la fin de l’état de guerre (traité de paix en 1978).

Politique

La Japon est une monarchie constitutionnelle, régie par la Constitution de 1947. L’Empereur est le symbole de l’Etat. Le parlement (la diète), qui détient le pouvoir législatif, est bicaméral : une chambre basse, la chambre des Représentants (480 membres), et une chambre haute, la chambre des Conseillers (242 membres). Le premier ministre, chef de l’exécutif, est choisi par le parlement (dont il doit être membre) et nommé par l’Empereur. Il nomme et révoque les ministres. Le gouvernement est composé d’une majorité de ministres issus du parlement. Tous doivent être civils.

Célébrités

Sei Shonagon (vers 973 - après 1000) a écrit aux environs de l’an mil ; par sa forme en archipel et sa tonalité personnelle, son œuvre fait date dans la littérature japonaise et mondiale. Sa rivalité avec l’autre grande dame de l’ère Heian, Murasaki Shikibu, auteur du Dit du Genji, est restée dans les annales.

Yamamoto Yohji (né en 1943) est une étoile de la haute-couture et l’un des protagonistes d’une culture mondialisée. Sa conception sculpturale et épurée du vêtement doit beaucoup aux costumes traditionnels japonais, dont il n’a cessé d’interpréter les formes.

Hakuho Sho (Munkhbat Davaajargal, né en 1985) est un lutteur de Sumo d’origine mongole. 69e yokozuna, le rang le plus élevé de la discipline, il est un exemple de l’ouverture de la culture japonaise (le sumo est japonais comme le cricket british) aux étrangers, dans la mesure où ils en acceptent les règles et les contraintes.

Yamamoto Jocho (1659-1719), samouraï et compilateur. Il a écrit le Hagakure, célèbre manuel pratique et éthique du guerrier, qui, après avoir occupé les loisirs de générations de tireurs de sabre, a inspiré Jim Jarmusch pour Ghost Dog (1999).

Godzilla (né en 1954), le lézard géant, est un fils d’Hiroshima et de la dissuasion nucléaire. Libéré des profondeurs du temps et de l’inconscient japonais par la bombe atomique, il n’a cessé, de série B en série Z, de raviver l’angoisse que suscite la destruction de masse.

Kurosawa Akira (1910-1998) est l’un des maîtres du cinéma japonais. De la stature d’un John Ford, il s’est illustré, de façon flamboyante, dans presque tous les genres : épique, noir, social, onirique, sabre… Il n’a pas craint de se mesurer à Shakespeare et Dostoïevski.

Takeuchi Naoko (née en 1967) est mangaka, auteur de mangas à succès de style shojo (qui voient une jeune fille passer à l’âge adulte dans un contexte de dérèglement cosmique). Une figure, donc, de cette forme que le métro a imposée à l’art graphique et à l’épopée.

Savoir-vivre

Le pourboire ne fait pas partie des mœurs japonaises. Laisser un pourboire peut même être considéré comme « insultant » ! Les guides locaux sont les seules personnes auxquelles il est d’usage de laisser un pourboire : un couple donnera entre 15 euro et 20 euro par jour de visite (si l’on garde le guide plusieurs jours, compter environ 15 euro par jour).

Les Japonais sont compréhensifs à l’égard des étrangers quant aux usages. Néanmoins, on se rendra la vie plus agréable (et on facilitera les choses à ses hôtes) en respectant quelques règles de base.
Avant de prendre un bain public, bien se laver (cheveux compris), et bien se rincer, aux douches ou aux robinets prévus à cet effet (il est très mal vu d´entrer dans un bain avec du savon sur la peau ou du shampoing sur les cheveux).
Lorsque vous entrez dans un temple, un musée, une maison, un ryokan… n’omettez pas de vous déchausser. Il est impératif d’enlever chaussures, sandales ou chaussons avant de marcher sur un tatami.
On ne se mouche pas en public (on va dans des toilettes, par exemple). En revanche, renifler est tout à fait acceptable.
Avoir une tenue vestimentaire au diapason des personnes et des lieux.
Manger en marchant dans la rue ne se fait pas.
A table : on prend tout ce qu’on a touché avec ses baguettes ; il ne faut pas pousser la nourriture directement du bol à la bouche ; ne jamais planter ses baguettes dans le riz (geste lié à des rites funéraires).
Au Japon, le respect des personnes âgées est une règle sacro-sainte ; on prodigue d’ailleurs des marques de respect à toute personne plus âgée que soi.
Assis par terre, évitez d´étendre les jambes ; assis sur une chaise, ou dans un fauteuil, évitez de tourner les pieds vers quelqu´un.
Respectez l´intimité des personnes, notamment dans les endroits bondés (dans le métro, aux heures de pointe, vous verrez souvent des Japonais fermer les yeux pour « s´isoler »).
Un dos droit est synonyme de bonne éducation, de tenue, et vous serrez d´autant plus respecté que vous vous tiendrez droit.
Dans les temples et les sanctuaires, respectez scrupuleusement les consignes de comportement et parlez à voix basse.
Ne traversez pas les rues à la française, n’importe comment, vous prendriez le risque de vous faire rappeler à l’ordre, par la police ou par les passants : les Japonais respectent les règles.
On n’arrive pas chez quelqu’un les mains vides (le cadeau est un aspect essentiel de la culture japonaise). Les petits présents, qui n’obligent pas celui qui les reçoit, sont de bon ton. Vin, chocolat, fleurs conviennent très bien. Que ce que vous apportez n’aille pas par quatre (la sonorité du mot « quatre » est voisine de celle du mot « mort »). Les couteaux sont à proscrire ; ils « coupent » l´amitié.
Soyez ponctuel à un rendez-vous et munissez-vous de cartes de visite si c’est un rendez-vous professionnel (la carte de visite est essentielle à toute relation de travail : elle indique vos rang et fonction au sein de la société que vous représentez ; le comportement et le langage de votre interlocuteur japonais s’ajusteront à cette situation).
Ne faites jamais « perdre la face » à un Japonais, ne l’humiliez pas, surtout en public. Les Japonais, comme tous les êtres humains, au fond, y sont sensibles. Le « non » catégorique est à proscrire. La souplesse du caractère et du langage est très appréciée. Les manifestations de mécontentement bruyantes, incontrôlées ou violentes sont très mal reçues et vous feront perdre toute crédibilité. Dire crûment le mal que l’on pense de quelque chose n´est pas une attitude recommandée.

Achat

Le Japon est l’un des paradis du shopping ! N’hésitez pas à vous rendre sur les marchés et à parcourir les étals des temples et des sanctuaires. Profitez aussi des nombreux centres d´artisanat que vous trouverez dans la plupart des villes de province. Vous y trouverez des objets en céramique, laque, bois, bambou, bronze, washi (papier japonais traditionnel) ; de l’origami (papier plié), des boîtes de calligraphie, des peintures ukiyo-e (estampes traditionnelles), jouets et porte-bonheur ; des vêtements et tissus de coton ou de soie, des kimonos, des perles, des poupées ; des sabres ; gâteaux et confiseries ; de l’électronique, des appareils photo... On notera que les objets de qualité sont chers.

Cuisine

Pour que la cuisine traditionnelle japonaise soit bonne, il faut que les produits soient frais et que découpe et cuisson soient précises. La présentation importe et quelques idées générales sur la culture tout autant (sans sa weltanschauung, cette cuisine peut paraitre un peu étriquée). Cela étant dit, les Japonais se nourrissent tous les jours, souvent de nouilles et d’omelettes. Les sachets de pâtes lyophilisées sont plus fréquents que le fugu. Le bento, panier-repas à emporter, est une institution, au bureau ou en balade.

On trouve plusieurs types de restaurants.
Les ryotei offrent la meilleure cuisine traditionnelle. Fréquentés par les hommes politiques ou les gens d´affaires, qui louent parfois les services d´une geisha (dame de compagnie rompue aux arts : les messieurs Jourdain japonais n’ont pas besoin d’apprendre à faire des vers, les geishas les savent pour eux).
Les kaiseki : même cuisine que dans les ryotei, sans autant d'apparat.
La cuisine shojin ryori est végétarienne et liée au bouddhisme. Les restaurants qui la servent sont souvent situés aux abords des monastères.
Nomiya et aka-shochin sont des tavernes, presque exclusivement fréquentées par les Japonais.
Les kappo, ippin-ryoriya, koryoriya et izakaya peuvent être comparés aux bistrots français ou aux pubs anglais (on y mange sur le pouce).
Il existe aussi une multitude de restaurants spécialisés dans les sushi (boulette de riz froid et poisson cru), les sashimi (lamelles de poisson cru), les yakitori (brochettes de poulet grillé), les sukiyaki (fondue de bœuf et de légumes), le shabu-shabu (autre fondue bœuf-légumes), les tempura (beignets de légumes ou de crevettes), les ramen (nouilles au bouillon), les tonkatsu (côtelettes de porc panées), les soba (nouilles de sarrasin, servies froides), les udon (nouilles de blé épaisses) ou l'unagi (anguille grillée)…

Boisson

L’eau du robinet est potable partout (et, souvent, meilleure qu’en France). Les Japonais font une grande consommation de thé (vert, d’ordinaire) : de la cérémonie traditionnelle au prosaïque thermos d’eau chaude, formules et qualités sont diverses. La bière est une autre boisson phare, blonde et légère, très bien brassée. Le saké, vin de riz (14° à 17°) bu chaud ou froid, est traditionnel (il coule à flots dans les films de Yasujiro Ozu) ; le shochu vient de Kyushu, il est distillé et plus fort (entre 25° et 45°). Le whisky est moins traditionnel, mais les Japonais en font de très bons.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est bon. Les voies sont parfois étroites et, souvent, encombrées. Sur les axes principaux, la signalisation porte une transcription des noms en caractères latins (ce n’est pas le cas sur le réseau secondaire). On conduit à gauche. Autoroutes et voies express sont à péage. De façon générale, la langue, l’encombrement et l’excellent réseau de transports en commun, n’incitent pas à prendre le volant au Japon.

Taxi et location

Très nombreux taxis en ville. Lorsque le taxi est libre, une lampe rouge est allumée sur le côté gauche du pare-brise. Attention ! pour que vous montiez en voiture, le chauffeur ouvre automatiquement la porte arrière gauche. Prévoir une carte portant l’adresse de destination en japonais.

Le bus est un bon moyen de se rendre d’une ville à l’autre. Plus lent que le train, certes, mais moins cher. Si votre budget est serré, pensez à utiliser les bus de nuit : d’un niveau de confort correct, ils permettent de faire le trajet, tout en économisant une nuit d’hôtel.

Nombreuses agences de location de voiture en ville (et dans les gares et les aéroports). Pour louer un véhicule, il faut être titulaire d’un permis international délivré par la Public Safety Commission au Japon, ou d’un permis international en conformité avec la Convention de Genève de 1949 (ce qui exclut les permis internationaux délivrés en France), ou d’un permis national français (ou suisse) accompagné d’une traduction japonaise (auprès de la Japan Automobile Federation ou légalisée par les services consulaires français au Japon).

Train

Le Japon possède sans doute le meilleur réseau de transports en commun du monde. Tant du point de vue de la densité, que de celui de l’organisation.
Le réseau ferré couvre à lui seul à peu près toutes les destinations possibles. Fréquence, vitesse, ponctualité : pensez au train !
Japan Railways, la principale compagnie japonaise, couvre la quasi-totalité de l’archipel. Le train étant assez onéreux, les formules de « pass » peuvent se révéler avantageuses.
La distinction entre métro et train est beaucoup moins nette au Japon qu’en France. Il est possible, dans les deux grandes régions urbaines de Tokyo et du Kansai, de se déplacer très efficacement en métro.

Avion

Les compagnies Japan Airlines et ANA assurent l’essentiel des nombreuses dessertes intérieures.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Japon est à GMT+9, c’est à dire :
- en été, il y a 7 heures de décalage (quand il est 12h00 à Colmar, il est 19h00 à Tokyo).
- en hiver, il y a 8 heures de décalage (quand il est 12h00 à Colmar, il est 20h00 à Tokyo).

Argent

La monnaie est le yen. Billets de 1 000, 5 000 et 10 000 yens et pièces de 1, 5, 10, 50, 100 et 500 yens.
Les paiements se font surtout en espèces et en yens. Il est donc recommandé d’acheter le plus de yens possible avant le départ (le taux de change étant généralement plus favorable en France qu´au Japon). L´euro peut être changé dans toutes les banques. L’utilisation de cartes de crédit est encore limitée, aussi ne sont-elles acceptées que dans les grands hôtels, grands magasins et restaurants de standing. Seules certaines banques, dans les grands centres, sont équipées de distributeurs automatiques (Citibank ou Mitsui-Sumitomo pour la carte Visa International).
Les chèques de voyages sont acceptés par les banques des grandes villes (il est préférable qu’ils soient libellés en yens).

Les banques ouvrent de 9h00 à 15h00, du lundi au vendredi (fermées le week-end et jours fériés).

Electricité

100 volts ; prises américaines (deux fiches plates). Adaptateur-transformateur indispensable. Notons cependant que certains hôtels sont équipés en 220 volts (prises américaines).

Horaire

Temples, musées, galeries d´art, jardins et la plupart des sites touristiques sont ouverts, en règle générale, entre 8h00 et 16h00 ou 17h00. Ces horaires peuvent varier d´un site et d´une saison à l’autre. Il est donc recommandé de se renseigner sur place, auprès des offices de tourisme ou, directement, sur les sites. Les sanctuaires sont ouverts 24h/24 (en principe). La plupart des musées et des galeries d´art sont fermés le lundi (si le lundi est férié, on fermera souvent le mardi également).
Les grands magasins, supermarchés et centres commerciaux ne ferment ni le dimanche ni les jours fériés. Certaines chaines ne ferment jamais leurs magasins. Les commerces ouvrent entre 10h00 et 20h00 (19h00, pour les grands magasins).

Média

La presse quotidienne japonaise se distingue par des tirages considérables : 12 millions d’exemplaires pour le Yomiuri Shimbun, 8,2 millions pour l´Asahi Shimbun… On trouve, dans les kiosques, des versions en anglais de ces journaux, on y trouve également le Japan Times.

Côté magazines, on recense près de 3 000 hebdomadaires ou mensuels (Kansai Time Out ou Weekender sont en anglais). Les librairies dotées d´un rayon en langue anglaise vendent aussi des magazines étrangers, dont certains titres français.

Hormis les deux chaînes publiques de la NHK, il existe une flopée de chaînes commerciales, déclinées en versions régionale ou thématique. Dans les grands hôtels, on reçoit CNN, BBC ou BS1, laquelle diffuse le matin le JT de France 2.

Enfin, 2 stations radio en anglais : InterFM (à Tokyo) et FM Cocolo (au Kansai).

Poste

De manière générale, les bureaux de poste sont ouverts de 9h00 à 19h00, du lundi au vendredi ; de 9h00 à 17h00, le samedi ; de 9h00 à 12h30 le dimanche. On reconnaitra les bureaux de poste à leur logo : un T rouge surmonté d’une barre horizontale.
Tarif (indicatif) d’une lettre à destination de la France, 110 yens ; d’une carte postale, 70 yens.

Téléphone

Pour appeler le Japon depuis la France, composer 00 + 81 + l´indicatif de la ville (sans le 0) + le numéro de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Japon, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant à 9 chiffres (sans le 0 initial).

Nombreuses cabines téléphoniques en ville (les cabines vertes sont à pièces et à cartes). Pour les appels internationaux, utiliser les téléphones gris portant la mention « International Telephone ». Les cartes téléphoniques sont en vente dans les kiosques à journaux.

Internet

Le Japon est en pointe pour les connexions haut débit, voire très haut débit. Les cybercafés sont très nombreux en ville. Une particularité, les manga-cafés (ou manga kissa) : ce sont de confortables cybercafés, qui proposent mangas et boissons en plus des connexions internet. Difficultés : personnel peu anglophone et claviers japonais. Tarifs forfaitaires à l’heure.

Couverture GSM

Le relais est bon. Toutefois, nous vous conseillons de vous renseigner directement auprès de votre opérateur (la réception dépend de lui) sur les modalités d’accès au réseau local (un certain décalage technologique entrainant parfois des incompatibilités matérielles).

Devise

JPY

Taux

Cours d'achat estimé : 1 JPY = 0.007474 Euros au 11/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Japon en France
7, avenue Hoche - 75008 Paris
Tél. : 01 48 88 62 00
Fax : 01 42 27 50 81
Email : info-fr@amb-japon.fr
Web : www.fr.emb-japan.go.jp

Ambassade du Japon en Belgique
Avenue des Arts / Kunstlaan, 58 - 1000 Bruxelles
Tél. : 02 513 23 40
Fax : 02 513 15 56
Web : www.be.emb-japan.go.jp/

Ambassade du Japon en Suisse
Engestrasse, 53 - 3000 Berne 9
Tél. : 031 300 22 22
Fax : 031 300 22 55
Email : eojs@bluewin.ch
Web : www.ch.emb-japan.go.jp

Consulat

Consulat général du Japon à Paris
à l’ambassade
Email : consul@amb-japon.fr

Il y a des consulats généraux du Japon à Marseille et Strasbourg.

Consulat général du Japon à Bruxelles
Rue du Luxembourg / Luxemburgstraat, 14 A - 1000
Tél. : 02 500 05 80
Fax : 02 513 46 33

Consulat général du Japon à Genève
80-82, rue de Lausanne - 1202
Tél. : 022 716 99 00
Fax : 022 716 99 01
Email : consulate@ge-japan.ch
Web : www.geneve.ch.emb-japan.go.jp

Office de tourisme

Consulter le site www.tourisme-japon.fr

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Japon.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

La pollution de l’environnement est apparue dès l’ère Meiji (1868-1912), première période d’industrialisation du Japon. Dans les années 1960, les rejets toxiques dans les eaux et dans l’air, représentaient un risque sanitaire majeur dans plusieurs régions industrielles. A la fin des années 60, le gouvernement instaure une première « loi fondamentale », qui définit des standards de qualité environnementale et vise à mettre en œuvre différents programmes de contrôle des industries. Il s’agit également d’apporter une aide matérielle et médicale aux victimes des maladies liées à la pollution.

Le Japon est le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre et, jusqu’à récemment, l’un des seuls grands pays industrialisés à ne pas avoir émis d’objectifs de réduction d’ici 2020. Le 10 juin 2009, le premier ministre a annoncé un objectif de 15% de réduction sur la base des émissions de 2005. Cet objectif est jugé notoirement insuffisant par le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) et par les ONG, comme le WWF, qui soulignent que les objectifs de réduction des signataires de Kyoto doivent être exprimés sur la base des émissions de 1990. Sur cette base, l’objectif annoncé par le premier ministre japonais n’est que de 8%.

La gestion des déchets domestiques est un autre problème environnemental important. Le Japon s’est lancé, depuis la fin des années 90, dans un vaste programme de recyclage. Ainsi, en 1997, une loi sur le recyclage des récipients et des emballages a été mise en place, qui fait porter aux fabricants la responsabilité du recyclage des bouteilles en plastique et en verre, ainsi que des emballages plastique et papier. Dans le même esprit, une loi sur le recyclage de certains appareils électroménagers a été publiée l’année suivante, celle-ci a pour but de réduire au maximum le volume de ces déchets dans les décharges. Aujourd’hui, le Japon est l’un des plus grands recycleurs de papier au monde. Il existe une réelle politique de tri des déchets : à chaque poubelle son type de déchet et à chaque jour son ramassage spécifique. Le civisme des Japonais permet une réelle efficacité de ce tri.

Concernant les baleines, l'objectif du Japon est clair : rétablir la chasse commerciale. Le pays a toutefois accepté le moratoire de 1987, mais, s'appuyant sur une interprétation controversée du paragraphe 8 de la Convention baleinière, il a présenté des programmes de recherche l'autorisant à chasser le rorqual de Minke et le rorqual commun en Antarctique et dans la Pacifique Nord. Les organisations de défense des baleines soupçonnent les autorités japonaises de dissimuler, sous un prétexte scientifique, une chasse déjà commerciale. Elles l'accusent également de pratiquer un lobbying sans scrupule auprès des « maillons faibles » de la Commission baleinière internationale.