1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, et billet retour, pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Les ressortissants français, belges ou suisses se verront accorder un visa de tourisme gratuit à l’arrivée en Israël, pour un séjour de 90 jours maximum. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

On peut demander que le visa ne soit pas apposé directement dans le passeport, mais sur une fiche à part.

Taxe de sortie du territoire, à régler en espèces, lorsque le départ se fait par la route. Le montant (qui peut être modifié à tout moment par les autorités) varie selon le point de passage : Allenby Bridge, 163 shekels ; Beth Shean (Sheikh Hussein) ou Arava (Aqaba), 94 shekels (à ce jour, 3 février 2010).

TVA : les détenteurs d'un passeport israélien et les expatriés (visa de longue durée) sont soumis au règlement de la TVA, à quoi ne sont pas astreints les touristes.

2 • Santé

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d´être protégé contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B, la coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage), la rougeole pour les enfants.

Autres risques

Si un voyage en Israël expose peu le voyageur aux risques sanitaires « exotiques », les risques comportementaux ou environnementaux peuvent être plus importants qu'ailleurs en raison du contexte politique de la région. Presque tous les biotopes (à l´exception de la haute montagne) existent, sur une superficie de la taille de deux ou trois départements français. Les risques qui y sont liés aussi. Nous les avons décrits dans nos recommandations générales. Vous les retrouverez en vous reportant aux différents chapitres : risques urbains (circulation, petite délinquance...), plongée sous-marine, soleil et chaleur, etc.

3 • Géographie

Capitale

Il n’y a pas d’accord international sur la question. La loi israélienne établit que Jérusalem est la capitale de l’Etat (1980), ce que refuse la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nation Unies. L’Allemagne et les USA reconnaissent à Israël Jérusalem pour capitale. La France (suivie par l’UE) souhaite que la ville soit la capitale d’Israël, mais aussi celle d’un Etat palestinien indépendant. Pour la Chine, Israël n’a pas de capitale officielle. Les représentations diplomatiques étrangères sont, pour la plupart, installées à Tel-Aviv.

PIB

En 2008, 28 365 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Le mont Méron (Har Meron), en Galilée, 1 208 mètres.

Climat

Sur la côte (Tel-Aviv, Haïfa), climat méditerranéen classique : longs étés chauds et secs, adoucis par la brise marine, hivers humides et cléments. Beau printemps, bel automne. Dans les régions septentrionales et centrales (Galilée, Jérusalem), d’une altitude généralement plus élevée, l’hiver est mieux marqué, froid et humide, l’été est chaud et aéré. Les parties orientales basses et le désert du sud ont des étés torrides (de mai à septembre) et des hivers très doux et secs. Eilat : deux périodes propices, mars-avril et novembre-décembre.

Géographie

L’extension et la sécurité des frontières d’Israël sont des problèmes non encore résolus. Quoi qu’il en soit, le pays a pour voisins le Liban (au nord), la Syrie (au nord-est), la Jordanie (à l’est et au sud-est) et l’Egypte (au sud-ouest). La Cisjordanie (à l’est) et la bande de Gaza (au sud-ouest) sont administrées par l’Autorité palestinienne. L’annexion du plateau du Golan (1981) n’a pas été reconnue par la communauté internationale.

La façade méditerranéenne court sur 273 km ; le pays dispose, également, d’un débouché sur la mer Rouge, à Eilat. La Galilée, au nord, est un massif montagneux où quelques cours d’eau ont permis le développement de l’agriculture. Dans la partie centrale, les monts de Judée (Cisjordanie) culminent à 1 000 m environ. Le plateau de Jérusalem descend à l’ouest vers la plaine côtière. A l’est, la vallée du Jourdain est la plus basse du monde ; le fleuve s’écoule, selon un axe nord-sud, du mont Hermon à la mer Morte (417 m sous le niveau de la mer), via le lac de Tibériade. Au sud, s’étend le désert rocailleux du Néguev.

Economie

Si l’économie israélienne est largement ouverte, le secteur public n’en demeure pas moins important. Le haut niveau de qualification de la main d’œuvre a doté le pays d’un appareil productif de premier rang. Le système bancaire et les infrastructures sont solides. Des ressources naturelles limitées, des compétences et des investissements ont déterminé le développement de techniques de pointe dans tous les domaines : agriculture, biotechnologies, chimie, plasturgie, aéronautique, électronique, télécommunications, logiciels… Dans cette optique, les investissements dans la recherche et le développement sont considérables. Toutefois, en dépit de ces réussites, 11% de la population relève encore de programmes d’aide alimentaire.

Faune et flore

La situation du pays permet que l’on trouve aussi bien des plantes alpines (dans les montagnes septentrionales) que des plantes du désert. Le papyrus a en Israël sa limite nord et la Pivoine officinale (Paeonia mascula) sa limite sud. Les zones de montagne et la Galilée ont des couverts de chêne kermès ; les platanes poussent dans les parties humides de la Galilée ; le Néguev est piqué de Pistachiers atlantiques. L’iris de Sibérie, le mimosa, l’arum, les cistes et les genets fleurissent au printemps. A la fin de l’été, ce sont les crocus et les scilles. Cyclamens et anémones éclosent entre décembre et mars, puis viennent les lupins bleus et les soucis.
Les montagnes abritent le bouquetin de Nubie ou la gazelle de montagne (3 sous-espèces : gazella, acaciae et merrilli). Dans les forêts, les renards et les sangliers sont abondants. Les léopards sont plus rares. Caméléons, iguanes, lézards, salamandres tiennent leur rang dans différents milieux. Des oiseaux ? Alouette pispolette, Vautour moine, Bécassine sourde, Rossignol philomèle, Buse féroce, Outarde houbara, Caille des blés, Chevalier gambette, Oie cendrée, Geai des chênes, entre (nombreux) autres…

4 • Hommes et cultures

Population

7 411 000 habitants (2009).

Langue Officielle

L’hébreu moderne et l’arabe classique.

Langue parlée

L’hébreux moderne est pratiqué par 75% des Israéliens (Juifs et Arabes), mais il n’est la langue maternelle que de 30% d’entre eux (actuellement, environ 60% des Juifs israéliens sont nés en Israël). Le russe, l’allemand, l’anglais, le polonais, le hongrois et bien d’autres sont toujours les langues maternelles de nombreux Israéliens. Le yiddish conserve un statut particulier en milieu ashkénaze. Pour la plupart, les Arabes ont l’arabe palestinien pour langue maternelle (la pratique de l’arabe classique dépendant, comme ailleurs, du niveau d’éducation). L’anglais est la première langue internationale. Suivi par le français : il serait parlé par 25% des Israéliens, alors que seuls 0,6% d’entre eux l’ont pour langue maternelle.

Peuple

76% environ des citoyens israéliens sont des Juifs et 19% des Arabes (si l’on compte parmi les Juifs les 4% d’Arabes confessant le judaïsme). Parmi les premiers, les Sabras, d’ascendance israélienne, sont les plus nombreux (28% de la population totale), puis viennent les « Russes » (11,5%), mais les Juifs sont venus du monde (presque) entier, de Pologne et d’Ethiopie, d’Italie et du Tadjikistan, du Maroc et du Yémen… Les Arabes sont palestiniens (14%), syriens (2,5%), druzes (1,5%)…

Religion

L’Etat d’Israël n’est pas un Etat confessionnel. Les Juifs relèvent pour la plupart du judaïsme « traditionnel » (55%), libéral ou conservateur ; 17% sont « orthodoxes » et 8% haredim (« ultra-orthodoxes »). 20% des Juifs israéliens se déclarent non religieux. Ashkénazes (issus de l’Europe centrale et orientale) et Séfarades (issus du bassin méditerranéen) ont des organisations religieuses différentes. Les Arabes sont, dans leur grande majorité, des musulmans sunnites (2% sont chrétiens et 1,5% de religion druze). La Palestine est également le berceau du christianisme ; toutes les confessions chrétiennes traditionnelles y ont des établissements et des communautés plus ou moins importantes. Le bahaïsme a établi son centre administratif à Haïfa.

Calendrier des Fêtes

Les fêtes juives (leur date change chaque année).
Roch Hachana (septembre-octobre) : Nouvel An.
Yom Kippour (septembre-octobre) : Grand Pardon, jour de jeûne et de repentance.
Souccot (septembre-octobre) : fête des Tentes (ou des Cabanes, ou des Tabernacles), célèbre l’aide reçue de Dieu pendant l’Exode.
Yom Hachemini Atseret (septembre-octobre) : assemblée du Huitième Jour, célébration du début de la saison des pluies.
Hanoucca (novembre-décembre) : fête de l’Edification (ou « des Lumières »), commémore la consécration de l’autel des offrandes du Second Temple de Jérusalem.
Pourim (février-mars) : fête des Sorts, commémore un épisode salutaire du livre d’Esther.
Pessa’h (mars-avril) : la Pâque. La fête dure 7 jours et commémore la sortie d'Egypte des Hébreux.
Yom Ha’Atzmaout (avril-mai) : fête nationale.
Chavouot (mai-juin) : fête des Semaines, commémore le don de la Loi et des Dix Commandements.

Les fêtes musulmanes (leur date change chaque année).
Aïd el-Kebir (novembre-décembre) : la Grande Fête (fête « du Sacrifice »), commémoration du sacrifice d’Ismaël.
Mouloud (février-mars) : commémoration de la naissance du Prophète.
Ouverture du Ramadan (août-septembre) : 30 jours de jeûne rituel pendant le 9e mois de l’année lunaire.
Aïd el-Fitr (septembre-octobre) : fête de la Rupture, fin du jeûne du Ramadan.

Les chrétiens ont leurs cycles de fêtes propres, selon la confession à laquelle ils appartiennent.

Histoire

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion (1886-1973) proclame l’indépendance de l’Etat d’Israël. Le 15, les Etats arabes attaquent.
Ces évènements sont le résultat d’un processus historique complexe, auquel la destruction des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale a mis un sceau tragique. Le 29 novembre 1947, la résolution 181 des Nations Unies admet le principe d’un partage de la Palestine (alors sous administration britannique) en un Etat juif et un Etat arabe. Le lendemain, Juifs et Arabes s’affrontent en Palestine. La Grande-Bretagne se retire le 13 mai suivant…
Israël l’emporte rapidement sur tous les fronts et augmente son territoire de 25%. Cette première guerre chasse de leurs terres plus de 750 000 Arabes palestiniens. Entre 1948 et 1952, les Juifs installés dans les pays arabes affluent dans le nouvel Etat, rejoints par les rescapés du judaïsme européen. Le « retour » se poursuivra, se systématisera et marque toute l’histoire d’Israël. En 1956, à l’occasion de la crise de Suez, les Israéliens occupent le Sinaï une première fois. Au début des années 60, le procès d’Adolf Eichmann (1906-1962) aura une importance symbolique considérable : la justice est rendue sur le territoire de l’Etat d’Israël. La résistance palestinienne, elle, s’organise, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) est fondée en 1964. Trois ans plus tard, en butte à l’hostilité active des Etats arabes, Israël passe à l’offensive : en six jours Tsahal conquiert la Cisjordanie, Gaza, le Golan, le Sinaï et Jérusalem-est. Rapidement, la résolution 242 de l’ONU en appelle au retrait israélien et au respect des frontières. Quelles frontières ?

En 1969, Yasser Arafat (né en 1929) prend la tête de l’OLP. Le refus d’Israël passe par le terrorisme. Pendant les JO de Munich, par exemple, 11 athlètes israéliens sont assassinés par un commando du groupe Septembre noir, issu du Fatah, l’une des composantes de l’OLP. 1973, pendant le Yom Kippour, l’Egypte et la Syrie mènent une attaque simultanée contre Israël, qui parvient à les contenir. La résolution 338 de l’ONU réaffirme les principes de la résolution 242. Cette guerre est l’un des éléments déclencheurs du choc pétrolier. Les choses évoluent toutefois. Israël est un fait, que les dirigeants arabes ne peuvent réduire. Anouar el-Sadate (né en 1918) fait, pour l’Egypte, le pas qui permet de passer du fait au droit. Il reconnait Israël et prononce un discours à la Knesset. Suivent les accords de Camp David (1979), que signent Sadate, Menahem Begin (1913-1992) et Jimmy Carter (né en 1924). En vertu de ces accords, le Sinaï est restitué à l’Egypte. A cause des accords, Sadate est assassiné (1981). Pendant ce temps, l’OLP s’est solidement installée au Liban, d’où elle coordonne le terrorisme anti-israélien. En 1982, l’opération Paix en Galilée parvient à l’en déloger. Cependant, les massacres dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, perpétrés par des miliciens libanais chrétiens dans une zone contrôlée par l’armée israélienne ébranlent l’opinion. En Cisjordanie et à Gaza, la première Intifada commence en 1987 ; elle va durer six ans, ne prenant fin qu’avec la signature des accords d’Oslo entre Yitzhak Rabin et Arafat, qui prévoient la création d’une Autorité palestinienne pour les « territoires » et la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël. En 1995, Rabin est assassiné. Les tensions renaissent. La vieille garde de l’OLP peine à se reconvertir en gouvernement ; elle est débordée par les radicaux et les islamistes. En 1999, Abdel Rahman Zuabi (né en 1932) est le premier Israélien arabe appelé à siéger à la Cour suprême. Arafat meurt en 2005. La seconde Intifada a commencé depuis cinq ans…

Politique

Israël est un Etat démocratique, à qui la Déclaration d’indépendance (1948) et 14 lois fondamentales, votées par le parlement, tiennent lieu de constitution. Le parlement, la Knesset, est monocaméral (120 députés élus pour 4 ans). Le président a une fonction honorifique, il désigne toutefois le premier ministre (majorité parlementaire), celui-ci formant alors son gouvernement. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire.

Célébrités

Theodor Herzl (1860-1904), né à Budapest, est l’un des « pères » de l’Etat d’Israël. Après avoir publié Der Judenstaat (L’Etat juif, 1896), il fonde le mouvement sioniste en 1897 (congrès de Bâle). En 1949, son corps a été transféré au mont Herzl, à Jérusalem.

Golda Meir (1898-1978) est née à Kiev, elle émigre aux Etats-Unis, puis s’installe en Palestine (1921). En 1948, elle est signataire de la Déclaration d’indépendance. Elle prendra en charge divers ministères à partir de 1951, dont celui des affaires étrangères (1956-1966). Premier ministre d’Israël de 1969 à 1974.

Le Merkava (1979) est le char de bataille de l’armée israélienne. C’est un engin lourd (de 63 à 65 tonnes) équipé de canons de 105 ou 120 mm, selon les versions. C’est également un symbole de l’indépendance d’Israël. Car, malgré les critiques, l’armée garde une place centrale dans la société israélienne.

Yitzhak Rabin (1922-1995) avait un sens aigu de ses responsabilités : « Celui à qui l’on doit la victoire n’est pas tant le général vainqueur, que celui qui aurait porté le chapeau de la défaite. » Rabin a porté le chapeau de la paix.

Dani Karavan (né en 1930, à Tel-Aviv), sculpteur. Ses œuvres monumentales sont parfois l’expression plastique d’une mémoire (Misrach, Regensburg ; Hommage aux déportés, camp de Gurs), parfois celle d’un engagement (Chemin des droits de l’homme, Nuremberg ; Chemin de la paix, à la frontière israélo-égyptienne), toujours celle d’une espérance.

Natalie Portman (née en 1981, à Jérusalem) est une actrice israélo-américaine. En 2003, Padmé a obtenu un diplôme de psychologie de l’université de Harvard. Elle a participé à la rédaction de Frontal Lobe Activation during Object Permanence (Harvard, 2002).

Mira Awad (née en 1975, à Rama). En 2009, elle est la première chanteuse arabe choisie pour représenter Israël au concours de l’Eurovision, en duo avec Achinoam Nini (née en 1969). Les chameaux du progrès doivent parfois passer par le chas d’une aiguille kitsch…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 3 ou 4 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Le shabbat (du vendredi au coucher du soleil au samedi soir) est jour chômé en Israël. Il fait mémoire du 7e jour de la Création, pendant lequel Dieu s’est reposé de son ouvrage. Si les prescriptions religieuses sont observées de façons plus ou moins scrupuleuses, le cours ordinaire des choses s’arrête néanmoins pour tous les Juifs pendant cette journée.
On respectera les lieux de culte : discrétion et tenue correcte. Dans les quartiers juifs orthodoxes, les femmes éviteront le pantalon (très mal vu). Petite leçon de savoir-vivre dévot : on se découvre dans les églises, on se couvre dans les synagogues et on se déchausse dans les mosquées et les maisons musulmanes.

Achat

Des objets en bois d’olivier, que l’on trouve sur les marchés, aux créations des couturiers ou des designers branchées de Tel-Aviv, la palette est large de ce que l’on peut rapporter de son voyage. Il faut courir les souks ou les boutiques. Les produits de bouche sont également très indiqués.

Cuisine

La cuisine kasher répond aux interdits (porc, coquillages…) et aux prescriptions (viande saignée, pas de mélange lait-viande…) rituels. Mais les restaurants israéliens ne sont pas tous kasher. Les musulmans respectent, quant à eux, les règles alimentaires de l’islam.

Pour faire simple, disons que les immigrants ont apporté en Israël la cuisine d’Europe de l’est (les Ashkénazes) et celle du Maghreb (les Séfarades). Pour la cuisine orientale, elle était disponible sur place, c’est celle des Arabes israéliens et des communautés juives orientales. La première s’écrit bortsch, goulasch, schnitzel, carpe (gefilte fisch), hareng, etc. La deuxième : couscous, dafina (ragoût), pita, bkaïla (haricots et épinards), etc. L’houmous (purée de pois chiches et sésame) est, peut-être, l’emblème de l’Orient, à qui l’on doit aussi les böreks (pâtisseries salées), l’halva (pâte de sésame), la basboussa (dessert de semoule). Fallafels (boulettes de pois chiches ou de fèves) et shawarma (kebab) sont les piliers de la fast food israélienne, qui a aussi adopté le hamburger.

Boisson

L’eau du robinet est tout à fait propre à la consommation. L’eau minérale est disponible partout. Les sodas aussi. La bière israélienne est généralement blonde et légère (mais de petits brasseurs innovent : la Carobbean Stout, de Dancing Camel, à Tel-Aviv, est… chocolatée). La région de Haïfa ou le Golan produisent désormais de très bons vins (rouges, rosés et blancs). Les jus de fruit sont délicieux. Le café est communément « turc », mais on trouve sans trop de problèmes de bons « espresso » ou de longs jus de chaussette.
On évitera l’alcool dans les zones musulmanes, en dehors des lieux autorisés : hôtels, bars, restaurants.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est dense et en excellent état. La signalisation est en hébreu, en arabe et en anglais. On conduit à droite. La vitesse est limitée à 90 km/h sur autoroute, 80 km/h sur route et 40 km/h en ville. Du 1er novembre au 1er mars, les feux de croisement sont obligatoires même de jour.
Pour différentes raisons, le stationnement est très contrôlé. Marquage blanc et rouge : interdiction formelle pendant la journée (arrêt plus ou moins toléré la nuit) ; marquage blanc et bleu : payant pendant la journée (à partir de 9h00) et gratuit la nuit.
Un véhicule immatriculé en Israël (plaque jaune) n’est pas autorisé à pénétrer sur le territoire palestinien (sauf dérogation spéciale et guide, pour Bethléem, par exemple). Les plaques d’immatriculation palestiniennes sont vertes, bleues ou blanches.

Taxi et location

La plupart des loueurs internationaux et des sociétés locales ont des agences à l’aéroport Ben Gourion et dans les principales villes et agglomérations. Pour louer une voiture, il faut avoir au moins 21 ans et deux ans de permis. On présentera un permis national ou international (valide) et une carte bancaire internationale.

Les bus et autocars de la compagnie nationale Egged desservent toutes les villes et localités israéliennes, plusieurs fois par jour. Ils assurent également le service de la plupart des lignes urbaines. Très peu de bus et autocars pendant le shabbat (vendredi soir et samedi) et les fêtes.

Les taxis individuels (équipés de compteurs), présents partout, assurent des liaisons urbaines et interurbaines (prix forfaitaire dans ce cas). Pendant le shabbat, les tarifs sont majorés de 25%. Il est d’usage de laisser au chauffeur un pourboire équivalant à 5% du montant de la course.

Des taxis collectifs de 7 à 10 places (en hébreu sherout) assurent des services entre les grandes villes et sur certains itinéraires urbains. Ils partent lorsqu’ils sont pleins et ont donc des horaires élastiques. Tarif fixe par passager, un peu inférieur à celui des bus. Ils sont assez nombreux à fonctionner pendant le shabbat.

Train

La Société des chemins de fer israéliens assure des liaisons régulières entre Tel-Aviv et Jérusalem et entre Nahariya et Beer-Sheva (via Haïfa et Tel-Aviv). Le service n’est pas assuré pendant le shabbat, ni pendant les jours fériés.

Avion

Le principal aéroport international est l’aéroport Ben Gourion (15 km au sud-est de Tel-Aviv). Eilat relève de son propre aéroport ou de celui d’Aqaba, en Jordanie.
Liaisons intérieures régulières (compagnies Israir et Arkia) entre Tel-Aviv et Eilat, Haïfa, Jérusalem, Kiryat Shmona, Massada, Rosh Pina… Pas de vols pendant le shabbat.

6 • Infos pratiques

Décalage

Il y a toute l’année une heure de décalage avec la France : lorsqu’il est 12h00 au Havre, il est 13h00 à Tel-Aviv.

Argent

La monnaie nationale est le nouveau shekel israélien (divisé en 100 agorot). Billets de 20, 50, 100 et 200 shekels ; pièces de 1, 5 et 10 shekels et de 5, 10 et 50 agorot. Attention ! n’accepter que les billets portant la mention « New Shekels ».

Change illimité. On peut changer ses euros dans les banques, les bureaux de poste, les bureaux de change, les hôtels. Il faudra présenter son passeport pour changer des chèques de voyage dans une banque. Nombreux distributeurs de billets automatiques (les cartes bancaires internationales sont, par ailleurs, largement acceptées). Le règlement direct en euros ou en dollars est souvent accepté, mais à un taux rarement avantageux.

Les banques ouvrent de 8h30 à midi, du dimanche au jeudi ; de 16h00 à 18h00, les dimanche, mardi et jeudi ; de 8h30 à midi, le vendredi et veilles de fête. Elles sont fermées le samedi. Les comptoirs bancaires des hôtels ont en général des horaires plus étendus.

Electricité

220 volts ; prises de type européen standard. Pas besoin d’adaptateur.

Horaire

Commerces et services sont fermés pendant le shabbat (du vendredi 14h00 au samedi soir ou au dimanche matin).

Les boutiques ouvrent en général de 8h00 à 13h00 et de 16h00 à 19h00 (les grandes surfaces ferment vers 22h00).

Média

Il parait en Israël 17 quotidiens en hébreu et une dizaine en d’autres langues (dont l’arabe). Citons Haaretz (progressiste), Yediot Aharonot (populaire), Hazofe (sioniste religieux) ; le Jerusalem Post est un quotidien en anglais (une édition française hebdomadaire). Israël Magazine est un hebdo en français.
La radio diffuse tous les jours des émissions en hébreu et arabe, bien sûr, mais également en anglais, russe, français, yiddish, etc. Bulletins d’information en anglais et en français. Nombreux programmes en anglais à la télévision.

Poste

Bureaux de poste dans toutes les villes et agglomérations (signalés par une enseigne rouge portant une gazelle blanche). Les boîtes aux lettres sont rouges, à l’anglaise.

En règle générale, les bureaux de poste ouvrent les dimanche, mardi et jeudi, de 8h00 à midi et de 15h30 à 18h30 ; le mercredi, de 8h30 à 12h30, le vendredi et veilles de fête, de 8h00 à midi. Ils sont fermés le samedi et jours de fête.

Téléphone

Pour appeler Israël depuis la France, composer 00 + 972 + indicatif de zone sans le 0 + le numéro de votre correspondant. Indicatifs : Tel-Aviv, 03 ; Jérusalem, 02 ; Haïfa, Nahariva, Hadera, Tibériade, 04 ; Beer-Sheva, Eilat, 08 ; Netanya, 09.

Pour appeler le France depuis Israël, composer le code de l’opérateur choisi (Barak, 013 ; Bezek, 014 ; Kavei Zahav, 012) + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Pour les appels intérieurs, composer l’indicatif de zone avec le 0 d’une zone à l’autre (ou d’un mobile) ; pas d’indicatif à l’intérieur d’une même zone.

Internet

Nombreux cybercafés en ville et connexions publiques possibles un peu partout dans le pays.

Couverture GSM

Très bonne en ville, un peu moins sûre à la campagne. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

ILS

Taux

Cours d'achat estimé : 1 ILS = 0.237513 Euros au 17/01/2018 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade d’Israël en France
3, rue Rabelais - 75008 Paris
Tél. : 01 40 76 55 00
Fax : 01 40 76 55 55
Email : information@paris.mfa.gov.il
Web : www.paris.mfa.gov.il

Ambassade d’Israël en Belgique
Avenue de l’Observatoire / Sterrewachtlaan, 40 - 1180 Uccle
Tél. : 02 373 55 00
Fax : 02 373 56 17
Email : cons-sec@brussels.mfa.gov.il
Web : www.ambisrael.be

Ambassade d’Israël en Suisse
Alpenstrasse, 32 - 3000 Berne
Tél. : 031 356 35 00 / 031 356 35 04 (section consulaire)
Fax : 031 356 35 56
Email : amb-sec@bern.mfa.gov.il
Web : http://bern.mfa.gov.il

Consulat

En France, les services consulaires sont assurés par l’ambassade. Il y a un consulat général d’Israël à Marseille (tél. 04 91 53 39 90).

En Belgique, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

En Suisse, les services consulaires sont assurés par l’ambassade. Il y a un consulat général d’Israël à Genève (tél. 022 716 05 00).

Office de tourisme

L’office israélien de tourisme ne reçoit pas le public. Consulter le site : www.otisrael.com/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à Israël.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Une douzaine d’organismes travaillent actuellement sur les questions environnementales. L’eau est l’un des problèmes majeurs. Selon le ministère de l’environnement, sa qualité va se dégrader inexorablement. Fertilisants et pesticides agricoles ont provoqué une contamination au nitrate des sources du littoral. L’infiltration d’eau salée ou saumâtre dans les nappes phréatiques, rendant leur eau impropre à la consommation, est un effet des pompages intensifs. L’agriculture et l’industrie ont dû diminuer leur consommation d’eau de 40%. Des systèmes d’irrigation contrôlée (goutte à goutte assisté par ordinateur) ont été mis au point et commercialisés. Des investissements importants ont été consentis dans le domaine de l’énergie solaire appliquée au dessalement.
Aujourd’hui, 95% des déchets sont encore enfouis ou stockés dans des fosses à ciel ouvert et des décharges. C’est dire que les initiatives visant à promouvoir le recyclage sont bien accueillies par les Israéliens ! Un grand projet de collecte des bouteilles plastique, notamment, a été mis en place et remporte un franc succès.
Israël est signataire de la convention de Barcelone (réduction de la pollution en Méditerranée), aussi les dégazages et autres rejets dans les eaux territoriales israéliennes sont-ils très sévèrement sanctionnés.
Dans un autre domaine, les législations européennes ont contraint les producteurs israéliens de fruits et légumes (et de produits laitiers) à réduire drastiquement leur utilisation de pesticides. Des enquêtes ont montré que 12% des fruits et légumes mis sur le marché passaient les normes nationales, déjà assez permissives. La qualité des contrôles sanitaires effectués par les agences d’Etat est mise en doute par de nombreuses associations.
La lutte contre la pollution atmosphérique s’est intensifiée ces dernières années. Dans les années 80, le taux de dioxyde de souffre dans l’air était 4 fois plus important que la norme tolérée. De nos jours, celle-ci est rarement dépassée.
La protection de la faune et de la flore dispose d’un arsenal législatif efficace. Conservation et réintroduction d’espèces animales et végétales ont donc obtenu de nombreux succès.