1 • Formalités

Passeport

Carte nationale d´identité ou passeport, valides pour toute la durée du séjour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

Depuis le 1er janvier 2014, les cartes nationales d’identité sécurisées françaises délivrées à des majeurs entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013 ont automatiquement une durée de validité étendue de 5 ans, sans modification matérielle du titre. Ainsi, la carte d’une personne majeure au moment de la délivrance portant comme date de fin de validité le 23 avril 2014 sera en réalité valable jusqu’au 23 avril 2019. De façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage (les autorités islandaises n'ayant pas précisé leur position quant à cette mesure), il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.
Si vous voyagez uniquement avec votre carte nationale d’identité, vous pourrez télécharger et imprimer une notice multilingue expliquant ces nouvelles règles en allant à l'adresse suivante : http://media.interieur.gouv.fr/interieur/cni-15ans/document-a-telecharger-islande.pdf

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa requis pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d’être protégé contre diphtérie, tétanos, coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage), poliomyélite, hépatites A et B.

Autres risques

Si, comme dans tous les pays d'Europe, le voyageur n'est pas exposé aux risques sanitaires « exotiques », les risques comportementaux ou environnementaux peuvent être les mêmes qu'ailleurs.

3 • Géographie

Capitale

Reykjavik.

PIB

Evalué à 29 852 dollars US par habitant fin 2008, compte tenu de l’impact de la crise financière sur l’économie islandaise (France, 36 614 dollars US).

Point culminant

Le Hvannadalshnúkur, 2 119 mètres (volcan Öraefajökull).

Climat

En dépit de sa situation à la limite du cercle polaire arctique, l´Islande n´est pas le pays glacé qu´on imagine parfois. L´île bénéficie en effet de l´influence du Gulf Stream, qui baigne ses côtes sud, ouest et nord-ouest, donnant au pays un climat océanique tempéré (hivers relativement doux et étés frais). A Reykjavík, les températures moyennes sont comprises entre 0°C, en janvier, et 12°C, en juillet. En hiver, elles sont légèrement plus basses au nord-est et à l´est, courant polaire du Groenland oblige. En fait, seul l´intérieur des terres connaît des températures vraiment basses, qui peuvent descendre sous -15°C.
Les pluies sont plus abondantes au sud qu´au nord. Quant aux vents, ils sont très fréquents et parfois violents.
Ces quelques généralités ne peuvent toutefois rendre compte de la réalité de la météorologie islandaise, dont la principale caractéristique est ´instabilité. Celle-ci provoque des commentaires du type : « Si vous n'aimez pas le temps qu'il fait, attendez une minute… ».
L’Islande ne connait pas la longue nuit polaire. Décembre, janvier et la première quinzaine de février ont peu de jour (de 10h00 à 16h00 environ), mais, en revanche, de mai à mi-août le jour est quasi-permanent.
Juin a de belles luminosités et un jour permanent. La saison des aurores boréales commence en septembre-octobre, pour culminer en décembre et janvier.

Le site www.vedur.is donne tous les jours des informations détaillées sur la situation météorologique, mais aussi sur l’activité sismique, le niveau des rivières… (en islandais et en anglais).

Géographie

L’Islande doit son caractère volcanique à sa situation sur la dorsale médio-atlantique (chaîne volcanique sous-marine située entre les plaques tectoniques eurasienne et américaine et dont l’île est une partie émergée). Soumis à ce travail des profondeurs, le pays connait donc une activité sismique et volcanique intense. Les volcans Hekla, Askja, la zone du Krafla, ainsi que de nombreux volcans sous-glaciaires (dont le Grimvötn, situé sous le glacier Vatnajökull) sont particulièrement surveillés. Les éruptions, provoquant la fonte des glaces, peuvent être à l’origine d’immenses inondations (Grimvötn en 1996, par exemple). La lave émise par les éruptions prend, en refroidissant, des teintes et des formes variées, qui sont l’un des charmes des paysages volcaniques. Les champs de lave couvrent plus de 10% du territoire. Au volcanisme, on ajoutera les phénomènes géothermiques. L’utilisation de l’eau chaude naturelle pour le chauffage urbain peut paraitre prosaïque ; les geysers, les fumeroles, les solfatares (vapeurs sulfureuses), les sources ou les mares de boue chaudes, le sont beaucoup moins…

Pays de feu, mais également pays de glace. Avec 8 300 km², le Vatnajökull est le plus vaste glacier d’Europe. Après lui viennent le Langjökull (950 km²), le Hofsjökull (932 km²) et le Myrdalsjökull (600 km²). Le Snaefellsjökull, dans l’ouest, ne couvre que 11 km² ; c’est pourtant un glacier célèbre : les héros de Jules Verne partirent de là pour leur voyage au centre de la terre. Les cours d’eau sont, évidemment, nombreux, mais leur régime est irrégulier, dépendant qu’il est de la fonte des glaces. On a pu, néanmoins, leur faire porter des barrages hydroélectriques puissants. Lacs, cascades, chutes d’eau, marquent encore les paysages islandais. Gullfoss et Godafoss, sont les chutes splendides ; le lac Myvatn (38 km², 4 à 5 mètres de profondeur) est renommé pour son avifaune.

Les côtes islandaises sont très festonnées. Dans le nord-ouest, les glaces ont creusé d’innombrables fjords, souvent escarpés et spectaculaires. La côte sud-ouest est plus plane ; elle recueille l’essentiel de la population (région de Reykjavik). L’intérieur du pays est occupé par un haut plateau, l’Odadhahraun, constitué de champs de lave et de déserts minéraux, formant des paysages étranges et fascinants. Cette région, quasiment inhabitée, n’est desservie que par quelques pistes.

L’Islande possède de nombreuses îles, dont l’archipel des Vestmann (Vestmannaeyjar), au sud, et l’île de Grimsey, à l’extrême nord, sur le cercle polaire.

Economie

En 2007, le revenu par habitant classait au 5e rang mondial un pays qui affichait, en outre, 5% de croissance, un chômage faible (2,3%) et des finances publiques excédentaires. Cette économie florissante s’appuyait sur la pêche (hareng, morue, capelan, saumon, crustacés…), 50% du montant des exportations, et sur une industrie moderne et diversifiée (aluminium, biotechnologies, informatique…). La géothermie fournissait de l’énergie et le tourisme faisait l’appoint. Mais ces succès dépendaient, pour une bonne part, de la stabilité des marchés financiers. Les banques islandaises finançaient leur croissance avec des emprunts interbancaires et des dépôts à l’étranger ; la dette extérieure était considérable et l’endettement des ménages aussi. En conséquence de quoi, la crise de 2008 a durement frappé l’Islande. Cependant, les piliers de l’économie (pêche, technologies, énergie, tourisme) demeurent solides et doivent permettre de faire redémarrer la machine. Les prêts du FMI (2,1 milliards de dollars) et des pays nordiques (2,5 milliards de dollars) semblent confirmer le diagnostic.

Faune et flore

La forêt islandaise a pratiquement disparu ; aujourd’hui elle ne couvre plus que 2% du territoire : conifères, bouleaux torses, sorbiers, trembles… De vastes landes ont pris sa place, où abondent bouleaux nains, bruyères, airelles, osiers, myrtilles. Mousses et lichens, quant à eux, colonisent les champs de lave. Les zones humides sont le domaine des roseaux, des joncs, des laîches et linaigrettes. De belles prairies couvrent 20% des terres. Au printemps, les fleurs éclosent partout : gentianes, véroniques, campanules, armérias, silènes, thym arctique, épilobes arctiques, pavots d’Islande. Et puis le lupin, symbole du pays.

Pour la faune, les oiseaux dominent largement : 73 espèces régulières (200, si l’on prend en compte les « oiseaux de passage »). Fous de Bassan, macareux, sternes arctiques, pygargues, faucons, fulmars, guillemots, pétrels, goélands, cormorans sont communs. Les ornithologues se rendront dans la réserve de Flatey, une île située au nord-ouest, dans le Breidhafjördhur, ou dans celle de Dyrholaey, près de Vik, à l’extrême sud. Le lac Myvatn abrite la plus grande variété de canards de la planète (cygnes sauvages, oies cendrées, fuligules, eiders à duvet, arlequins plongeurs…).

Les eaux islandaises sont généreuses et ont permis le développement d’une pêche de premier rang. Lacs et rivières ne sont pas moins riches : saumon, truite, épinoche, omble, anguille… 2 espèces de phoques (gris et veau marin) et 17 espèces de cétacés, dont des baleines (dont l’Islande est un bon observatoire), font une belle palette de mammifères marins.

Les terrestres sont moins bien lotis : seul le renard polaire est endémique. Les autres ont été introduits par l’homme : moutons, chevaux, rennes, visons et divers rongeurs. On ne trouve ni reptiles, ni amphibiens. Une bonne nouvelle pour finir : les moustiques islandais ne piquent pas !

4 • Hommes et cultures

Population

319 355 habitants (2008).

Langue Officielle

L´islandais (« íslenska », langue germanique dérivée du norrois).

Langue parlée

L’isolement relatif, une immigration très faible et une politique linguistique volontariste ont assuré à l’Islande une grande homogénéité linguistique : 98% des Islandais parlent l’islandais. Cela ne marque aucun repli sur soi, au contraire, puisque presque tout le monde parle aussi l’anglais.

Signalons deux lettres particulières à l´alphabet islandais :
- þ : se prononce comme le « th » anglais de « thing » (translitération française : « th »).
- ð : se prononce comme le « th » anglais » de « cloth » (translitération française : « dh »).
Nous avons utilisé ces translitérations dans le présent texte.

Peuple

Le fonds Celte et Viking s’est perpétué, sans ajout notable, jusqu’à aujourd’hui. Quelques petites communautés immigrantes (2% de la population) se sont installées récemment : Polonais, Danois, Yougoslaves, Philippins, Allemands…

Religion

L’Eglise évangélique luthérienne d’Islande a le statut d’Eglise nationale. Elle regroupe un peu plus de 80% des Islandais. Ajoutez à cela deux « Eglises libres » (Reykjavik et Hafnarfjördhur), quelques dissidents et 2,4% de catholiques. Les fidèles ne sont pas très assidus aux offices, mais gardent un attachement « culturel » à leurs Eglises. C’est un peu la même chose pour les références à la vieille religion nordique…

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an (le 31 janvier est férié après midi).
Fin mars - début avril : Pâques (Jeudi et Vendredi saints sont fériés, ainsi que le lundi de Pâques).
3e jeudi d´avril : Jour de l’été (« Sumardagúrinn »). Importantes festivités.
1er mai : Fête du travail.
Courant mai : Jeudi de l´Ascension.
17 juin : Fête nationale.
1er week-end d´août : Fête des commerçants (les vendredi après-midi, samedi, lundi et mardi matin sont fériés ; célébrations officielles le lundi).
25 décembre : Noël (les 24 décembre après-midi, 25 et 26 sont fériés). Notons que, pour les Islandais, il existe 13 Pères Noël : ils arrivent un par un à partir du treizième jour précédant Noël et repartent de même.

Parmi les autres fêtes islandaises, il faut citer :
1er dimanche de juin : Dimanche des marins (« Sjomannadgwinn ») ; en l’honneur des pêcheurs ; ce jour-là, tous les bateaux sont au port.
21 et 24 juin : Solstice d´été et Saint Jean (« Jónsmessa »).
9 octobre : Jour de Leif Ericson (qui, vers l’an mille, découvrit la côte nord-américaine).
23 décembre : Saint Thorlák (« Thorláksmessa »), patron de l´Islande.

Histoire

Les premiers habitants de l’Islande furent des moines irlandais, qui avaient trouvé là une solitude à leur mesure (VIIIe siècle). Ils furent bientôt rejoints par des Vikings norvégiens, dont les sagas nous ont gardé les noms : Ingolfur Arnarson, sa femme Hallveig Frodadottir, son demi-frère Hjörleifur Hrodmarsson… Arnarson fonde Reykjavik à la fin du IXe siècle. A cette poignée de colons, viennent rapidement s’adjoindre des familles nobles, fuyant la tyrannie du roi de Norvège, Harald « à la belle chevelure ». Ces émigrants font porter leurs bagages par des esclaves irlandais ou écossais. Les Islandais d’aujourd’hui sont issus de ces Vikings et de ces Celtes. Dès 930, les chefs de clan se réunissent, à Thingvellir, et fondent un parlement, l’Althing. Si les chefs restent maîtres chez eux, le parlement, réuni en plein air une fois l’an, établit des lois générales et rend la justice. Les 39 comtés islandais vivront ainsi pendant trois siècles. En l’an mil, l’Althing adopte le christianisme ; un premier évêché est établi à Skalholt en 1056. La vielle religion nordique imprégnera les âmes longtemps encore. L’esclavage est aboli au début du XIIe siècle. Le commerce prospère. L’Islande connait alors une belle efflorescence littéraire. Citons, parmi d’autres, l’Islendingabok (le Livre des Islandais) d’Ari Thorgilsson, le Landnamabok (le Livre de la colonisation) ou le Heimskringla (Histoire des rois de Norvège), de Snorri Sturluson (1179-1241). Mais cet « âge de la paix » touche à sa fin. Au XIIIe siècle, l’Althing ne parvient plus à contrôler les rivalités entre clans. En 1262, il est décidé de se soumettre au roi de Norvège, Haakon IV.

C’est une nouveauté pour l’Islande. Elle est sanctionnée par le « Vieux Pacte ». Hélas, l’autonomie que prévoit celui-ci n’est pas respectée. L’Althing devient une simple chambre d’enregistrement des décisions norvégiennes. La nature n’est pas plus clémente, les éruptions du volcan Hekla, de nombreuses épidémies, éprouvent la population de l’île, qui s’appauvrit. Elle est tombée dans la misère, lorsqu’en 1380 elle passe sous domination danoise (en même temps que la Norvège). La nouvelle donne n’arrangera rien. Au début du XVe siècle, la peste noire tue les deux tiers de la population. Au cours du premier XVIe siècle, Christian III de Danemark impose le luthéranisme. La résistance catholique s’éteint en 1550, avec l’exécution du dernier évêque, Jon Arason. En 1602, Christian IV, lui, s’attaque à l’économie de l’île : elle n’aura plus désormais qu’un seul partenaire commercial, le Danemark. Au profit du Danemark. A la fin du siècle, l’Althing n’est plus qu’un tribunal provincial. Et le XVIIIe siècle déroule une longue liste de malheurs : 1707-1709, la variole emporte le tiers de la population ; les éruptions volcaniques se succèdent, celle du Lakagigar, en 1783, est meurtrière ; la terre tremble l’année suivante… En 1801, l’Althing est supprimé.

Il sera restauré, comme chambre consultative, en 1834, pour calmer les ardeurs nationalistes du mouvement que dirige Jon Sigurdhsson. Comme partout le nationalisme romantique est à l’œuvre. Le combat de Sigurdhsson trouve de plus en plus d’échos. En 1854, le Danemark renonce au monopole économique. En 1870, l’Association des patriotes islandais est fondée. En 1874, Christian IX accorde une constitution à l’Islande. L’Althing retrouve son rôle d’assemblée législative. Malgré ces succès politiques, la situation économique, entre 1880 et 1914, contraint beaucoup d’Islandais à émigrer. En 1904, l’Islande obtient l’autonomie interne : elle sera dirigée par un premier ministre du cru, Hannes Hafstein (1861-1922). Les femmes obtiennent le droit de vote (1908, pour les élections locales, 1915, pour les législatives). Le développement politique, économique et social est à l’ordre du jour. L’Islande rattrape le temps perdu ; elle se dote de routes, de barrages hydroélectriques, d’une université (1911)… En 1918, le Danemark la reconnait comme Etat souverain, dont le roi de Danemark demeure toutefois le monarque. En 1940, la neutralité islandaise ne pèse pas lourd face à la guerre. Les Anglais y installent une base, qui passe aux Américains l’année suivante. En 1942, l’Althing vote la séparation totale d’avec le Danemark, alors occupé par l’Allemagne. Décision confirmée par referendum deux ans plus tard ; le 17 juin 1944, la République islandaise voit le jour. Elle adhère à l’ONU en 1946, à l’OCDE en 1947 et au Conseil de l’Europe en 1950.

Membre fondateur de l’OTAN, l’Islande accepte, en 1951, l’installation de 5 000 soldats américains sur la base de Keflavik. L’US Army restera sur place pendant toute la Guerre froide, malgré la demande de retrait islandaise de 1956. Les dernières unités quitteront la base en 2006. Second front : pendant près de 20 ans (1958-1976) la « guerre de la morue », pour le contrôle des zones de pêche dans l’Atlantique nord, va empoisonner les relations entre l’Islande et la Grande-Bretagne. Les Islandais auront, finalement, gain de cause. L’économie tourne rond. Le gratin de la politique mondiale se rencontre à Reykjavik : Pompidou et Nixon (1973), Reagan et Gorbatchev (1986)… En 1980, le pays élit, pour la première fois en Europe, une femme à la présidence, madame Vigdis Finnbogadottir. Si elle n’a pas souhaité intégrer l’Union Européenne, l’Islande est membre de l’EEE (Espace économique européen) depuis 1994, et a rejoint l’espace Schengen en 2001.

Politique

L´Islande est une république constitutionnelle. Le président est élu au suffrage universel, pour un mandat de 4 ans renouvelable. Sa fonction est surtout honorifique. Le pouvoir exécutif est détenu par le premier ministre (nommé par le président) et son gouvernement. Le pouvoir législatif l’est par le parlement (l’Althing) : 63 membres élus au suffrage universel pour 4 ans. Créé en 930, l´Althing est le plus vieux parlement du monde.

Relevons, d’autre part, que l´Islande ne dispose d’aucune force armée, hormis 130 garde-côtes.

Célébrités

Vigdís Finnbogadóttir (née en 1930) : présidente de l’Islande de 1980 à 1996. Elle est le symbole de l’ouverture aux femmes de la vie politique islandaise. Elle pourrait l’être également de l’ouverture au monde de son pays : de ses études en France et au Danemark à son rôle d’ambassadrice de l’Unesco, elle n’a cessé d’élargir ses horizons.

Linda Petursdottir (née en 1970). Si mademoiselle Petrusdottir est jolie, très jolie, et blonde, et fut sacrée miss Monde en 1988, elle est aussi intelligente et capable : la société Badhusid (spa et remise en forme) qu’elle a fondé en 1994, marche très bien.

Björk Gudhmundsdottir (née en 1965). Björk est, sans aucun doute, l’un des personnages les plus inventifs et attachants de la scène pop internationale. Artiste désormais planétaire, sa musique reste pourtant ancrée dans les contrastes de sa terre natale.

Jon Sigurdhsson (1811-1879) : historien et homme politique, il fut la tête et l’âme du mouvement pour l’indépendance de l’Islande. En hommage à ce rôle de père de la nation, la République fut proclamée le jour de son anniversaire (17 juin).

Olafur Stefansson (né en 1973) joue au handball. Il a tout gagné en club (du Valur Reykjavik au BM Ciudad Real, en passant par le SC Magdebourg). Avec son équipe nationale, il a échoué en finale des JO 2008, contre la France. On ne lui en tiendra pas rigueur.

Jon Arason (1484-1550), évêque catholique et poète. Ce prêtre à la nombreuse progéniture et aux motivations obscures, a mené le combat catholique contre le luthérien Christian III de Danemark. Il demeure, pour les Islandais, un personnage légendaire, mêlant poésie, idée nationale et non-conformisme religieux.

Halldor Gudhjonsson (1902-1998), Halldor Kiljan Laxness, a épousé l’histoire et les tourments de son siècle (catholicisme social, communisme, mélancolie) et en a donné, dans une soixantaine de livres (dont le fameux La cloche d’Islande), une version islandaise. Son œuvre a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 1955.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire.
En Islande, dans les hôtels, les restaurants, les bars, le service est compris ; vous pouvez néanmoins manifester votre satisfaction en laissant quelque chose au personnel…
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons de 1,5 à 3 euros par jour et par personne (de 2 à 4 euros pour les guides).

On dîne tôt, vers 19h00. Si vous avez opté pour une demi-pension, soyez à votre hôtel, ou à votre gîte, à 19h00 au plus tard ; en cas de retard, téléphonez pour prévenir. Passé 20h30, il devient difficile de trouver un restaurant qui accepte de vous servir…

Si vous êtes invité chez des Islandais, il convient d´enlever vos chaussures avant de pénétrer dans la maison (même chose dans certains magasins ou lieux publics).

Que ce soit en famille ou à l´extérieur, l’égalité homme-femme est chose acquise et intégrée aux comportements ; cela vous surprendra peut-être…

Vous êtes sur une terre profondément imprégnée des croyances ancestrales héritées des Vikings, alors, si votre interlocuteur aborde ce sujet, laissez-vous guider parmi les trolls, les elfes, les géants…

Notons enfin que la piscine est l´un des lieux de rencontre favori des Islandais. La plupart des bassins sont extérieurs, mais ils sont très bien chauffés : 29°C en général, avec des hot spots (« points chauds ») atteignant 40°C. Aller à la piscine fait partie de la vie quotidienne. N´hésitez pas à imiter les Islandais.

Deux sites font partie de la vie quotidienne des Islandais.
Pour la météo : www.vedur.is/
Pour l’état des routes et des pistes : www.vegagerdin.is/english/road-conditions-and-weather/

Achat

La spécialité islandaise est, sans conteste, la laine. On trouvera de la laine à tricoter de haute qualité et toutes sortes de lainages. Les chandails, de fabrication artisanale, dont le motif jacquard circulaire est caractéristique de l´Islande, font de confortables souvenirs.
Si l´île est également célèbre pour ses céramiques, on constatera que les Islandais savent travailler des matériaux nombreux, dont le bois, les peaux (y compris les peaux de poisson), le verre, les pierres, la lave…

Cuisine

A la cuisine islandaise, la mer fournit une grande variété d’ingrédients ; la terre fournit le mouton et les pommes de terre. Et, tous les jours, la restauration rapide fournit aux Islandais pizzas et hamburgers.
Certaines recettes traditionnelles ont de quoi dérouter les papilles. C’est le cas du hakarl, viande de requin vieillie plusieurs mois : ça a une odeur d’ammoniac et un goût de munster oublié (on fait passer avec un verre d’alcool). Mis en bouche, les audacieux goûteront au thorramatur, repas traditionnel viking, constitué de viande, de testicules et de têtes de mouton, de gras de baleine, de saucisses de foie, de requin faisandé, de haddock séché, de pain noir, etc. Servi en hiver, lors de la fête de Thorrablot. Sumatur, n’est pas sans intérêt : mouton (ou baleine) bouilli, conservé dans de l’acide lactique.

Plus faciles d’accès sont :
- le « hangikjöt », mouton fumé, que l´on mange chaud ou froid, souvent sur des « flatbraudh » (galettes de seigle cuites sous la cendre) ;
- le « blódhmör », boudin de mouton ;
- le « bjúgu », saucisse de mouton (que l’on mange bouillie) ;
- le « lundi », macareux ;
- le « hardhfiskur », poisson séché (morue, églefin, loup de mer), dont le goût est moins fort que l´odeur ;
- le « kaviar », préparation à base d´œufs de poisson, que l´on tartine sur du pain ;
- les poissons : « lax » (saumon, frais, fumé ou mariné), « silungur » (truite), « thorskur » (morue), « síld » (hareng)...

Côté douceurs, l´une des grandes spécialités islandaises est le « skyr », fromage blanc très épais, que l´on mélange avec du lait (ou de la crème fraîche) et du sucre. Il existe parfumé aux fruits. Quand aux pâtisseries islandaises, elles sont souvent excellentes.

Aujourd’hui de nombreux chefs islandais ont su mettre une technique contemporaine au service des produits traditionnels ; cela donne une cuisine juste et originale (mais chère).

Boisson

L´eau est potable dans toute l´Islande et elle est l’une des plus pures au monde. On trouve de nombreuses marques d’eau minérale (plate ou gazeuse). On trouve également toutes les boissons internationales sans alcool ; mais aussi du café, du thé ou du chocolat (souvent, seule la première tasse est payante).
Les boissons alcoolisées sont hors de prix et en vente dans les magasins du monopole d´Etat (Vinbud) uniquement.
Avec une eau de si belle qualité, on fait de bonnes bières (blondes, légères et servies dans les verres de 50 cl).
Côté alcools forts, s´il existe de la (bonne) vodka et de l´aquavit islandais, la véritable spécialité nationale est le brennivín, appelé également « mort noire », un alcool de pomme de terre aromatisé au carvi.

5 • Transports

Route

12 955 km de routes, dont 3 863 km de routes goudronnées ou gravillonnées. La route n° 1 fait le tour de l’île ; elle est praticable avec un véhicule ordinaire. Le réseau intérieur est, encore aujourd’hui, constitué de pistes (dont la plupart ne sont ouvertes qu’à partir de juillet). 4x4 de rigueur ; certaines pistes sont interdites aux véhicules de tourisme ordinaires. En fait, toutes les pistes signalées par la lettre « F » sont réservées au 4x4 et interdites aux autres véhicules. Idem pour les pistes non numérotées. Routes et pistes portant un simple numéro sont accessibles à tous les véhicules. Les compagnies d’assurance ont adopté ce système, faites comme elles.
Il est toujours préférable de se renseigner sur l´état des pistes que l´on compte emprunter. Pendant la fonte des neiges, on trouvera, dans les stations-services, une carte mise à jour chaque semaine. On peut également consulter le site www.vegagerdin.is/vefur2.nsf/pages/english.html (en anglais) ou s´informer par téléphone au (354) 522 10 00. La conduite sur piste est rendue délicate par le franchissement de nombreux gués ; elle demande une certaine expérience. N´hésitez pas à circuler en convoi de plusieurs véhicules.
Attention aux passages d’animaux. Vous serez responsable en cas d’accident.

Les limitations de vitesse sont 50km/h en ville, 80 km/h sur piste et 90 km/h sur route goudronnée. Ces limitations sont à respecter : les amendes sont au diapason du coût de la vie en Islande et la police de la route peut vous les faire régler immédiatement par carte bancaire. Le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,4 g/L. Impératif également. Feux de croisement obligatoires de jour comme de nuit. Port de la ceinture de sécurité obligatoire, à l´avant comme à l´arrière.

De nombreuses stations-services sont ouvertes tous les jours, de 8h00 à 22h00 ou 23h00.

Taxi et location

Nombreux taxis à Reykjavik et dans les villes principales. On peut régler la course avec sa carte bancaire. Pour commander une voiture : BSR (tél. : 561 00 00) ; Hreyfill (tél. : 588 55 22).

Si on trouve facilement des agences de location de voiture, nous vous recommandons de réserver votre véhicule à l'avance pour un séjour en été (juillet, août). Pour louer une voiture, il faut être âgé de 20 ans minimum et avoir son permis de conduire depuis plus d’un an. Vous devrez présenter votre permis de conduire national et une carte bancaire. Vérifiez les clauses de l’assurance complémentaire proposée, elle peut être utile selon la nature de votre itinéraire. Vous ne serez jamais assuré si vous roulez dans la neige ou dans l’eau.

Autobus : avec un réseau très dense, ils sont un bon moyen de découvrir le pays. En été, ils vous emmèneront jusqu’aux zones désertiques du centre. Certains arrêts ne sont pas desservis de façon permanente (information dans les offices de tourisme). On peut acheter les billets dans les gares routières, aux stations ou directement au chauffeur. Les autobus assurent le transport des bagages non accompagnés.

Train

L´Islande n´a pas de réseau ferré.

Avion

Avec 13 aéroports et 73 aérodromes, l´Islande dispose d´un très bon réseau de lignes intérieures. C’est un atout dans un pays où les routes peuvent être coupées en hiver.
Outre son caractère pratique, l´avion, par temps clair, offre le spectacle splendide de l’Islande « vue du ciel ». Certaines compagnies se sont d´ailleurs spécialisées dans le survol des plus belles régions.

Notons enfin que, les conditions météorologiques étant très changeantes, les vols intérieurs sont parfois retardés (ou même annulés). On ne prévoira donc pas de retour sur Reykjavik juste avant d’y prendre un vol international.

6 • Infos pratiques

Décalage

L´Islande est à GMT. En hiver, lorsqu’il est 12h00 en Avignon, il est 11h00 à Reykjavik ; en été, lorsqu’il est 12h00 en Avignon, il est 10h00 à Reykjavik.

Argent

Couronne islandaise (ISK).

Les banques sont ouvertes du lundi au vendredi, de 9h15 à 16h00.

Les cartes bancaires sont utilisées pour tout et pour à peu près n’importe quel montant. Nombreux distributeurs automatiques en ville. Les stations service en ont souvent un. Vous pouvez faire comme les Islandais. Sachez cependant qu’il y aura des frais sur les transactions. Ayez donc un peu d’espèces pour les menues dépenses.
Change sans problème dans les banques (comparer les taux). Ne rapportez pas de couronnes : vous ne pourriez pas les échanger.

Electricité

220 volts ; prises européennes. Pas besoin d’adaptateur.

Horaire

Dans l’ensemble, les magasins sont ouverts du lundi au vendredi, de 9h00 à 18h00. Le samedi, ils ouvrent à 10h00 et ferment entre 13h00 et 16h00. Les boulangeries sont, en règle générale, ouvertes tous les jours.
D´autre part, de nombreuses stations-services et certains supermarchés sont ouverts tous les jours, de 8h00 à 23h00.
Attention ! fête des commerçants le premier week-end d’août, les magasins sont fermés du samedi au lundi. Par contre, les stations-services ouvrent, car les Islandais profitent du week-end pour partir en balade.

Média

4 quotidiens nationaux : Morgunbladid, DV, Fréttabladid et 24 stundir (les deux derniers étant des gratuits, déposés dans les boîtes aux lettres tous les matins). Le plus important d´entre eux a longtemps été Morgunbladid, créé en 1913, qui tire à plus de 50 000 exemplaires. Mais il souffre de la concurrence des titres gratuits. Fréttabladid est désormais le quotidien le plus lu. L´hebdomadaire Lögberg-Heimskringla traite en anglais des affaires islandaises (publié au Canada) ; on lira également avec intérêt Iceland Review. On trouve certains quotidiens français à Reykjavik.

En plus des stations de la radio nationale (« Ríkisútvarpid »), on peut écouter une dizaine de radios privées islandaises. Pour des informations en anglais : BBC, BBC World Service, ou le bulletin diffusé à 7h30, du lundi au vendredi, par la station nationale, Radio One. On reçoit RFI sans trop de problèmes.

De même, outre les deux chaînes de la télévision publique ( « Ríkissjónvarpid »), les Islandais ont droit à plusieurs chaînes privées. Notons que de nombreux programmes sont diffusés en anglais, with icelandic subtitles. Ceux qui ont souscrit au « package européen » reçoivent TV5 et M6.

Poste

Les bureaux de poste sont ouverts de 9h00 à 16h30, du lundi au vendredi. On peut acheter des timbres dans les librairies de Reykjavik (ouvertes jusqu'à 22h00).

Délai moyen d´acheminement d’une lettre pour l’Europe, 3 ou 4 jours.

Téléphone

Pour appeler l´Islande depuis la France, composer 00 + 354 + le numéro de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis l’Islande, composer 00 + 33 + le numéro de votre correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Peu de cybercafés : tout le monde est équipé. Toutefois, on pourra se connecter dans les hôtels, campings, offices de tourisme, bibliothèques…

Couverture GSM

Bonne couverture sur le pourtour de l’île (et donc dans les villes et les villages). Beaucoup plus aléatoire dans l’intérieur.

Devise

ISK

Taux

Cours d'achat estimé : 1 ISK = 0.007359 Euros au 15/11/2019 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade d'Islande en France
52, avenue Victor Hugo - 75116 Paris
Tél. : 01 44 17 32 85
Fax : 01 40 67 99 96
Email : emb.paris@mfa.is
Web : www.iceland.org/fr

Ambassade d’Islande en Belgique
Rond-point Schuman, 11 - 1040 Bruxelles
Tél. : 32 (0)2 238 50 00
Fax : 32 (0)2 230 69 38
Email : emb.brussels@mfa.is
Web : www.iceland.org/be

Il n’y a pas d’ambassade d’Islande en Suisse. Les Suisses peuvent s’adresser à l’ambassade d’Islande à Bruxelles. Il y a un consulat général islandais à Genève (8, rue du Mont-de-Sion) et un à Zurich (Bahnhofstrasse 70).

Consulat

France : les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

Belgique : les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

Suisse : il y a un consulat général d’Islande à Genève et à Zurich.

Office de tourisme

Pas de bureau en France. Renseignements sur le site internet : www.visiticeland.com

Islande :

Office de tourisme et syndicat d’initiative
Adalstraeti, 2 - 101 Reykjavik
Tél. : (354) 590 15 50
Web : www.visitreykjavik.is

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Islande.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles (et c’est, tout particulièrement le cas en Islande), ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Pour ce qui est des énergies renouvelables, l’Islande est aujourd’hui un modèle : 70% de l’énergie qu’elle consomme a une origine hydroélectrique ou géothermique. Toute l’électricité utilisée a une origine renouvelable (81% hydraulique et 19% géothermique).
Cela ne rend pourtant pas l’Islande complètement indépendante des combustibles fossiles. Le pays importe encore du charbon et du pétrole (pour sa flotte de pêche ou pour l’automobile, notamment). Des recherches intensives sont menées dans le domaine des carburants alternatifs et, tout particulièrement, de l’hydrogène. Cela dans l’optique de devenir, à l’horizon 2050, le premier pays au monde à n’avoir aucun recours au pétrole, au gaz naturel ou au charbon.
Fin 2006, l’Islande a crée une Agence de l’énergie, afin de rationnaliser sa consommation énergétique. Cet organisme a pour mission d’optimiser, par différents moyens, l’usage de l’énergie dans les foyers et les bâtiments publics ou industriels. C’est que le pays n’est pas seulement un champion des énergies renouvelables, il est aussi le plus gros consommateur mondial d’énergie par habitant. En 2005, sa consommation a été de 3,6 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP), soit 12 TEP par habitant (on a, pour la France, 4,3 TEP). Plusieurs facteurs expliquent cette importante consommation. Le niveau de vie, d’abord, l’un des plus élevés du monde avant la crise financière de 2008. La situation géographique, ensuite, et un climat rigoureux, qui engendre de gros besoins de chauffage. L’implantation, enfin, d’industries électro-intensives, comme la production d’aluminium.