1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de sortie du territoire indonésien, pour les ressortissants des pays membres de l’Union Européenne (+ Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse). Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade. Le passeport devra comporter au moins une pleine page vierge.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Voyage de moins de 30 jours : pas de visa pour les ressortissants français, belges et suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.
Attention ! Les titulaires d'un passeport d'urgence ne peuvent pas voyager en Indonésie dans le cadre de cette exemption. Ils doivent faire une demande de visa auprès de l'ambassade d'Indonésie.

La taxe aéroportuaire de départ, d'un montant de 200 000 rupiahs par personne, est désormais intégrée au prix du billet d'avion.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccination obligatoire, sauf pour les voyageurs en provenance de pays où sévit la fièvre jaune.

Vaccins conseillés

Comme pour tout voyage, il est important d'être immunisé contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, les hépatite A (risque alimentaire) et hépatite B (risque sexuel et sanguin), la coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage), la rougeole pour les enfants. Et, en fonction des risques personnels d'exposition la typhoïde (risque alimentaire) et la rage (pour les séjours aventure et pour les résidents, surtout les enfants), l'encéphalite japonaise, la vaccination (à faire faire dans un centre de vaccinations internationales) concerne surtout les expatriés en zone rurale, mais elle doit aussi être conseillée aux voyageurs ayant une activité de plein air importante pendant les périodes de circulation du virus (nuits sous la tente, treks dans les rizières, pendant la mousson en particulier).

Paludisme

Le risque de paludisme, en Indonésie, varie considérablement d'une île à l’autre, les plus touristiques étant les moins impaludées. Partout, il sera d'autant plus nécessaire de se protéger, jour et nuit, des piqûres de moustiques, qu'ils peuvent aussi transmettre d'autres maladies (dengue, chikungunya, voire encéphalite japonaise ou virus Zika). Ces dispositions seront suffisantes à Java, Sumatra et Bali et même maintenant à Lombok ou aux Célèbes. Les voyageurs à Bornéo, ou Irian Jaya, devront en plus prendre un traitement préventif : Atovaquone (Proguanil - Malarone ou un de ses génériques ), méfloquine (Lariam) ou Doxycycline prescrit par leur médecin.

Autres risques

Reportez vous aux consignes de prévention des risques alimentaires, environnementaux et comportementaux. Insistons à nouveau sur les risques de maladies sexuellement transmises : hépatite, syphilis et, bien sûr, en premier lieu, SIDA, présent partout, non seulement dans les quartiers « chauds » des grands centres touristiques, mais aussi dans les endroits les plus reculés. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que les seuls modes de transmission sont sexuel et sanguin : préservatif impératif ! On n’oubliera pas les possibilités de transmission par piercing ou tatouage. L'existence de cas sporadiques de grippe aviaire dans la population impose que l’on s’informe du risque local en temps réel (sur le site du ministère des affaires étrangères ou dans nos « News santé »). Rappelons que le risque est nul pour le voyageur s'il n'est pas en contact direct avec une volaille malade (il est donc raisonnable d'éviter les combats de coqs). Les risques traumatiques sont, avant tout, liés aux accidents de la circulation. Les petites îles de la Sonde (Bali, Lombok, Florès) sont des endroits où l´on a volontiers envie de la liberté que procure la location d’un véhicule. Il est capital de vérifier l´état du vélo, de la moto ou de la voiture et de s’imposer casque et ceinture de sécurité. Les problèmes liés à l'altitude ne préoccuperont que les voyageurs effectuant l'ascension de certains volcans de Java ou Bali. Par contre, si vous séjournez sur l’une des plages balinaises, reportez-vous aux conseils relatifs aux risques potentiels des mers chaudes et du soleil. En cas de plongée sous-marine, assurez-vous, avant tout, de la compétence des professionnels qui doivent vous encadrer et de la fiabilité du matériel que vous louez.

3 • Géographie

Capitale

Jakarta.

PIB

En 2009, 2 349 dollars US par habitant (France, 41 051 dollars US par habitant).

Point culminant

Le Puncak Jaya, 4 884 mètres (dans la chaîne de Sudirman, en Irian Jaya).

Climat

De décembre à mars, la mousson du nord-est amène de fortes précipitations. Les orages éclatent, souvent en fin d’après-midi ou dans la nuit, en trombes chaudes et violentes. Ils « lavent » le ciel, qui est ensuite complètement bleu ou scintillant d’étoiles. Touffeur en plaine ; en altitude, il fait plus doux, mais il pleut abondamment. Pendant la saison sèche, d’avril à novembre, le ciel est moins limpide, les pluies sont rares dans les îles méridionales et orientales (centre et est de Java, Bali, Lombok, Sulawesi…) et la température baisse un peu (à Jakarta, les températures moyennes varient durant l’année entre 26° et 30°). Notons cependant que Sumatra et Bornéo sont « tropicales » toute l’année. Et relevons que le climat s’inverse dans les îles de la Papouasie et du Timor, à l’est de l’archipel (en règle générale, les pluies sont moindres sur les terres orientales à partir des îles de la Sonde).

Géographie

Entre l’Asie et l’Australie, ce sont plus de 1 700 îles à cheval sur l’équateur, réparties en trois archipels : les îles de la Sonde à l’ouest (grandes et petites) ; les Moluques et la Nouvelle-Guinée à l’est. Les plus grandes des îles indonésiennes sont Kalimantan (539 460 km², les 4/5 indonésiens de Bornéo, Grande Sonde) ; Sumatra (425 000 km², Grande Sonde) ; la Nouvelle-Guinée occidentale (421 981 km², Nouvelle-Guinée) ; Sulawesi (174 600 km², les Célèbes, Grande Sonde) ; Java (126 700 km², Grande Sonde).
Située à la convergence des plaques pacifique, eurasienne et australienne, l’Indonésie connait une intense activité volcanique et sismique. Près de 150 volcans actifs, dont le Krakatoa (dans le détroit de la Sonde) et le Tambora (sur l’île de Sumbawa). Le relief généralement accusé des îles (une plaine littorale entourant des hauteurs volcaniques est assez typique) témoigne éloquemment de cet état de fait. Les sommets à plus de 3 000 m sont fréquents. Et les 5 600 km² de Bali, avec leurs 2 volcans actifs (dont l’Agung, 3 142 m), leurs 7 pics à plus de 2 000 m et leurs 4 lacs volcaniques, peuvent servir d’illustration. Sur Sumatra, le lac Toba est le plus grand lac volcanique du monde, 1 145 km².

Economie

Les années 2000 ont été marquées par d’importantes réformes de structure qui ont assaini l’économie : diminution de la dette publique, contrôle des déficits budgétaires, consolidation du secteur bancaire, etc. La lutte contre la corruption a également porté des fruits. Croissance au rendez-vous : 6,3% en 2007, 6,1% en 2008 ; la relative faiblesse des exportations a « protégé » le pays lors de la dernière crise économique mondiale (net fléchissement de la croissance en 2009 toutefois). Par contre, la faiblesse des investissements entrave la mise en œuvre d’un vaste programme de développement des infrastructures : 50 millions d’Indonésiens n’ont toujours pas accès à l’eau traitée, 90 millions à l’électricité et 210 millions à un réseau de tout à l’égout.
L’agriculture, qui emploie encore 44% de la population active, est l’un des atouts du pays : huile de palme, caoutchouc, cacao, café, riz, thé… Mais plus encore les secteurs énergétique (gaz - 1er exportateur mondial - et pétrole) et minier (étain, cuivre, or…). Textile, chaussure, meuble, les activités traditionnelles de l’industrie, subissent, quant à elles, la rude concurrence de l’Asie du sud-est et de la Chine. Structure du PIB : agriculture, 13,7% ; industrie, 42,1% (19% des emplois) ; services, 44,2% (37% des emplois). Chômage 2008 : 8,4% ; la moitié de la population vivrait avec moins de 2 dollars US par jour. L’Indonésie est membre fondateur de l’ASEAN.

Faune et flore

L’Indonésie est la 2e zone de biodiversité du monde. La forêt tropicale couvre encore 60% de la surface du pays. On y trouve en abondance, parmi bien d’autres essences, l’ébène, le teck, le santal… Et 28 000 espèces de plantes florales, dont 2 500 orchidées. Au nombre des stars de la flore, signalons la Rafflésie, une fleur parasite qui peut mesurer 1 m de diamètre et peser 10 kg (c’est la plus grande fleur simple du monde) ; l’eucalyptus arc-en-ciel (Eucalyptus deglupta) ; l’Arum titan (Amorphophallus titanum), dont l’inflorescence atteint 2 m de hauteur…
La ligne Wallace partage l’Indonésie en 2 zones biogéographiques. A l’ouest (Sumatra, Java, Bali et Bornéo), une faune sud-est asiatique et, à l’est, une faune océanienne, caractérisée, entre autres choses, par une implantation tardive et incomplète des mammifères placentaires. A la première (dite sundanaise) appartiennent le Tigre de Sumatra, la Panthère de Java, les Rhinocéros de Sumatra (2 cornes) ou de Java (1 corne), l’orang-outang (Bornéo, Sumatra), le nasique, les Eléphants de Bornéo ou de Sumatra ; ou l’Etourneau de Bali (Leucopsar rothschildi) et le Pluvier de Java. A la seconde appartiennent, par exemple, l’Anoa des montagnes (Bubalus quarlesi), le Babiroussa des Célèbes, le Tarsier fantôme, le Crocodile à double crête (marin), le Dragon de Komodo, le Mégapode maléo… Le sucre volant (Petaurus breviceps), le Dendrolague de Goodfellow (un kangourou sylvestre), Dasyurus spartacus (un grand chat marsupial) et plein de chauves-souris vivent en Irian Jaya, mais la spécialité de l’île, ce sont les oiseaux : Paradisier petit-émeraude, Casoar à casque, Goura de Victoria, Calao papou, Pitohui bicolore, Aigle de Nouvelle-Guinée, Cacatoès à huppe jaune… L’Indonésie abrite 515 mammifères (dont 39% sont endémiques), 1 531 espèces d’oiseaux (dont 26% sont endémiques), etc.
Sumatra entretient de très beaux parcs nationaux, dont le plus accessible est le Gunung Leuser National Park, 10 000 km² au nord de l’île. Un sanctuaire pour l’orang-outang y est installé. Le principal parc de Java est celui d’Ujung Kulon ; situé au sud-ouest de l’île, il abrite une soixantaine de rhinocéros et la rare Panthère de Java, qui a un taux de mélanisme (robe noire) élevé.

4 • Hommes et cultures

Population

237 512 355 habitants (2008).

Langue Officielle

Malais indonésien (bahasa indonesia).

Langue parlée

La fragmentation linguistique est importante : 583 langues et dialectes reconnus par les autorités (dans les faits, peut-être plus de 700). Les Indonésiens n’ont pas (à 13% près) la langue officielle pour langue maternelle. Le javanais (34,8% des locuteurs) vient en tête ; suivent le soundanais (13,9%), le pesisir (8,4%), le madourais (6,1%), le malais (5,2%), le minangkabau (3,6%), le peranakan (1,7%), etc.
Le bahasa indonesia a été conçu, à la manière de l’espéranto, à partir de diverses langues (famille austronésienne) du pays. 70% des Indonésiens en ont une pratique régulière. C’est la langue de l’administration et des média. C’est aussi la seule langue véhiculaire parlée d’un bout du pays à l’autre (mais elle connait désormais des variantes locales).
L’anglais est la langue étrangère de communication (on trouve partout des gens qui le parlent). Langue coloniale, le néerlandais s’efface petit à petit.

Peuple

On recense plus de 750 groupes ethniques, répartis en trois grandes familles. Les Austronésiens sont, de loin, les plus nombreux : les Javanais (Java) représentent 40% de la population totale ; les Soundanais (à l’est de Java), les Madourais (Java et Bali), les Minangkabau (Sumatra), les Malais (Kalimantan) sont également des groupes importants. Autre famille, les Papous sont environ un million ; ils sont installés en Irian Jaya, dans l’île d’Halmahera et à Timor. Les Chinois, quant à eux, sont arrivés en Indonésie au début de l’ère chrétienne, ils sont une minorité importante que l’on ne saurait réduire à la figure traditionnelle du boutiquier.

Religion

L’Etat indonésien reconnait cinq religions : l’islam, le protestantisme, le catholicisme, l’hindouisme et le bouddhisme. Il accorde également un statut au confucianisme, qui n’est pas à proprement parler une religion. Les musulmans sont largement majoritaires (85% des Indonésiens). Ils pratiquent un islam généralement tolérant, portant des traces d’animisme et mâtiné de thèmes hindouistes et bouddhistes. La charia, la loi musulmane, ne s’applique pas en Indonésie. Les protestants sont environ 6,5% et sont bien implantés chez les Papous, par exemple. 3% de catholiques romains et une pincée d’orthodoxes viennent en appoint. Ce sont les Chinois qui ont maintenu le bouddhisme. Et ce sont les Balinais qui ont maintenu l’hindouisme.

Calendrier des Fêtes

Le nouvel an (1er janvier), l’Ascension (40 jours après Pâques) et Noël (25 décembre) sont fériés. 3 ou 4 jours fériés également autour du 17 août (parades et manifestations patriotiques). Mais, les fêtes musulmanes ont bien entendu une importance particulière : Lebaran (Idul Fitri) marque la fin du jeûne de Ramadan ; Maulaud célèbre l’anniversaire du Prophète ; Awal Muharram est le jour de l’an musulman. Dépendant d’un calendrier lunaire, leurs dates changent tous les ans. En mars-avril, Nyepi, le nouvel an balinais, jour de jeûne, de silence et de méditation, relève du calendrier hindouiste Saka. Waisak (avril-mai) commémore l’éveil du Bouddha. Et il faudrait ajouter à cela les très nombreuses fêtes locales, plus toutes celles qui ponctuent les différents calendriers religieux…

Histoire

Au premier siècle de notre ère, l’ouest indonésien est intégré à un réseau de cités-Etats portuaires dont le pivot est le royaume du Fou Nan, dans le sud de l’actuel Vietnam. L’histoire de l’Indonésie est celle d’un carrefour maritime. Au Ve siècle, le royaume de Tarumanagara prospère à Java. Le VIIe siècle voit décliner le Fou Nan ; le centre du pouvoir s’établit alors à Sumatra, d’où le royaume de Sriwijaya (actuelle Palembang) contrôle le détroit de Malacca et le commerce avec l’Inde et la Chine. Ce sont les dynasties javanaises Sailendra et Sanjaya qui prennent la main au VIIIe siècle. La première, bouddhiste, construira Borobudur ; la seconde, hindouiste, Prambanan. Toutes deux profiteront d’une riziculture prospère. Puis viennent des royaumes toujours javanais, mais orientaux. Majapahit (1293-1478) en particulier. Sa base territoriale est étroite, mais Madura, Sunda, Bali, Pahang (Malaisie), Gurung (Moluques), Malayu (Sumatra) et Bakulapura (Bornéo) lui paient tribu.
Au XVe siècle, les souverains de Malacca, le plus grand port de l’Asie du sud-est, se convertissent à l’islam. A la même époque, l’amiral Zheng He (1371-1433) des Ming note la présence de Chinois musulmans à Java. En fait, entre le XVe et le XVIIe siècle, l’essor conjugué du commerce maritime, de l’islam et des communautés chinoises d’outre-mer va déterminer le développement de la région. Au XVIe siècle, le sultanat d’Aceh étend son contrôle sur la côte est de Sumatra. A Java, les Etats côtiers musulmans (Demak, par exemple) s’émancipent peu à peu. Les ports de commerce se défont de la tutelle des royaumes rizicoles. La fin du siècle verra cependant une restauration hindouiste avec les royaumes de Mataram et Blambangan. Pourtant, l’islam s’impose inexorablement, favorisé même par les Hollandais. Les Célèbes deviennent musulmanes au cours du XVIIe siècle.

Ce sont les Portugais qui ont imposé une présence européenne dans la zone ; ils se sont installés à Malacca (1511), puis ont jeté leur dévolu sur les Moluques, où leur établissement restera fragile. Les Hollandais se montreront plus réalistes et les supplanteront rapidement. Le 20 mars 1602, les Etats généraux des Provinces-Unies fondent la Vereenigde Oost-Indische Compagnie (la compagnie néerlandaise des Indes orientales - VOC). On vient donc aux Moluques remplacer les Portugais (1605), puis, sur les ruines de Jayakarta, à Java, on fonde Batavia en 1619. La Compagnie s’assure la maîtrise du commerce régional des épices et, profitant de la division des royaumes indonésiens, étend son administration. A la fin du XVIIIe siècle, elle a la mainmise sur les Moluques, le sud des Célèbes et la moitié nord de Java. Mais elle fait faillite.
Pendant la période révolutionnaire puis napoléonienne, les remous européens font tanguer les possessions de la VOC. Jusqu’à ce qu’en 1824, le traité de Londres accorde aux Pays-Bas (dont le gouvernement a racheté les actifs de la Compagnie des Indes) les territoires situés au sud de Singapour, les futures Indes orientales néerlandaises. Les Hollandais entreprennent alors de s’installer dans leurs meubles : 1825-1830, guerre de pacification de Java ; 1837, fin de la guerre des Padri à Sumatra (commencée en 1821) ; 1846-1906, conquête de Bali (centre du trafic d’esclave et de la piraterie dans les eaux indonésiennes) ; 1873-1904, guerre d’Aceh. Parallèlement, les cultures industrielles (indigo, sucre) sont « encouragées ». En 1901, la reine Wilhelmine (1880-1962) définit le programme colonial : éducation, irrigation, émigration. Sept ans plus tard, les Indes néerlandaises ont acquis leur forme définitive.
Le Budi Utomo (Intelligence suprême) est fondé en 1908, c’est la première organisation indigène autonome, qui a pour objectif de donner une éducation moderne aux Indonésiens. En 1912, des commerçants javanais mettent sur pied Sarekat Islam, qui sera le premier groupement nationaliste. Après la Première Guerre mondiale, les communistes montent en puissance. Soekarno fonde le Partai Nasional Indonesia en 1927. Pendant la décennie suivante, les nationalistes indonésiens sont sévèrement réprimés par l’administration hollandaise. Le 10 janvier 1942, les Japonais débarquent dans l’archipel ; le 8 mars, les Indes néerlandaises ont vécu. Soekarno sort de résidence surveillée et juge expédient de collaborer avec l’occupant. Il a raison : l’indépendance de l’Indonésie est proclamée le 17 août 1945.

Le colonialisme hollandais renâcle jusqu’au 27 décembre 1949 qui voit la reconnaissance formelle de la République des Etats-Unis d’Indonésie (RIS). Le nouvel Etat a des ratés au démarrage : rebellions communiste et musulmane à Java, soulèvement aux Moluques. Un Etat unitaire remplace la RIS ; Soekarno tient ferme la barre et se fait le promoteur d’une démocratie « dirigée ». En 1955, la conférence de Bandung donne un coup de fouet le mouvement des non-alignés. Rebellions à nouveau aux Célèbes (1957) et à Sumatra (1958). Le début des années soixante est marqué par de vives tensions avec la Malaisie. L’administration de la Papouasie occidentale est toutefois confiée à l’Indonésie (1963). Mais l’engagement américain au Vietnam va provoquer le réalignement du pays. En 1966, Soekarno est contraint de céder le pouvoir au général putschiste Soeharto (1921-2008). Qui part immédiatement à la chasse aux communistes. L’Indonésie réintègre la structure occidentale : ONU, Banque mondiale, FMI. Le développement économique est au rendez-vous de la dictature. En 1975, l’armée indonésienne envahit une colonie portugaise qui vient de déclarer son indépendance, le Timor oriental. S’ensuit un long conflit, qui ne trouvera de solution qu’en 2002 (indépendance formelle du Timor). La situation économique de l’Indonésie se dégrade cependant à partir de la fin des années quatre-vingt. En 1998, la rue et le FMI parviennent à pousser Soeharto en touche. L’année suivante ont lieu les premières élections démocratiques depuis 1955.

Politique

République présidentielle. Le président est élu au suffrage universel direct (2 quinquennats maximum) ; il donne son orientation à la politique nationale, il nomme les membres du gouvernement et commande en chef à l’armée. Il est le véritable patron de l’exécutif. Le pouvoir législatif est, en fait, partagé entre la présidence et le parlement. Celui-ci est à deux chambres : le Conseil représentatif du peuple (DPR), 550 membres élus pour cinq ans ; le Conseil représentatif des régions (DPD), dont les membres sont élus pour cinq ans et dont le nombre ne doit pas dépasser le tiers de celui des députés du DPR. La Cour suprême est la clef de voûte de l’édifice judiciaire.

Célébrités

Koesno Sosrodihardjo (1901-1970), Soekarno. Il fut l’un des pères de l’Indonésie, avec Mohammad Hatta (1902-1980) notamment. Le mouvement des non-alignés et le tiers-monde lui doivent beaucoup, mais il fut rattrapé par la logique des blocs : la guerre froide, devenue chaude au Vietnam, eut raison de sa politique.

Abdurrahman Wahid (1940-2009), Gus Dur, est une figure de l’opposition à la dictature de Soeharto. Président de l’Indonésie de 1999 à 2001. C’était un intellectuel musulman éclairé et engagé dans les dialogues philosophiques internationaux. Traducteur de Sartre en Indonésien.

Raden Ayu Kartini (1879-1904), fille de l’aristocratie javanaise, fut une pionnière de l’émancipation et de l’éducation des femmes indonésiennes. Elle s’appuyait pour cela sur les idées que lui permettait d’aborder sa bonne connaissance du hollandais. En 1964, Soekarno fit du 21 avril, jour anniversaire de sa naissance, une fête nationale.

Rudy Hartono (né en 1949) fut un maître du badminton, un sport dans lequel excellent les Indonésiens. Quatre fois vainqueur de la Thomas Cup (la Coupe Davis du badminton), un fois du Championnat du monde individuel et sept fois des All England Championships.

Alfred Russel Wallace (1823-1913), naturaliste britannique, est l’un de ceux dont les réflexions sur la biogéographie aboutirent à la théorie de l’évolution. La « ligne Wallace » marque le partage entre une faune indonésienne asiatique et une faune indonésienne océanienne.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour une journée avec guide et chauffeur, il se situera entre 50 000 et 100 000 roupies, selon satisfaction (enveloppes séparées pour le guide et le chauffeur). Pour une journée avec chauffeur, de 20 000 à 50 000 roupies suffisent. Transferts : pour une trentaine de mn, de 10 000 à 20 000 roupies ; pour une heure ou deux, de 20 000 à 30 000 roupies. Pour un porteur à l’aéroport, qui vous aide de la récupération des bagages jusqu’à la sortie, c’est au maximum 10 000 roupies.
En ce qui concerne le personnel de service, les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en caler le montant. Pour vous servir d'autres repères, vous pouvez aussi noter qu'un guide francophone touche entre 35 et 55 euros par jour de travail et qu'un chauffeur salarié est payé entre 84 et 126 euros par mois environ (en free lance, c’est 3 ou 4 euros par jour de travail). Le salaire brut mensuel moyen en Indonésie tourne autour de 125 euros (les disparités sont importantes).

La vie en Indonésie semble tellement facile parfois que l’on aurait tendance à penser que tout est permis. Ce n’est pourtant pas le cas et certaines attitudes, neutres en Europe, peuvent choquer les Indonésiens.

Si le cas se présente, on évitera d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Incorrect.

- Discuter avec les mains sur les hanches : c’est une attitude de méfiance et de défi.
- Montrer une personne avec l´index ; on préfèrera le pouce, ou la main tout entière.
- S´asseoir par terre, la plante des pieds tournée vers son interlocuteur.
- Les témoignages d´affection en public (on ne s’embrasse pas, on ne s’enlace pas, on garde une certaine distance lorsqu’on danse).
- Pénétrer dans un temple balinais sans sarong, pièce de tissu qui cache le bas du corps (ou jambes et bras nus dans une mosquée). Dans les deux cas, enlever ses chaussures.
- Manger, donner ou prendre quelque chose de la main gauche, considérée comme impure.
- Demander du sel ou du poivre, ce qui signifierait que le cuisinier n’est pas à la hauteur (cela ne se fait pas, surtout quand c’est vrai).
- Amener quelqu’un à avouer son ignorance sur un point quelconque (le moyen de se rendre à tel ou tel endroit, par exemple).
- Donner de l´argent aux mendiants.
- « Voler » des photographies ; il est interdit de photographier les bâtiments publics ; il est indiscret de photographier les cérémonies ou la vie religieuse.

Correct.

- Demander l´autorisation avant de pénétrer dans un lieu de culte.
- Répondre au « Hello Miss ! » (ou « Mister ») qui vous sera régulièrement adressé.
- Avoir une tenue vestimentaire en accord avec les usages locaux et les lieux visités.
- Enlever ses chaussures avant d’entrer chez quelqu’un.
- Se tenir à distance du centre des cérémonies.
- Etre patient et toujours souriant : les Indonésiens sont accueillants et souvent prêts à donner un coup de main, mais le temps a parfois des langueurs...

Achat

L’artisanat indonésien est très riche : bijoux d’argent, batiks (étoffes imprimées en réserve de cire), ikats (étoffes tissées en fils teints), vêtements, porcelaines chinoises (souvent d’habiles copies), vannerie, mobilier (en bambou, en rotin), sculptures sur bois… A Yogyakarta, on peut aller à Malioboro Street, au marché de nuit ; les boutiques regorgent d’articles en tous genres. En périphérie, des villages d’artisans proposent leur production à des prix bien meilleurs qu’en ville.
Nous insistons auprès de nos correspondants pour que leurs guides ne forcent pas la main des voyageurs par des arrêts-boutiques intempestifs.

Cuisine

Il y a, bien entendu, des cuisines indonésiennes, plutôt qu’une cuisine indonésienne. Mais, les choses étant ce qu’elles sont et l’Indonésie étant un archipel équatorial, le riz, le piment et le poisson (séché, fumé ou réduit en pâte) sont la base assez générale de l’alimentation. A cela, ajouter ensuite toute la gamme des viandes, des légumes, des fruits, des épices disponibles.
Cela dit, les différences régionales sont légion. La cuisine de Sumatra est volontiers (très) épicée. Le nasi Padang (riz de Padang) est un plat de riz blanc auquel on ajoute selon son humeur diverses préparations de viande, poisson, crevettes, œufs… Gulai kambing est une fricassée de mouton au lait de coco ; rendang, un ragoût de bœuf aux épices et au lait de coco. A Java, on goûtera tumis kangkung, liserons d’eau à la pâte de crevette terasi ; ou ayam goreng, poulet frit aux nombreuses variantes ; ou encore rujak cingur, le museau de bœuf.
A Bali, dans la région de Denpasar, Sanur et Kuta, on trouve des restaurants français, chinois, japonais, italiens, indiens ou… danois. Pourtant, la cuisine locale est délicieuse. L’île a sa version de la Rijsttafel (table de riz) mise au point par les Hollandais à partir du nasi Padang : du riz blanc et une vingtaine de plats divers avec des condiments (dont l’inévitable purée de piment, le sambal). Citons encore nasi goreng, riz frit + œufs, légumes, crevettes ; babi guling, le porcelet rôti ; sate ayam ou sate babi, brochettes de poulet ou de porc servies avec une sauce aux arachides.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (dument capsulée). Ou de la bière (Bintang, Anker…), des sodas… Le lassi est une boisson indienne : lait fermenté aromatisé. Le café (kopi) est soluble ou directement infusé dans la tasse ; c’est en général une production locale, de qualité variable. Le thé peut être au jasmin. Les jus de fruit frais (non allongés d’eau, sans glaçons) sont délicieux.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est correct, mais surchargé. Il n’y a d’autoroutes que sur Java. Les pompes à essence n’étant pas très nombreuses, on s’approvisionnera en conséquence. En principe, on conduit à gauche, en principe…

Taxi et location

Il semble que les taxis équipés de compteurs soient une spécialité de Jakarta. Ailleurs… négocier le prix avant la course. On peut louer des taxis à l’heure. Pour la plupart, les aéroports disposent de guichets où demander un taxi ; pour les destinations à prix fixe, il est envisageable de se faire délivrer une facture. Nous vous conseillons d’éviter, dans toute la mesure du possible, intermédiaires et autres « rabatteurs ». De nombreux chauffeurs travaillent sans licence.
Selon l’endroit où l’on se trouve, on peut aussi se faire transporter à cheval, en charrette, en fiacre, en triporteur, en vespa-taxi (Jakarta), en minibus (taxis collectifs)…

La location de voiture se fait en général avec chauffeur ; c’est plus raisonnable compte tenu de la conduite locale et des aléas du trafic.

Des services de bus permettent de rallier la plupart des villes dans pratiquement tout le pays. Java et Bali bénéficiant des réseaux les plus denses. Les lignes reliant Jakarta aux autres villes de Java fonctionnent presque 24h/24 ; les véhicules sont, dans l’ensemble, propres et confortables. Les bus ekonomi sont les plus spartiates et peuvent s’arrêter n’importe où. Les patas sont des express climatisés. Les billets s’achètent aux comptoirs des compagnies (dans les gares routières ou ailleurs en ville).

Train

Les lignes principales sont à Java, où le réseau est assez dense pour que l’on aille pratiquement partout. Dans des conditions de confort qui n’ont toutefois rien à voir avec les standards européens. Le Bima effectue des trajets de nuit entre Jakarta et Surabaya, via Yogyakarta et Solo (Surakarta) ; il est climatisé. A Sumatra, des lignes existent dans les régions de Medan et Palembang.

Avion

Jakarta est le pivot du transport aérien indonésien. La compagnie nationale, Garuda Indonesia, a des lignes internationales et domestiques. Les villes principales de tout le pays sont desservies au départ de la capitale. Les centres touristiques aussi (plusieurs vols par jour entre Jakarta et Bali, Medan, Macassar, Manado, Balikpapan ; des navettes pour Surabaya, Semarang, Bandung, Bandar Lampung). Deuxième transporteur national, Merpati Nusantara Airlines, a pour intérêt des liaisons avec les parties septentrionale et orientale du pays (petites îles et intérieur de Sulawesi, Kalimantan et Irian Jaya). Attention ! la seconde de ces compagnies est sur la liste noire de l’Union Européenne.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le pays s’étend sur trois fuseaux horaires. Sumatra, Java, Kalimantan ouest et centre sont à GMT+7 (fuseau ouest) ; Bali, Nusa Tengara, Kalimantan est et sud et Sulawesi sont à GMT+8 (fuseau central) ; Irian Jaya et les Moluques sont à GMT+9 (fuseau est). Il y a donc de 5 à 8 heures de décalage avec la France.
En hiver, lorsqu’il est 12h00 à La Rochelle, il est 18h00 à Jakarta, 19h00 à Denpasar et 20h00 à Manokwari.
En été, lorsqu’il est 12h00 à La Rochelle, il est 17h00 à Jakarta, 18h00 à Denpasar et 19h00 à Manokwari.

Argent

La monnaie nationale est la roupie indonésienne (rupiah).
Il n’est pas nécessaire d’emporter des dollars US, le change de l’euro se fait très bien partout. Attention toutefois aux multiples petites embrouilles des changeurs (choisissez les sans commission et ayez votre calculette à portée de main). Pas de problèmes non plus pour les chèques de voyage en euros (taux de change un peu inférieur à celui des espèces).
Hôtels, boutiques et restaurants de bonne gamme acceptent les règlements par carte bancaire (commission de 3% à 5%). On veillera toutefois à disposer d’espèces (en bon état) pour tous les menus frais. On trouve également de nombreux distributeurs automatiques (ne pas multiplier les retraits pour ne pas multiplier les commissions). Le marchandage est une pratique courante.

Electricité

220 volts ; prises de type européen standard.

Horaire

Bureaux et administrations ouvrent en général du lundi au jeudi, de 8h00 à 15h00 (ou de 9h00 à 16h00), et le vendredi de 8h00 à 11h00. Les boutiques baissent le rideau vers 19h00 (toute la semaine, mais de nombreux commerces ferment le vendredi après-midi). Les banques, quant à elles, sont ouvertes du lundi au vendredi, de 8h00 à 15h00.

Média

The Jakarta Post est disponible à Jakarta et à Bali (où l’on trouve aussi The Bali Post). Parmi les multiples périodiques à l’usage des touristes, relevons The Beat (restaurants, bar, évènements) et, en français, la Gazette de Bali (bons plans et aperçus culturels). On trouve TV5 dans tous les grands hôtels.

Poste

La poste indonésienne est généralement fiable et efficace. On achète les timbres dans les bureaux de poste (ouverts tous les jours, sauf le dimanche, de 8h00 à 16h00). Délai d’acheminement d’une lettre pour l’Europe, une dizaine de jours.

Téléphone

Pour appeler l’Indonésie depuis la France, composer 00 + 62 + l'indicatif de zone (21 pour Jakarta, par exemple) + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis l’Indonésie, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Appels intérieurs, toujours composer l’indicatif de zone précédé de 0.

Internet

Cybercafés en ville et dans les principaux centres touristiques.

Couverture GSM

Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

IDR

Taux

Cours d'achat estimé : 1 IDR = 0.000063 Euros au 10/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade d’Indonésie en France
47et 49, rue Cortambert - 75016 Paris
Tél. : 01 45 03 07 60
Fax : 01 45 04 50 32
Email : komparis@online.fr
Web : www.amb-indonesie.fr/

Ambassade d’Indonésie en Belgique
Boulevard de la Woluwe / Woluwelaan, 38 - 1200 Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles)
Tél. : 02 775 01 20
Fax : 02 772 82 10
Email : primebxl@skynet.be

Ambassade d’Indonésie en Suisse
Elfenauweg, 51 - 3006 Berne
Tél. : 031 352 09 83 / 09 85 (consulat)
Fax : 031 351 67 65
Email : kbribern@bgb.ch
Web : www.indonesia-bern.org

Consulat

En France, les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade. Il y a consulats généraux d’Indonésie à Marseille et Nouméa.

En Belgique et en Suisse, les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

Office de tourisme

Site officiel de l’office de tourisme indonésien : www.tourismindonesia.com/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à l’Indonésie.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

L’Indonésie, qui possède la deuxième forêt tropicale du monde après le Brésil, connait une déforestation dramatique : près de deux millions d’hectares de forêt disparaissent chaque année. D’ici 15 à 20 ans, certaines îles pourraient avoir perdu tout couvert forestier. Et les exploitants illégaux poursuivent leurs opérations en toute impunité. Le teck est l’objet d’un trafic particulièrement intense. On peut ajouter à cela la réduction des surfaces de rizière que provoque une construction immobilière peu contrôlée. Dans certaines zones, l’industrie du tourisme capte à son profit les ressources en eau et en électricité.
Dans les grandes villes, la situation environnementale n’est pas brillante non plus. La pollution au plomb atteint le niveau préoccupant de 1,3 microgramme par mètre-cube d’air. Le maximum recommandé par l’OMS se situant entre 0,5 et 1 microgramme. Le gouvernement indonésien a donc été mis en garde contre l’augmentation de la pollution à Jakarta et averti de ses effets négatifs sur la santé. Si cette pollution est en partie d’origine industrielle et provient aussi de l’incinération des déchets domestiques, elle est surtout provoquée par les gaz d’échappement, responsables de 60% à 70% des rejets de plomb. Les autorités estiment que les trois-quarts des véhicules ne respectent pas les normes d’émission. La situation de surchauffe automobile étant l’une des conséquences des carences des transports publics.
Pour faire face aux besoins croissants en énergie, le gouvernement envisage de faire construire quatre centrales nucléaires d’ici 2025 (la première serait opérationnelle en 2016).

Mais, les deux grands défis environnementaux auxquels est confrontée l’Indonésie sont la gestion de l’eau (stockage, distribution, pollution…) et des déchets, des plastiques en tout premier lieu.

L’administration indonésienne et de nombreuses associations et ONG ont engagé des actions dans tout le pays. A Bali, par exemple, les autorités sont à l’origine des programmes Bali Green and Clean in 2013 et Green Bali ; les associations Peduli Alam, Bali Focus, Eco-Bali Recycling travaillent également de façon efficace.