1 • Formalités

Passeport

Carte nationale d´identité ou passeport, dont la validité couvre la durée du séjour, pour les ressortissants des pays membres de l’Union Européenne et pour les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel. La législation française stipule que les mineurs voyageant avec leurs deux parents, ou un seul des deux, n'ont pas besoin d'être en possession d'une autorisation de sortie du territoire. En revanche, ce document est obligatoire (depuis le 15 janvier 2017) si cette condition d'accompagnement n'est pas remplie. Dans ce dernier cas, l'enfant devra présenter : passeport (ou carte d'identité, selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire est accessible sur le site www.service-public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Lorsqu’un mineur voyage avec l’un de ses parents dont il ne porte pas le nom, il est fortement conseillé soit de pouvoir prouver la filiation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15392), soit de présenter une autorisation de sortie du territoire (formulaire Cerfa n° 15646*01) dûment remplie et signée par l’autre parent avec copie de sa pièce d’identité. Cette autorisation ne dispense pas de l’accomplissement de toute autre formalité spécifique à la destination concernant les mineurs.

Depuis le 1er janvier 2014, les cartes nationales d’identité sécurisées françaises délivrées à des majeurs entre le 2 janvier 2004 et le 31 décembre 2013 ont automatiquement une durée de validité étendue de 5 ans, sans modification matérielle du titre. Ainsi, la carte d’une personne majeure au moment de la délivrance portant comme date de fin de validité le 23 avril 2014 sera en réalité valable jusqu’au 23 avril 2019.

De façon à éviter tout désagrément pendant votre voyage, il vous est fortement recommandé de privilégier l’utilisation d’un passeport valide à une CNI portant une date de fin de validité dépassée, même si elle est considérée par les autorités françaises comme étant toujours en cours de validité.

Si vous voyagez uniquement avec votre carte nationale d’identité, vous pourrez télécharger et imprimer une notice multilingue expliquant ces nouvelles règles en allant à l'adresse suivante : http://media.interieur.gouv.fr/interieur/cni-15ans/document-a-telecharger-croatie.pdf

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pour un séjour de tourisme (moins de 3 mois), pas de visa pour les ressortissants des pays membres de l’Union Européenne. Ni pour les Suisses. Pour les autres nationalités, nous sommes à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Aucun.

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d’être protégé contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les hépatites A et B, la rougeole et, éventuellement, la rage.

Paludisme

Absent.

Autres risques

En cas de séjour en forêt ou de randonnée estivale, le risque de maladies transmises par morsure de tique justifie une surveillance et une protection rigoureuses : recherche quotidienne de l’insecte sur la peau et, le cas échéant, extraction avec une pince à épiler ou un tire-tique (s’assurer que la tête ne reste pas incrustée dans la peau) ; protection des jambes par des pantalons couvrants et utilisation d’un répulsif pour les parties découvertes. La vaccination, qui ne protège que de l’encéphalite à tiques, n’est proposée qu’en cas de séjour professionnel prolongé en zone à risque. Le traitement antibiotique n’est justifié qu’en cas d’inflammation locale.

3 • Géographie

Capitale

Zagreb.

PIB

En 2007, 14 414 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Mont Dinara, 1 831 mètres.

Climat

Sur la côte, en Istrie et en Dalmatie, l’été est sec et ensoleillé (jusqu'à 35° à Dubrovnik en juillet). L’automne, en revanche, est assez pluvieux. L’hiver est doux (dans les 10° à Dubrovnik en janvier), mais, passés les premiers chaînons montagneux, il se fait plus rigoureux ; deux vents se disputent la saison : la bora, sec et froid, vient du nord (de décembre à mi-avril) et fait chuter les températures ; le jugo vient du sud (de mi-octobre à mi-mai) et apporte nuages et pluies.
Dans l’intérieur, les hivers sont assez froids (autour de 0° à Zagreb en janvier), avec de la neige. Au printemps, des effets de foehn font ponctuellement grimper les températures. L’été est chaud (25° à Zagreb en juillet), avec de brusques averses orageuses.

Géographie

La Croatie est un pays balkanique, occupant en arc de cercle une bonne partie occidentale de l’ancienne Yougoslavie. Dans cet arc, on trouve la Croatie proprement dite (centre et nord), la Slavonie à l’est, l’Istrie et la Dalmatie à l’ouest. La Slavonie, vaste plaine agricole, est limitée au nord par la Drave, à l’est par le Danube et au sud par la Save. La partie centrale du pays est composée de plaines fertiles (bassins de la Save et de la Drave) animées de collines et de courts chaînons montagneux (autour de 1 000 m). A l’ouest s’élèvent les Alpes dinariques. Ces hauts reliefs calcaires bordent le littoral découpé de l’Istrie et de la Dalmatie ; ils sont coupés de nombreuses vallées karstiques et piqués de lacs, mais présentent peu de cols, ce qui rend le massif difficile à passer. Quand à l’archipel croate, il est le plus important de l’Adriatique (et le deuxième de la Méditerranée, après l’archipel grec) : 698 îles, 389 îlots et 78 récifs qui appartiennent à l’ensemble dinarique.

Economie

La crise a mis au jour les carences de l’économie croate (5,5% de croissance négative en 2009) : déséquilibres financiers, faiblesse des investissements, politique budgétaire et fiscale déficiente, cadre juridique imprécis… Le coup d’arrêt est net. Les travaux d’infrastructure marquent le pas. Le bâtiment, secteur clé de la croissance, aussi. Dans ce contexte difficile, le tourisme limite brillamment les dégâts.
Domaine traditionnel de l’économie régionale, l’agriculture est adaptée aux conditions du terrain : céréales, tabac, légumes, élevage bovin occupent les plaines de l’est, mais aussi les poljés karstiques de l’ouest. La vigne est cultivée sur différents types de sol. Le frugal mouton broute les terres pauvres. On relèvera le développement d’une agriculture bio. L’exploitation forestière bénéficie d’importants massifs boisés. L’industrie a su mettre à profit les ressources énergétiques du pays : charbon de l’Istrie, lignite à Sisak (Croatie centrale), pétrole, gaz naturel en Slavonie, hydroélectricité… Cela pour traiter le fer ou la bauxite (aluminium) d’Istrie et de Dalmatie. Le centre industriel du pays est le triangle Varazdin-Karlovac-Sisak : textile, sidérurgie et pétrochimie. L’appareil productif a toutefois besoin d’être diversifié et modernisé pour être à même de répondre à la concurrence internationale.
Structure du PIB (2008) : agriculture, 6% ; industrie, 20% ; services, 62%. Taux de chômage (2008) : 13,7%.

Faune et flore

Les belles forêts de Slavonie (chênes et charmes) abritent des chevreuils, des renards, des martres, des chats sauvages. Les pentes basses des montagnes ont des couverts de chênes, de hêtres, de charmes, de noisetiers ; plus haut, viennent encore des hêtres, avec des sapins, des pins sylvestres ; plus haut encore, ce sont des pins noirs et des genévriers. Et sous les ramées, il y des cerfs, des daims, des lapins, des sangliers, des ours bruns, quelques lynx et quelques loups gris… Sur la côte adriatique, végétation méditerranéenne de maquis. Quelques oiseaux (parmi d’autres), au-dessus de tout ça : l’Accenteur mouchet, la Bondrée apivore, le Chardonneret élégant, la Fauvette grisette, le Goéland brun, le Harle piette, le Hibou des marais, le Martin-pêcheur d’Europe, l’Oie des moissons, la Sterne caugek… Le long des fleuves, il y a l’aulne blanc, le peuplier blanc, des saules, avec des loutres, des castors, le Canard colvert, le Héron cendré ; dedans, le saumon du Danube, la loche franche, le brochet, le sandre, l’anguille, des silures… Et dans la grande bleue : mérous, murènes, rascasses, oblades, dauphins, dorades, langoustes, homards, poulpes…

4 • Hommes et cultures

Population

4 493 312 habitants (2007).

Langue Officielle

Le croate (une langue slave, qui s’écrit avec l’alphabet latin).

Langue parlée

89,6% des locuteurs ont le croate pour langue maternelle. Ensuite, viennent le serbe (4,5%), le bosniaque (0,47%), l’italien (0,44%), le hongrois (0,37%), l’albanais (0,34%)… L’allemand est la langue étrangère la plus pratiquée ; en Istrie, l’italien est commun. La jeune génération parle volontiers l’anglais.

Peuple

La population de l’Etat croate n’est plus tout à fait celle de la Croatie yougoslave. En 2001, les Croates sont 89,6% de l’ensemble, alors qu’ils étaient 78% en 1991. Les Serbes sont en revanche 4,5%, alors qu’ils étaient 12,3% en 1991, et leur nombre a sans doute encore décru. La guerre a fait la part des choses… Ensuite, viennent les Bosniaques (0,47%), les Italiens (0,44%), les Hongrois (0,37%), les Albanais (0,34%)…

Religion

Les catholiques sont près de 88% et le catholicisme est très lié à l’affirmation de l’identité nationale croate. Les orthodoxes (surtout Serbes) sont 4,4%. Les protestants (Hongrois), 0,3%. Il faut ajouter à cela, 1,3% de musulmans et quelques centaines de juifs. Des concordats encadrent les relations entre les églises et l’Etat, le second assurant aux premières un soutien financier.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l'an.
6 janvier : Epiphanie.
Février : carnavals dans plusieurs villes du pays.
Mars-avril : Pâques.
1er mai : fête du Travail.
Mai-juin : Fête-Dieu.
22 juin : jour de la Lutte antifasciste.
25 juin : fête nationale.
5 août : jour du Souvenir national.
15 août : Assomption.
8 octobre : jour de l'Indépendance.
1er novembre : Toussaint.
25 décembre : Noël.

Histoire

Les cultures préhistoriques européennes se retrouvent sur l’actuel territoire de la Croatie : Neandertal (Paléolithique moyen), Vinca (Néolithique), La Tène (Second Age du fer)… Puis viennent les Illyriens (d’une langue indo-européenne paléo-balkanique). Les Celtes et les Grecs s’installent également dans la région. Les seconds fondent Korcula et Trogir. En 168 avant JC, c’est le tour des Romains. Pour l’administrer, ils partagent l’Illyrie en Dalmatie (sud et ouest) et Pannonie (nord et est). La Pax romana ayant vécu, voilà les Huns (Ve siècle). Enfin, Byzance reprend la main. Les paysans slaves, eux, arrivent au cours du VIIe siècle. Une poignée de décennies plus tard, ils vont à l’église et se sont constitués en chefferies autonomes.

En 879, le Dalmate Trpimir 1er est déclaré dux Chroatorum par le pape Jean VIII. En 925, Tomislav 1er est rex Chroatorum, le standing augmente. Tomislav unit Croatie et Pannonie contre les Bulgares. Mais le pouvoir des Trpimirovic s’effrite. En 1102, le Hongrois Koloman Arpad, le Bibliophile, annexe la « Croatie » à la Hongrie. C’est la féodalité. Rois, grands et petits vassaux, oratores, laboratores et marchands… On n’est pas toujours gagnant au grand jeu diplomatico-militaire européen. Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie, vend la Dalmatie et l’Istrie à Venise en 1409. En outre, face à la poussée ottomane, les Croates sont aux premières loges et doivent, petit à petit, céder des territoires. 1526, après la bataille de Mohács, la Croatie passe aux Habsbourg avec la couronne de Hongrie. La pression turque s’intensifie. Croatie et Slavonie (Pannonie croate) sont transformées en marches militaires. Les temps sont rudes ; pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648), les cavaliers croates au service de l’Empire laissent une trace sanglante dans la mémoire protestante. L’empire ottoman reflue au siècle suivant et celui des Habsbourg peut étendre son administration à la Croatie. L’aristocratie croate sera un soutien important pour Marie-Thérèse d’Autriche (1717-1780). Les chutes de Venise (1797), puis de Napoléon 1er (1815) rendent l’Istrie et la Dalmatie à l’Autriche. Croatie centrale et Slavonie relevant, elles, le la couronne de Hongrie. Le système de double monarchie instauré dans l’empire danubien en 1848 ne va pas dans le sens d’une réunification du monde croate. Pourtant, comme partout en Europe, la nation est à l’ordre du jour et le mouvement illyrien mobilise les esprits. En 1868, la Croatie arrache une courte autonomie à la Hongrie.

Après la Première Guerre mondiale, Croatie et Slavonie rejoignent l’Istrie et la Dalmatie dans un Etat des Slovènes, des Croates et des Serbes (29 octobre 1918), dont le gouvernement est à Zagreb. Cet Etat se transformera en Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes (1er décembre 1918), puis en Royaume de Yougoslavie (1929), avec Belgrade pour capitale. Pendant ce temps, l’Italie fait pression et annexe à l’ouest (Istrie et îles adriatiques). Les frustrations croates s’accumulent. Après l’assassinat à Marseille du roi Alexandre 1er (1888-1934), le pays penche vers l’Italie et l’Allemagne. La Croatie se reconstitue à l’intérieur de la Yougoslavie. L’invasion allemande a lieu en 1941. Un « Etat indépendant de Croatie » nait alors sous la direction du parti nationaliste oustachi d’Ante Pavelic (1889-1959). Cette version de la Croatie est à la remorque de l’Allemagne nazie et amputée de l’Istrie et de larges portions de la côte dalmate, concédées à Mussolini. L’histoire de la résistance yougoslave est complexe, mais, à la fin de la guerre, Tito et les communistes ont tiré les marrons du feu.

En 1945, la Croatie est intégrée à la République socialiste fédérale de Yougoslavie. Le cadre communiste étant donné, Tito parvient à maintenir des équilibres délicats entre les composants yougoslaves et à retenir les nationalismes sous l’éteignoir. Il parvient également à arracher à Moscou une certaine autonomie et une relative liberté d’action aux marges des blocs. Le littoral dalmate est une destination prisée des estivants des républiques socialistes. Cependant, la mort de Tito, les difficultés économiques et les problèmes inhérents aux sociétés communistes vont permettre que ressurgissent les vieux démons. La Yougoslavie implose pendant que le « Bloc de l’est » se décompose. Les élections de 1990 dans les républiques yougoslaves amènent au pouvoir des majorités indépendantistes (sauf en Serbie et au Monténégro). En 1991, la Krajina, région croate à majorité serbe, fait sécession ; pour parer le coup, la Croatie déclare son indépendance (25 juin). L’armée fédérale (serbo-monténégrine) intervient. Les populations se croisent sur les routes, fuyant les combats et les règlements de compte nationalistes. La purification ethnique est en marche. En janvier 1992, un accord est trouvé entre le Croate Franjo Tudman (1922-1999) et le Serbe Slobodan Milosevic (1941-2006). S’ensuit un précaire cessez-le-feu. Les forces serbes restent présentes sur le territoire croate jusqu’à ce qu’en 1995 l’armée croate, appuyée par les Américains, reprenne possession des territoires contestés (la Slavonie orientale sera pacifiquement réintégrée en 1998). La Croatie entre en convalescence.

Politique

Le président de la République est élu au suffrage universel direct, pour un mandant de 5 ans renouvelable. Il est chef de l’Etat et des forces armées. Il nomme le premier ministre (majorité parlementaire), qui est chargé de la mise en œuvre de la politique nationale. Le parlement (Sabor) est à une chambre : 160 députés, élus pour 4 ans au suffrage universel. Une Cour constitutionnelle statue sur la constitutionnalité des lois. La Cour suprême est la clé de voûte de l’édifice judiciaire. Le processus d’intégration à l’Union Européenne est en cours.

Célébrités

Dioclétien (245-313), empereur romain de 284 à 305. Il était le fils d’un gratte-papier illyrien et accéda au pouvoir par la voie militaire. Il fut le réformateur avisé de l’armée et de la structure administrative de l’empire (le système des diocèses). Il fut également responsable d’une violente persécution du christianisme (303-304).

Josip Broz, Tito (1892-1980). Le maréchal de Yougoslavie était un dictateur, qui fit pourtant en sorte que l’on respirât un peu moins mal chez lui que chez ses confrères. Le non-alignement réclamait une structure politique d’un certain rang ; aucune des républiques yougoslaves n’avait, seule, ce rang.

Janica Kostelic (née en 1982) est une skieuse d’exception : 4 médailles d’or olympiques (2002 et 2006 : Slalom, Slalom géant, Combiné), 5 titres de championne du monde (2003 et 2005 : Slalom, Combiné, Descente). Parmi les skieuses de sa génération, seule la Suédoise Anja Pärson peut lui être comparée.

Alojzije Stepinac (1898-1960) fut archevêque de Zagreb de 1937 à 1960. Condamné sous Tito pour collaboration avec le régime oustachi ; réhabilité et béatifié par Jean-Paul II (1998). Il est emblématique des engagements et des déchirements du catholicisme croate face aux enjeux du siècle.

Giovanni Luppis (1813-1875). Cet officier de la marine autrichienne, né à Rijeka, est à l’origine d’une invention qui devait faire couler beaucoup… de bateaux : la torpille. En fait, pour que l’idée primitive de Luppis soit efficace, il fallait l’immerger et la rendre autonome. Cela, on le doit à son collaborateur technique, l’Anglais Robert Whitehead (1823-1905).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les guides, nous vous conseillons 10 euros par jour et par personne. Aux chauffeurs de taxi, 5% du montant de la course. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme. Dans les hôtels de standing, 1 euro par bagage au bagagiste.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

On trouve sur les marchés de Split ou de Rijeka quantité d’objets (bols, cuillers, etc.) et de jouets taillés dans le bois. A Hvar, les paysannes font encore de la dentelle aux fuseaux, ainsi qu’à Pag, où l’on vend des napperons aux motifs originaux. Samobor (à l’ouest de Zagreb) est réputée pour son cristal. On peut aussi faire provision de miel et d’essence de lavande sur les îles.

Cuisine

Le pays est un carrefour d’influences et de résistances et cela se retrouve dans sa cuisine. L’empire des Habsbourg a déposé dans le nord l’escalope viennoise, le goulasch, le chou, le paprika, le strudel ; l’Italie, la polenta, les gnocchis, les pâtes ; à l’empire ottoman, on doit le kebab, les böreks, les boulettes… Le sud de la côte adriatique délaisse le saindoux pour l’huile d’olive et des saveurs franchement méditerranéennes. Si la Slavonie est particulièrement charcutière, le cochon est partout ; Istrie et Dalmatie, où règnent les produits de la mer, produisent de délicieux jambons fumés. Les Croates sont généralement carnivores (combien de restauroutes font-ils cuire à la broche cochons ou moutons entiers…) et commencent invariablement leur repas par une soupe. Ils prennent un solide petit déjeuner, puis déjeunent au milieu de l’après-midi, journée continue oblige.

Boisson

En principe, l’eau du robinet est potable ; toutefois, on évitera d’en boire, surtout dans les îles : les standards d’épuration ne sont pas encore tout à fait ceux de l’Union Européenne et un dérangement gastrique est vite attrapé. On trouve partout de l’eau minérale, des sodas, de la bière et des jus de fruits (frais et variés dans les estaminets). Le café traditionnel est turc (avec le marc dans la tasse) ; dans les bars, on le prépare de toutes les façons possibles.
Les Croates sont volontiers vignerons. Sur la côte adriatique, ils font des rouges solides (Postup, Dingac, Teran) ; la Slavonie orientale, elle, produit plutôt des blancs (Kutjevacka Grasevina, Rajinski Rizling). Il est très fréquent de mettre de l’eau dans son vin (plate ou gazeuse). Et on n’est pas slave pour rien : l’eau de vie (rakija) est de toutes les rencontres amicales, qu’elle soit de prune (sljivovica) ou de raisin (loza).

5 • Transports

Route

Le réseau routier est correct, dans l’ensemble. Toutefois, l’importance du trafic endommage les chaussées, surtout sur les routes secondaires. Sous la pluie, attention à l’aquaplaning, les revêtements n’absorbent rien. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville, 90 km/h sur route et 130 km/h sur autoroute. Les feux de croisement doivent être allumés, même de jour. En cas d’accident, la présence d’un policier est impérative pour l’établissement du constat.
Essence : les stations-services n’acceptent pas forcément les cartes bancaires, prévoir des espèces. Il est recommandé de faire le plein avant d’embarquer pour les îles.

Taxi et location

Les enseignes internationales de location sont présentes sur place. Il est donc facile de louer une voiture (tarifs comparables à ce qui se pratique en France). Le permis de conduire national suffit. Si vous conduisez votre propre véhicule, ayez la carte grise et la carte verte internationale d’assurance, avec mention « HR » (Croatie).
Dans les îles, on peut généralement louer des petits deux-roues.

Train

Le réseau ferré est ancien et subit les contraintes du terrain (il s’arrête à Split). Le train est bon marché, régulier, confortable mais… lent.
Le train ne desservant que les grandes villes, ce sont les bus qui prennent le relai : ils vont, eux, à peu près partout, dans des conditions de confort très acceptables et régulièrement. En revanche, rançon de toutes ces vertus, ils sont souvent bondés ; réserver dans toute la mesure du possible.
La compagnie maritime Jadrolinija assure toutes les liaisons avec les îles. Il faut parfois faire preuve de patience, car les files de véhicules à embarquer peuvent être longues…

Avion

Les vols domestiques de Croatia Airlines, au départ de Zagreb, vont à Pula, Zadar, Split et Dubrovnik, mais aussi à Supetar, sur l’île de Brac. L’été, dessertes pour Rijeka et Osijek.

6 • Infos pratiques

Décalage

Pas de décalage horaire avec la France, ni en été, ni en hiver.

Argent

La monnaie nationale est la kuna (martre), divisée en 100 lipa (tilleul).

On peut changer des euro dans les banques (qui pratiquent les meilleurs taux et prennent aussi les chèques de voyage), les bureaux de change (il y en a partout), les agences de voyage, les bureaux de poste et les hôtels. Les distributeurs CB se sont multipliés en ville, mais sont encore peu fréquents dans les îles. Hôtels, restaurants, boutiques, stations-services acceptent, en principe, les cartes bancaires (MasterCard d’abord, et Visa). Bien souvent, il est possible de payer directement en euro.

Electricité

220 volts ; prises de type européen standard.

Horaire

Les magasins sont ouverts du lundi au vendredi, de 8h00 à 19h00, et samedi et dimanche, de 8h00 à 14h00. L'été, dans les zones touristiques, ils peuvent ne fermer qu’à 20h00, voire 21h00. Dans le pays « ordinaire », on baisse généralement le rideau entre 14h00 et 16h00.
Les banques ouvrent du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h00.

Média

Les médias croates gravitent encore (même si la situation s’améliore) dans l’orbite de l’Etat. Hrvatska Radio (HR) et Hrvatska Televizija (HTV) sont des entreprises publiques. L’été, le deuxième canal de la HR diffuse des bulletins d’information en anglais. Les 3 chaines de télévision nationales proposent régulièrement des films étrangers en version originale sous-titrée. Dans les secteurs touristiques, il est possible de trouver des quotidiens français, avec un léger décalage.

Poste

Les bureaux de poste (enseigne bleue et jaune HPT) vendent des timbres, font le change des devises et proposent des services téléphoniques. Les horaires ordinaires sont 7h00-14h00, du lundi au vendredi. Toutefois, l’été, dans les grandes villes et les centres touristiques, ils sont étendus jusqu’à 21h00 et les bureaux ouvrent parfois le samedi matin. Délai d’acheminement d’une lettre pour la France : 4 à 5 jours.

Téléphone

Pour appeler la Croatie depuis la France ou la Belgique, composer 00 + 385 + l’indicatif de zone sans le 0 + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis la Croatie, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).
Pour appeler la Belgique depuis la Croatie, composer 00 + 32 + l’indicatif de zone sans le 0 + le numéro de votre correspondant.

Internet

Cybercafés un peu partout.

Couverture GSM

Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

HRK

Taux

Cours d'achat estimé : 1 HRK = 0.134304 Euros au 19/10/2019 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade de Croatie en France
7, square Thiers - 75016 Paris
Tél. : 01 53 70 02 87 (section consulaire)
Fax : 01 53 70 84 85 (section consulaire)
Web : www.amb-croatie.fr

Ambassade de Croatie en Belgique
Avenue Louise / Louizalaan, 425 - 1050 Ixelles (Bruxelles)
Tél. : 02 644 65 10
Fax : 02 512 03 38
Email : croemb.bruxelles@mvpei.hr
Web : www.be.mvp.hr

Ambassade de Croatie en Suisse
Thunstrasse, 45 - 3005 Berne
Tél. : 031 352 50 80 (section consulaire)
Fax : 031 352 80 59 (section consulaire)
Email : croemb.bern@mvpei.hr

Consulat

En France et en Belgique, les services consulaires sont assurés par l’ambassade.

En Suisse, il y a un consulat général de Croatie à Zürich (tél. 044 422 83 18).

Office de tourisme

Office de tourisme croate en France
48, avenue Victor Hugo - 75116 Paris
Tél. : 01 45 00 99 55
Fax : 01 45 00 99 56
Email : infos.croatie@wanadoo.fr
Web : http://fr.croatia.hr/Home/

Office de tourisme croate en Belgique
Vieille Halle aux Blés, 38 - 1000 Bruxelles
Tél. : 02 550 18 88
Fax : 02 513 81 60
Email : info-croatia@scarlet.be
Web : http://be.croatia.hr/Home/

Office de tourisme croate en Suisse
Badenerstrasse, 332 - 8004 Zürich
Tél. : 043 336 20 30
Fax : 043 336 20 39
Email : info@kroatien-tourismus.ch
Web : http://ch.croatia.hr/Home/

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Croatie.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

De la politique yougoslave de protection de l’environnement, la Croatie a hérité 8 parcs nationaux et des côtes préservées. Actuellement, 6,07% du territoire sont effectivement protégés. L’intégration du pays au réseau européen Natura 2000 (programme d’identification et de préservation de sites naturels à haute valeur patrimoniale) avance à petits pas. L’amélioration de la gestion forestière est sensible.
En matière environnementale, le cadre législatif croate n’est pas négligeable et le pays a ratifié, entre autres conventions, le protocole de Kyoto. L’Union Européenne a relevé des progrès constants dans de nombreux domaines depuis 2004. Si certains problèmes demeurent, en particulier celui du financement des mesures à mettre en œuvre, la qualité de l’air et de l’eau, la protection de la nature ou la gestion des produits chimiques et des OGM ont été améliorées. Concernant les pollutions provenant de sources fixes (solvants organiques, pétrole…), la qualité de l’air se rapproche des normes européennes. Par contre, des efforts restent nécessaires concernant les émissions de gaz à effet de serre. Le contrôle des ressources en eau (abondantes) est plus étroit et le réseau de distribution (responsable du gaspillage de plus de 39% de l’eau utilisée en 2004) est en cours de modernisation ; les eaux de baignade sont désormais surveillées.
Une loi cadre sur les déchets a été adoptée en 2004, puis amendée pour permettre la prise en compte des déchets de construction, des décharges, des boues d’épurations dans l’agriculture ou des rejets industriels toxiques… Les responsabilités dans ce secteur se répartissent selon l’organisation administrative du territoire : les déchets domestiques relèvent des municipalités ; les comtés prennent en charge les déchets industriels, de construction, électroniques et automobiles ; l’Etat gère les produits dangereux. Le recyclage se développe (métaux, papier, verre, plastiques).
Croatie et Slovénie sont copropriétaires de la centrale nucléaire de Krsko, sur le territoire slovène. Les autorités des deux pays partagent les impératifs d’amélioration de la sécurité et la gestion des déchets nucléaires.