1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade. Le passeport devra comporter au moins une pleine page vierge.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français, belges ou suisses. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

Visa de tourisme : 1 entrée pour un séjour de 30 jours maximum (renouvelable une fois), valide 3 mois à partir de la date d’émission. Fournir au service consulaire de l’ambassade un formulaire de demande complété, deux photos d’identité, une photocopie de votre passeport et le règlement en espèces. On peut également obtenir le visa à l’arrivée (une photo d'identité et autour de 30 dollars US) ou faire une demande de visa en ligne (www.mfaic.gov.kh/).

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Pas de vaccination obligatoire, sauf pour les voyageurs en provenance de pays où sévit la fièvre jaune.

Vaccins conseillés

Diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, hépatites A et B, éventuellement typhoïde. La vaccination contre l'encéphalite japonaise, qui, en théorie, est recommandée pour tout séjour en zone rurale en période de circulation du virus, n'est justifiée que pour les résidents exposés, surtout pendant la mousson.

Paludisme

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (répulsifs peau et vêtements, moustiquaires), qui protègent aussi contre d'autre maladies transmises par les moustiques (dengue, encéphalite japonaise, virus Zika), devront être rigoureusement prises partout. La prise d’un traitement préventif Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques), Méfloquine (Lariam) ou Doxycycline, n’est pas nécessaire, surtout hors mousson, pour la majorité des voyageurs, qui arrivent à Phnom Penh et séjournent à Siem Reap (Angkor), à Battambang et sur une plage du golfe de Siam. En revanche, ailleurs et en particulier dans la province désormais touristique du Ratanakiri, le risque est présent tout au long de l'année, un traitement préventif sera nécessaire.

Autres risques

Reportez vous aux consignes de prévention des risques alimentaires, environnementaux et comportementaux. Insistons à nouveau sur les risques de maladies sexuellement transmises : hépatites, syphilis et, bien sûr, en premier lieu, SIDA, présent partout, non seulement dans les « quartiers chauds » des grands centres touristiques, mais aussi dans des endroits beaucoup plus reculés. Il n'est pas inutile de rappeler que les seuls modes de transmission sont sexuel et sanguin (préservatif impératif). On n’oubliera pas les possibilités de transmission par piercing ou tatouage. L´apparition du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003 et, en 2004, celle de la grippe aviaire (risque nul pour le voyageur qui n’a pas de contact direct avec les volatiles : élevages de volailles, combats de coqs…) rendent préférable de s´informer auprès du ministère des affaires étrangères de la réalité du risque local. Il faut rappeler la persistance de mines antipersonnel sur certaines zones hors des temples d'Angkor, qui impose que l’on suive scrupuleusement les conseils et les interdits des autorités et des populations, qui en sont encore victimes. Les baignades dans les eaux boueuses et parasitées du Mékong et du Tonlé Sap sont peu tentantes. Les sangsues, pour désagréables qu'elles soient, ne transmettent pas de maladie. Les répulsifs que vous utilisez peuvent suffire à les repousser ; sinon, le saignement (peu important) qu'entraîne leur succion sera stoppé par une simple compression locale avec une compresse imbibée d´antiseptique.

3 • Géographie

Capitale

Phnom Penh.

PIB

En 2008, 818 dollars US par habitant (France, 36 614 dollars US par habitant).

Point culminant

Phnum Aoral, 1 810 mètres (à l’est de la chaîne des Cardamomes).

Climat

Climat tropical à deux saisons. La saison des pluies commence en mai et se termine début novembre dans le nord (fin novembre dans le sud). Températures entre 25° et 33°, que l’humidité peut rendre difficile à supporter. La saison sèche va donc de décembre à avril. Le moindre degré d’humidité et quelques degrés de moins procurent un sentiment de douceur en décembre et janvier (25° en moyenne), avant que la canicule s’installe progressivement, pour culminer en mars et avril.

Géographie

Le Cambodge est frontalier de la Thaïlande (ouest et nord), du Laos (nord) et du Vietnam (est et sud). Il dispose de 443 km de côte sur le golfe de Thaïlande (sud-ouest). C’est un ensemble de plaines faiblement ondulées que bordent des plateaux bas (un peu relevés à l’est) et quelques brèves chaînes montagneuses (la chaîne des Cardamomes, en particulier, au sud-ouest). Le Mékong, dont le delta s’ouvre au sud de Phnom Penh, et le Tonlé Sap (le plus grand lac du sud-est asiatique) sont les éléments déterminant de la géographie cambodgienne. Leurs bassins communiquent : pendant la saison des pluies, le Mékong déverse son trop plein dans le Tonlé Sap (qui passe de 3 000 km² à 7 500 km²) et, pendant la saison sèche, c’est le lac qui alimente le fleuve. Le pays dispose ainsi de l’une des plus importantes réserves mondiales de poissons d’eau douce et d’une riziculture de premier rang.

Economie

L’économie cambodgienne mêle héritage communiste et économie de marché. Elle a connu une belle croissance pendant 10 ans (8% annuels en moyenne), dont les moteurs ont été le bâtiment, le tourisme, la riziculture et le textile. Depuis 2007, toutefois, la contraction de l’économie mondiale a mis en évidence les faiblesses d’une base industrielle trop peu diversifiée. Le soutien des bailleurs de fonds internationaux demeure donc essentiel.
L’agriculture (riz, maïs, hévéas…) et la pêche représentaient 31,9% du PIB en 2007. L’industrie (textile d’abord et surtout), 26,8%. Les services, 41,3%. D’ici 2011, le Cambodge doit mettre en exploitation les gisements pétroliers off shore dont il dispose. Le taux de chômage était de 2,5% en 2007. Revenu moyen mensuel : 800 000 riels environ.

Faune et flore

La plaine centrale est occupée par des rizières, des champs de maïs, de tabac... Les roseaux viennent en nombre dans ces zones humides. Le sud-ouest a un couvert de forêt tropicale (avec des mangroves sur la côte). Les reliefs septentrionaux portent des forêts de feuillus, des bambous… Prairies et forêts caducifoliées s’étendent encore largement sur les plateaux de l’est. Le palmier à sucre est l’arbre national.
La réduction des espaces forestiers et la brutalité de l’histoire ont fragilisé la faune dans son ensemble. Elle reste néanmoins très variée. Dans les branches, des singes, les gibbons par exemple (Gibbon agile, Gibbon à mains blanches, Gibbon lar à bonnet…) ; sur le sol, des bovidés (le Banteng, le Kouprey…), des cervidés, comme le Muntjac indien, des éléphants, des tigres, des Dholes (un « chien » sauvage)… Les reptiles ne sont pas en reste : Python réticulé, Python molure de Birmanie, Cobra royal, Faux Gavial, Crocodile marin… Ni les varans (Varan du Bengale, Varan malais…). Pour le pas évoquer les insectes, ou les poissons (850 espèces dans les eaux douces)… Quelques oiseaux, parmi bien d’autres, au bord de l’eau : grèbes, Grands Pélicans blancs, Pélicans à bec tacheté, cormorans, Anhingas roux, Hérons pourprés, Jabirus d’Asie, Ibis à tête noire, Martins-chasseurs violets, Pirolles vertes…

4 • Hommes et cultures

Population

13 595 100 habitants (2009).

Langue Officielle

Le khmer (famille austro-asiatique).

Langue parlée

85% des Cambodgiens parlent khmer (langue non tonale, ce qui est rare dans la région ; écrite avec un alphabet dérivé la l’écriture pallava d’Inde du sud). Les langues minoritaires les plus importantes sont le vietnamien, le cham et le chinois. Le français est la langue étrangère la plus répandue (15% de locuteurs), suivie par l’anglais (5% de locuteurs).

Peuple

Les Khmers représentent 85,4% des Cambodgiens. Puis viennent 7,4% de Vietnamiens ; 3,5% de Cham : 3,2% de Chinois ; 0,2% de Kui ; 0,2% de Mnong… Khmers, Vietnamiens et Chinois vivent dans la plaine centrale ; les Cham, les Kui, les Mnong et les autres peuples anciens occupent les plateaux de moyenne montagne.

Religion

Le bouddhisme theravada est très majoritaire. C’est la « doctrine des Anciens », fondée sur un canon en pali, le Tipitaka. Pour cette tradition, il n’y a pas d’intercesseurs surnaturels, de bodhisattvas, et le monachisme est le chemin privilégié de l’Eveil (pour le fidèle de base, toutefois, l’offrande est la pratique essentielle). Le pays fut hindouiste du premier au XIVe siècle, ce dont Angkor témoigne généreusement.
Les Cham sont musulmans. De petites communautés catholiques khmères et vietnamiennes subsistent ici et là. Certaines minorités pratiquent encore des rituels animistes.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
7 janvier : commémoration de la chute du régime Khmer rouge.
Janvier ou février : fête du Têt (nouvelle année lunaire). C’est une fête importante : commerces et restaurants sont fermés plusieurs jours.
Avril : Nouvel An khmer (3 jours de festivités).
17 avril : jour de la Victoire (chute du régime de Lon Nol).
Fin avril ou début mai : anniversaire de l'Illumination du Bouddha.
1er mai : fête du Travail.
9 mai : jour du Génocide (en mémoire des victimes du régime Khmer rouge).
11 mai : fête des Semailles.
22 mai : anniversaire du roi.
8 juin : anniversaire de la reine.
Septembre : fête des Ancêtres.
24 septembre : jour de la Constitution.
Octobre : fin du « carême » bouddhique (offrandes aux moines).
30 octobre - 1er novembre : anniversaire de Norodom Sihanouk.
Novembre : fête des Eaux.
9 novembre : fête nationale.
25 décembre : Noël.

Histoire

Vers 3000 avant JC, des peuples migrent de Chine méridionale vers le sud : ils sont les ancêtres des Khmers et des Môns, qui vont s’installer entre le delta de l’Irrawaddy et celui du Mékong. Dès le premier siècle de notre ère, l’influence de l’Inde s’étend sur la région. Un royaume môn (du Fou Nan) apparait dans l’actuel Cambodge ; il connaitra sont apogée au Ve siècle. Au siècle suivant, des Khmers hindouistes (royaume de Tchen La) supplantent les souverains môns. Au VIIe siècle, le roi Jayavarman 1er règne dans la région d’Angkor. Mais, quelques décennies plus tard, le Tchen La se décompose et les Khmers doivent accepter la suzeraineté de Java. En 802, le roi Jayavarman II s’est libéré des Javanais ; il installe sa capitale au nord du Tonlé Sap et entreprend des aménagements hydrauliques de grande ampleur. Prémices d’un royaume hindouiste, qui ira vers sa plénitude dans un climat de complot politique permanent. Deux facteurs nouveaux apparaissent rapidement dans le paysage : le bouddhisme et les Cham. Ces derniers seront un long tracas pour les Khmers. Ils mettent Angkor à sac en 1177. Leur soumission se fera attendre. Au XIIe siècle, Suryavarman II a construit Angkor Vat, dédié à Vishnou. C’est pourtant sous un roi bouddhiste, Jayavarman VII (1181-1227), que l’empire aura sa plus grande extension. Et une nouvelle capitale : Angkor Thom. Aller trop loin est la destinée des empires : le déclin commence alors.

A la fin du XIIIe siècle, les Khmers sont tributaires des Mongols ; les Thaïs et les Lao s’émancipent. La restauration hindouiste échoue. En 1336, « Grand-père aux concombres sucrés », un roturier bouddhiste, monte sur le trône. Fin de l’empire hindouiste classique. Le Siam est la puissance du moment. Il attaque et prend Angkor (1351). Que les Khmers reprennent (1357). Le Siam prend Angkor Thom (1431). Les Khmers acceptent la vassalité. Au XIVe siècle, le bouddhisme theravada, prêché par des moines sri-lankais, s’est imposé. Les pays khmers entrent en décadence. Ils sont une espèce de Pologne que vont se disputer et se partager de puissants voisins. Une brève période de prospérité, au XVIe siècle, sous suzeraineté siamoise, ne peut masquer le phénomène. Dès le XVIIe siècle, les Vietnamiens contestent la domination siamoise et entament la colonisation du delta du Mékong. Le jeu d’essuie-glace est lancé (auquel les rois khmers assistent, à peu près impuissants) : le Siam est suzerain, mais le Vietnam impose un protectorat en 1771 ; le Siam rétablit sa suzeraineté 4 ans plus tard, mais, sous Gia Long (1762-1820), le Vietnam réimpose une tutelle. Les Khmers font le gros dos sous l’averse et perdent quelques provinces de plus à chaque grain. Entre 1834 et 1841, le nouveau taulier impose l’ordre mandarinal à sa conquête. En 1845, les Vietnamiens sont massacrés. Le Siam intervient. Pour éviter le partage définitif, le roi Ang Duong fait appel à la France. Echec.

C’est le roi Norodom 1er (1834-1904) qui signera un accord de protectorat avec la France, en 1863. Celle-ci avait pris pied au Vietnam au cours des années précédentes. Elle se réserve dès lors les affaires extérieures et laisse, à l’intérieur, les coudées franches au monarque khmer. La capitale est transférée d’Oudong à Phnom Penh. Le programme de réformes porté par Norodom 1er se heurte à la « nomenklatura » confucéenne. En 1904 et 1907, le Siam restitue les provinces de Battambang et Siem Reap. Dans le cadre de l’Union indochinoise, des travaux d’infrastructure sont engagés ; le pays reste toutefois à la traine du développement régional. En 1940, le Siam attaque le Cambodge. Les provinces recouvrées au début du siècle sont à nouveau cédées, malgré une contrattaque franco-cambodgienne victorieuse. Norodom Sihanouk entre en scène. Vichy administre jusqu’au 9 mars 1945 : les Japonais prennent la main. Sihanouk dénonce le protectorat. Le nationalisme khmer refleurit, qui sert momentanément les intérêts japonais. Au retour des Français, le roi manœuvre habilement et arrache l’indépendance (9 novembre 1953).

Le Cambodge rejoint les pays non alignés (conférence de Bandung, 1955) et connait une période de paix et de développement jusqu’au milieu des années soixante. Mais, le pays sert de point d’appui logistique au Viet Cong et va être aspiré par le conflit vietnamien. Sihanouk ménage les chèvres et les choux et finit, dans une situation épineuse, par mécontenter tout le monde. Il est renversé, le 18 mars 1970, par le général Lon Nol (1913-1985). Le mois suivant, Américain et Sud-Vietnamiens attaquent les bases Viet Cong au Cambodge. Les forces de Lon Nol sont prises en tenaille entre les Vietnamiens et les maquisards khmers rouges, qui, dès 1973, contrôlent 60% du territoire. Pendant que Sihanouk gesticule à Pékin… Le 17 avril 1975, les Khmers rouges investissent la capitale. Qu’ils vident séance tenante. Et débutent les quatre années de cauchemar du Kampuchéa démocratique. Décembre 1978, l’armée vietnamienne entre au Cambodge et balaie les Khmers rouges ; elle installe un de ses affidés, Heng Samrin (né en 1934), à la tête d’une nouvelle République populaire du Cambodge. A la fin des années quatre-vingt, une coalition hétéroclite (de Sihanouk aux Khmers rouges), appuyée par les Occidentaux, obtient le retrait des Vietnamiens. L’ONU prend en charge la réorganisation du pays (et la réinstallation des populations). En 1993, une assemblée législative est élue ; Sihanouk retrouve son trône ; Hun Sen (né en 1952) consolide son fauteuil de premier ministre. Les Khmers rouges conservent une organisation militaire offensive jusqu’en 1998.

Politique

Le Cambodge est une monarchie constitutionnelle, dont la couronne n’est pas nécessairement héréditaire. Le parlement détient le pouvoir législatif ; il est à deux chambres : l’Assemblée nationale (123 membres, élus pour 5 ans) ; le Sénat (61 membres, élus ou nommés pour 5 ans). Le premier ministre, issu de la majorité parlementaire, est nommé par le roi. Les lois votées par le parlement doivent être approuvées par le monarque (symbolique : il ne peut pas refuser). Le Conseil suprême de la magistrature est la plus haute instance judiciaire.
Dans les faits, tout est verrouillé par le premier ministre Hun Sen.

Célébrités

Norodom Sihanouk (né en 1922) est l’incarnation d’un Cambodge souriant et souple, parfois un peu mièvre, aux prises avec une époque de fer. Ce roi chatoyant, dont l’impuissance semble avoir été la condition politique, mais qui sut se montrer insubmersible, est adulé par son peuple.

Pol Pot (Saloth Sar, 1928-1998) est le plus célèbre des élèves de l’Ecole française de radioélectricité (Paris), mais, hélas, il ne doit pas sa renommée aux compétences qu’il y acquit. Le régime politique qu’il mit en place après 1975 fut une expérience radicale, paranoïaque et meurtrière, dont le Cambodge se serait passé.

Sinn Sisamouth (1935-1975) a décliné le tourment amoureux sur toutes les musiques qui convenaient à son baryton (l’adaptation en khmer de House of the Rising Sun a fait date). Il devint ainsi l’idole des Cambodgiennes sixties. Il devint aussi l’archétype de ce que détestaient les Khmers rouges, qui ont tordu le cou au rossignol…

Preah Bat Ang Duong (1796-1860), roi du Cambodge de 1841 à sa mort. Dans des conditions politiques éprouvantes, il a entamé la modernisation du pays (relance du commerce et de l’éducation) et maintenu un semblant d’autonomie khmère. Il fut aussi un poète et romancier très respecté.

Son Ngoc Than (1908-1977) est le symbole du nationalisme cambodgien, et de ses méandres. Adversaire des Français, ministre de Sihanouk, puis de Lon Nol, pion des Japonais et des Vietnamiens, il s’est heurté aux mêmes blocages que Norodom Sihanouk. Mort en prison au Vietnam.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 2,5 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 1 euro au porteur, ou pour un service rendu. Le pourboire est rare au restaurant.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous servir d’autres repères, vous pouvez aussi noter qu’un guide francophone touche 4 900 000 riels (800 euros) par mois environ et un chauffeur, la moitié.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le salut traditionnel cambodgien est le sompiah, une inclinaison du buste les mains jointes. Plus l’inclinaison est profonde et les mains hautes, plus le respect est marqué. La poignée de main à l’occidentale est cependant devenue usuelle dans les relations commerciales ou administratives, pour les hommes comme pour les femmes. En public, on appellera les personnes « monsieur » ou « madame » Untel.
Comme partout en Asie, lorsqu’on est invité, il est de bon ton d’apporter un petit cadeau, signe de gratitude. Il doit être offert de la main droite.
N’omettez pas de vous déchausser avant d’entrer dans une maison khmère. De façon générale, on respectera la pudeur cambodgienne : il n’est pas décent, par exemple, d’être torse nu dans un lieu public. Pour les Occidentaux, c’est tenue correcte exigée, partout et tout le temps. A Angkor, les parties rénovées d’Angkor Vat et du Baphûon (Angkor Thom) ne peuvent être visitées que genoux et haut des bras couverts (ni shorts, ni débardeurs). La tête étant la partie sacrée du corps, il est mal venu de poser la main sur celle de son voisin, celui-ci serait-il un enfant. Pas plus qu’en Europe, on ne montre les gens du doigt. Et on ne photographie personne sans autorisation.

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha, voir ci-dessus). Bien entendu, on porte une tenue correcte (bras et jambes couverts).

Les offrandes : juste avant l’aube, la procession des moines en robe safran venant recueillir les offrandes dans les rues est un moment inoubliable. C’est le Tak Bat, dont les voyageurs veilleront à ne pas perturber le déroulement : on garde le silence et on évite tout contact avec les bonzes ; pour ne pas gêner la cérémonie, si on ne fait pas d’offrande (qui doit correspondre à une démarche religieuse personnelle) on se tient à distance dans une attitude digne et discrète - pas d’approche photo intrusive, ni de flash. En cas d’offrande, il vaut mieux acheter du riz au marché tôt le matin plutôt qu’aux revendeurs aux abords de la procession.

Nombreux sont les mutilés de guerre réduits à la mendicité, ne pas leur refuser une aumône.
Rester calme, éviter de hausser le ton. Ne pas contredire ses interlocuteurs.
On ne critique pas le roi : il est le symbole de l’unité khmère. Dans un tout autre domaine, il faudra éviter de tourner en dérision fantômes et revenants : les Khmers y croient beaucoup.
N’oubliez pas : le temps est élastique.

Achat

On trouve de jolies choses sur les marchés de Phnom Penh. Le krama, par exemple. C’est une étoffe à carreaux, que les Cambodgiens portent en écharpe, en turban, en ceinture… Il est traditionnellement rouge et blanc, ou bleu et blanc, mais les tisserands lui donnent désormais des couleurs très variées. Les kramas les plus beaux sont en coton et soie (ou en pure soie) et viennent de Kampong Cham. A cela, ajoutons bijoux d’argent, sculptures sur bois, objets en cuivre, peintures, reproductions de statues anciennes… Le marché Russe est le véritable Shopping Center de Phnom Penh.

Il est formellement interdit de faire sortir du pays des antiquités khmères : ne vous prenez pas pour André Malraux ! Ne tentez pas d’emporter un « caillou » ramassé dans un temple ou une sculpture ancienne achetée à un revendeur occasionnel, les douaniers de l’aéroport de Siem Reap savent leur métier…

Cuisine

La cuisine cambodgienne, tout en sachant préserver ses propres saveurs, a intégré des influences diverses : thaïlandaise, laotienne, française, indienne… Le riz est la base alimentaire. Le repas est généralement accompagné d’une soupe (samla). La soupe de porc au gingembre (samla chapek) est particulièrement savoureuse. Les Cambodgiens mangent beaucoup de poisson, que leur fournit le Tonlé Sap. Grillé, le poisson est coupé en morceaux, roulé dans une feuille de laitue, ou d’épinard, puis trempé dans une sauce de poisson fermenté (ou de crevette). Les curries khmers se distinguent par l’utilisation fréquente du lait de coco. Les salades, parfumées à la coriandre, à la menthe ou au thym citronné, sont fraiches et légères. Nouilles de riz à tous les coins de rue. Parmi les fruits, mentionnons le durian, dont l’odeur évoque une fuite de gaz dans le métro parisien, mais dont la texture est soyeuse et le goût singulier.

Boisson

L’eau du robinet est impropre à la consommation, on boira donc de l’eau minérale en bouteille (dûment capsulée). Ou alors des sodas. Ou encore de la bière (blonde et légère, Angkor n’est pas mal…). Eviter les glaçons, bien sûr. Tous les restaurants servent du thé (au jasmin, très souvent). Le café est fort, sucré et additionné de lait concentré. Dans la rue, les jus de fruit frais sont tentants, mais attention, ils peuvent être l’occasion de problèmes intestinaux qui gâcheraient le voyage.

5 • Transports

Route

Réseau routier fragile, souvent endommagé pendant la saison des pluies. Circulation anarchique et dense.

Taxi et location

Les taxis sont nombreux en ville. Veillez à la mise en marche du compteur.
Location de voiture : avec chauffeur.
Les lignes de bus desservent de nombreuses destination, dans des conditions de confort acceptables.

Train

Deux lignes : Phnom Penh - Kompong Som et Phnom Penh - Sisophon. Mais nous vous déconseillons le train : vétuste, extrêmement lent, inconfortable et bondé.

Avion

3 aéroports internationaux : Phnom Penh, Siem Reap (Angkor), Kompong Som.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Cambodge est à GMT+7, c´est à dire :
- en hiver, il y a 6 heures de décalage, quand il est 12h00 à Châtellerault, il est 18h00 à Phnom Penh ;
- en été, il y a 5 heures de décalage, quand il est 12h00 à Châtellerault, il est 17h00 à Phnom Penh.

Argent

La monnaie nationale est le riel, dont l’abréviation « r » est accolée au montant. Coupures de 100, 200, 500, 1 000, 5 000, 10 000, 20 000, 50 000, 100 000 riels.

Le dollar US est d’usage courant : change avantageux, paiements directs possibles et distributeurs automatiques (en dollars). Ayez des dollars. On peut, bien entendu, changer sur place des euros en riels (les banques prélèvent en général une commission de change de 2% sur les espèces et les chèques de voyage). Seul un nombre limité d’hôtels, de restaurants ou de boutiques haut de gamme accepte les règlements par cartes bancaires. Certaines villes (comme Kep, par exemple) n’ont ni agences bancaires, ni distributeurs, ni bureaux de change (les hôtels de standing acceptent toutefois les règlements par carte bancaire). Ayez des espèces.

Electricité

220 volts (parfois 110) ; prises de type européen standard (parfois de type britannique). Mieux vaut prévoir un adaptateur « universel » et une lampe de poche.

Horaire

Dans l’administration, on est sensé travailler (car on est parfois un peu courtelinesque) du lundi au samedi, de 7h00 (ou 7h30) à 17h30, avec une pause de 11h00 à 11h30 et une autre de 14h00 à 14h30.

Les banques ont des horaires variables d’un établissement à l’autre. En général, les guichets sont ouverts de 8h30 à 15h30, du lundi au vendredi. La Foreign Trade Bank ouvre le samedi, de 7h30 à 11h30.

Pour les boutiques, c’est 7h00-19h00, 7jours sur 7.

Média

Cambodge Soir est un quotidien en français ; The Cambodia Daily est un quotidien en anglais. On peut trouver la presse française au Centre culturel français, avec quelques jours de décalage. La chaine TVK diffuse un bulletin d’information quotidien en français. Sinon, le satellite…

Poste

La poste centrale de Phnom Penh est ouverte du lundi au samedi, de 7h00 à 18h00. Comptez une dizaine de jours pour que vos envois parviennent en France.

Téléphone

Pour appeler le Cambodge depuis la France, composer 00 + 855 + le code de la ville ou de la province sans le 0 (Phnom Penh, 23) + le numéro de votre correspondant.
Pour appeler la France depuis le Cambodge, composer 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Les communications internationales sont chères. Il est possible d´acheter (postes, hôtels, supermarchés) des cartes utilisables dans les cabines téléphoniques de couleur verte (appels internationaux).

Internet

Nombreux cybercafés en ville.

Couverture GSM

Bonne couverture d’ensemble. Nous vous conseillons toutefois de vous renseigner auprès de votre opérateur sur les conditions d’accès au réseau local.

Devise

KHR

Taux

Cours d'achat estimé : 1 KHR = 0.000212 Euros au 14/12/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade royale du Cambodge en France
4, rue Adolphe Yvon - 75116 Paris
Tél. : 01 45 03 47 20
Fax : 01 45 03 47 40
Email : ambcambodgeparis@mangoosta.fr
Web : www.ambcambodgeparis.info

Ambassade royale du Cambodge en Belgique
Avenue de Tervueren / Tervurenlaan, 264 - 1150 Woluwe-Saint-Pierre (Bruxelles)
Tél. : 02 772 03 72
Fax : 02 772 03 76
Email : amcambel@skynet.be

Ambassade royale du Cambodge en Suisse
Case postale 214 - chemin Taverney, 3 - 1218 Le Grand-Saconnex
Tél. : 022 788 77 73
Fax : 022 788 77 74
Email : cambodge@bluewin.ch

Consulat

En France, en Belgique et en Suisse les fonctions consulaires sont assurées par l’ambassade.

Office de tourisme

Il n'y a pas d'office de tourisme du Cambodge en France.

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Cambodge.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

Au Cambodge, le bois couvre plus de 80% des besoins en énergie. Il est utilisé pour la cuisson des aliments, pour la production de sucre de palme et dans de nombreuses activités de la vie quotidienne. Cette usage intensif menace les ressources forestières et provoque d´importantes émissions de gaz carbonique dans l´atmosphère. En outre, l´utilisation du bois a des effets directs sur la santé des Cambodgiens. Selon l´OMS, 1,6 millions de personnes seraient victimes d´empoisonnements dus aux émanations de fumée. De nouveaux fours et foyers améliorés (et plus économes) ont été conçus par des artisans en partenariat avec des associations locales. Ces programmes, soutenus par l´ONU et le GERES (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités), ont également pour vocation de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Il s´agit, dans un premier temps, de remplacer les fours traditionnels par ces foyers plus performants (ils consomment 35% de bois en moins à résultat égal et rejettent moins de toxiques). Plus de 500 000 foyers ont déjà été remplacés. L’impact est environnemental, social et économique. Les nouvelles installations ont permis de faire baisser de 140 000 tonnes annuelles les rejets de gaz carbonique et de sauvegarder 240 000 tonnes de bois entre 2003 et 2007. L’hygiène domestique et les conditions sanitaires se sont améliorées ; les corvées de bois des femmes et des enfants sont moins lourdes…