1 • Formalités

Passeport

Passeport en cours de validité, valable 6 mois après la date de retour, pour les ressortissants français. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l'ambassade.
Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Visa obligatoire pour les ressortissants français. La demande se fait au consulat : 1 formulaire de demande complété (concernant l'hébergement, voir la rubrique ad hoc des documents fournis par le voyagiste), 1 photo d’identité, règlement en espèces. Formulaire et tarifs sur le site de l’ambassade. En cas de demande par courrier, ajouter l’original du passeport au dossier - règlement par mandat cash. Les consulats honoraires de Lyon (tél. 04 72 74 27 50), Marseille (tél. 06 12 08 34 13), Nice (tél. 04 93 20 22 11), Perpignan (tél. 04 68 88 40 95), Poitier (tél. 05 49 51 63 79) et Rouen (tél. 02 35 07 95 01) délivrent des visas. Il est possible aussi d’obtenir un visa à l’arrivée, nettement plus cher qu’au consulat toutefois. Pour les autres nationalités, se renseigner auprès du consulat ou de l’ambassade.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

La vaccination contre la fièvre jaune est exigée à l'arrivée. Elle doit être faite dans un centre agréé de vaccinations internationales, au moins 10 jours avant le départ. Pour des raisons de réponse immunitaire et donc d'efficacité, mais sans obligation, une revaccination pourra être proposée si une vaccination initiale a été faite à un enfant de moins de 2 ans, ou pendant une grossesse, ou au cours d'un épisode d'immunodéficience.

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, vaccins et rappels (ou immunité) contre :
- diphtérie, tétanos, poliomyélite ;
- hépatites A et B ;
- coqueluche (dont la réapparition chez les adultes, même en France, justifie la vaccination pour tout voyage).
Mais aussi, en fonction de la durée, de la saison et des conditions de voyage :
- typhoïde ;
- rage.

Vaccin anti-méningococcique A/C/Y/W (Menveo ou Nimenrix) en période épidémique et saison sèche.

Paludisme

La protection de la peau et des vêtements par des répulsifs efficaces et l’utilisation de moustiquaires imprégnées pourront éviter les piqûres de moustique vecteurs de paludisme, mais aussi d’autres affections parasitaires ou virales.

Le traitement préventif sera assuré par la prise d'Atovaquone-Proguanil (Malarone ou ses génériques), de Méfloquine (Lariam) ou de Doxycycline (Doxypalu) sur prescription médicale.

Autres risques

Leur prévention passe par l’observance des conseils qui ont été donnés dans nos recommandations générales.
Insistons sur l’hygiène alimentaire, qui doit être une préoccupation permanente, pour éviter non seulement une banale turista, mais surtout des affections plus préoccupantes (même si elles sont moins grave que chez les populations locales) que seraient une typhoïde , une hépatite A , voire un choléra.
Les conditions climatiques des régions sahéliennes peuvent être difficiles à supporter à certaines périodes et doivent être connues des voyageurs ; les nuits d’hiver sont souvent fraiches, voire froides, contrastant avec des journées chaudes qui deviennent de plus en plus torrides à mesure qu’arrivent le printemps et, surtout, l’été. Le climat des régions touristiques (réserve de faune d'Arly) est de plus en plus chaud jusqu’aux premières pluies de mai.
Enfin, la relative fréquence des vipères et des scorpions réclame une grande vigilance, en particulier le matin avant de s’habiller et d’enfiler ses chaussures.

3 • Géographie

Capitale

Ouagadougou (« Lieu des honneurs »).

PIB

En 2007, 491 dollars US par habitant (France, 28 700 dollars US par habitant).

Point culminant

Mont Ténakourou, 747 mètres.

Climat

Hormis le nord, sahélien, le pays appartient à la zone dite soudanaise, de type tropical. Une saison sèche, de mi-octobre à mi-juin, et une saison des pluies, qui a son pic en août. L’harmattan, vent sec, souffle de novembre à février, les températures sont alors clémentes (25° à 30°) et la période favorable au voyage. Mars, avril et mai sont caniculaires.

Géographie

Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest, frontalier du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo, du Ghana et de la Côte-d’Ivoire. Essentiellement plat, quelques faibles reliefs marquent seuls sa partie ouest. Il dispose néanmoins d’un réseau hydrographique assez important dans le sud. Trois cours principaux : le Mouhoun (ancienne Volta noire), le Nakambé (Volta blanche) et le Nazinon (Volta rouge). Des trois, seul le Mouhoun est permanent.

Economie

Le Burkina Faso est un pays pauvre. Il ne dispose que de peu de ressources naturelles (cuivre, fer et or). L’agriculture occupe encore environ 80% des actifs. L’économie est dominée par la culture du coton (1er producteur africain) et, donc, sensible aux fluctuations des cours sur les marchés internationaux. Sa dépendance à l’aide internationale est quasi structurelle. Ces derniers temps, le pays est confronté à l’affaissement du prix du coton et au renchérissement de celui de l’énergie ; ce qui a un effet déstabilisant sur ses équilibres et entrave sa croissance (entre 5% et 6% en 2006). Tout cela provoque une forte émigration, qui rapatrie toutefois chaque année quelques milliards de francs CFA. 46% de la population vivrait sous le seuil de pauvreté.

Faune et flore

Selon les précipitations, le couvert végétal prend des formes variées ; du plus arrosé au moins arrosé : savane arborée, arbustive, forêt sèche, forêt galerie, savane herbeuse ou arborée, steppe arbustive, herbeuse… On peut y voir éléphants, hippopotames, buffles, hippotragues, bubales, cobs, phacochères, lions, léopards, hyènes, babouins, chacals, autruches, gazelles, une riche avifaune et de nombreux reptiles.

4 • Hommes et cultures

Population

14 902 785 habitants (2008).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

Le français a donc un statut officiel et international, mais il n’est réellement maîtrisé que par environ 20% de la population. Parmi la cinquantaine de langues parlées, trois sont « langues nationales » : le mossi ou mooré (langue véhiculaire à Ouagadougou) ; le dioula, langue du commerce (véhiculaire en Afrique de l’Ouest) ; le foulfoudé, langue des Peuls.

Peuple

Les Mossis sont majoritaires (53% de la population), puis viennent les Peuls (7,8%), les Gourmantchés (7%), les Gourounsis (6%), les Bissas (3%), les Lobis (2,5%)… On compte, en tout, une soixantaine d’ethnies.

Religion

Les chiffres disponibles sont contradictoires. Dans des proportions mal définies, animistes et musulmans sont les plus nombreux. Les chrétiens sont évalués entre 10% et 30% des Burkinabés (les catholiques étant majoritaires).

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l’an.
3 janvier : Fête de la Révolution (1966).
8 mars : Journée internationale de la femme.
1er mai : Fête du travail.
5 août : commémoration de l’Indépendance (1960).

Fêtes chrétiennes : Pâques, Ascension, Assomption (15 août), Toussaint (1er novembre), Noël (25 décembre).

Fêtes musulmanes : Jour du ramadan (Aïd el-Segheir), Jour de Tabaski (Aïd el-Kébir), le Mouloud (anniversaire du Prophète).

Ces fêtes sont chômées.

Histoire

Les premiers agriculteurs s’installent au cours du premier millénaire avant notre ère et commencent à défricher la forêt. Les Mossis arrivent entre les XI et XIVe siècles ; ils fondent Kombemtinga (« Terre des guerriers »), future Ouagadougou, et quatre royaumes concurrents. L’un d’entre eux prendra Tombouctou en 1329. Au siècle suivant, les marchands dioulas, de langue mandingue, fondent, pour leur part, Bobo Dioulasso. Si le début du XIXe siècle est marqué par l’islamisation de l’est de la Volta par les Peuls et les Bambaras, la fin voit arriver les Français, qui occupent Ouagadougou en 1897 et signent un traité de protectorat avec le roi mossi. La région est rapidement annexée à la colonie du Haut-Sénégal et Niger (partie de l’Afrique occidentale française). Elle est peu mise en valeur, sert surtout de « réservoir humain » et, la Première Guerre mondiale venue, les Mossis seront versés en grand nombre dans les unités de tirailleurs « sénégalais », direction les tranchées. La résistance à ces enrôlements est aussi certaine que le courage des combattants. La colonie de Haute-Volta est instaurée en 1919, démembrée en 1932, puis reconstituée en 1947. Entre temps, les troupes allemandes, réduisant les maquis du Vercors, y auront retrouvé des « Sénégalais » voltaïques. 1958, la colonie devient une République autonome, dans le cadre de la Communauté franco-africaine. Deux ans plus tard, c’est l’indépendance. La révolte de 1966 marque peut-être la fin véritable de la période coloniale, mais n’ouvre pas une ère de stabilité : promesses non tenues et coups d’Etat militaires s’enchainent à un rythme soutenu. Pendant la période Sankara (1983-1987), la Haute-Volta devient Burkina Faso (Pays des Hommes intègres). Mais les mœurs politiques ne changent pas vraiment. Une timide libéralisation marque toutefois les mandats de Blaise Compaoré (né en 1951), qui engage également d’indispensables travaux d’infrastructure et redéfinit la politique extérieure du pays.

Célébrités

Thomas Sankara (1949-1987) : entre le coup d’Etat qui l’a porté au pouvoir (1983) et celui qui lui a coûté la vie, le capitaine Sankara a incarné une certaine intégrité africaine.

Adama Dramé (né en 1954) est un griot et percussionniste malinké. Formé selon les canons de la culture traditionnelle, il a pourtant porté son djembé sur les scènes du monde et on a pu l’entendre aussi bien avec la compagnie Royal de Luxe qu’avec les Percussions de Strasbourg.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

On veillera à respecter la sensibilité des Burkinabés : tenue vestimentaire décente (port du short, de la minijupe ou du débardeur est à proscrire) et comportement adéquat (se montrer courtois en toute circonstance, ne pas s’énerver, ne pas hausser le ton).

Achat

La variété des productions plaide pour l’habileté des artisans burkinabé. Le voyageur est donc confronté à un large choix : bronzes, sculptures sur bois (masques), vanneries, poteries, cuirs et peaux, instruments de musique (à Bobo Dioulasso)…

Cuisine

La cuisine burkinabé est à base de bouillie de mil, de maïs ou de sorgho, et de riz. On accommode ça avec de nombreuses sauces. La viande (poulet, pintade, chevreau…) est dégustée braisée ou grillée.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (dûment capsulée). On évitera également les glaçons.

La boisson nationale, c’est la bière. Brassée sur place (blonde, légère) ou importée. La bière de mil (le dolo) est une boisson traditionnelle, plus ou moins alcoolisée selon fermentation, toujours très consommée. Les sodas sont là comme partout, pour vous pourrir les dents et vous donner soif. Le café est soluble et le thé en sachet, mais, faits d’eau bouillie, ils sont inoffensifs…

5 • Transports

Route

Le réseau routier est assez développé et, dans l’ensemble, de niveau tout à fait acceptable (le meilleur d’Afrique de l’Ouest, sans doute). Seuls les axes principaux sont goudronnés. La circulation n’est pas très dense, sinon dans les villes et les agglomérations où ce que l’on rencontre sur la chaussée est… hétéroclite.

Taxi et location

Taxis, taxis-brousse et minibus assurent les liaisons intérieures, avec le folklore et, finalement, l’efficacité d’usage. Les « cars » (bus ou camionnettes) desservent les pays environnants.

Train

Une liaison Ouagadougou - Abidjan (Côte d’Ivoire), via Koudougou, Bobo Dioulasso et Banfora. Horaires élastiques.

Avion

Une ligne intérieure, assurée par Air Burkina : Ouagadougou - Bobo Dioulasso.

6 • Infos pratiques

Décalage

Le Burkina Faso est à GMT+0, c'est à dire :
- en hiver, il y a une heure de décalage (quand il est 12h00 à Strasbourg, il est 11h00 à Ouagadougou) ;
- en été, il y a deux heures de décalage (quand il est 12h00 à Strasbourg, il est 10h00 à Ouagadougou).

Argent

Franc CFA ; non-exportable.
Retraits d’espèces (carte Visa ; MasterCard, peu acceptée) possibles aux distributeurs des agences de la BICIAB ou de la Banque internationale du Burkina. Pour changer des euro, on préfèrera les bureaux de change (officiels) et les hôtels aux banques. Les règlements par carte ne sont possibles que dans certains commerces de luxe. Compter une commission de 3% pour un règlement par chèque-voyage.
Il est utile de disposer toujours de petite monnaie.
Les banques ouvrent (en général) du lundi au vendredi, de 7h00 (ou 7h30) à 12h30 et de 15h00 à 17h30 (ou 18h00).

Electricité

220 volts et prises de type européen.

Horaire

Les administrations ou les postes sont ouvertes (en général) du lundi au vendredi, de 7h00 (ou 7h30) à 12h30 et de 15h00 à 17h30 (ou 18h00). Les commerces sont un peu moins matinaux, mais ferment tard le soir.

Média

Le quotidien Sidwaya diffuse l’information et les conceptions officielles. A quoi il faut ajouter trois titres privés : Le Pays, Le Journal du soir et L’Observateur. La liberté de ton y est parfois étonnante. Comme celle de certaines stations de radio privées. TNB est la chaine de télévision nationale.

Téléphone

Pour appeler le Burkina Faso depuis la France, il faut composer le 00 + 226 + le numéro à 8 chiffres de votre correspondant.

Pour appeler la France depuis le Burkina Faso, il faut composer le 00 + 33 + le numéro à 9 chiffres de votre correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Cybercafés et cybercentres en ville, mais lents et chers. Les bureaux de poste sont plutôt mieux équipés.

Devise

XOF

Taux

Cours d'achat estimé : 1 XOF = 0.001524 Euros au 23/11/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

Ambassade du Burkina Faso en France
159, boulevard Haussmann - 75008 Paris
Tél. : 01 43 59 90 63
Fax : 01 42 56 50 07
Web : www.ambaburkinafrance.org

Ambassade du Burkina Faso en Belgique
Place Guy-d’Arezzo, 16 - 1180 Bruxelles
Tél. : 02 345 99 12
Fax : 02 345 06 12
Web : www.ambassadeduburkina.be

Consulat

Service consulaire de l’ambassade du Burkina Faso en France
112, rue de Vaugirard - 75006 Paris
Tél. : 01 53 86 01 00
Fax : 01 42 22 63 47
Email : service.consulaire@ambaburkina-fr.org

Consulats honoraires : Lyon, Marseille, Nice, Perpignan, Poitiers, Rouen.

En Belgique, l’ambassade assure les fonctions consulaires.

Suisse

Consulat du Burkina Faso
Sumatrastrasse, 28 - 8006 Zürich
Tél. : 044 350 55 70
Fax : 044 350 55 71
Web : www.consulat-burkina-faso.ch

Consulat honoraire du Burkina Faso
16, avenue Eugène-Pittard, CP 21 – 1211 Genève 17
Tél. : 022 704 18 18
Fax : 022 704 18 01

Office de tourisme

On consultera le site de l’ambassade.

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques au Burkina Faso.
– Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique.
– La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
– Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
– En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

En 2006, le Ministère de l’environnement et du cadre de vie burkinabé a lancé une importante campagne de communication sur les thèmes de l’écocitoyenneté. Il s’agit à la fois de sensibiliser les personnes et les acteurs économiques et d’assurer la cohérence des interventions institutionnelles. Bref, de mettre en place les relais indispensables à des actions à long terme, dans une optique participative (implication des populations dans la définition des objectifs et dans la mise en œuvre des projets). Le ministère entend mettre les enjeux environnementaux et l’amélioration du cadre de vie au cœur de la politique nationale de développement. Dans un pays éprouvé par la désertification, l’arbre est un motif symbolique et pratique majeur : journée de l’arbre, définition des « trois luttes » (contre l’abattage abusif, contre les feux de brousse et contre la divagation des animaux), opération « 8 000 villages, 8 000 forêts », récente campagne de reforestation « un département, une forêt »… Un cadre juridique favorable aux actions de protection de l’environnement et aux projets de développement durable est esquissé, qui favorise le travail de nombreuses associations citoyennes.