1 • Formalités

Passeport

Passeport valide 6 mois après le retour.

Si vous voyagez avec vos enfants, sachez que, dorénavant, les mineurs, quel que soit leur âge, doivent eux aussi avoir un passeport individuel.
A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents. Les mineurs voyageant dans ces conditions devront présenter : carte d'identité ou passeport (selon les exigences du pays de destination) ; le formulaire d’autorisation de sortie du territoire, signé par l'un des parents titulaires de l'autorité parentale (le formulaire d’autorisation de sortie du territoire sera accessible sur le site www.Service-Public.fr) ; une photocopie du titre d'identité du parent signataire.

Si votre voyage implique que vous transitiez par les Etats-Unis :

DOCUMENTS. Pour entrer sans visa, tout voyageur français, belge ou suisse (cela concerne aussi les enfants quel que soit leur âge) se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique ne dépassant pas 90 jours, doit être en possession d´un passeport individuel portant sur la couverture le symbole « puce électronique ». A partir du 15 janvier 2017, l'autorisation de sortie du territoire est rétablie pour les mineurs français voyageant sans au moins l'un de leurs parents.

ESTA. Tous les voyageurs français, belges ou suisses se rendant, par air ou par mer, aux Etats-Unis (ou y transitant) pour un voyage touristique, devront être en possession, avant d’embarquer, d´une autorisation électronique d´ESTA (Système électronique d´autorisation de voyage). Le formulaire ESTA devra être imprimé, avec la mention « autorisation accordée » et présenté à l’enregistrement. Ce document, simple autorisation d’embarquement, n´est pas une garantie d´admission sur le territoire des USA. Une fois accordée, cette autorisation est valable pour une ou plusieurs entrées et ce pendant deux ans (ou jusqu’à expiration de la validité du passeport du demandeur).
Les formulaires en ligne sont accessibles sur le site : https://esta.cbp.dhs.gov/ (la demande doit être faite au plus tard 72 heures avant le départ). L’autorisation d’ESTA est payante : 14 dollars US (tarif janvier 2017), à régler par carte bancaire au moment de la demande.

RESTRICTIONS A L'EXEMPTION DE VISA. Il est à noter que les voyageurs ayant effectué un séjour en Iran (mais aussi en Irak, en Syrie, en Libye, en Somalie, au Yémen ou au Soudan) depuis le 1er mars 2011 devront, s'ils souhaitent se rendre aux Etats-Unis ou y transiter, faire en personne une demande de visa auprès du consulat américain, et ce même s'ils sont citoyens d'un pays relevant du Programme d'exemption de visa. Cette mesure s'applique également aux binationaux dont l'une des nationalités est iranienne, irakienne, syrienne, libyenne, somalienne, yéménite ou soudanaise.

APPAREILS ELECTRONIQUES. De nouvelles mesures de sécurité sont entrées en vigueur dans les aéroports : les appareils électroniques (smartphones, tablettes, portables…) doivent être chargés et en état de fonctionnement pour tous les vols allant ou passant par les Etats-Unis et Londres. Les agents de contrôle doivent pouvoir les allumer. Par précaution, ayez votre chargeur à portée de main. Si votre appareil est déchargé ou défectueux, il sera confisqué. Cette mesure étant susceptible d’être étendue à d’autres aéroports, nous vous conseillons de charger vos appareils électroniques avant le vol quelle que soit votre destination.

Visa

Pas de visa.

2 • Santé

Vaccins obligatoires

Même si la vaccination contre la fièvre jaune n'est pas (encore) obligatoire pour les voyageurs arrivant directement d'Europe ou des Etats-Unis, la multiplication des foyers de la maladie dans de nombreuses régions du pays et des pays voisins, et pas seulement dans les régions amazoniennes, justifie, dès maintenant, de la recommander à tous, hors rares contre-indications décidées par le Centre de vaccinations internationales.
Sa validité est maintenant prolongée « à vie » (mention qui doit être notée sur le carnet international, quelle qu'ait été la date de la vaccination). Elle peut, en outre, être exigée à la sortie du pays, pour les voyageurs prolongeant leur périple dans les autres pays d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale et de toute la zone Caraïbe.

L’insistance actuelle avec laquelle nous recommandons, aux voyageurs en Amérique centrale, Amérique du sud (sauf Uruguay et Chili) et Caraïbes, la vaccination contre la fièvre jaune, même si elle n’est pas obligatoire à l’entrée pour ceux qui arrivent directement d’Europe ou des Etats-Unis, est moins liée au risque de contracter la maladie qu’à la variabilité du risque administratif en cas de voyage itinérant d’un pays de la région à un autre. D’autre part, la possibilité de modification de la Réglementation sanitaire internationale (recommandation devenant obligation) entre l’inscription à un voyage et le départ effectif, mais aussi la récente (juillet 2016) prolongation à vie de la validité de la vaccination, nous conforte dans nos incitations. Elles seront (ou non) confirmées par le médecin du Centre de vaccinations internationales, en fonction du risque et de la législation.

Vaccins conseillés

Comme toujours et partout, il est important d'être immunisé contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, les hépatites A et B et, selon les conditions de voyage la typhoïde et la rage.

Paludisme

Il est présent toute l'année mais seulement dans l'Amazonie bolivienne. Le voyageur devra adopter des mesures de protection, d'abord individuelles, qui le protégeront aussi contre d'autres insectes, vecteurs d'autres maladies (fièvre jaune, dengue, virus Zika) : répulsifs cutanés et vestimentaires actifs, port de vêtements couvrants, moustiquaires imprégnées. La prévention médicamenteuse est impérative : elle sera assurée par la prise d'Atovaquone-Proguanil (Malarone ou un de ses génériques), de Doxycycline ou de Lariam ; elle n'est pas nécessaire dans le reste de la Bolivie, ni à La Paz, ni sur les hauts plateaux andins (il faut cependant signaler les récents cas de paludisme dans un village andin situé à 2300 mètres).

Autres risques

Les risques de transmission alimentaire de virus, microbes et parasites, depuis la (le plus souvent bénigne) tourista jusqu'à des affections plus sévères, comme la typhoïde, le choléra ou l'hépatite A, justifient des précautions rigoureuses tout au long du voyage : boissons capsulées, fruits et légumes cuits, pelés ou lavés avec une eau traitée, viandes très cuites.
Sans atteindre les très hautes altitudes, au-delà de 6000 m, auxquelles ne seront confrontées que les expéditions andines, le voyageur peut subir dès 3500 m le soroche (mal aigu des montagnes / MAM), surtout si la période d'adaptation a été trop courte : apparition de maux de tête, de sensation de vertige, de fatigue, d'insomnie et d'oedèmes. La prévention passe par une adaptation progressive à l'altitude, le repos, voire la redescente, dès l'apparition des symptômes. Une consultation, avant le départ, dans un centre de médecine d'altitude, où sera pratiqué un test de résistance à l'hypoxie, ne concerne que les séjours au-dessus de 4500 m. La prise d'un traitement préventif (Acétazolamide) des complications du MAM pourra dans ce cas être proposée.

Virus Zika : transmise par le même moustique que la dengue et le chikungunya, la maladie n'était pas considérée comme grave (fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, guérissant en une huitaine de jours) jusqu'à l'apparition, lors de l'épidémie sévissant au Brésil, de lourdes complications neurologiques chez des nouveau-nés de mères ayant été en contact avec le virus Zika. Le risque de microcéphalies, source de lourds handicaps pour l'enfant, nous conduit, en accord avec les recommandations que vient de publier le Haut Conseil de Santé Publique, à conseiller aux femmes enceintes, en particulier en début de grossesse, de consulter leur médecin pour valider le projet de voyage.

3 • Géographie

Capitale

Sucre (siège du gouvernement : La Paz)

PIB

En 2009, 1 758 dollars US par habitant (France, 41 051 dollars US par habitant).

Point culminant

Le Sajama, volcan culminant à 6542 mètres d'altitude.

Climat

Du fait de sa situation proche de l'équateur et de sa configuration, la Bolivie a un climat très varié. Les conditions météo changent sensiblement en fonction de l'altitude. En règle générale, la nuit, il fait toujours froid sur la cordillère des Andes et ce même s'il fait 30° pendant la journée. Les températures descendent facilement jusqu'à -10°, voire -25°, en hiver sur l'Altiplano.
N'oublions pas que la Bolivie se situe dans la partie australe du globe : juillet et août sont au coeur de l'hiver. Globalement, la meilleure période pour le voyage s'étend d'avril à mi-novembre, en dépit des nuits froides et du vent sur l'Altiplano.

Géographie

Le pays est divisée en 5 régions qui sont autant de zones géographiques bien distinctes, la Bolivie est avant tout une terre de contraste, véritable synthèse de l’univers. Sa géographie s’organise donc de la façon suivante :

L'Altiplano : Haut plateau situé à plus de 3 000 m, entouré de deux chaînes montagneuses : la cordillère Royale à l’est et ses 300 sommets à plus de 5 000 m (Illimani, Illampu, Condoriri, Huyanay Potosi pour les plus connus), la cordillère occidentale et ses volcans tels le Licancabur ou le Sajama à l’ouest. C’est la région la plus peuplée de Bolivie. Région au climat aride, où les sommets et autres salars côtoient l’infini, il fait sans nul doute parmi les plus beaux paysages au monde

Les Yungas : Situé au nord-est de La Paz, véritable point de rencontre entre les Andes et l’Amazonie, ensemble de vallées fertiles, et bénéficiant d’un climat chaud et humide, à la végétation luxuriante et abondante.

Les vallées : Entre 1 500 et 2 500 m, les vallées se caractérisent par un climat doux et une végétation verdoyante. Ses terres fertiles font de cette région le grenier de la Bolivie.

Le Chaco : Riche en pétrole, cette zone sèche et plate s'étend sur le coin sud-est de l'Oriente. Du fait de sa faible densité en population, on y trouve un étonnant échantillon de variétés rares de la faune et de la flore.

El Oriente : Zone de plaines torrides à la végétation luxuriante occupant un peu moins de 70% du territoire bolivien, véritable espoir économique pour le pays, elle regorge de matières premières (pétrole …)
L'Amazonie et le Pantanal (la plus grande réserve de faune et de flore du monde) se trouvent là.

Economie

La Bolivie a été longtemps l'un des pays les plus pauvres d'Amérique latine. Elle a réalisé de grandes réformes libérales dans les années 1990. Ainsi, le président Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-1997) a notamment signé un traité de libre échange avec le Mexique, et a adhéré au Mercosur en tant que membre associé. En outre, ce président a privatisé la compagnie aérienne, l'entreprise de téléphonie, les chemins de fer, l'entreprise d'électricité, ainsi que l'entreprise de pétrole.
La croissance du PIB a ralenti en 1999, en partie en raison d'une politique budgétaire d'austérité. Ces restrictions freinèrent la mise en œuvre des programmes de lutte contre la pauvreté. Ce ralentissement s'explique aussi en partie par les retombées de la crise asiatique.
Des troubles sociaux éclatèrent en avril, septembre et octobre 2000 en raison de la privatisation de la compagnie des eaux. En conséquence, la croissance du PIB ne fut pas supérieure à 2,5%. Le PIB n'a pas progressé en 2001 en raison du ralentissement de l'économie mondiale et de la faiblesse de l'activité nationale. Le déficit public s'élevait à 8,6% en 2002.
L’économie du pays dépend beaucoup de l’aide apportée par les pays étrangers. En particulier, les États-Unis participent en 2005 à 10% du PIB de la Bolivie, dans le cadre du programme d’éradication de la coca car bien que la production globale ne soit pas connue officiellement, la Bolivie est considérée comme le troisième fournisseur de feuilles de coca après la Colombie et le Pérou.
La Bolivie possède une importante dette extérieure.
Les importations proviennent principalement du Brésil (40%), des États-Unis (13,9%), de la Colombie (8,7%), du Pérou (6,3%) et du Japon (4,5%) (2004). Ses exportations vont principalement vers le Brésil (33,9%), les États-Unis (12,7%), la Colombie (11,8%), le Venezuela (11,6%), le Pérou (5,1%) le Japon (4,2%) (2004).
Les principaux produits exportés sont le gaz naturel, le soja et ses dérivés, le pétrole, le zinc et l'étain. La Bolivie détient les secondes réserves de gaz naturel d'Amérique du Sud, derrière le Venezuela.

Faune et flore

On le comprendra aisément, la faune se répartit essentiellement en fonction de la géographie du pays.
Vous n'aurez de difficultés à renontrer des lamas et des alpacas, les deux animaux les plus fréquents en Bolivie.
Près des rivières vous croiserez peut-être des capivaras (gros rongeurs), des tortues, des loutres géantes, des alligators.
En montagne, vous aurez peut-être la chance d'apercevoir un condor, oiseau de proie vénéré par les Incas.
Le sud de l'Altiplano est l'endroit idéal pour voir des flamants de James.
L'amazone sera bien entendu l'endroit où vous retrouverez le plus d'espèces en nombre conséquent (papillons, insectes, lézards, singes, perroquets...).
En outre, parmi les 60 parcs et réserves nationales, deux parcs nationaux comme le "Parque Nacional Madidi" et le "Parque National Noel Kepff" rejouieront les amoureux de la faune.
Côté flore, la richesse est remarquable également.
Sur les hauteurs peu de végétaux subsistent.
La Bolivie avec le sud du Pérou sont les seuls pays où vous trouverez des Agaves d'Amérique Puya Raimondii, des géants hors du commun. Vous pourrez aussi observer un arbre nain, plus rare, le quenua au dessus des 3000m d'altitude.
Dans les collines ou les vallées vous pourrez observer une végétation comparable à celle de l'Espagne ou la Californie.
Et au sud, vous aurez l'occasion au printemps de voir la floraison de nombreux cactus.

4 • Hommes et cultures

Population

8 900 000 habitants.

Langue Officielle

La langue officielle est l'Espagnol.

Langue parlée

La langue véhiculaire de la Bolivie est le “Castellano”. Très semblable à l’espagnol moderne, il dérive de la langue parlée à l’époque de la conquête, le castillan.
La plupart des hispanophones connaissent aussi une langue autochtone et plus de 55 % de la population parle soit Quechua, soit Aymara.

Peuple

Pays métis par essence, la Bolivie compte deux groupes ethniques distincts, d’origine indienne, qui parlent aussi leur propre langue : le Quechua et l’Aymara. Ces deux langues sont totalement dissemblables et n’ont quasiment aucun vocabulaire commun.
Quechua (30% de la population), Aymara (25%), blancs (15%), métis (blancs et amérindiens 30%).

Religion

catholiques 95%, autres 5 %.

Calendrier des Fêtes

Vous aurez certainement l'occasion de voir l'une des nombreuses fêtes qui rythment la vie des boliviens. Souvent liées à un évènement religieux ou politique, elles sont souvent prétexe à des retrouvailles et à de bonnes tablées.
On peut mentionner cette bénédiction rituelle "cha'lla" qui se déroule chaque premier vendredi du mois en l'honneur des divinités incas, aymara ou chrétienne. Tout en faisant brûler de l'encens, des offrandes sont faites sur une "mesa blanca" (table blanche) dans de nombreuses villes du pays et c'est l'occasion de discuter en famille et entre amis devant chez soi.
On peut également parler de la "Fiesta de la Cruz" (fête de la croix) qui a lieu la première semaine de mai tout autour du lac Titicaca.
Egalement, bien sûr, de la fête de l'indépendance le 6 août, le plus fgrand événement de l'année.

Histoire

Quelques dates importantes:
1538 : Conquête de la Bolivie par les espagnols qui devient alors une partie du Pérou.
1824 : Simon Bolivar, militant pour la paix d'origine vénézuélienne, libère le pays de l'emprise espagnole et donne son nom au pays.
1825 : L'indépendance est gagnée et Simon Bolivar devient le premier président de la Bolivie.

Politique

La Bolivie est une république parlementaire. Le président, élu tous les 5 ans, est à la fois le chef d'État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le parlement est formé par deux chambres : le Sénat, composé de 27 sièges, et la Chambre des députés, composée de 130 sièges.

Célébrités

Evo Morales, actuel président (investi le 22 janvier 2006)

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l'hôtel, 50 centimes d'euro par bagage pour le bagagiste.
En ce qui concerne le personnel de service, les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous en servir de points de repère, vous pouvez aussi noter les chiffres suivants : un guide indépendant peut gagner entre 30 et 60 dollars US par jour de travail ; un chauffeur indépendant, entre 20 et 60 dollars US par jour de travail. En Bolivie, le salaire brut mensuel moyen est de 96 dollars US (les disparités sont importantes).

Si le cas se présente, on évitera d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

La courtoisie et la bienséance sont de règle dans toute l’Amérique latine et, tout particulièrement, en Bolivie. Faites l'effort d'apprendre quelques mots d'espagnol, cette marque de respect sera appréciée. Manifestez, à l'occasion, de l'intérêt pour les engouements boliviens, le football en premier lieu (que suivent de près la politique et la musique). Saluez les personnes rencontrées à toute heure du jour (ou de la nuit). Ne soyez pas trop à cheval sur les horaires (trains, bus, avions et... rendez-vous). Ni sur la rapidité du service.

Dans les communautés indiennes, veillez à ne pas réduire les personnes à un élément du pittoresque. Soyez discret (sans être timide) ; même si l'appareil photo vous démange : le mitraillage produit rarement de bonnes photos.

Lorsqu'ils font la fête, les Boliviens boivent sec. Si vous êtes invité, il faudra trouver un équilibre entre la politesse due aux hôtes et vos capacités de leveur de coude. Le jeu étant de garder une élémentaire dignité jusqu'à la fin.

Le marchandage se pratique sur les marchés.

Achat

L'artisanat bolivien est très riche.
Les boutiques et les vendeurs itinérants parsèmeront votre itinéraire, aussi nous vous laissons le plaisir de la découverte.
Pour bénéficier des plus belles pièces, il est préférable de les acheter sur leur lieu de production. A notez par exemple que c'est à La Paz que vous trouverez des instruments de musique andine. Pensez aussi aux pulls en Alpaca, Angora, les bijoux en argent, les chapeaux ( Borsalino).

Cuisine

Peu connue, elle compte une variété importante de plats réalisés avec une base de quelques ingédients simples : tubercules, céréales, fruits, viandes et poissons.
Le petit déjeuner "desayuno" se limite souvent à un simple café avec un petit pain. Généralement il est suivi d'un en-cas dans la matinée.
Le déjeuner constitue le repas principal. ce repas "almuerzo est généralement constitué d'une soupe, d'un plat suivi d'un café ou d'un thé. (une salade et un dessert sont envisageables pour les plus gourmands).
Le diner (cena) est quant à lui généralement limité à un plat.
Les pommes de terre sont omniprésentes. Base de la nourriture des peuples andins, on en décompte une bonne centaine d’espèces. Les céréales des Andes, telles que la quinoa et le millmi, sont délicieuses en soupe ou avec du lait. La Bolivie est avec le Mexique un des « maîtres du pain » du continent. Gouter les marraquetas, sarnitas, empanadas, bollos, cuñapés et autres gourmandises.

Boisson

L’api : boisson chaude, sucrée et épaisse à base de maïs violet, de cannelle et clou de girofle pour le petit déjeuner.
L'aloja est une boisson sucrée à base de céréales (blé, maïs ou quinoa).
Boissons gazeuses, essayez la Papaya Salvietti. Des eaux minérales sont disponibles pratiquement dans chaque ville.
Pour ce qui est des vins, l'amateur se rendra directement sur place dans la région de Tarija, pour une tournée avec dégustation des vins locaux.
A Santa Cruz, goûtez le jumechi, l'alcool de canne à sucre. Pour ceux qui préfèrent les boissons non alcoolisées, goûtez le somo, une boisson fraîche et délicieuse à base de maïs.

5 • Transports

Route

Le réseau routier est peu développé. Les routes asphaltées sont : La Paz/Guaqui ;
La Paz/Desaguadero ; La Paz/Copacabana ; La Paz/Viacha ; La Paz/Oruro ; La Paz/Cochabamba ; La Paz/Arica (Chili) ; Cochacamba/Santa Cruz (en très mauvais état) ; Sucre/Potosi ; Santa Cruz/Montero/San Javier ; Santa Cruz/Samaipata ; Yacuiba/Villa Montes/Camiri ; Trinidad/Casarabe ; Oruro/Caihuasi.
L’accès aux autres villes se fait donc par des pistes. Un véhicule 4x4 est, dans ce cas, préférable.
Il est à noter que la route de La Paz aux Yungas est officiellement considérée comme « la plus dangereuse du monde ». Une prudence particulière est vivement recommandée sur cet itinéraire.

Taxi et location

Pour la location de véhicule, le permis de conduire international est indispensable, et il vaut mieux opter pour une voiture tout-terrain, sans quoi les possibilités de déplacement s'en trouveraient fortement réduites. Il faut avoir au minimum 25 ans pour conduire soi-même, mais un chauffeur semble nécessaire pour certains trajets, tant les indications se font rares par endroit, sans même évoquer les difficultés liées au relief du pays.

Train

Le peu de lignes de trains dans le pays et surtout leur rareté rend ce moyen de transport peu usité.

Avion

L'avion reste le moyen le plus rapide pour visiter le pays bien qu'il faille s'attendre à des annulations et des retards fréquents. D’autre part, le survol des Andes est inoubliable. Cinq compagnies aériennes desservent les principales villes du pays, citons les 3 premières : LAB, Aerosur et la TAM.

6 • Infos pratiques

Décalage

GMT-4. Il y a 6 heures de décalage avec la France de mai à octobre (lorsqu'il est 12h00 en France il est 06h00 du matin en Bolivie) et 5 heures le reste de l’année.

Argent

La monnaie nationale est le boliviano.

Pour l'argent liquide et les chèques de voyage, emportez des dollars US car l'euro n'est pas accepté. Les cartes de crédit Visa et MasterCard sont largement acceptées par les banques, par les hôtels et les restaurants, mais essentiellement à La Paz et Santa Cruz. Vous trouverez facilement des distributeurs dans les villes principales. Par contre pour les dépenses courantes, prévoyez toujours des petites coupures en bolivianos car le change est un problème notamment hors des villes.

Les banques sont ouvertes de 9h00 à 16h00 du lundi au vendredi et de 9h00 à midi le samedi.

Electricité

220 ou 110 volts ; prises à deux fiches plates de type américain. Il est préférable de se munir d'un adaptateur-transformateur.

Horaire

Les bureaux et commerces sont généralement ouverts du lundi au samedi. Les horaires sont de 9h30 à 12h et de 14h à 18h en semaine et de 10h à 12h ou 17h le samedi. Certaines enseignes peuvent rester ouvertes jusqu'à 20 ou 21h tous les jours.
En général, les supermarchés sont ouverts jusqu'à 20h, parfois même jusqu'à 23h.
Attention, les principaux commerces ferment à l'occasion des jours fériés.

Média

Radios : AM 171, FM 73, shortwave 77
Cinquantaine de chaînes de TV

Poste

Les tarifs postaux sont élevés. En moyenne, 1 euro pour l’envoi d’une carte postale. Vous trouverez dans toutes les grandes villes, des bureaux de poste (appelés Ecobol) où vous pourrez acheter des timbres, ainsi que des kiosques dans certains aéroports. La durée d’acheminement d’une lettre pour l’Europe est d’environ 10 jours (parfois plus). Nous vous conseillons de déposer votre courrier dans les postes centrales, plutôt que de le confier à la réception d’un hôtel.

Téléphone

- Pour appeler la Bolivie : 00 + 591 + indicatif de la ville + n° du correspondant.
Sur place pour appeler d'un ville à l'autre: 0 + code de la ville + n° à 7 chiffres.
- Pour appeler la France : 00 + 33 + n° du correspondant (sans le 0 initial).

Internet

Le code Internet du pays est ".bo".
On trouve facilement des cybercafés dans les principales agglomérations, et de manière plus épisodique dans les contrées plus reculées.

Couverture GSM

Seuls les appareils tri-bande vous permettront de passer et de recevoir des appels. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès de votre opérateur pour plus de détails sur la compatibilité de votre équipement.

Devise

BOB

Taux

Cours d'achat estimé : 1 BOB = 0.122281 Euros au 18/11/2017 - Source : www.xe.com

7 • Adresse utiles

Ambassade

PARIS
Adr. : 12, avenue du Président Kennedy - 75016 Paris
Tél : 01.42.24.93.44
Fax : 01.45.25.86.23

Consulat

PARIS
Section Consulaire
Adr. : 12, avenue du Président kenndy -75116 paris
Tél : 01.42.88.34.32
Fax : 01.42.88.33.54

8 • Environnement

Situation Environnementale

Quel que soit l´environnement dans lequel le voyageur se déplace, urbain ou naturel, il est de sa responsabilité de respecter l´endroit qu´il traverse. Voici quelques principes de base, applicables partout dans le monde. Un second paragraphe vous présente les problèmes environnementaux spécifiques à la Bolivie.
- Eviter de laisser certains déchets sur place et les rapporter avec soi si le pays ne dispose pas d´infrastructure d´élimination de ces déchets. Par exemple : piles et batteries, médicaments périmés, sacs plastique. Dans tous les cas, avant de partir, on éliminera, autant que faire se peut, les emballages des produits que l’on emporte (et on choisira ceux-ci éco-compatibles). On respectera les systèmes de collecte des déchets, quand ils existent.
- La rareté de l´eau est aujourd´hui un problème mondial. Même si le pays visité n´est pas a priori concerné par le manque, quelques réflexes doivent désormais faire partie du quotidien : préférer les douches aux bains, éviter le gaspillage, signaler les fuites éventuelles des robinets.
- Dans la plupart des hôtels vous disposerez d´une climatisation individuelle. Il est vivement recommandé, pour éviter la surconsommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre afférentes, de la couper systématiquement lorsque vous n´êtes pas présent dans la chambre. La climatisation n´est d´ailleurs pas absolument nécessaire sous tous les climats.
- En balade, dans certains écosystèmes fragiles, ne pas sortir des sentiers ou conduire hors-piste, limiter le piétinement et ne pas rapporter de « souvenir » : renoncer à cueillir des fleurs rares, à ramasser des fossiles ou des pétrifications, etc.

La Bolivie dispose d’un Système national de zones protégées (21) représentant environ 15% du territoire national. Elle dispose également de la plus grande étendue mondiale de réserves forestières exploitables durablement (à condition toutefois que la déforestation sauvage soit enrayée : agriculture, élevage, extraction minière...). Le pays a ratifié les principales conventions du protocole de Kyoto et fait évoluer son cadre juridique en conséquence. Les effets du changement climatique sont sensibles à divers degrés : désertification, inondations et glissements de terrain, fonte des glaciers tropicaux ; dégradation de la situation sanitaire des populations (développement des maladies infectieuses) ; détérioration des conditions de vie des paysans pauvres…
L’actuel président bolivien, Evo Morales, défend une ligne révolutionnaire dans l’approche des questions d’environnement. Il se fonde sur un jugement politique : le capitalisme est responsable des changements climatiques. Logiquement, selon ce présupposé, il voit dans l’échec du sommet de Copenhague (2009), le signe de l’incapacité du capitalisme, identifié aux pays industrialisés, à se réformer lui-même et l’annonce de dégradations climatiques à venir. La Conférence des peuples sur le réchauffement (2010), qu’il a suscitée, avance des propositions radicales dans la perspective du prochain sommet international de Cancun : dette climatique, tribunal international de justice climatique, referendum mondial sur le changement climatique, réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés (d’ici 2020)… Ces thèmes trouvent un écho dans un certain nombre de pays en voie de développement et un relais dans le mouvement altermondialiste.
De façon concrète et immédiate, le pays est confronté à deux défis environnementaux majeurs : la gestion de l'eau (épuration, stockage, distribution) et celle des déchets (plastiques, en particulier). L'absence de traitement de beaucoup de ces derniers, ou leur traitement sommaire, sont cause de pollutions importantes (des eaux notamment). Au-delà de la valorisation des cultures indigènes (dont les pratiques ne sont pas forcément respectueuses des milieux : brûlage de zones forestières pour l'agriculture, par exemple), une véritable conscience environnementale reste à développer, avec les moyens qui lui correspondent.