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Polynésie française

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Hommes et culture Polynésie française

Population

267 913 habitants (2008).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

Le tahitien (reo tahiti) est la langue maternelle de 45% des Polynésiens, mais 80% d’entre eux l’utilisent comme langue véhiculaire. On compte 30% de purs francophones ; la langue officielle est pratiquée par tous, avec parfois des gauchissements et des accommodements qui ne facilitent pas la compréhension mutuelle des locuteurs. Citons encore le chinois hakka (9,6% des habitants), le tuamotu (7,2%), le tubuai-rurutu (4%), le marquisien (2,7%)…

Peuple

Les Tahitiens représentent environ 43% de la population. Les métis (ou « demis ») sont 20%. Puis viennent les « Français », un peu plus de 10% ; les Hakkas (idem), venus à la fin du XIXe siècle ; les Tuamotu (8,4%) ; les Tubua’i (4,4%) ; les Marquisiens (3,2%)…

Religion

Les protestants traditionnels (Eglise protestante ma’ohi) sont un peu moins de 40%, talonnés par les catholiques. Les mormons se situent entre 6 et 7% (Tuamotu et îles Australes) et les « sanito », qui en sont issus, autour de 3,5%. L’Eglise adventiste peut revendiquer près de 6% de fidèles. Quant aux pentecôtistes, ils sont encore peu nombreux, mais ont connu un bel essor dans les années 80.

Calendrier des Fêtes

14 juillet.

Histoire

Longues et multiples ont été les vagues de migration qui amenèrent les hommes en Polynésie. L’Asie du sud-est est toutefois l’origine commune de ces mouvements de population. Ce sont les Austronésiens, populations de langue austronésienne et navigateurs intrépides, qui atteignirent les Fidji (Mélanésie orientale) vers 1 500 avant JC. Il semble que ces îles aient été le pivot du peuplement de la Polynésie. On arrive aux Marquises, via les Samoa, vers le IIIe siècle avant JC. On aurait pris pied dans les îles de la Société au début du IVe siècle de notre ère. L’île de Pâques attendra encore 600 ans. Puis les désormais Polynésiens ont touché aux côtes de l’Amérique du Sud, en témoignent la diffusion de la patate douce dans le Pacifique et des os de poulet polynésiens retrouvés au Chili.

En 1521, Magellan passe par là (Puka Puka aux Tuamotu) ; en 1595, ce sont les Espagnols Alvaro de Mendana et Pedro Fernandez de Quiros (Marquises) ; les Hollandais Jacob Le Maire et Willem Schouten visitent les Tuamotu en 1606. Au XVIIIe siècle, un autre banc de navigateurs européens vient explorer les récifs polynésiens : Jacob Roggeveen (Makatea, Bora Bora) ; John Byron (Napuka, Tepoto) ; Samuel Wallis découvre Tahiti (1767), où viennent Bougainville l’année suivante, puis James Cook et Domingo de Boenechea. En 1788, des mutins de la Bounty trouvent refuge à Pitcairn. Si la mission de la London Missionary Society (1797) ne parvient pas à s’installer à Tahiti, elle réussit à se fixer à Moorea, où elle traduit la Bible en tahitien.
Les souverains Pomare de Tahiti assoient rapidement leur pouvoir à l’ombre de l’Union Jack. L’île passe au christianisme ; les cultes traditionnels sont interdits (Pomare II, 1782-1815). La reine Pomare IV tentera en vain de les restaurer. A partir de 1842, la France intervient en Polynésie ; en 1847, elle impose son protectorat aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises et aux Australes Tubuai et Raivavae. Les pères de Picpus viennent concurrencer les clergymen (remplacés en 1863 par des pasteurs réformés français). Les premiers ouvriers agricoles chinois débarquent dans les années 1860. Le 29 juin 1880, Pomare V remet à la France l’ensemble des territoires du protectorat qui, réunis à d’autres possessions, deviennent les Etablissements français d’Océanie (EFO). Pendant la décennie suivante, les îles Sous-le-Vent, les Gambier et les Australes restantes sont annexées. Nouvelle vague d’immigration chinoise à la fin du siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, le Bataillon mixte du Pacifique, qui regroupe des combattants de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie, se bat dans l’Aisne, l’Oise, en Champagne… Dès 1940, les EFO rejoignent la France libre. Le Bataillon du Pacifique est réactivé et sera engagé à Bir Hakeim, intégré à Première Brigade française libre du général Koenig (1942). Les Américains disposent d’une base militaire importante à Bora Bora de 1942 à 1945. En 1946, les EFO deviennent un Territoire d’outre-mer (Polynésie française en 1957) ; dans la foulée, les Polynésiens obtiennent le droit de vote.

Sous la IVe République, un mouvement autonomiste se cristallise autour de la personnalité charismatique de Pouvanaa Oopa et de son parti, le Rassemblement démocratique des populations tahitiennes (RDPT). Les « pouvanistes » s’assurent des succès électoraux et sont très présents dans les institutions du Territoire. L’Union tahitienne (puis Union tahitienne démocratique), pour sa part, promeut l’intégration de la Polynésie à la République française. Lors du referendum de 1958, le RDPT se prononce pour le « non ». Le « oui » l’emporte. Pouvanaa Oopa est alors arrêté et condamné pour « complicité de destruction d’édifices et détention d’armes ». Transféré en métropole, il ne rentrera à Tahiti qu’en 1968. En 1962, l’aventure du Centre d’expérimentation du Pacifique commence : 46 essais nucléaires aériens et 146 essais souterrains entre 1966 et 1996 (atolls de Mururoa et Fangataufa). Le nucléaire et le statut du Territoire sont les grandes questions autour desquelles tourne la vie politique polynésienne. A la suite de vives tensions, les partis indépendantistes sont dissouts en 1963. Le RDPT sera remplacé par le Pupu Here Aia de John Teariki (1914-1983) ; le Te Ea Api de Francis Sanford (1912-1996) s’inscrit dans un cadre similaire. Mais c’est le parti d’Oscar Temaru (né en 1944), le Front de libération de la Polynésie (puis Tavini Huiraatira), qui sera le fer de lance autonomiste des années 80 et 90 et regroupera autour de lui l’Union pour la démocratie (UPLD). Pendant ce temps, le Tahoeraa Huiraatira de Gaston Flosse (né en 1931, premier président de la Polynésie française en 1984) défend avec constance l’idée du développement dans le cadre français. En 2003, la Polynésie devient une Collectivité d’outre-mer.

Politique

La Polynésie française est une Collectivité d’outre-mer, qualifiée de « pays d’outre-mer », qui jouit d’une large autonomie (politique et fiscale, en particulier). Elle fait cependant partie intégrante de la République française et les compétences exclusives de l’Etat, représenté par un Haut-commissaire de la République, s’y appliquent (défense, citoyenneté, affaires étrangères…). Le pouvoir politique local réside dans l’Assemblée de la Polynésie française (57 membres, élus pour cinq ans au suffrage universel). Cette Assemblée élit un président de l’Assemblée (pour cinq ans) et un président de la Polynésie française, qui dirige le gouvernement, organe exécutif de la Collectivité.

Célébrités

Aimata Pomare IV (1813-1877), reine de Tahiti de 1827 à sa mort, eut sans doute l’idée d’une restauration de la culture tahitienne. C’était ne pas compter que, derrière les missionnaires européens, il y avait des Etats européens dont les intérêts ne faisaient que très peu cas des anciens dieux polynésiens…

Charles Vernier (1883-1966), fils d’un pasteur métropolitain, est né à Tahiti. Pasteur à son tour, il devient président du synode de l’Eglise évangélique de Tahiti. Membre du Comité de la France libre en 1940, il sera le premier député polynésien (Assemblée constituante, 1945-1946). Il fut aussi un linguiste distingué et professeur de tahitien à l’Ecole nationale des langues orientales.

Pouvanaa Oopa (1895-1977) est considéré comme le père du nationalisme tahitien. Charpentier, il intègre le Bataillon du Pacifique en 1918 et se bat en Champagne. En 1940, il pousse au ralliement à la France libre… Son tumultueux combat pour l’autonomie a toutefois provoqué de rudes empoignades avec l’administration. Il termine néanmoins sa vie politique au Sénat, membre de la Commission des affaires culturelles.

Paul Gauguin (1848-1903) est le plus célèbre des Polynésiens d’adoption. Il s’embarque pour Tahiti en 1891. Sur place, sa peinture prend une ampleur nouvelle. En 1901, il pense trouver le paradis aux Marquises, mais « par manque de brise, le temps s’immobilise. » A côté de la tombe de Gauguin, il y a la tombe de Jacques Brel (1929-1978).

John Gabilou (né en 1944) est une figure des variétés tahitiennes. Pacifique, Etats-Unis, France, Eurovision (3e en 1981 avec Humanahum), une vaste aire de jeu pour le crooner. Claude François se serait déplacé pour l’entendre chanter My Way, c’est dire… Ses quarante années de carrière en font un personnage respecté, dans un domaine où l’éphémère et le jetable sont la règle.

Savoir-vivre

Le pourboire ne fait pas partie des habitudes polynésiennes. Il peut même paraitre insultant. Cependant, signe des temps, il est de plus en plus apprécié sur les îles touristiques. Toutefois, pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substitue pas au salaire.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), nous vous conseillons de caler votre pourboire sur l’économie du lieu : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en évaluer le montant.

Voici le code des fleurs de Polynésie.
La fleur est portée à l'oreille droite : vous êtes célibataire, libre.
La fleur est portée à l'oreille gauche : vous êtes marié ou engagé.
La fleur est portée vers l'arrière : vous êtes disponible immédiatement.

Achat

Paréos, tissus, chemises « hawaïennes », ukulélés, bijoux de nacre, sculptures sur bois ou sur pierre, tikis (figures mythologiques et propices), alcools, confitures, fleurs, fruits, légumes, vanille…
Le marché central de Papeete et les boutiques chinoises sont de véritables cavernes d’Ali Baba. Le marché est ouvert tous les jours de 5h à 17h30. Les horaires changent le dimanche : ouverture de 3h à 9h du matin. Les samedis après-midi la plupart des stands d'artisanat local sont fermés.
Dans les boutiques du centre-ville, on trouve aussi ce que la Polynésie a de plus précieux : ses perles noires. Les commerçants fournissent certificats d’authenticité et informations diverses. Il est possible d’acheter des perles directement aux fermes perlières ; il faudra alors les faire monter en Europe.

Cuisine

La mer. Et le poisson. On le prépare de bien des manières, mais la plus commune le coupe en dés, le « cuit » au citron, puis l’arrose de lait de coco (les Européens ajoutent à cela de l’oignon et de l’ail ; les Chinois, des crudités). On le grille aussi volontiers (entier ou en brochettes) : thon, daurade, poisson lune, mérou, espadon, bonite… y passent. On le frit… Les bénitiers et les oursins, eux, se mangent crus ; crabes, crevettes, langoustes, squilles se cuisent. Parmi les condiments, le gingembre ou la vanille viennent régulièrement en appoint du lait de coco ou du citron vert.
Le cochon de lait à l’étouffée est une recette traditionnelle. Il est cuit dans un « four » creusé dans le sol pour l’occasion et garni de pierres chauffées à blanc ; la viande installée dans le trou, on la recouvre de palmes et d’une couche de terre. La cuisson dure plusieurs heures. On cuit avec le cochon du poisson ou du poulet, du taro, du fruit à pain, des patates, des ignames, du fafa (feuilles comestibles d’une variété de taro)… C’est un plat de fête !
Mais brochettes, soupes chinoises, frites ou fruit à pain au corned beef sont la fast food tahitienne.

Boisson

L’eau du robinet n’est potable qu’à Papeete et à Bora Bora. Ailleurs, on boira de l’eau minérale en bouteille (Eau royale ou Vaimato sont polynésiennes). Les jus de fruit sont délicieux, l’eau de coco aussi. Quant à la célèbre bière Hinano, c’est une blonde légère fort bien brassée.