recherche cartographique

Recherche cartographique Nomade Aventure



Départ garanti :

 

PALESTINE

Accueil > Palestine > Hommes et culture Retour terre d'histoire et de peuples

Hommes et culture Palestine

Population

4 289 121 habitants (2009).

Langue Officielle

Arabe (de facto).

Langue parlée

Pour la plupart, les habitants des Territoires palestiniens ont l’arabe palestinien pour langue maternelle (ils écrivent en arabe classique) ; mais certains parlent l’arabe égyptien ou syrien, l’arabe levantin oriental… Les Juifs parlent l’hébreu. L’adyghéen, une langue caucasienne, a encore quelques locuteurs ; l’hébreu samaritain en revanche est considéré comme éteint (rares utilisations liturgiques).

Peuple

La population est constituée d’Arabes palestiniens à 81,5% ; ensuite viennent les Juifs (16,1%), les Egyptiens (0,9%), les Bédouins (0,5%), les Syriens (0,3%)…

Religion

Les Palestiniens sont, très majoritairement, des musulmans sunnites. Selon les estimations, les chrétiens représenteraient entre 3 et 6% de la population ; ils appartiennent à différentes confessions. Les Samaritains sont quelques centaines et les karaïtes quelques milliers. Ces derniers appartiennent au judaïsme scripturaliste, qui refuse la Torah orale (Mishna, Talmud…). Les Juifs des colonies relèvent, eux, des différents courants du judaïsme moderne.

Calendrier des Fêtes

15 novembre : Jour national palestinien (1988, déclaration d’indépendance par le Conseil national palestinien en exil à Alger).

Histoire

Dans les années 20 du XXe siècle, sous l’impulsion de Hadj Amin al-Husseini (1895-1974), grand mufti de Jérusalem, un nationalisme arabe palestinien remplace en Palestine mandataire le sentiment panarabe qui prévalait jusque là. Ce nationalisme s’oppose à la fois à la présence britannique et à l’immigration juive. En 1936, la Grande révolte arabe met aux prises nationalistes arabes, Britanniques et Juifs. Cette année-là, le grand mufti fonde un organe politique représentatif, le Haut comité arabe. Les Britanniques reprennent lentement la main. L’année 1937 voit paraitre un premier projet de partage de la Palestine entre Juifs et Arabes (commission Peel). Rejeté par les uns et par les autres. Deux ans plus tard, Londres envisage la création d’un Etat de Palestine, sans en préciser la forme, ni le terme. La chose reste dans les limbes. Puis, l’Agence juive (l’exécutif sioniste en Palestine) annonce préparer les voies d’une « patrie » pour les Juifs. Il ne s’agit plus d’un nébuleux « foyer national ». Pendant ce temps Hadj Amin al-Husseini est en contact suivi avec Adolf Hitler. Après-guerre, la Transjordanie accède à l’indépendance (1946). Sous la pression des attentats que commettent les organisations juives armées, les Britanniques renoncent à leur mandat le 18 février 1947. Une commission de l’ONU se penche alors sur la question. Elle travaille sur deux hypothèses : deux Etats séparés, l’un juif et l’autre arabe ; un seul Etat fédéral. L’Agence juive collabore aux travaux de la commission ; pas le Haut comité arabe, qui voit dans cette enquête un déni de légitimité et refuse le principe d’une partition. Le Haut comité ne sera pas suivi. Le 27 novembre 1947, l’ONU vote la résolution 181 sur le partage de la Palestine : aux Arabes, 45% du territoire mandataire ; Jérusalem sous statut international. L’Agence juive appuie, les organisations arabes palestiniennes et les Etats qui les soutiennent dénoncent. Le pays s’embrase. La guerre suit. Elle va provoquer le déplacement de plus de 700 000 Arabes palestiniens. Fin 1948, il en reste 150 000 sur le territoire d’Israël, ils sont 400 000 en Cisjordanie et 60 000 à Gaza (sous administration égyptienne). Israël s’est déclaré indépendant le 14 mai. Les villages arabes abandonnés sont détruits. A la place, on installe des colonies agricoles juives. Le 24 janvier 1949, la Transjordanie annexe la Cisjordanie. La Palestine arabe envisagée par la résolution 181 s’est évaporée. Pour les arabes palestiniens commence l’ère des camps de réfugiés et de l’exil.

En mai 1964, la Ligue arabe suscite la création de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui regroupera bientôt le Fatah (Mouvement national palestinien de libération) de Yasser Arafat (né en 1929), le FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) de Georges Habache (1926-2008) et Ahmed Jibril (né en 1928) et le FDLP (Front démocratique de libération de la Palestine) de Nayef Hawatmeh (né en 1935). La Charte de l’OLP (la Charte nationale palestinienne) refuse toute légitimité à l’Etat d’Israël et appelle à sa destruction. En 1967, la guerre des Six Jours donne à Israël le contrôle de Jérusalem-est, de la Cisjordanie et de Gaza. Deux ans plus tard, Arafat a pris la tête de l’OLP, c’est l’heure du « tournant palestinien ». Les organisations palestiniennes mèneront leur guerre contre Israël et non celle de la Ligue arabe. Pour Arafat, le terrorisme est un couteau suisse, il est multifonctions : on le met en œuvre avec des moyens limités, on en tire des symboles politiques, il produit les mêmes effets que le scoop journalistique… Eventuellement, il démoralise l’adversaire. Mais Israël est coriace et rend coup pour coup. L’OLP s’installe solidement en Jordanie, au point de menacer la monarchie hachémite. En septembre 1970 (Septembre noir), le roi Hussein réagit brutalement, les Palestiniens sont tués par milliers et Arafat et le Fatah sont contraints de fuir au Liban. Deux ans plus tard, la prise d’otages des JO de Munich est désastreuse pour l’image d’Arafat, qui a laissé faire. Sa ligne politique va s’infléchir. Si la Ligue arabe reconnait l’OLP comme seul représentant du peuple palestinien, les Palestiniens de Cisjordanie en appellent à un règlement politique. La libération des territoires conquis en 1967 prend le pas sur la destruction d’Israël. Certains craignent que ce distinguo conduise à une reconnaissance d’Israël et des groupes entrent en dissidence, menant des attaques jusqu’au-boutistes contre l’Etat hébreux, qui font tanguer Arafat. Il faut le maintenir à flot : le 14 mai 1974, l’ONU reconnait à son tour l’OLP comme seul représentant du peuple palestinien. Le 26 octobre, l’OLP devient membre à part entière de la Ligue arabe. Le statut international de l’organisation s’est considérablement renforcé. Son leader accepte désormais le principe d’un Etat palestinien sur les « territoires libérés ». Du Liban, il maintient toutefois la pression terroriste sur Israël. Si bien que ce dernier prend le contrôle d’une zone de sécurité au sud-Liban (1978), puis attaque l’OLP. L’opération Paix en Galilée met en évidence l’inconsistance de l’organisation militaire palestinienne. Arafat et ses partisans s’embarquent pour la Tunisie, sans les réfugiés des camps de Sabra et de Chatila… Les actions terroristes se poursuivent malgré le renoncement de 1985.

Mais, dans les « territoires occupés », la situation évolue. La première Intifada éclate en 1988 ; un peu pris de cours, le groupe de Tunis proclame l’indépendance de l’Etat palestinien. Parallèlement, l’OLP reconnait la résolution 181 de l’ONU et réaffirme renoncer au terrorisme. Dès lors, la reconnaissance d’Israël est implicite. Arafat se lance dans de grandes manœuvres diplomatiques pour étayer sa politique. Le terrorisme est plusieurs fois condamné. Mais la chute de l’URSS fait bouger les lignes et, isolé, Arafat se prend les pieds dans le tapis irakien. Il se remet les Etats-Unis à dos. C’est alors que le gouvernement israélien estime que l’OLP ne peut plus lui refuser les garanties qu’il réclame pour accepter d’envisager à terme la création d’un Etat palestinien à Gaza et en Cisjordanie. Divers pourparlers aboutissent aux « accords d’Oslo », signés à la Maison blanche le 13 septembre 1993. Dans une lettre du 9 septembre à Yitzhak Rabin, Arafat avait reconnu la légitimité d’Israël et renoncé formellement à la violence politique (on notera toutefois que la Charte de l’OLP n’a jamais été juridiquement abrogée). Le retour à Gaza est triomphal. L’économie va connaître un beau redémarrage (les communautés palestiniennes de l’étranger y contribuent puissamment). L’armée israélienne commence à se retirer des Territoires palestiniens. Mais, Rabin assassiné (4 novembre 1995), le processus de paix s’enlise. Les relations de l’Autorité palestinienne, présidée par Arafat, avec le mouvement islamiste Hamas sont mauvaises. Le vieux leader et son organisation peinent à instituer une structure d’Etat. Les contestations se multiplient. Le Hamas apparait comme un recours à bien des oubliés de la société palestinienne. En 2000, les négociations de Camp David échouent au seuil de la reconnaissance d’un Etat palestinien par Israël. Pas d’accord sur la question de Jérusalem, ni sur celle du retour des réfugiés… La violence politique est relancée (deuxième Intifada, attentats contre des civils israéliens). Arafat est isolé à Ramallah et perd le contrôle de la situation (un premier ministre lui est imposé). Il meurt à Paris le 11 novembre 2004. Mahmoud Abbas (né en 1935) lui succède à la présidence de l’Autorité palestinienne. L’année suivante voit à la fois le démantèlement de colonies israéliennes à Gaza, le retrait de Tsahal et le début de la construction de la « barrière de sécurité » israélienne. La victoire du Hamas aux élections législatives de 2006 marque un retour du radicalisme. Elle ébranle l’Autorité palestinienne, remet en cause ses finances et entraine le blocus de Gaza…

Politique

En 1993, les accords d’Oslo ont donné une forme pré-institutionnelle à un futur Etat palestinien dans le cadre de « territoires palestiniens » reconnus par l’ONU : la Cisjordanie et Gaza (concernant Jérusalem-est, Israël refuse toute revendication palestinienne). L’Autorité palestinienne est alors créée pour représenter les Arabes des territoires, en assumer l’administration et être l’interlocuteur d’Israël en vue d’un règlement définitif de la question. Elle est composée d’un Conseil législatif (132 députés élus), d’un président élu au suffrage universel et d’un gouvernement (dont le premier ministre est le chef de la majorité parlementaire). A la suite des élections législatives de 2006 et du conflit qui a suivi entre le Fatah et le Hamas, ce dernier, qui se réclame de la déclaration d’Alger, dirige de façon autonome la bande de Gaza.

Célébrités

Avec Mahmoud Darwich (1941-2008) la Palestine fait irruption à la croisée d’un engagement politique rigoureux et du travail poétique d’une vie. En 2000, le ministre israélien de l’éducation, Yossi Sarid, a proposé (encore en vain) que certains de ses poèmes soient inclus dans les manuels scolaires : l’œuvre et l’homme apparaissent incontournables.

Edward Said (1935-2003) est né à Jérusalem dans une famille arabe chrétienne et a enseigné la littérature comparée à Columbia University de 1963 à 2003. L’orientalisme est son livre le plus célèbre. En 1999, il a fondé avec Daniel Barenboïm le West-Eastern Divan Orchestra, qui réunit de jeunes musiciens israéliens et arabes (l’orchestre est désormais basé à Séville).

Naji al-Ali (1936-1987) fut un grand caricaturiste, l’un de ceux dont les dessins ont valeur d’éditoriaux. Le personnage d’Hantala, l’enfant palestinien, qu’il a créé en 1969, a fini par représenter toute la perplexité, mais aussi toute la détermination du monde face aux agressions et au sans-gêne des puissants…

Le keffieh était la coiffe des Bédouins et des paysans. En 1936, il est devenu le symbole de l’opposition à la présence britannique. Depuis, il est un signe de ralliement. Les partisans du Fatah le portent noir et blanc ; ceux du FPLP, rouge et blanc ; ceux du Hamas, vert et blanc. Yasser Arafat a fait du keffieh l’un des couvre-chefs politiques du XXe siècle.

Leïla Shahid (née en 1949) a été déléguée générale de la Palestine en France de 1994 à 2005 et représente désormais l’Autorité palestinienne auprès de l’Union Européenne à Bruxelles. Née à Beyrouth, anthropologue des camps de réfugiés, elle est représentative de l’intelligentsia palestinienne exilée et de ses engagements politiques.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, on donnera 1 ou 2 euros par bagage au bagagiste. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

Epices et pâtisseries orientales sont des bestsellers ; très prisés également, les bijoux traditionnels. Les ornements et menus objets religieux, souvent de bois d’olivier, rappellent que la Palestine est, entre toutes, la Terre sainte.

Cuisine

Le pain, qui a une grande valeur symbolique, vient d’abord ; le reste se met dessus ou se mange avec. Pour le mensef, on couvre le pain de riz et d’agneau mijoté (épices, caillé de brebis, amandes, pignons…) ; pour le musakhan, on y met des oignons et du poulet au sumac. Le khobez (« pain ») se mange aussi, simplement, avec de l’huile d’olive, du thym frais et des graines de sésame. Il accompagne les mezzés. Le kedreh est une spécialité d’Hébron : riz au safran et agneau, cuits à l’étouffée dans une jarre de terre cuite. Quant à la courgette farcie, elle est très classique. Pour finir (ou grignoter pendant la journée) : pâtisseries orientales : baklawa, kenafeh de Naplouse (cheveux d’ange, beurre, pistaches), ma’amoul (petit gâteau fourré aux dattes, pistaches et noix), qatayef (chausson fourré au fromage blanc ou aux fruits secs, que l’on mange pendant le mois de Ramadan).

Boisson

Le thé, le café (turc et à la cardamome), l’eau minérale, les jus de fruits et assimilés (orange, amande, caroube, réglisse…), les sodas sont de consommation quotidienne. L’arak est un alcool anisé. A Taybeh, on brasse une bière (Taybeh Beer) qui fait la réputation du village. Les salésiens font du vin au monastère de Cremisan ; à Latroun, ce sont les trappistes…