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OMAN

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Hommes et culture Oman

Population

3 418 085 habitants (2009).

Langue Officielle

L´arabe classique (langue sémitique).

Langue parlée

Seuls les Arabes saoudiens (0,6% de la population) ont l’arabe classique pour langue maternelle. Les principales formes dialectales de l’arabe sont l’arabe omanais (45,9%), l’arabe du Golfe (16,8%) et l’arabe dhofari (2,6%). Les populations immigrantes utilisent leurs langues d’origine : baloutchi du sud (4,9%), malayalam (4,7%), bengali (4,2%), etc. Si l’arabe officiel est la langue commune des arabophones, l’anglais est celle des immigrants. Quelques Omanais, dits « Omanais d’Afrique », ayant vécu au Congo, au Burundi ou au Rwanda, parlent le français.

Peuple

Les Arabes (Omanais, 45,9% ; du Golfe, 16,8% ; Dhofari, 2,6%...) représentent environ 75% de la population. Les 25% restant sont des immigrants, essentiellement indiens, pakistanais, bangladais, cinghalais et philippins.

Religion

Les Omanais confessent l’islam, même si, du fait de l’immigration, 13% de la population est hindouiste. Les trois-quarts des musulmans sont ibadites, le quart restant, sunnite. L’ibadisme relativise, en particulier, l’importance politique de la lignée de Mahomet, s’opposant, en cela, aux sunnites et aux chiites.

Calendrier des Fêtes

18 novembre : anniversaire du sultan.

Histoire

Les traces de peuplement dans le Dhofar sont anciennes, mais l’histoire qui amènera le sultanat actuel commence au VIIe siècle, avec l’arabisation et l’islamisation de la région. Au siècle suivant, les populations adoptent l’ibadisme. Le calife abbasside Haroun al-Rachid (766-809) cherchera en vain à les ramener à l’orthodoxie sunnite. Dès cette période, les marins omanais ont la haute main sur le commerce avec l’Inde et l’Asie orientale. Jusqu’à ce que les caravelles contournent l’Afrique. Les Portugais prennent Mascate (1508) et Ormuz (1519), afin d’assurer leur nouveau business avec les Indes. Mais, les rivalités entre puissances européennes vont saper leur domination. Si bien que les Arabes omanais les rejettent à la mer (1650) et les dépouillent de leurs possessions d’Afrique de l’est. Zanzibar est mise sous tutelle jusqu’au XIXe siècle. Le dispositif omanais se trouve très favorable à la traite négrière. Celle-ci va faire la fortune des marchands arabes. En 1737, les Perses conquièrent Oman. Pour six ans. Ils sont repoussés par Ahmed ibn Saïd (1744-1783), fondateur de la dynastie régnante. Pendant ce temps, la Grande-Bretagne songe à protéger ses intérêts orientaux ; dans cette optique, elle signe en 1798, un traité d’amitié (intéressée) avec le sultan. La traite fonctionne si bien que la capitale omanaise est transférée à Zanzibar. Au milieu du XIXe siècle, l’« empire » est partagé en un sultanat de Mascate et Oman et un sultanat de Zanzibar. Retour à la péninsule, où les Britanniques imposent un protectorat en bonne et due forme, qui n’empêche pas que le sultanat de Mascate soit agité de révoltes politiques et religieuses. Entre 1915 et 1920, cela tourne à la guerre civile. Le sultan Taimur ibn Fayçal (1913-1932) appelle les troupes britanniques à la rescousse. Son successeur fera la même chose en 1955, à l’occasion de troubles autour de la découverte de pétrole dans l’oasis de Bureimi. Quelques années plus tard, la guerre froide fait des étincelles au Dhofar, où l’URSS, la Chine et le Yémen du Sud arment une guérilla marxiste. La guerre du Dhofar va durer jusqu’en 1976. Pendant ce temps le sultan Saïd ibn Taimur (1932-1970) est renversé par son fils et le protectorat aboli (1971). Le nouveau sultan prend l’indépendance au sérieux et, pour cela, maintient avec subtilité des alliances et des amitiés contradictoires, qui lui permettent de lancer la modernisation du pays.

Politique

Monarchie parlementaire. Combiné à de réelles avancées démocratiques (droit de vote et éligibilité des femmes, en 1994 ; élections au suffrage universel, en 2003), un paternalisme autocratique de tradition (le sultan cumule les fonctions de chef de l’Etat et de premier ministre, commande l’armée, oriente l’économie et dirige le travail législatif…).

Célébrités

Qabus ibn Saïd (né en 1940), sultan d’Oman depuis 1970. Cet amateur de musique classique européenne a permis une modernisation certaine de la vie politique omanaise. Jusqu’ici, ses options pro-occidentales se sont révélées payantes, dans un contexte régional difficile.

Jabir ibn Zaïd al-Azdi (mort au début du VIIIe siècle), élève omanais d’Aïcha, la femme de Mahomet, et de son cousin, Abdullah ibn Abbas, serait le fondateur de l’ibadisme. C’est du moins ce que revendiquent les Omanais, avec peut-être un brin de chauvinisme…

Wilfred Thesiger (1910-2003). Les voyages de Thesiger dans le Rub al-Khali (1946-1950), en compagnie de chameliers bédouins, ont fait date et un grand livre : Le désert des déserts. On lui doit également la cartographie de certaines parties montagneuses d’Oman.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, pour un groupe, l´équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne (6 euros en individuel). Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 1 à 2 euros par bagage au bagagiste.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. A Oman, les notes d’hôtel ou de restaurant incluent le service (à défaut, 10% du montant de l’addition au restaurant sont dans la norme).

Le Sultanat d’Oman est un pays musulman. Certaines règles de courtoisie s’imposent donc. Ne choquez pas les Omanais par des vêtements trop moulants ou « déshabillés » : le vêtement traditionnel et quotidien est la dishdasha, longue tunique couvrant hommes et femmes, du cou jusqu’aux pieds. Pour visiter les mosquées, pensez à enlever vos chaussures et, pour les femmes, à avoir les bras et les jambes couverts. Le bikini est à proscrire.

Durant le mois de ramadan, il convient de ne pas manger, boire ou fumer en public pendant la journée.

Si vous avez accepté une invitation à déjeuner ou à prendre le café (qu’il n’est jamais question de refuser) dans une famille, soyez disposé à rester un certain temps, voire un temps certain ! Déclinez si vous êtes pressé... En général, on se déchausse avant d’entrer dans un logement. On attendra pour se servir que le maître de maison ait dit « bismillah » (louange à dieu). Ayez à l’esprit que, même gaucher, vous devrez utiliser la main droite pour prendre la nourriture (la gauche étant considérée comme impure par l’Islam).

Ne donnez pas de bonbons ou de gadgets directement aux enfants.

Ne photographiez pas une personne sans lui avoir demandé l’autorisation de le faire.

Le marchandage est ambigu : pour le voyageur, il aboutit généralement à un résultat inverse de celui qu’on attendait. N’insistez pas.

N’abandonnez pas de détritus ; si vous ne disposez pas de poubelle, gardez les jusqu’à ce que vous en trouviez une. Dans le désert, brûlez votre papier hygiénique.

Les petites bêtes du désert. Il n’y a pas lieu d’être inquiet, mais vous pouvez rencontrer, au cours de votre voyage, des animaux à risques tels que vipères et scorpions. La période d’hibernation coïncidant largement avec celle des voyages, les « rencontres » sont exceptionnelles. Par prudence toutefois, on respectera des règles simples : ne pas soulever les pierres ou les cailloux, ne pas marcher pieds nus, installer son bivouac loin de tout buisson ou de tout tas de cailloux, ne dérouler son sac de couchage qu’au moment de s’y glisser.

Achat

Le souk de Matrah est le plus couru de toute la péninsule Arabique. On y trouve de l´encens, des vêtements traditionnels, des étoffes, des bijoux, des tapis bédouins… Le khanjar est un poignard traditionnel à lame courbe ; on le porte dans un fourreau ouvragé. Aujourd’hui ce n’est plus guère que l’une des pièces du vêtement d’apparat masculin, mais autrefois il était tabou et le tirer du fourreau était signe de vengeance et de mort.

Cuisine

Comme souvent, les immigrants ont défini les contours de la cuisine nationale (les immigrantes sont volontiers cuisinières). Les tables omanaises sont donc sous influence indienne : cuisines tandoori, masala ou tikka un peu partout. Jusqu’au « plat national », le biryani, qui est d’origine indienne : riz épicé, avec viande ou poisson. Seconde acclimatation : la cuisine de la Méditerranée orientale, libanaise en particulier. Les restaurants sont très surveillés par les services d’hygiène.

Boisson

L’eau du robinet est potable. L’eau minérale est souvent européenne. Comme partout où ils sont passés, les Britanniques ont introduit l’usage du thé, mais le café est de tradition bédouine : l’hospitalité passe par lui, on ne peut donc le refuser.
Les hôtels internationaux et quelques restaurants de Mascate servent des boissons alcoolisées.