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MALAWI

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Hommes et culture Malawi

Population

15 447 500 habitants (2010).

Langue Officielle

L’anglais (de facto).

Langue parlée

La langue officielle n’est la langue maternelle de quasiment personne au Malawi. L’idiome le plus répandu est le chewa : 50% des Malawiens peuvent le parler (37% d’entre eux l’ont pour langue maternelle). Puis viennent le lomwé (14,5% de locuteurs), le yao (10%), le tumbuka (6,4%), le nyakyusa-ngondé (2,9%)… Pour l’anglais, hors des villes, on se « débrouille » tant bien que mal (le faible taux de scolarisation freine sa diffusion).

Peuple

Les Chewa sont les plus nombreux (37%), installés surtout dans le centre et le sud-ouest. Les Lomwé, eux, habitent le sud ; les Yao, le sud-est ; les Tumbuka, le nord-ouest ; les Nyakyusa-Ngondé, le nord…

Religion

55% des Malawiens sont protestants et 20%, catholiques. 20% sont musulmans. 3% d’entre eux seulement relèvent encore des croyances animistes traditionnelles.

Calendrier des Fêtes

6 juillet : anniversaire de l’Indépendance (1964).

Histoire

Au XVIe siècle, les Amaravi, venus du Congo, avaient fondé un empire qui contrôlait la quasi-totalité de l’actuel Malawi et de larges portions du Mozambique et de la Zambie. Au cours de leur établissement, ils s’étaient heurtés aux chasseurs-cueilleurs Batwa, dont les clans parcouraient la région. Ces Amaravi sont les ancêtres des Chewa. Ils pratiquaient la culture du millet et du sorgho. Bientôt, des débouchés sur la côte mozambicaine leur permettraient de faire le commerce de l’ivoire, du fer et des esclaves, avec les marchands arabes et portugais. Les échanges avec les Portugais eurent pour effet, entre autres conséquences, le remplacement du sorgho par le maïs dans l’alimentation des Amaravi-Chewa. Au XVIIIe siècle, des conflits provinciaux amorcent le déclin de l’empire Maravi. Au début du siècle suivant, les Nguni, chassés du Natal par le roi zoulou Chaka (1787-1828), entrent sur les terres des Chewa. Quant aux Ayao (Yao), qui arrivent à la même époque, ils furent, eux, poussés hors du Mozambique par la famine.

Les Yao s’attaquent rapidement aux Chewa et aux Nguni pour fournir les marchands d’esclaves, arabes en particuliers. Ceux-ci, forts de leur alliance avec les Yao, installent plusieurs comptoirs négriers sur le lac Malawi (Nkhotakota, par exemple, en 1840). Ils introduisent également le riz dans les zones humides. L’empire Maravi s’effondre dans les luttes qui opposent Chewa, Nguni et Yao. En 1859, David Livingstone atteint le bord du lac Malawi (qu’il nomme « Nyasa »). Les missionnaires presbytériens suivent, avec pour objectif de mettre fin au commerce des esclaves. Et de ruiner le business arabe et portugais. D’ailleurs, des négociants de Glasgow fondent, en 1878, la Livingstonia Central Africa Company (bientôt African Lakes Corporation). Ils prennent la main. Au Nyasaland, la communauté britannique s’étoffe peu à peu. Les marchands d’esclaves regimbent-ils ? On fait appel à la Couronne. Les livres sterling assurent le ralliement des chefs locaux et les font passer dans la sphère d’influence de la Grande-Bretagne. Exit les Portugais. Dès lors, la gestion financière du territoire est confiée à Cecil Rhodes (1853-1902) et à la British South Africa Company. En 1907, le Nyasaland devient un protectorat.

Pourtant, les candidats européens au départ pour le nouveau protectorat ne se bousculent pas. La faiblesse de la présence « blanche » sera une chance relative pour les Africains : le recours aux structures traditionnelles est indispensable et la colonisation devra respecter certaines formes. Dans les années trente et quarante, parmi les Nyasa éduqués à l’européenne, on regarde au-delà du protectorat : le Nyasaland African Congress (NAC) est fondé en 1944. En 1949, les Africains entrent au conseil législatif du protectorat. Mais, quatre ans plus tard, le Nyasaland et les deux Rhodésies sont réunies en une fédération. Les habitants africains du Nyasaland redoutent dès lors l’assimilation au régime ségrégationniste de Rhodésie. Le NAC reçoit l’appui des chefs traditionnels. Des campagnes de boycott et de désobéissance civile sont lancées. Le 6 juillet 1958, Hastings Kamuzu Banda (1904-1997) prend la tête du NAC (qui va devenir le Malawi Congress Party, MCP). Les élections législatives de 1961 donnent une nette majorité au MCP. Banda adopte alors une ligne modérée qui rassure les Britanniques ; deux ans plus tard, la Fédération de Rhodésie et du Nyasaland est dissoute. Dans la foulée, le Nyasaland devient un Etat indépendant, le Malawi (6 juillet 1964), avec Banda dans le fauteuil présidentiel. Le nouveau président dispose les choses de telle manière qu’il n’ait pas à quitter son fauteuil. Même s’il condamne l’apartheid, le pays aligne sa politique extérieure sur celle de l’Afrique du Sud. En 1993, sous pression, le président Banda doit accepter un référendum sur le multipartisme. Et laisser son fauteuil. La constitution de 1995 libéralise politique et économie.

Politique

Régime présidentiel, réglé par la constitution de 1995. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de 5 ans ; il est à la fois chef de l’Etat et chef du gouvernement. L’assemblée nationale a 193 députés, élus pour 5 ans. Ils partagent le pouvoir législatif avec la présidence. Dans les années qui viennent, un sénat doit être institué, pour, en particulier, assurer la représentation des instances traditionnelles. Le pouvoir judiciaire est organisé sur le modèle britannique.

Célébrités

David Livingstone (1813-1873), missionnaire, médecin et explorateur écossais. En son honneur, l’église d’Ecosse donna le nom de son village natal à une fondation (1876) qu’elle patronnait et qui devait devenir la plus importante des villes du Malawi : Blantyre.

John Chilembwe (1871-1915) est une figure de la lutte anticoloniale au Malawi. Pasteur baptiste, il fut à l’origine de la révolte de 1915, qui s’en prit à des planteurs blancs. L’exploitation des ouvriers agricoles africains, la conscription, le racisme furent les motifs principaux de son action.

Henry « Harry » Hamilton Johnston (1858-1927), naturaliste et administrateur colonial, fut le premier haut commissaire britannique du Nyasaland. Il fut un acteur important de la « course » à laquelle se livrèrent les nations européennes en Afrique durant la seconde moitié du XIXe siècle.

Paul Tiyambe Zeleza (né en 1955) est historien et écrivain, président de l’African Studies Association, la principale institution américaine d’études africaines. Ses travaux sur l’histoire économique de l’Afrique font autorité. Prix Noma 1994 pour A Modern Economic History of Africa, vol. 1 : The Nineteenth Century.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs ou les guides, nous vous conseillons l´équivalent de 3 à 5 euros par jour et par personne.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

L'artisanat du Malawi est garanti « fait main » et très coloré ! Parmi les objets les plus représentatifs, citons les sculptures sur bois, les poteries, les instruments de musique traditionnels, les pièces de vannerie…

Cuisine

Le plat national est le nshima, une espèce de polenta, à quoi l’on ajoute le ndiwo, la sauce, une préparation de légumes (oignons, tomates et feuilles de manioc ou de patate douce, par exemple) avec, éventuellement, viande ou poisson. Si le nshima est assez constant dans sa composition, le ndiwo est l’objet de nombreuses variations. Le riz, la banane plantain et le manioc font également partie des bases de la cuisine malawite. Le ragoût aux épinards a ses adeptes. Les poissons, comme le chambo (le tilapia) ou le mlamba (le poisson-chat), entre autres, sont régulièrement mis à contribution par les chefs et les ménagères. Pourtant, dans ce pays d’agriculteurs, c’est la viande qui, traditionnellement, est à l’honneur.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée). On s’abstiendra logiquement de prendre des glaçons. Idem pour les fermentations « maison ». Mais la bière de brasserie locale est blonde et bonne.