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KENYA

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Hommes et culture Kenya

Population

37 953 838 habitants (2008).

Langue Officielle

Il y a deux langues officielles au Kenya : l'anglais et le swahili (kiswahili).

Langue parlée

Chacun des peuples du pays parle sa propre langue ; les plus communes sont le kikuyu, le dholuo et le luhya. Mais le sheng, argot swahili de Nairobi, très répandu, est en passe de devenir la première langue de bien des Kenyans.

Peuple

La majorité des Kenyans est bantoue (parmi eux, les Kikuyu, les Kamba, les Luhya…). Viennent ensuite les populations d’origine nilotique (Massaï, Kalenjin, Luo, Samburu, Turkana…) ou couchite (Rendille, Somali). Très minoritaires, Indiens, Européens et Arabes complètent le tableau. Les plus nombreux sont les Kikuyu (20,7% de la population), les Luhya (14,3%), les Luo (12,3%) ; les Massaï ne représentent que 1,7% de l’ensemble.

Religion

75% des croyants (qui sont, peu ou prou, 75% des Kenyans) appartiennent à des églises chrétiennes ; 10% sont musulmans (ils habitent la côte, pour des raisons historiques) ; le reste est partagé entre animistes et hindouistes.

Calendrier des Fêtes

1er janvier : Jour de l'an.
Fin mars-début avril : Pâques.
1er mai : Fête du travail.
1er juin : Madaraka Day (commémoration de l’autonomie).
10 octobre : Moi Day.
20 octobre : Kenyatta Day.
12 décembre : Jamhuri Day (Jour de l’Indépendance).
25 décembre : Noël.
26 décembre : Boxing Day.

Banques, administrations et magasins sont fermés ces jours-là.

Histoire

La culture swahilie, qui prit forme dès les premiers siècles de notre ère, est le fruit du commerce qu’entretenaient populations bantoues de la côte est de l’Afrique et commerçants arabes ; les riches cités de Mombasa et Lamu furent fondées dans ce cadre d’échanges. A la fin du XVe siècle, les Portugais débarquent et prennent le contrôle du trafic de l’or, dans un climat de croisade. Puis ils rembarquent, un siècle plus tard, chassés par des révoltes arabes. Les Omanais exercent alors une tutelle religieuse et commerciale ; ils développent la traite négrière à partir de Zanzibar et de leurs comptoirs sur la côte (ponctionnant les royaumes bantous des Grands Lacs). Au XIXe siècle, l’Europe se déploie à nouveau et la pugnacité anglaise rogne les ambitions allemandes dans la région : le traité de Heligoland-Zanzibar (1890), définit deux zones d’influence. En 1895, la British East Africa est établie au nord des territoires dévolus au Reich ; les colons installent des fermes sur les plateaux, le cricket, font la pause à l’heure du thé… Les Africains participent à cela par la porte de service et sont tenus à l’écart de la gestion des affaires. Sous la pression britannique, la traite avait été abolie en 1873 ; les chefs traditionnels étaient maintenus, soumis à l’autorité des administrateurs impériaux. Le Protectorat du Kenya (qui comprend aussi le futur Ouganda) devient une colonie en 1920. La situation des populations indigènes se dégrade (empiètements des colons, crise économique mondiale). Le Kenya sera néanmoins un point d’appui allié pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais, en 1952, la révolte des Mau-Mau (société « secrète » kikuyu) débute ; les Anglais dégainent (l’affaire fera 13 000 morts) et imposent la loi martiale pendant sept ans. Jomo Kenyatta est emprisonné pour complicité avec les Mau-Mau. Pour calmer le jeu, les Britanniques favorisent alors l’intégration des Africains à la gestion politique de la colonie. Les partis se multiplient. La pression monte. Le KANU (Kenya African National Union), avec Kenyatta à sa tête, remplace le Kenya African Union en 1960. L’année suivante, les Anglais cèdent. Après une courte transition, le leader du KANU forme un premier gouvernement (1963), puis s’assied dans le fauteuil présidentiel (1964). Il ne le quittera qu’en 1978, mort. Daniel Arap Moi prend la place et, en 1982, l’institution succédant au charisme, la règle du parti unique est instaurée. Cela dure jusqu’en 1991. Le KANU sort, sans surprise, vainqueur des élections multipartis de 1992. Moi reste aux affaires jusqu’en 2002. Il ne peut alors empêcher l’élection de Mwai Kibaki. En décembre 2007, la réélection contestée de celui-ci met le pays au bord de la guerre civile.

Politique

Le Kenya est une république indépendante, membre du Commonwealth.

La Constitution de 1963 (révisée en 2001) a institué un régime présidentiel. Le Président, élu pour cinq ans au suffrage universel, choisit un vice-président et nomme les membres du gouvernement. Ceux-ci sont membres de l’Assemblée Nationale (une chambre de 210 députés), qui détient le pouvoir législatif.

Le pays est divisé en huit provinces, gérées, chacune, par un conseil consultatif dont les membres sont nommés par le Président de la République. Chaque province est divisée en quarante districts, dotés de conseils locaux. Une large autonomie est accordée aux autorités locales, qui lèvent leurs propres impôts pour assurer les dépenses de santé, d’équipement ou d’enseignement. La région de Nairobi relève d’un statut spécial.

Célébrités

Jomo Kenyatta, né Kamau wa Ngengi (1938-1978). Le Père de la Nation. Tôt actif dans les milieux politiques kikuyu, il s’engage dans le combat pour l’indépendance, devenant secrétaire général du KANU. Après le retrait britannique, il dirige le pays en réaliste, attentif à l’unité nationale.

Karen von Blixen-Finecke, Karen Blixen (1885-1962), a célébré dans son œuvre la beauté (mais aussi la rudesse) des plateaux kenyans. Son livre le plus célèbre, La ferme africaine, a été adapté au cinéma (Out of Africa).

George Adamson (1906-1989) et sa femme Joy (1910-1980, née Friederike Victoria Gessner), naturalistes et écrivains, ont consacré toute leur vie aux animaux et à leur protection. Leur livre, Born Free, qui relate l’histoire de la lionne Elsa, a fait le tour du monde. Joy était également un peintre de talent.

Ngugi wa Thiong’o (né en 1938) est un écrivain à qui son radicalisme (tant à l’égard de la colonisation que de l’establishment kenyan) a valu de nombreuses années d’exil. Son œuvre, abondante, fut d’abord écrite en anglais, puis en langue kikuyu.

Kipchoge « Kip » Keino (né en 1940) est à l’origine de la tradition des coureurs de fond kenyans. Médaillé d’or aux JO de Mexico (1 500 m) et Munich (3 000 m steeple) ; recordman du monde du 3 000 m et du 5 000 m.

Savoir-vivre

La population se nomme elle-même wananchi (les gens en swahili) et ce terme a une nuance de respect. On appellera un garçon bwana (monsieur) ou stewart, jamais boy ; les femmes, mama. Les Kenyans ne se considèrent pas comme des « noirs » ou des « gens de couleurs », mais comme African ou Asian, selon leur origine.
La population de Lamu est musulmane ; les femmes y portent des vêtements couvrants ainsi qu´un voile cachant une partie du visage. Il serait particulièrement malvenu, dans ces conditions, d´adopter une tenue trop décontractée, qui risquerait de choquer vos interlocuteurs et vos hôtes.
En pays masaï, photographier des personnes ne va pas de soi ; pour éviter tout malentendu, il vaudra mieux attendre que les guides aient obtenu de l’autorité locale une autorisation de le faire.

Au Kenya, le pourboire est une tradition bien ancrée. Il n’est jamais inclus dans la note (sauf, parfois, au restaurant). La règle générale est : 10% du montant de la facture. Les prestations fournies par nous comprennent les taxes et le service. Cependant, le personnel de l´hôtel où vous séjournerez s´attend à un geste de votre part, si le service vous a donné satisfaction. A un guide, on donnera entre 7 et 10 euros par jour et par personne.
Aux conducteurs-guides, il est de coutume de donner un pourboire en fin de safari. Le montant sera fonction de la qualité du service. Nous vous conseillons de situer les choses entre 3 et 5 euros par jour et par voyageur.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

L’artisanat varie d´un peuple à l´autre : les objets peuvent être en métal, en cuir, en fibres séchées (tressées ou tissées) et, bien sûr, en bois. La production de vannerie est importante (paniers, sacs, couffins). Les calebasses décorées sont traditionnelles. Les tissus imprimés et les saris le sont devenus.
Les artisans utilisent également la stéatite (ou pierre à savon) pour façonner objets et statuettes. On trouve en grand nombre des pierres semi-précieuses, notamment la malachite verte, l´hématite (noire, lourde), l´œil de tigre, le quartz rose... L’or et l’argent sont travaillés en bijoux.

Cuisine

On ne dira pas que le Kenya est le pays d’Afrique où l’on mange le mieux. L’ugali (sorte de polenta) nourrit sans émotion. La viande grillée (chèvre et mouton) anime un peu. La cuisine internationale des hôtels et des lodges est très correcte et réserve à sa clientèle des produits de bonne qualité (gibier, fruits). L’english breakfast est de rigueur. C’est la cuisine de la côte qui est la meilleure ; apports africains, indiens et arabes ménagent de bonnes surprises (noix de coco et épices sont mises à contribution). Poissons et crustacés se distinguent.

Boisson

En ville, l´eau du robinet est considérée comme potable. On sera cependant prudent : il est préférable de ne boire que de l´eau en bouteille (capsulée). La remarque vaut aussi pour les glaçons, hors hôtels et lodges. Alternative à l’eau : les sodas (marques internationales disponibles partout). Le thé et le café sont au lait et sucrés.

La bière. Très populaire et vendue en bouteilles de 50 cl. Tusker, Pilsner, White Cap et Castle sont les plus répandues.

Le Kenya produit du vin dans la région du lac Naivasha.