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GUYANE FRANCAISE

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Hommes et culture Guyane francaise

Population

195 830 habitants (2006).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

60% des Guyanais parlent le créole (guyanais, 38% ; martiniquais ou guadeloupéen, 6,4% ; haïtien, 8%...). Le français est la langue maternelle d’un peu plus de 14% des habitants. Puis viennent le portugais (6,9%), l’hindoustani (4%), le chinois hakka (3,9%), etc. La créolisation de la communication courante est avérée et pallie les inconvénients inhérents à cette diversité.
Les langues indiennes (4% des locuteurs) sont classées en trois familles : arawak, caraïbe et tupi-guarani. Parmi ces langues, seul le kalihna (famille caraïbe), qui compte quelques 10 000 locuteurs dans la zone des Guyanes, semble avoir quelques chances de se maintenir.

Peuple

La population guyanaise est à la fois restreinte et complexe. Premiers habitants de la région, les indiens représentent désormais 5% des Guyanais : Arawak et Palikour (famille arawak) ; Kalihna et Wayana (famille caraïbe) ; Emerillon et Wayampi (famille tupi-guarani). « Populations primitives » (1952), « populations tribales » (1970), « amérindiens de Guyane française » (1984) et « communautés tirant traditionnellement leurs moyens de subsistance de la forêt » (1987) : ces expressions marquent la lente évolution de l’attitude des autorités à leur égard.
Les européens (Métros ou « Permanents ») sont 14%. Les Guyanais d’origine africaine, 60%. Ce sont surtout des mulâtres. Les Noirs-marrons, ou Bushinengués, sont environ 10 000 ; Boni, Djuka, Saramaca, descendants d’esclaves rebelles du Surinam, ils vivent, pour l’essentiel, sur les rives du Maroni. Puis viennent les asiatiques (Chinois Hakka, Hmong du Laos), les Brésiliens, les Surinamiens, les Libanais…

Religion

Le catholicisme est largement majoritaire. Et subventionné par le département (régime similaire à celui de l’Alsace ou de la Moselle). Les protestants évangéliques s’implantent. Indiens et Noirs-marrons pratiquent encore souvent leurs religions traditionnelles.

Calendrier des Fêtes

14 juillet.

Histoire

Premier peuplement au VIe millénaire avant JC, dont descendraient les Emerillon et les Wayampi. Originaires de l’Amazonie, les Arawak et les Palikour sont arrivés au IIIe siècle, suivis par les Caraïbes au VIIIe. Pendant cette longue histoire, bien des peuples ont occupé la région.

Il y avait du monde sur la plage lorsque, le 5 août 1498, Christophe Colomb a longé la côte de Guyane. Pourtant, le premier à y aller voir de près fut l’Espagnol Vicente Yanez Pinzon (1460-1523), ex-commandant le la Nina, en 1500. La région guyanaise n’étant pas concernée par le traité de partage hispano-portugais de 1494, les Français vont tenter de s’y installer à partir de 1604. Les choses n’iront pas sans mal : microbes et bactéries se montrent intraitables. Richelieu pousse pourtant à la colonisation de la France équinoxiale. Cayenne est fondée en 1643. Les colons sont décimés par les maladies et les indiens (eux-mêmes mis à mal par des affections nouvelles). 1654, les Anglais passent. Deux ans plus tard, des juifs marranes, venus de Guyane hollandaise, fondent à Cayenne une première sucrerie. Et font venir les premiers esclaves noirs. Quelques chassés-croisés franco-hollandais plus tard, les Français s’installent pour de bon (1664). Ils parviennent tant bien que mal à développer une agriculture : canne à sucre, rocou (un colorant alimentaire qui sert à teindre le haddock et la mimolette), indigo, coton, café… Les esclaves fournissent à cela l’essentiel de l’énergie. Les jésuites pourvoient à pas mal de choses. Les bisbilles avec l’Angleterre et la Hollande se poursuivent.
En 1713, le traité d’Utrecht, établit le Maroni frontière occidentale de la Guyane française. Pour le reste, les disputes avec le Portugal, puis le Brésil, ne cesseront qu’en 1900, lorsqu’un arbitrage suisse fixera la frontière franco-brésilienne sur l’Oyapock. Cette même année 1713, les jésuites établissent une mission à Kourou. Ils poursuivent leurs efforts pour la mise en valeur et en catholicisme romain de la colonie. Louis XV les expulse en 1762. Toutes les tentatives pour renforcer le peuplement échouent : les maladies tuent les arrivants. C’est donc avec une certaine logique que la Révolution enverra à Cayenne les prêtres réfractaires et les opposants politiques. Le bagne était né. L’esclavage est aboli en 1794, puis rétabli huit ans plus tard, provoquant un important marronnage. Bientôt, les Portugais, mécontents d’être envahis par les généraux de Napoléon en Europe, s’installent en Guyane française de 1809 à 1814. La Restauration sera une période faste pour la colonie, grâce toujours à l’esclavage et à la réactivation du plan de développement que Joseph Guisan (1740-1791), un ingénieur suisse, avait mis en place à partir de 1771. En 1848, l’abolition définitive de l’esclavage menace de rompre l’équilibre économique guyanais. Pour pallier l’élargissement des Noirs, on va faire venir des travailleurs asiatiques sous contrat et des forçats. Dès lors, le bagne se développe autour de Saint-Laurent-du-Maroni. Alfred Dreyfus (1859-1935) en sera le prisonnier le plus célèbre. Dans les mêmes années, les boues aurifères d’un affluent de l’Approuague provoquent une ruée qui va durer un siècle. Réveillant des contestations de frontière avec la Guyane hollandaise (jusqu’en 1935) et entrainant le déclin dramatique des populations indiennes.

Sous l’impulsion du journaliste Albert Londres (1884-1932), un puissant mouvement d’opinion obtient la fermeture du bagne (légale en 1938 ; effective en 1946 - les derniers détenus seront rapatriés en 1953). Seconde Guerre mondiale : l’administration coloniale, d’abord pétainiste, rejoint la France libre en 1943. En 1946, la Guyane devient un département, dont la situation économique et sanitaire est des plus médiocres. C’est la guerre d’Algérie qui lui permet de sortir de l’ornière. Lorsque la décision est prise de transférer le Centre spatial français de Colomb-Béchar à Kourou (1964). Au fil des ans, le pas de tir de Kourou est devenu le port spatial de l’Europe, avec un impact démographique et économique positif.

Politique

La Guyane est, à la fois, une région administrative, un département français d’outre-mer (DOM) et une région ultrapériphérique de l’Union Européenne.

Célébrités

Gaston Monnerville (1897-1991) est une figure de la vie politique française. Petit-fils d’esclave né à Cayenne, il fut sous-secrétaire d’Etat aux colonies du gouvernement Chautemps en 1937-1938, résistant, puis président du sénat de 1947 à 1968. Issu du radicalisme, il défendit avec détermination les institutions républicaines.

Henri Salvador (1917-2008). Avant d’être le papy cool de la chanson française veloutée, il fut, avec Boris Vian, un trublion pétaradant et mal embouché qui fit swinguer avec désinvolture et talent la France du Petit Nicolas. Du Blues du dentiste à Syracuse, et de Ray Ventura à Art Mengo, il y en aura eu pour tous les goûts dans une carrière à coulisse…

Léon Gontran Damas (1912-1978) portait en lui tous les métissages guyanais. Poète et essayiste, il fut l’un des promoteurs de la Négritude, avec Aimé Césaire (1913-2008) et Léopold Sédar Senghor (1906-2001). Député de Guyane (1948-1951) et professeur à la Howard University (Washington D.C.).

Malia Metella (née en 1982, à Cayenne) est une nageuse de caractère, qui, pendant les années 2000, fit avec Laure Manaudou (née en 1986) les beaux jours de la natation française. De l’argent aux JO 2004 et aux championnats du monde 2005 ; de l’or aux rencontres nationales et continentales.

Anne-Marie Javouhey (1779-1851) a fondé la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. En 1828, elle installe à Mana, en Guyane, une colonie agricole qui devient un sas pour les esclaves libérés, entre la servitude et une problématique autonomie économique et sociale. Son action fut soutenue par Victor Schoelcher (1804-1893), rédacteur du décret du 4 mars 1848 abolissant l’esclavage.

Arianne. Le 24 décembre 1979, la fusée Ariane I effectue un premier vol satisfaisant. Depuis, ces lanceurs européens (jusqu’à l’actuelle version V) se sont taillés une belle part de marché dans le domaine de la mise en orbite des satellites (300 engins de plus de 100 kg entre 1979 et 2009).

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euro par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes locales, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

L’artisanat reflète la diversité guyanaise. Les Noirs-marrons travaillent magnifiquement le bois : peignes, pagaies, pirogues, meubles, ustensiles de cuisine portent, sculptée ou peinte, la marque d’un grand savoir-faire et de l’importance sociale des objets. Il va sans dire qu’avec le même matériau (ou le roseau), les indiens ne sont pas manchots non plus : arcs, flèches, ciels de case… Mais, ils sont peut-être meilleurs vanniers encore. Hottes, tamis, éventails, paniers, nattes ou couleuvres à manioc sont fait de végétaux verts et mettent une touche d’élégance au quotidien. Les femmes partagent l’art de la broderie : nappes ou hamacs chez les Noirs-marrons ; montages de perles sur les colliers ou les ceintures de cérémonie des indiens ; costumes traditionnels des Hmong…
Et la Guyane est un Eldorado : de la pépite au bijou, l’or tente sous bien des formes. La marquèterie dispose de bois précieux en abondance et les artisans font merveille.

Cuisine

Crevettes, salade de chou maripa (cœur du palmier Attalea maripa), poisson mariné et accras de morue sont l’essentiel des entrées. Mettons-y encore le boudin, très parfumé. Parmi les préparations du poisson, le blaff s’impose : prenez du mérou, par exemple, et cuisez-le dans un court-bouillon relevé de cèleri, d’oignon, de bois d’Inde (piment de la Jamaïque), de citron… Citrons toujours pour « cuire » le machoiran et le coco ; l’acoupa ou le vivaneau seront plutôt grillés sur des braises (et servis avec une sauce au lait de coco). Les viandes (poulet, porc, agneau…) et les gibiers (pécari, maïpouri, iguane…) sont généralement servis en fricassée. Ils peuvent (tout comme les poissons) être boucanés : fumés. Avec tout ça, du riz, des haricots rouges ou du couac (semoule de manioc), des légumes. Les fruits sont délicieux.
Le bouillon d’awara : c’est le plat « national » guyanais. On le prépare pour le lundi de Pâques. La base en est une pâte épaisse de fruits d’Astrocaryum vulgare (le palmier awara) que l’on cuit longuement avec poulet, crabes, crevettes et légumes variés. Qui goûte au bouillon d’awara retournera en Guyane !

Boisson

Pour l’eau, voir rubrique « Santé ». Pour le reste… Si l’on peut, bien sûr, boire de la bière ou des sodas, la boisson locale est le rhum. Que l’on boit sec, ou « planteur » (dans un jus de fruit), ou en ti’punch (avec du citron vert et du sirop de canne). Mais, les jus de fruit peuvent être bus pour eux-mêmes, ils sont délicieux : fruit de la passion, prune de Cythère, cerise pays, cupuaçu (Theobroma grandiflorum)…