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DJIBOUTI

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Hommes et culture Djibouti

Population

882 844 habitants (2010).

Langue Officielle

Arabe et français.

Langue parlée

Les langues officielles ne sont les langues maternelles de personne à Djibouti. Le somali est celle de 61,1% des habitants et la langue véhiculaire du pays. Vient ensuite l’afar (20,4%). L’un et l’autre sont des langues couchitiques. Les Arabes parlent l’arabe djiboutien ou l’arabe omanais. Les Français, le français et les Amharas, l’amharique.

Peuple

Les Somalis (Issas, Gadaboursis, Issaqs, Darods) sont les plus nombreux : un peu plus de 60%. Viennent ensuite les Afars (20,4%), traditionnels éleveurs nomades du nord. Les Arabes sont environ 15%, les Français 2% et les Amharas 0,3%.

Religion

98% de musulmans sunnites.

Calendrier des Fêtes

27 juin : anniversaire de l’indépendance (1977).

Histoire

La présence de l’homme sur l’actuel territoire de Djibouti est ancienne, mais encore peu documentée. Pendant l’Antiquité, les Egyptiens (ainsi que les Sabéens, les Grecs, les Perses) vont sur les rivages du Pount, côte africaine de la mer Rouge, chercher de la myrrhe et de l’encens. Tadjoura était sans doute l’un des centres de ce commerce. Au Xe siècle avant JC, Raheita (Erythrée) est un comptoir phénicien important. La migration vers le sud-est des peuples couchitiques, dont descendent les Somalis et les Afars, commence alors. Au début de notre ère, l’encens de la péninsule arabique a en partie supplanté celui de la corne de l’Afrique et la route du désert, celle de la mer. Les régions riveraines du golfe de Tadjoura appartiennent au royaume éthiopien d’Aksoum. Ce vaste ensemble contrôle la mer Rouge jusqu’à l’invasion perse de 578. Il dépérit ensuite lentement. Pendant la période aksoumite, le christianisme est implanté par l’Etat (IVe siècle). Le moment venu, les marchands arabes introduisent l’islam dans les régions littorales (IXe siècle). Leur activité met fin à l’influence du commerce indien. Des entités politiques musulmanes voient le jour. Au XIIIe siècle, le sultanat somali d’Ifat, qui a Zeila pour capitale, étend son contrôle sur le nord de la Somalie, Djibouti et une partie de l’est éthiopien. Il marque la consolidation des positions musulmanes dans la zone côtière. Le sultanat d’Adal lui succède, qui mènera un long combat contre l’expansionnisme abyssin (XVe-XVIe siècle). La guerre pour le contrôle de la mer Rouge que se livraient déjà en sous-main Portugais et Ottomans se découvre alors. Au profit des seconds. Djibouti est inclus dans l’eyalet ottoman d’Habesh, proclamé en 1554 et dont la conquête effective commence trois ans plus tard. La maîtrise du terrain demeurant, quel que fut le taulier en titre, aux nomades Afars et Issas (l’une des composantes des Somalis). Les sources sur l’administration de cette province de l’empire turc sont lacunaires.

Elle dut être peu ferme, puisqu’elle n’empêcha pas la France d’y prendre pied. Le 11 mars 1862, le meurtre dans le golfe de Tadjoura d’un ancien consul de France à Aden se solde par la vente au pays lésé des « ports, rades et mouillages » d’Obock et de quelques arpents annexes. L’intérêt à l’époque ne se suscitant pas en temps réel, il faudra vingt ans pour qu’on en entreprenne la reconnaissance. Léonce Lagarde, commandant à Obock, débarque le 1er août 1884 (en novembre, la garnison turque quitte Tadjoura). L’année suivante le protectorat français s’étend aux deux rives du golfe de Tadjoura. Le territoire « français » trouve rapidement ses limites sud (Loyada - 1888) et nord (Doumeira - 1891). A l’ouest, elles sont d’abord déterminées par la construction du chemin de fer Djibouti-Dire Dawa-Addis-Abeba (1897-1917). Elles ne seront ensuite définitivement fixées que par des accords avec l’Ethiopie, en 1955. Depuis 1896, Djibouti est le chef-lieu de la désormais Côte française des Somalis. On aménage le port, qui devient un relais important du commerce éthiopien, et une escale des Messageries maritimes sur la route de l’Extrême-Orient à partir de 1895. Les salines (marais artificiels installés au sud-ouest de la ville) sont l’autre élément du développement économique local. L’histoire de la Côte est maintenant arrimée à celle de la métropole. Pendant la Première Guerre mondiale, le 1er bataillon de tirailleurs somalis participe aux batailles de Verdun (reprise du fort de Douaumont), de l’Aisne (Chemin des Dames), de la Malmaison… Pendant la Seconde, Djibouti opte d’abord pour le maréchal Pétain puis, fin quarante-deux, pour le général de Gaulle, ce qui permet de lever le blocus anglais qui affame le territoire. Le bataillon de marche somali s’illustre à Royan (opération Vénérable, avril 1945).

Après la guerre, la population du territoire augmente rapidement (17 000 habitants en 1947, 62 000 vingt ans plus tard). Des conflits sociaux se font jour. Une Assemblée territoriale et un Conseil de gouvernement sont institués en 1956. Des revendications d’indépendance s’expriment, sans conséquences dans un premier temps. En 1967, un référendum sur la question provoque des émeutes, un rafraîchissement administratif et un changement de nom, la Côte française des Somalis devient Territoire français des Afars et des Issas. Les choses vont ainsi dix ans encore. Mais les tensions politiques et sociales restent fortes. Fin 1975, le gouvernement français évoque l’indépendance de Djibouti. La prise d’otages de Loyada (février 1976) donne au processus un coup d’accélérateur brutal. Nouveau référendum le 8 mai 1977 : « oui » à une nouvelle république, proclamée le 27 juin. Hassan Gouled Aptidon s’installe au pouvoir. Le régime à parti unique ne simplifie pas vraiment la vie politique. En 1991, le FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie) prend les armes contre le gouvernement sous contrôle issa. Ce dernier récupère la main en 1993 et, l’année suivante, signe des accords de paix (avec la majorité du FRUD tout au moins, le FRUD-armé continuant la lutte jusqu’en 2001). L’économie souffre de ces soubresauts, mais un timide multipartisme en sort.

Politique

Djibouti est une république présidentielle, régie par la Constitution de 1992. Celle-ci autorise un multipartisme prudent (quatre partis légaux). Le président de la République dispose du pouvoir exécutif, il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une fois. Il nomme le premier ministre et confirme les ministres sur proposition de ce dernier. Le pouvoir législatif est exercé conjointement par le gouvernement et le parlement (monocaméral à soixante-cinq députés élus pour cinq ans). La Constitution garantit en principe l’indépendance du pouvoir judiciaire, dont la Cour suprême est la clé de voute. Le Conseil constitutionnel veille à la constitutionnalité des lois.

Célébrités

Henry de Monfreid (1879-1974). Pour toute une génération, Monfreid a le visage de Pierre Massimi, qui tient son rôle dans Les secrets de la mer Rouge, série télévisée de Claude Guillemot et Pierre Lary, diffusée en 1968 et 1975. Et puis il y a les romans, où se justifie et s’exalte une vie d’aventures et de trafics. Il y a du talent, pas du génie. L’anti-Rimbaud, en somme.

Abdourahman A. Waberi (né en 1965). Le pays sans ombres, Cahier nomade et Balbala sont les éléments d’un triptyque littéraire que Waberi a consacré à Djibouti, son pays natal. Depuis, l’écrivain poursuit une œuvre dont l’Afrique est à la fois le centre et l’insaisissable motif.

Hussein Ahmed Salah (né en 1956) fut un marathonien d’exception, qui a inscrit Djibouti dans la grande tradition des coureurs de fond de l’est africain. Médaille d’argent aux championnats du monde de 1987 (Rome) et 1991 (Tokyo), médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988. Record personnel sur les 42,195 km, 2 :07 :07.

Léonce Lagarde (19860-1936). Ce sont des qualités qui tiennent à la fois du maquignon et du diplomate qui ont permis au « commissaire extraordinaire » de faire du Territoire d’Obock la Côte française des Somalis et de fonder Djibouti-ville en 1888. Lagarde fut par la suite ambassadeur de France en Ethiopie (1897-1907).

Hassan Gouled Aptidon (1916-2006). De 1946 (fondation avec Mahmoud Harbi du Club de la jeunesse somalie et dankalie) à 1999 (terme de son 4e mandat présidentiel), Hassan Gouled aura passé sa vie au premier rang de la politique du pays. Si on peut sans doute lui reprocher bien des choses, on ne lui déniera pas en revanche la vista et la ténacité qui font les vrais patrons.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs nous vous conseillons, au minimum, l’équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. Dans un restaurant de standing, le pourboire est de l’ordre de 10% du montant de l’addition.
En ce qui concerne le personnel de service, les usages sont très variables. Nous vous conseillons d’aligner votre pourboire sur l’économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez, d’en estimer le montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Le qat (Catha edulis). Djibouti importe chaque jour plusieurs tonnes de feuilles de cet arbuste de la famille du fusain. On les mastique en compagnie pour leurs propriétés stimulantes et le rituel social qu’elles gouvernent. Fléau pour les uns, bénédiction pour les autres, le qat fait partie du paysage urbain et concerne toutes les classes de la société.

Achat

Poignards au manche ciselé, vannerie, colliers d'ambre ou de malachite, bijoux d’argent, repose-tête en bois sculpté, flacons de khôl, épices, encens… Cet artisanat provient souvent des pays limitrophes.

Cuisine

Certains aspects de la cuisine de Djibouti sont attendus : la spécialité nationale, le cabri farci, est un héritage du pastoralisme nomade. D’autres surprennent : le poisson ne fait pas partie de la table traditionnelle, même sur la côte ; on en mange surtout dans les restaurants yéménites et européens (délicieux dans les deux cas, soit dit en passant). Ce qui comble l’estomac et réjouit l’âme des Djiboutiens, ce sont essentiellement le riz, les pâtes et la viande grillée ou rôtie. Le premier sert à accompagner ou à farcir la troisième. Les secondes se servent un peu partout, avec une sauce épicée. Le riz à la cardamome (skoudekharis) est très apprécié. Les Français ont imposé la baguette ; dans la rue, on fait avec de succulents sandwiches de viande grillée (cabri, mouton…). On trouve aussi le pain plat arabe et l’injera des Ethiopiens. Côté épices, c’est l’Inde qui donne la note. Le piment est en recul, mais toujours présent. Des fruits et légumes ? Leur consommation progresse notablement ; ils proviennent essentiellement d’Ethiopie.

Boisson

L’eau du robinet est impropre à la consommation. On s’en abstiendra (et donc aussi de glaçons non identifiés). L’eau minérale (importation ou dessalage) en bouteille est vendue partout, comme le Coca. Etabli entre Ethiopie et Yémen, Djibouti a tout pour être un comptoir à café et, de fait, il s’en sert du très bon. Mais le thé, au gingembre éventuellement (ou à la cannelle, au clou de girofle…), est la boisson fétiche des Djiboutiens. Il accompagne toute qat party qui se respecte. Les établissements européens ou éthiopiens servent des boissons alcoolisées. Dans l’intérieur du pays, on vous proposera peut-être du vin de palme (fermentation de la sève du palmier doum).