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ARMENIE

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Hommes et culture Armenie

Population

3 326 448 habitants.

Langue Officielle

La langue officielle de la République d'Arménie est l'arménien.
Il s'agit d'une langue indo-européenne. Son alphabet a été créé entre 392 et 406 par le moine Mesrob Machdotz (en remplacement de l’alphabet grec).

Langue parlée

Les minorités linguistiques ont des langues maternelles très diverses (ukrainien, russe, kurde, araméen, géorgien…) mais sont toutes russophones et aimeraient pouvoir utiliser le russe dans leurs rapports avec l’administration, comme c’était le cas à l’époque soviétique. Le russe est aussi parlé par une bonne partie de la population arménienne, mais il est aujourd’hui supplanté par l’anglais comme première langue étrangère des jeunes générations.

Peuple

La population arménienne se caractérise par une grande homogénéité ethnique. Les Arméniens, peuple d’origine indo-européenne, constituaient plus de 93% de la population en 1995. Cette proportion s’est accrue après le début du conflit armé avec l’Azerbaïdjan au début des années 1990. La plupart des Azéris, peuple d’origine turque, qui représentaient 2,5% de la population, ont fui vers l’Azerbaïdjan. Inversement, l’Arménie a accueilli des vagues de réfugiés arméniens fuyant les combats dans le Haut-Karabagh, dont 80 % de la population est arménienne.
Parmi les différentes ethnies, nous pouvons citer :
- les russes : de moins en moins nombreux, la plupart sont des molokans : une secte chrétienne russe longtemps persécutée par les tsars.
- les Kurdes yézides (ou Yezidis) : leur identité ethnique avait été officiellement niée par le régime soviétique, mais ils s’identifient depuis le recensement de 1989 comme étant de nationalité yézide. Ils sont environ 40000.
- les Assyro-Chaldéens : une minorité chrétienne qui parle l’araméen.
- les Grecs pontiques (un millier).
- les juifs : une toute petite communauté (quelque 500 personnes).

Religion

97% des arméniens sont chrétiens. Ils appartiennent presque tous à l’Église apostolique arménienne (église orientale qui s’est déclarée indépendante en 374 (soit avant le concile de Chalcédoine de 451).
Les autres minorités religieuses (soit 3% de la population) sont représentées par les orthodoxes (les Russes et les Ukrainiens), les musulmans (des Kurdes et les très rares Azéris demeurés en Arménie), les yézidis (Kurdes), les juifs (environ 500)...

Calendrier des Fêtes

Les fêtes nationales suivantes sont toutes fériées :

24 avril : commémoration du génocide. Cette date fait référence à ce jour de 1915 où les autorités ottomanes ont arrêté 2345 intellectuels et notables d’Istanbul, sélectionnés sur le seul critère de leur appartenance à la nation arménienne. Ils ont été déportés et, dans leur grande majorité, assassinés.C'est le début d'un génocide, le premier du XXe siècle. Il va faire environ 1,2 million de victimes dans la population arménienne de l'empire turc.

9 mai : fête de la victoire. Cette commémoration est héritée de l’URSS, elle rappelle la victoire de l’Armée rouge sur l’Allemagne nazie en 1945.

28 mai : fête de la République. Elle rappelle la proclamation de la première république arménienne en 1918. Cette fête, supprimée par les Soviétiques, est commémorée depuis 1989, puis rétablie officiellement en 1991. Elle évoque la renaissance d’une Arménie indépendante après avoir disparu pendant près de six siècles et demi. C'est la fête la plus populaire.

5 juillet : fête de la nouvelle constitution promulguée en 1995.

2 septembre : fête nationale du Haut-Karabakh (ou Karabagh), anniversaire de l'indépendance proclamé en 1991.

21 septembre : fête de l'Indépendance obtenue en 1991.

Histoire

A la fin du VIIe siècle avant J. C. les Arméniens s'installent en Ourartou.
En 301 après J.C., le christianisme devient religion d'état. Du XIe au XXe siècle, l'Arménie connaît de multiples invasions, turque, seljoukide, mongole, mamelouke, perse, ottomane. 1915-1916 : génocide des Arméniens par les Turcs.
En 1918, la première République indépendante arménienne est proclamée.
En 1922, l'Arménie est annexée par l'URSS.
7 décembre 1988: Tremblement de terre.
En 1990, victoire du Mouvement national arménien lors des élections législatives. Vazken Manoukian devient Premier Ministre.
Le 16 octobre 1991 : Levon Ter Petrossian est élu Président de la république d'Arménie.
Le 21 septembre : référendum. L'Arménie proclame son indépendance.
En 1992 : Admission de la République d'Arménie à l'ONU. La France est le premier pays à installer une Ambassade à Erevan. De 1988 à 1993 : Guerre du Karabagh et naissance de la République Autonome du Karabagh.
Mai 1994 : les arméniens prennent l'avantage au Karabagh - signature d'un cessez le feu.
Le 5 juillet 1995 : Nouvelle constitution pour la République Arménienne.
Septembre 1996 : Des émeutes éclatent devant le Parlement. Février 1998, Levon Ter Petrossian démissionne.
Le 30 mars 1998, Robert Kotcharianest est élu Président de la République d'Arménie.
Le 12 mai 2000, Andranik Markaryan devient premier ministre.
Le 18 janvier 2001 : Reconnaissance du Génocide arménien par le parlement Français (la loi est promulguée le 30 janvier).
Le 5 mars 2003 : Robert Kotcharian est réélu.

Politique

Il s'agit d'une république à pouvoir présidentiel fort et dont le caractère démocratique peine à s’imposer.

Le Président de la république d’Arménie dispose de pouvoirs importants, c’est lui qui dirige le pays. Il peut dissoudre l’Assemblée (un an après son élection). Il nomme le Premier Ministre, les hauts magistrats et les hauts responsables militaires. Il est élu pour 5 ans au suffrage universel (deux tours). Cependant, s’il n’a plus le soutien, ni du peuple, ni de l’Assemblée, le président arménien perd toute marge de manœuvre.
Le président de la République actuel est Robert Kotcharian (un citoyen du Haut-Karabakh, de tendance ultranationaliste) depuis le 30 mars 1998.
Il a été élu avec 59,5 % des voix au second tour face à l’ancien leader communiste, Karen Dermitchian (ou Dermirdjian). Robert Kotcharian a été réélu en mars 2003 avec 67,5 % des voix.

La constitution a été adoptée le 5 juillet 1995 par 68 % des votants (mais 38 % des inscrits). Elle instaure un régime démocratique calqué sur celui de la Ve république française.

Le pouvoir exécutif est assuré principalement par le Président, secondairement par le gouvernement.

Le pouvoir législatif est représenté par l’Assemblée nationale (Azgayin Zhoghov) (131 députés). Celle-ci est élue pour 4 ans selon un scrutin mixte : majoritaire pour 41 sièges et proportionnel pour les 90 sièges restant. L'adoption de la proportionnelle intégrale est réclamée par une partie de la classe politique.

Une cour constitutionnelle composée de 9 membres a été créée en 1995. Elle est chargée de juger de la constitutionalité des lois.

Célébrités

Charles Aznavour : (de son vrai nom Charles Aznavourian d'origine arménienne), il est né à Paris en 1924. Il débute sa carrière en 1941, en formant un tandem avec Pierre Roche. Il rencontre ensuite Edith Piaf qui sera une des premières à reconnaître son talent et à l'aider.
Ses chansons font presque toujours référence à l'amour. Il a également joué dans soixante films. Chantant dans cinq langues, il est l'un des chanteurs français les plus connus dans le monde.

Alain Manoukian : fils d’ouvrier de la chaussure de Romansa créé une entreprise de renoms, non dans le cuir, mais dans la maille.

Youri Djorkaeff : ce Français d'origine arménienne est né le 9 mars 1968 à Lyon. Il s'intéresse très tôt au football et part à 15 ans pour le centre de formation de Grenoble. Trois ans après son entrée en centre de formation, Youri Djorkaeff débute sa carrière professionnelle en D2. Il joue d'emblée milieu de terrain (poste qu'il ne quittera plus).
Il connaît sa première sélection en équipe de France le 13 octobre 1989, alors que cela ne fait pas deux mois qu'il évolue en D1. Il reste à Monaco jusqu'en 1995, date à laquelle il part pour le Paris Saint-Germain.
Au sortir de l’Euro 1996, il rejoint l’Inter Milan où il s’impose comme un joueur clé, de même qu’en équipe de France où sa complémentarité avec Zinedine Zidane permet aux Bleus de remporter la Coupe du monde 1998. Victoire confirmée deux ans plus tard au cours de l’Euro 2000.

Alain Prost : d'origine arménienne, il est un pilote automobile français né le 24 février 1955 à Lorette. De 1980 à 1993, il a remporté 51 Grand prix, et décroché à 4 reprises le titre de Champion du monde. De par son palmarès, celui que l'on surnommait Le Professeur peut être considéré comme le plus grand pilote français de tous les temps.

Daniel Bilalian : journaliste né le 10 avril 1947 à Paris.

Patrick Devedjian : né le 26 août 1944 à Fontainebleau (Seine-et-Marne), il est élevé dans un pensionnat arménien, son père étant de cette nationalité. Il est devenu avocat et homme politique français, membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

Henri Troyat : Né à Moscou le 1er novembre 1911, (décédé le 05 mars 2007) Henri Troyat (Lev Tarassov de son vrai nom) et sa famille doivent quitter la Russie à cause de la révolution. En 1920, il arrive en France où il poursuit ses études : il devient licencié en droit. Naturalisé français, il accomplit son service militaire au moment où paraît son premier roman "Faux jour" qui obtient en 1935 le Prix du Roman populiste. Engagé dans l'administration, il profite de son temps libre pour écrire et, en 1938, le prix Max Barthou, décerné par l’Académie française, le récompense pour l'ensemble de son oeuvre. En 1938 toujours, il obtient le prix Goncourt pour son roman "L’Araigne". Il est élu à l’Académie française le 21 mai 1959.

Henri Verneuil : réalisateur français d'origine arménienne né Achod Malakian le 15 octobre 1920 à Rodosto (Turquie). Rescapée des massacres perpétrés par les Turcs, sa famille s'installe à Marseille en 1924.
Parmi ses grands succès : "La table aux crevés", "Urbain Coindet", "Mélodie en sous-sol", "Le clan des siciliens", "La vache et le prisonnier".
En 1991, il réalise "Mayrig" qui rend hommage à toutes les "mama" Arméniennes.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons au minimum l’équivalent de 2 euros par jour et par personne. Pour les guides, entre 3 et 5 euros par jour et par personne.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs...), les usages sont très variables. Nous vous conseillons d'aligner votre pourboire sur l’économie du lieu : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Eviter les tenues trop dénudées à l'église. Dans ce lieu, on ne doit pas croiser les jambes lorsqu'on est assis, les femmes se couvrent la tête, les hommes ôtent leur chapeau et on ne doit pas tourner le dos à l'autel (d'où la pratique de sortir à reculons).

Achat

Bibelots et souvenirs sont des denrées plutôt rares, à moins de sacrifier aux critères indulgents du second degré : "khatchkars" en faux marbre incrustés de fausses pierres, reproductions à l’infini et sous toutes ses coutures du mont Ararat, etc. Ces objets, le plus souvent d’inspiration religieuse, sont proposés bien sûr aussi à l’entrée des principaux sites touristiques, monastères et églises. Pourtant, l’artisanat traditionnel vous donnera l’occasion de rapporter quelques belles pièces - reproductions en terres cuites de statuettes de l’époque d’Ourartou, épaisses ceintures en argent et divers bijoux ornés d’obsidiennes et autres pierres semi-précieuses, cafetières en cuivre repoussé - dans vos bagages, à côté des inévitables bouteilles de "cognac" (brandy) arménien. Dans la gamme supérieure, les bijoux et pièces d’orfèvrerie, et les tapis bien sûr. Relevant d’une très longue tradition, les tapis et kilims d’Arménie et du Karabagh sont réputés, presque autant que ceux d’Iran. Mais pour ces achats de "luxe", il faudra vous mettre en règle avec l’administration locale, très sourcilleuse même quand il ne s’agit pas de pièces d’antiquités, dont l’exportation est bien sûr interdite.

Cuisine

La cuisine arménienne se compose de viande d'agneau grillée ou préparée sous forme de soupe. Le bozbash est le plat national. Il s'accommode de diverses manières, souvent avec de la viande, des fruits, des noix et beaucoup d'herbes. Le saumon du lac Sevan est particulièrement bon mais il se fait rare. Vous trouverez beaucoup de légumes épicés en hors-d'oeuvre ainsi que de la viande fumée.
Les desserts sont souvent à base de fruits secs (tchir). Vous aurez également le choix entre la crème de riz au lait (katnapour), des gâteaux orientaux ou d'excellentes glaces.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, il est conseillé de ne boire que de l’eau minérale en bouteille. On s’abstiendra également de consommer des glaçons.
Le café est très fort. Le Brandy local rivalise avec celui qui est fabriqué en France.