Notre éthique
Maintenant membre de la belle association ATR, Agir pour un Tourisme Responsable, nous passons à la vitesse supérieure. Nous allons, en effet, retourner sur les bancs de l’école et préparer, comme il se doit, l’examen de certification des voyages d’aventure, auprès d’ATR. Notre conviction, jamais démentie au sein de Nomade Aventure, nous permet d’espérer un passage de l'épreuve avec succès.
Parallèlement, nous essayons d’identifier des initiatives locales pouvant être soutenues par Nomade Aventure en tant qu’opérateur économique. Notre modèle initial n’a pas pris un coup dans l’aile : travailler avec des guides et des partenaires locaux reste notre priorité, et nous souhaitons mettre à profit notre expérience dans l’étude et le suivi de projets simples et réalistes.
Nos priorités sont, d'une part de vérifier la réalité des relations entre les différents acteurs, tels que le circuit de redistribution monétaire équitable entre les guides, les chauffeurs, les cuisiniers et les chameliers.
D'autre part, nous projetons d'organiser des formations en langue et en premiers secours auprès de nos équipes locales.
Dès à présent, avec leur concours, nous recensons, à travers nos voyages, les personnes, les familles ou les villages ayant besoin d’un financement au démarrage d’une activité, qu’elle soit artisanale ou d’accueil. La réussite de cette démarche se fera par l’accompagnement du projet puis par la pérennisation de l’activité grâce à votre passage, entre autres.
Votre sécurité
Aérien
Nous ne choisissons que des compagnies régulières ou charter agréées par la DGAC française ou des compagnies étrangères répondant aux normes internationales (IOSA, JAR).
A destination
Nous restons constamment informés via le site du Quai d’Orsay, l’agence spécialisée "Sécurité Sans Frontières" et nos prestataires locaux.
En 2009 Nomade pique sa crise ! Et crée pour l’occasion le patch anti-crise. Tout d’abord, pour nous calmer puisque la colère est mauvaise conseillère, et pour prendre les devants face à cette crise dont l’ampleur est à mettre au même niveau qu’une tempête de sable ou de neige : nous ne pouvons en estimer sa force, sa durée, ni ses répercutions sur la planète.
Ne pouvant rester attentistes, en collaboration avec nos équipes locales et les compagnies aériennes, nous avons décidé de réagir en revoyant ensemble nos tarifs à la baisse. Attention, pas uniquement sur une ou deux dates, mais bien sur la majorité des dates de départ du voyage sélectionné. Nous vous rassurons, cette initiative n’est pas le fruit d’un montage financier à la "subprime", mais tout simplement la volonté de convaincre tous nos partenaires de respecter notre engagement premier : être quoiqu’il arrive les plus attractifs.
Aussi vrai qu’on ne change pas une équipe qui gagne face à la crise, Nomade Aventure répond présent, et vous propose son propre plan de relance, le patch "Nomade pique sa crise" sur une soixantaine de voyages avec des prix défiant toute concurrence !
Nomade Aventure et les prix bas : une longue histoire d’amour…
Nous sommes fiers depuis plusieurs années de proposer les prix les plus bas du marché, et vous êtes de plus en plus nombreux à adhérer à ce concept. Dans un secteur à faible rentabilité comme le tourisme, nous parvenons à cela en associant divers facteurs :
- Nous avons une politique de marges faibles.
- Nous travaillons depuis le début avec des guides locaux, question d’abord de philosophie, mais cela nous permet aussi d’économiser le billet d’avion d’un guide français.
- Nous prenons très souvent des risques en terme d’achat sur un certain nombre de vols, avec un engagement ferme sur une certaine quantité de sièges afin d’obtenir de meilleurs tarifs.
En revanche, inutile d’y voir pour autant une baisse de la qualité des prestations, de la quantité de nourriture, ou du nombre de sites visités. Rien ne se fait non plus au détriment des salaires de nos guides, chameliers ou chauffeurs, clés de voûte de nos voyages, et rémunérés à la juste valeur de leur travail.
Et quand il nous arrive parfois de vous facturer des hausses carburant, ou des hausses taxes aéroport, sachez bien que c’est stricto sensu ce que nous demandent nos partenaires transporteurs.
Vous devez cependant accepter…
D’avoir choisi un voyage d’aventure. Nous assumons nos choix et notre positionnement, par conséquent, il n’est pas à exclure que vous ayez ponctuellement un hébergement rustique ou des transports locaux.
Voyager avec nous, c’est avant tout un état d’esprit, nous restons très attachés à la notion d’aventure, que nous ne voulons pas galvauder en aseptisant nos voyages. Cette quête de l’authenticité n’est-elle pas le meilleur moyen de s’évader ?
Nous proposons ponctuellement des promotions. Nous le faisons dans les cas suivants : pour garantir un départ lorsque le nombre minimum d’inscrits n’est pas atteint ou pour combler les invendus. Ces tarifs promotionnels sont appliqués sur une période donnée. Il se peut que sur un même voyage, certains en aient bénéficié et d’autres pas.
Même si notre politique atypique surprend dans le secteur du tourisme, nous appliquons la règle des promotions de la même manière que le commerçant lambda, un jean acheté en promo est le même que celui acheté au prix fort, c’est un fait indéniable.
Une vérité que l’on retrouve ainsi dans le monde du voyage : à vol comparable, le prix du billet payé par votre voisin sera souvent différent du vôtre…
Toujours plus de transparence en 2009...
Pas de supplément petit groupe
Nous avons décidé de supprimer dans 99% des cas les suppléments petits groupes, afin d’éviter les désagréments inhérents à la facturation d’un certain montant à 30 jours du départ. A l’impossible nul n’est tenu, quelques voyages ne peuvent se faire en comité restreint, le supplément petit groupe vous sera alors facturé.
Désormais, et à de très rares exceptions, un seul prix par date quel que soit le nombre de participants.
Et nous garantissons ainsi le départ des groupes à partir de 2, 3 ou 4 personnes.
Les hausses carburant
Sachez que ces hausses opérées par les compagnies aériennes sont indépendantes de notre volonté et, tout comme vous, nous pénalisent puisque à vos yeux Nomade Aventure en sera le responsable. Sachez aussi que les hausses carburant sont totalement reversées à la compagnie aérienne, pas question de détourner quoi que ce soit, ce n'est pas le genre de la maison et pas question non plus d’absorber les hausses, il en va de notre pérennité.
L’environnement NOMADE AVENTURE s’est engagé dans une gestion responsable de ses achats papiers en sélectionnant pour ses brochures des papiers fabriqués à partir de fibres et de bois provenant de forêts gérées durablement, contribuant ainsi à réduire la pollution.
L’UPM Star Silk et le Magno satin sont des papiers certifiés, provenant de forêts gérées durablement et issus d’usines certifiées EMAS et ISO 14001.
Le choix d'éditer notre brochure chez FOT Imprimeurs, imprimeurs éco-responsables, labellisés Imprim'Vert et certifiés FSC - PEFC, s'inscrit dans la continuité de notre engagement en matière de protection de l'environnement.
NOMADE AVENTURE soutient UNITAID
Un projet révolutionnaire sur l’aide au développement.
Les engagements NOMADE AVENTURE :
Notre démarche s’inscrit dans le cadre des "Objectifs du Millénaire pour le développement" adoptés par tous les Etats membres des Nations Unies en 2000. Cette déclaration fixe un cadre universel pour le développement et la recherche d’un futur partagé par tous.
Les 8 objectifs du millénaire :
- Réduire de moitié l’extrême pauvreté
- Assurer l’éducation primaire pour tous
- Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
- Réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans
- Améliorer la santé maternelle
- Combattre le sida, le paludisme, la tuberculose et les autres pandémies
- Assurer un environnement durable
- Mettre en place un partenariat mondial
La réflexion sur le développement durable menée par NOMADE AVENTURE est donc régulièrement mise en perspective avec ces huit objectifs.
Notre soutien à UNITAID
Pour réaliser ces objectifs, l’aide publique au développement est encore insuffisante. Trouver de nouvelles ressources plus stables et plus prévisibles afin d’améliorer les conditions de vie des habitants des pays en développement est donc un impératif.
C’est dans cette perspective qu’a été créée, en 2006, la "facilité internationale d’achat de médicaments" contre le sida, la tuberculose et le paludisme, UNITAID.
Aujourd’hui, plus de trente pays se sont engagés à mettre en œuvre une contribution de solidarité sur les billets d’avion, essentiellement consacrée au financement d’UNITAID. Ils ont ainsi ouvert une démarche citoyenne et une fiscalité internationale afin de réguler la "mondialisation" : en prenant un billet, chacun contribue à réduire les déséquilibres engendrés par cette mondialisation.
Le fonctionnement d’UNITAID est simple et transparent : aucune bureaucratie puisqu’elle est hébergée par l’OMS et sa gestion est contrôlée par les pays bénéficiaires et les ONG partenaires. Grâce aux 300 millions de dollars récoltés en 2007, UNITAID a déjà engagé des actions en faveur de 100 000 enfants séropositifs en Afrique et en Asie, de 65 000 malades du sida réfractaires aux premiers traitements, de 150 000 enfants touchés par la tuberculose et elle fournira 12 millions de nouveaux traitements contre le paludisme. Les frais de gestion sont réduits à moins de 3% des sommes collectées grâce à l’hébergement de l’OMS et à une organisation particulièrement efficace. La mobilisation internationale permet d’ores et déjà un budget de 500 millions d’euros pour 2009.
Pour en savoir plus : www.unitaid.eu
Notre engagement à Agir pour un Tourisme Responsable
L’esprit ATR
Être membre d’ATR (Agir pour un Tourisme responsable), c’est s’engager sur la limitation des effets négatifs que peut avoir une activité touristique et développer cette activité de voyage dans un objectif durable. Cet état d’esprit correspondant pleinement à ce que nous sommes chez Nomade et surtout à ce que sont nos clients. C’est un premier pas nécessaire mais non suffisant car nous devons très concrètement prouver cet engagement en obtenant auprès de l’organisme officiel (AFNOR) notre certification.
La certification
Nous projetons donc de passer à la vitesse supérieure. Nous allons retourner sur les bancs de l’école et préparer, comme il se doit, l’examen de certification des voyages d’aventure, auprès d’ATR. Notre conviction, jamais démentie au sein de Nomade Aventure, nous permet d’espérer un passage de l'épreuve avec succès.
Que devons-nous faire pour être certifiés ?
- Fournir aux clients une information claire et sensibiliser le voyageur au tourisme responsable
- Sélectionner nos prestataires selon l’esprit du tourisme responsable
- Mettre en place des transferts de compétences vers les prestataires, les accompagnateurs et tout le personnel local.
- Nous engager en matière de lutte contre le CO2, de gestion des déchets, de préservation de l’environnement, de management des équipes et de partage des résultats.
Toute l’information concernant la labellisation ATR sur le site www.tourisme-responsable.org
Actions responsables
Et vous, que pouvez-vous faire ?
Nomade vous recommande d'adopter durant votre séjour une attitude fidèle aux engagements d'ATR. Ces recommandations sont déclinées dans la charte éthique du voyageur que vous avez reçue avec vos documents de voyage et que vous pouvez consulter à tout moment sur notre site Internet www.Nomade-aventure.com. Nous pouvons également vous l'envoyer par courrier, sur simple demande de votre part.
Quelques conseils : évitez l’usage des bouteilles en plastiques, évitez les emballages en portions individuelles, et rapportez tout ce vous pouvez, en particulier les piles et emballages plastiques, difficilement recyclables actuellement dans bon nombre de pays. Lire la charte éthique du voyageur
Télécharger la charte (format PDF)
Notre lutte contre le réchauffement climatique
Nomade met le paquet... et s’oxygène à la compensation CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique ! Même s'il n'est pas possible d'annuler les émissions de CO2 liées à un voyage en avion, on peut les compenser. C'est-à-dire participer volontairement, à hauteur du coût de ses émissions de CO2, à des projets de développement solidaire permettant de les absorber considérablement.
Dès à présent, nous avons décidé de prélever sur notre rémunération, une somme calculée sur la base du CO2 émis, en accord avec le protocole de Kyoto qui préconise une compensation d’au moins 20% dans l’immédiat. Par ailleurs, nous compensons depuis deux ans 100% des émissions de CO2 liées aux déplacements professionnels de nos équipes.
Ces sommes prélevées financent, via la fondation Nomade Aventure, des projets comme la reforestation responsable et la création de piège à carbone.
Elles sont de 1€ pour la France, 2€ pour les voyages moyens courriers et 7€ pour les longs courriers. Ainsi, nous compensons à 100% toutes les émissions de CO2 sur la France et 20% partout ailleurs.
Dans le même ordre d'idée, l’ensemble de la chaîne de fabrication de nos brochures est certifiée : des papiers entièrement recyclables et exempts d'acide, fabriqués à partir de fibres et de bois provenant de forêts gérées durablement (moins de 4% des forêts de la planète le sont), aux imprimeurs labélisés sans oublier les usines qui les fabriquent.
Nomade Aventure vous incite à aller au-delà de cette contribution en calculant le coût total en CO2 de votre voyage et en compensant directement auprès d’opérateurs reconnus (liste des opérateurs et informations complètes sur la compensation sur le site www.compensationco2.fr).
Macha’ka utjawi / Eco-cabañas Terra-Tuni Pour le développement d’un tourisme responsable dans les Andes
Lieu
Bolivie / Cordillère Royale, massif de la Cordillère des Andes (à deux heures de La Paz).
Objectif
Notre objectif général consiste à articuler par le biais du tourisme dans la région de Tuni un projet de développement proposant la rencontre de deux cultures et de deux modes de vie (occidental et andin) autour de la nature.
Objectifs spécifiques
- Assurer un service professionnel : Tuni est totalement reconnu pour sa capacité à pouvoir assurer un service touristique de qualité et fiable.
- Promouvoir le progrès social : les bénéfices tirés du tourisme seront gérés par une Assemblée Communautaire. Ils serviront à la construction d’une école ; à l’installation des services basiques (eau et électricité à domicile, tout à l’égout) de façon à améliorer les conditions de vie difficiles de l’altiplano ; à la création d’un fond de micro-crédit solidaire destiné aux personnes ne bénéficiant pas directement des retombées économiques du tourisme dans la région.
- Favoriser la rencontre de deux cultures autour de la nature : notre projet invite le visiteur à partager un mode de vie en rupture avec son cadre urbain habituel. Il participe aux activités du village rythmées par le calendrier aymara indissociable du milieu naturel dans lequel est implantée la communauté. Il découvre la cosmogonie andine, les croyances culturelles, les habitudes sociales et l’économie locale.
Caractéristiques techniques
Pour permettre l’accueil de visiteurs, le village nécessite la construction d’infrastructures :
- Six unités de logement pouvant accueillir jusqu'à 12 personnes maximum : les cabañas.
- Une salle commune : pour prendre les repas et organiser certains ateliers.
- Caractéristiques des constructions : Aspect extérieur identique au reste des habitations. Les cabañas seront disséminées dans le village de manière à favoriser la rencontre des visiteurs et des locaux.
- Utilisation d’un maximum de matériaux locaux : briques d’adobe élaborées par les habitants du village, pierre laminée grise des environs pour les salles de bain, paille et bois pour la confection d’une partie des toits, laine de lamas pour la confection des couvre-lits et d’autres articles…
- Utilisation d’énergies propres et alternatives : orientation adéquate des structures pour capter un maximum de soleil par le bais de solarios (baies double-vitrées accumulant la chaleur en journée), production hydrique d’électricité, cheminées disposant de pierres réfractaires accumulant la chaleur par la combustion de bouses de lamas puis la redistribuant durant la nuit, mise en place de panneaux solaires (probablement pas la première année étant donné leur coût mais ultérieurement).
- Mise en place d’un traitement des eaux usées assurant les meilleures conditions d’hygiène pour l’ensemble du village.
Bénéficiaires : l’ensemble de la communauté de Tuni
- Création d’emplois liés au tourisme.
- Rotation organisée des emplois entre gens de la communauté : procédé traditionnel de la société aymara qui prévoit le roulement périodique des fonctions assumées par chacun.
- Installation immédiate de l’eau et de l’électricité à domicile puis du tout à l’égout.
- A moyen terme : création de l’école et du fond de micro-crédit solidaire.
Autres bénéficiaires : les visiteurs étrangers
- Service de qualité.
- Cadre privilégié en pleine nature.
- Dépaysement total et rencontre interculturelle.
Résumé financier
Construction de 6 cabañas pour logements touristiques : 19 219,32 $
Construction d'une aire multiple (salle commune) : 7 706,31 $
Système de traitement des eaux usées : 1 537,03 $
Frais de formation préliminaire du personnel : 1 000,00 $
- Salaires
Architecte : 300,00 $
Coordinateur de projet : 1 500,00 $
- Site Internet
Elaboration du site web : 1 000,00 $
Traduction du site (anglais+espagnol) : 500,00 $
Référencement et achat du nom de domaine : 600,00 $
Intégration sites anglais et espagnol : 1 000,00 $
Promotion auprès des agences de tourisme de La Paz : 200,00 $
- Frais divers
Téléphone, taxi, papier : 200,00 $
Constitution personne juridique : 500,00 $
- Total : 35 262,66 $
Financement Nomade : 8 000 $
Les actions de Pal’abre dans le village de Tombo
Lieu
Guinée / village de Tombo (Préfecture de Kindia, sous-préfectures de Friguiagbé et Molota)
Ce village d’environ 200 personnes, réparti sur deux sous-préfectures, de chaque côté du ruisseau Kilissi est au bout de la piste desservant une partie de GUIAFARE, une chaîne de montagne à une cinquantaine de kilomètres de Kindia. L’accès n’y est pas aisé, uniquement en 4x4 ou moto depuis Friguiagbé.
Ce village a pour nous été un coup de cœur, peut-être parce que c’est le premier que nous avons visité pour y construire l’itinéraire de randonnée exclusif à Nomade, mais aussi pour l’accueil qui nous a été réservé, le temps que nous y avons passé en sensibilisation des villageois au tourisme, (ses avantages et ses dangers).
Quand nous avons commencé à accompagner des touristes sur l’itinéraire, nous avons mis en place avec les responsables du village une caisse communautaire, que nous les aidons à gérer pour améliorer les conditions de vie de la communauté ou réaliser des mini investissements qui leur tiennent à cœur. En réalité, il y a deux caisses communautaires : celle que gère le chef du village et qui incluse le prix des campements et une partie du salaire des porteurs et celle des femmes où rentre la « cola » des danses et des éventuels repas qu’elles préparent.
LE PUITS DE TOMBO
Quand Nomade nous a proposé son aide, nous avons réuni les villageois pour voir avec eux quelles étaient leurs priorités. L’unanimité a porté sur un puits.
En effet, la seule eau à proximité provient du ruisseau qui traverse le village, qui n’est plus qu’une petite mare de boue de mars à juillet. Les femmes s’en servaient pour la cuisine, la boisson, la lessive, la toilette, et les animaux pour s’y abreuver…
Les villageois se sont réunis entre eux pour décider de l’emplacement du puits et le site a été choisi d’un commun accord, là, il y avait le moins de rocher. Ils ont également nommé deux commissions pour surveiller et entretenir le puits.
Après différentes études et devis, nous avons choisi un puisatier de Kindia, qui est venu s’installer au village avec ses trois assistants.
Les travaux ont été commencé fin octobre 2007, le puits a été creusé à la pelle et la houe jusqu’à 17 mètres. Les villageois ont participé à l’action en cassant des pierres en petits graviers pour mélanger au ciment et ont logé et nourri les quatre ouvriers pendant les trois semaines qui ont été nécessaires. Avec le reste des matériaux, ils sont également installé un lavoir, dont les femmes sont enchantées.
Nous avons fait analyser l’eau qui s’avère bonne pour la consommation.
Il a fallu, comme prévu, reprendre les travaux en avril, à la période où l’étiage est le plus faible et recreuser de quelques mètres et nettoyer afin qu’il y ait de l’eau durant toute l’année.
Nous constatons, depuis que le puits en en fonction, qu’un certain nombre de problèmes de santé, au niveau des yeux, par exemple, de diarrhées, etc … ont nettement diminué, que le puits est parfaitement entretenu et que le village lui-même est plus propre.
Le village a souhaité à ce que le puits soit inauguré officiellement, ce qui a été fait le 16 mars 2008. Nous avons donc fait venir les autorités de Kindia, Madame le Gouverneur, Monsieur le Maire, les sous préfets, la radio rurale, quelques associations partenaires, etc … Les villageois ont contribué à la fête en fournissant le repas, les sacrifices offerts à Madame le Gouverneur, les musiciens et une griote.
Pour la petite histoire, madame le Gouverneur, qui avait omis d’emmener ses gardes du corps, a un peu paniqué et cru qu’elle était kidnappée, lorsqu’elle s’est retrouvée sur la piste de Tombo ; Elle n’imaginait même pas qu’un endroit pareil, « au bout du monde » puise exister dans sa préfecture ; Elle a adoré l’accueil qui lui a été fait et nous a vivement encouragés à continuer nos actions…
Résumé financier
Etudes et devis : 800 000 GNF
Ciment : 2 000 000 GNF
Sable : 1 000 000 GNF
Transport : 2 500 000 GNF
Matériel pour les Buses : 1 000 000 GNF
Matériel divers : 900 000 GNF
Main d’œuvre : 6 000 000 GNF
Carburant : 600 000 GNF
Inauguration officielle : 2 000 000 GNF
- Total : 6 800 000 GNF soit 2 800 €
Financement Nomade : 1 500 €
Financement Pal’abre : 500 €
Financement Indigo : 800 €
LA CLASSE DE TOMBO
L’école était la deuxième priorité du village ; En effet, sur les 19 villages que compte ce que les habitants de la montagne appellent Guiafaré, il n’existe qu’une petite classe communautaire, entièrement financée par les parents d’élèves, sous un petit hangar non abrité de la pluie et complètement saturée, avec une quarantaine d’enfants de tous âges, installés à 5 par banc.
Le taux d’analphabétisme dans le massif de GUIAFARE est d’environ 99 % avec une population estimée à 4000 habitants dont 60 % d’enfants.
L’enjeu était de deux ordres : la scolarisation des enfants de Tombo et des hameaux environnants et l’alphabétisation des adultes qui le souhaiteraient. Nous avons eu une très forte demande des femmes de Tombo et des hommes qui travaillent avec Indigo pour le portage et le guidage.
Vu l’enclavement du village, nous avons pensé qu’il serait nécessaire de « motiver » l’instituteur qui va être nommé pour cette rentrée, si nous voulions qu’il reste à son poste d’une part, et d’autre part, qu’il accepte le travail supplémentaire que représente l’alphabétisation des adultes. C’est pourquoi nous souhaitons en plus du matériel éducatif nécessaire, procurer à l’instituteur une moto pour qu’il puisse se déplacer. Les villageois ont prévu d’utiliser une partie des revenus de la caisse communautaire pour lui assurer un complément de revenu par rapport au salaire que lui versera l’état guinéen.
La construction de l’école a commencé en mars 2009 et a été achevée fin juillet 2009.
Les villageois ont largement contribué à la construction de la classe en fabriquant les briques, en coupant les bois nécessaires à la charpente et en mobilisant tous les talents.
Il ne reste que quelques finitions qui ne pourront se faire qu’à la saison sèche. Nous attendons la nomination de l’instituteur pour la rentrée qui aura lieu le 2 octobre.
Nous avons également lancé une campagne auprès de nos adhérents pour le parrainage des petites filles de Tombo. En effet, vu la charge qui pèse sur les épaules de ces petites filles ( travaux ménagers, garde des enfants plus jeunes, travaux champêtres, etc …), la plupart d’entre elles n’ont que peu de chance d’aller à l’école régulièrement si les parents n’y sont pas vivement encouragés ; Un parrainage de 50 € par enfant avec un engagement de 6 ans ( la scolarité primaire en Guinée) est donc mis en place. Il permettra de fournir une tenue scolaire, le matériel scolaire et une petite bourse d’encouragement aux parents, sur cahier de présence. A ce jour, nous avons l’engagement d’une vingtaine d’adhérents pour ce parrainage.
De plus, une amie, antérieurement enseignante et actuellement proviseur adjoint d’un lycée français viendra passer dix jours au village pendant les vacances de Noel afin de donner une formation complémentaire à l’instituteur sur les méthodes pédagogiques et les techniques d’alphabétisation.
Résumé financier
Ciment : 4 000 000 GNF
Tôles : 2 800 000 GNF
Porte/Fenêtres : 2 500 000 GNF
Tables et bancs : 5 000 000 GNF
Tableau : 500 000 GNF
Matériel divers et outils : 1 500 000 GNF
Matériel éducatif : 2 000 000 GNF
Transport : 2 000 000 GNF
Main d’œuvre : 1 800 000 GNF
Carburant : 800 000 GNF
Achat moto occasion : 6 000 000 GNF
- Total : 28 900 000 GNF soit 4 450 €
Financement Nomade : 1 020 €
Financement Mme MacGrath : 1 500 €
Financement Pal’abre : 300 €
Financement Indigo : 400 €
Reste à financer (promesses de dons non tenues) : 1 230 €
Cela représente l’achat du matériel éducatif et de la moto pour l’instituteur.
Ces actions rentrent dans le cadre du projet de mise en valeur de la zone de Guiafaré présenté ci-joint.
Nous avons choisi de mettre en priorité la mise en valeur des compétences féminines dans le cadre de l’amélioration du niveau de vie et de la réduction de la pauvreté de la communauté toute entière.
Elle inclut la scolarisation systématique des petites filles.
Ce projet est conçu comme une expérience pilote sur Tombo d’abord cette année puis sur les autres villages progressivement sur une période de 4 ans.
La priorité est donc les actions concernant Tombo et la formation au jardin d’Alpha à Labé.
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