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VIETNAM

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Hommes et culture Vietnam

Population

86 116 559 habitants (2008).

Langue Officielle

Le vietnamien. C’est le jésuite Alexandre de Rhodes qui, au XVIIe siècle, en a romanisé l’écriture. Jusque là, on avait utilisé les caractères chinois et une notation vietnamienne, le nom. Langue monosyllabique tonale à six tons.

Langue parlée

On compte près de 75 groupes ethniques, qui parlent une cinquantaine de langues. On peut répartir ces langues en cinq familles : austro-asiatique (Viets, Khmers, Bahnars, Muongs, Mnongs…) ; sino-tibétaine (Chinois, Akhas, Lolos…) ; thaï-kadai (Thaïs tho, noirs, blancs, rouges…) ; hmong-mien (Hmong, Yao des montagnes, Yu mien, Pathènes, Pa Hng…) ; austronésienne (Jaraï, Rhades, Cham, Haroi…). En plus de cela, plusieurs langues étrangères sont couramment utilisées : anglais, français, russe…

Peuple

La population vietnamienne est l'une des plus jeunes du monde. Les Viet (ou Kinh) sont très majoritaires (85% de la population). Les minorités les plus nombreuses sont les Khmers (8 000 000), les Chinois han (2 000 000), les Thaïs tho (1 500 000), les Chinois nung (1 000 000), les Hmong (900 000)…

Religion

Les religions les plus répandues sont le culte des ancêtres, le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme, le catholicisme et le caodaïsme. Le culte des ancêtres est millénaire et constitue la plus vieille pratique religieuse du Vietnam. Le bouddhisme, quant à lui, est désormais la première religion du pays (55% de la population). Il relève du « grand véhicule » (mahayana), du bouddhisme le plus populaire, tel qu'il s'est répandu en Chine. On notera cependant, dans le sud, sous influence khmère, la présence discrète du bouddhisme hinayana (du « petit véhicule »). Confucianisme et taoïsme dénotent également une ancienne et profonde influence chinoise. Les premiers missionnaires portugais sont arrivés au Vietnam au XVIe siècle ; aujourd’hui, les catholiques connaissent une liberté religieuse surveillée. Pour le caodaïsme (siège : Tay Ninh, à une centaine de kilomètres de Ho Chi Minh-Ville), il unit dans une même vénération le poète Nguyen Binh Khiem, Sun Yat-sen et Victor Hugo…

Calendrier des Fêtes

2 septembre : Fête nationale de la République socialiste du Vietnam.

Histoire

Le Vietnam a suivi, dans sa période de formation, une route nord-sud. Le Nam Viet (pays Viet du sud) aurait glissé de la région cantonaise à l’actuel Vietnam nord sous la poussée chinoise. A la fin du deuxième siècle avant J.-C., les Han prennent le contrôle du pays. Celui-ci restera sous administration impériale jusqu’en 1200. De brefs intermèdes d’anarchie, n’empêchent pas l’adoption de la culture chinoise (sans que disparaisse cependant la spécificité Viet). Au XIIIe siècle, le mélange des deux éléments (sous le nom de Dai Viet) permet que les Chinois soient repoussés et que l’on oriente son dynamisme vers le sud. C’est s’attaquer au Champa, royaume hindouiste installé sur la côte de l’actuel Vietnam central depuis le IVe siècle et adossé à l’ensemble khmer. Les victoires Viet de 1471 et 1720 contre les Cham ébranlent et ruinent le royaume. En 1800, la dynastie « méridionale » des Nguyen (1527-1945) unifie le pouvoir Viet à son profit, sous le nom de Viet Nam (capitale Hue). Gia Long est couronné empereur en 1802. Trente ans plus tard, tout le Champa est colonisé. Quant au sud de la péninsule, il avait appartenu au Cambodge. Dès 1623, des réfugiés, puis des colons Viet s’étaient installés dans la région de la future Saigon. En 1698, les Nguyen avaient imposé leur administration à ce front pionnier, l’annexant de facto. C’est le protectorat français sur le Cambodge (1863) qui met un terme à l’expansion des Viet.

Une petite troupe française avait secondé Gia Long, après qu’un accord franco-vietnamien ait été signé à Versailles en 1787 ; un investissement à faire fructifier le moment venu… En 1858, on avait pris pied à Da Nang (Tourane). En 1883, retour sur investissement : le Viet Nam est annexé. La Cochinchine (plus Hanoi, Haiphong et Da Nang) a le statut de colonie ; le reste est un protectorat sous l’autorité de l’empereur Nguyen. Le Viet Nam fera partie de l’Union indochinoise, avec le Laos et le Cambodge. La réalité coloniale ne peut être évaluée à l’aune du sentimentalisme et de la passion exotique que la métropole a tardivement développés : ce fut dur pour tout le monde. La résistance nationale prit diverses formes et trouva partout des échos. L’équilibre économique était précaire. Dans les années 1920, les nationalistes s’inspireront du Guomindang chinois ; la répression les poussera vers la faucille et le marteau. Ho Chi Minh fonde le Parti communiste indochinois en 1930. Le caodaïsme (organisation politico-religieuse pro-japonaise) appartient aussi au climat de l’époque. En 1932, l’empereur Bao Dai (1913-1997) dote son « empire » d’une constitution. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichystes et Japonais se regardent en chiens de faïence, jusqu’à ce que les seconds liquident brutalement l’affaire le 9 mars 1945. C’est Ho Chi Minh qui tire le marron des feux de la guerre : il fonde la République démocratique du Vietnam, à Hanoi, le 2 septembre 1945. Bao Dai, qui avait, quant à lui, proclamé la réunification et l’indépendance, le 11 mars, devient « conseiller spécial » de la jeune république. Mais la France n’entend pas être mise devant le fait accompli… Le 7 mai 1954, le camp retranché de Dien Bien Phu est investi. L’ « Indo » a vécu. Le pays est coupé en deux à hauteur du 17° parallèle. Les catholiques du Tonkin croisent, sur leur route vers le sud, les combattants Viet Minh de Cochinchine en chemin vers le nord. Un referendum pour la réunification est prévu, que le sud de Ngo Dinh Diem (1901-1963) refusera d’organiser. Le passage au communisme en République démocratique effraie par sa violence ; l’affrontement est-ouest s’incarne au Vietnam. L’engrenage de la guerre est relancé. Les Américains envoient, au sud, la CIA, puis des conseillers, puis des marines, puis des B52… Le 1er février 1968, l’offensive du Têt commence. Après avoir vaincu la France, le général Giap démoralise l’armada US. Le conflit inonde les télévisions du monde entier. Des accords de paix sont signés à Paris en 1973. Le 30 avril 1975, les unités Viet Cong entrent dans Saigon, qui devient Ho Chi Minh-Ville. Le pays est réunifié à l’enseigne de la République socialiste du Vietnam. La prise en main du sud par le régime communiste du nord provoque des départs massifs vers l’étranger (souvent par mer, phénomène boat people). Les conseillers soviétiques remplacent les Américains. En 1979, le Vietnam entre au Cambodge et met fin au pouvoir Khmer rouge. Bref conflit avec la Chine. Pendant les années 1980, le communisme change de visage. Le parti vietnamien s’adapte : libéralisation de l’économie et évolution à la chinoise ; les relations diplomatiques avec les USA et la Chine sont normalisées. L’embargo américain est levé en 1994. Depuis, le pays conjugue autoritarisme, débrouillardise et développement.

Politique

Le Vietnam est une république socialiste à parti unique (le Parti communiste vietnamien). Celui-ci « double » et contrôle les institutions étatiques. Le Secrétaire Général du PC est donc le premier personnage du pays. Lequel est représenté par l’Assemblée nationale, élue tous les cinq ans au suffrage indirect par les Vietnamiens âgés de plus de 18 ans. L’Assemblée élit à son tour le Président de la République, au rôle surtout honorifique, ainsi que le premier ministre et son gouvernement.

Célébrités

Nguyen Phuc Anh (1762-1820), empereur Gia Long. Le premier empereur du Viet Nam est emblématique des tensions que l’époque imposait. Vietnamien autant qu’on peut l’être, il s’était entouré de conseillers français (en particulier monseigneur Pigneau de Béhaine), mais organisa, en définitive, son Etat sur le modèle chinois…

Nguyen Sinh Cung (1890-1969), Ho Chi Minh, l’Oncle Ho. Figure du monde communiste (Congrès de Tours, Komintern, Chine) et patriote vietnamien, fondateur de la République démocratique du Vietnam, il a identifié socialisme et libération nationale et su se donner une image tutélaire de père de la nation.

Alexandre de Rhodes (1591-1660), né à Avignon, jésuite missionnaire de la trempe de Matteo Ricci, on lui doit la romanisation du vietnamien.

Vo Nguyen Giap (né en 1911) : fils de mandarin, le général Giap, fondateur de l’Armée populaire vietnamienne, n’a été l’élève d’aucune école militaire. Cela ne l’a pas empêché, dans la grande tradition mandarinale, de se montrer un stratège lucide, imprévisible et efficace. Vainqueur à Dien Bien Phu, il a également dirigé les opérations contre les Américains pendant la Guerre du Vietnam.

Elvis Phuong (né Pham Ngoc Phuong, en 1945), s’il n’a pas l’abattage scénique de son modèle, est un chanteur très complet et respecté, tant au Vietnam que dans les communautés vietnamiennes installées à l’étranger. On ne lui en voudra pas d’avoir préféré le rock à des études supérieures en France…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l’hôtel, 1 euro au bagagiste, ou pour un service rendu. Au restaurant, le pourboire ne se pratique pas.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous en servir de repères, vous pouvez aussi noter les chiffres suivants : un guide francophone touche un salaire fixe mensuel d’environ 6 250 000 dongs (235 euros) + 356 000 dongs (13 euros) par jour de travail effectif ; un chauffeur gagne entre 4 450 000 (170 euros) et 7 120 000 (270 euros) dongs par mois.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Attention ! à l’occasion de la fête du Têt, la plupart des Vietnamiens prennent des vacances (de la veille de la fête à 2 ou 3 jours après) ; beaucoup de magasins et de restaurants sont fermés pendant cette période. En 2016, le Têt aura lieu le 18 février.

Garder le sourire en toute circonstance, ne jamais faire perdre la « face », ne jamais se mettre en colère, mais rester ferme et poli. Ne pas s’offusquer d´une certaine curiosité.

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha). Bien entendu, on porte une tenue correcte.

Certaines habitudes vestimentaires occidentales, comme le short (particulièrement agréable pourtant sous ces climats), sont considérées comme choquantes. Les Vietnamiens sont chaleureux et amicaux avec les touristes, surtout dans le sud. Il convient cependant d´adopter une attitude respectueuse et de soigner son apparence.

Achat

Dans ce pays qui s´ouvre à l´économie de marché, deux types d’établissements et de mentalités se côtoient. Dans les magasins d´Etat, on peut trouver de l´artisanat traditionnel vietnamien et il n´est pas d’usage de marchander. Mais, parallèlement, une foule d’entrepreneurs privés s’offriront à prévenir vos désirs. Là, le marchandage est de rigueur !
Parmi les multiples productions de l’artisanat, nous pouvons citer : la laque, la porcelaine, les incrustations de nacre, les soieries, la broderie, les bijoux, la maroquinerie, les vêtements…

Cuisine

La cuisine vietnamienne est délicieuse et variée (les restaurants installés en Europe ne nous en servent qu’une version édulcorée). Le riz (sous diverses formes) en constitue la base et le nuoc mam le condiment principal. L’eau salée et l’eau douce fournissent abondamment poissons et crustacés. On utilise beaucoup de légumes et de plantes aromatiques. Les viandes les plus consommées sont le porc et le poulet, le bœuf est plus rare (et cher). Mais on pourra goûter également au cobra ou au pangolin… La cuisine du sud est moins grasse que celle du nord (où l’influence chinoise se fait sentir). Le plat le plus courant est, sans doute, le pho, un bouillon de bœuf (ou de poulet) avec nouilles, lamelles de viande et condiments. Il constitue à lui seul un repas complet.
Les Vietnamiens sont, comme les Français, de bons vivants. Le moment du repas est très important. Cependant, quelques précautions s´imposent. En règle générale, les conditions d´hygiène sont bonnes dans les restaurants. Par contre, dans les petites échoppes de rue, si vous n´avez pas l´estomac « blindé », évitez légumes, herbes et fruits crus (sinon épluchés par vos soins ou trempés dans de l´eau stérilisée). Evitez également les glaçons ; vous pouvez toutefois demander à tremper vos boissons dans un gros bol plein de glace, ce traitement les rafraîchit rapidement.

Boisson

L´eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l´eau minérale en bouteille (capsulée). On s’assurera que la bouteille n’ait pas été déjà ouverte. Glaçons également prohibés.

Les Vietnamiens boivent beaucoup de thé (vert). Français et Américains leur ont légué la bière (blonde, légère) et les sodas. Le vin de riz est sympathique, d’où l’on tire un alcool fort, le chum. Le café est excellent, mais bu additionné de lait concentré.