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THAILANDE

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Hommes et culture Thailande

Population

65 493 298 habitants (2008).

Langue Officielle

Le thaï siamois (groupe thaï-kadai).

Langue parlée

On parle essentiellement 4 grandes langues thaïes (siamois, thaï du nord-est, du nord et du sud), dont l’intercompréhension n’est pas évidente. La langue officielle est l’une d’entre elles. Les populations non thaïes ont conservé l’usage de leurs langues, même si certaines sont profondément assimilées (de nombreux Chinois, par exemple, ont le thaï pour langue maternelle). Outre cela, l’anglais est assez répandu.

Peuple

La Thaïlande compte une soixantaine de peuples. Les diverses populations thaïes (Siamois, Lao-Thaïs, Muangs, Pak Tai…) représentent 83% de l’ensemble. A cela, il faut ajouter les Chinois (10%), très assimilés, installés dans les grandes villes, où ils contrôlent une partie du commerce. Les Malais sont 3% ; parmi les populations austro-asiatiques, citons les Khmers (1,5%), les Kui (0,4%), les Môns (0,2%)… Les « peuples des montagnes » (Karens, Hmongs, Yaos, Akhas…) jouissent désormais d’une certaine notoriété, mais ils ne représentent plus que 1% des Thaïlandais. Quant aux Vietnamiens, Laotiens, Cambodgiens, leur immigration est récente, provoquée par les guerres « du Vietnam ».

Religion

95% des Thaïlandais sont adeptes du bouddhisme théravada (« d’ancienne tradition », qui valorise la vie monastique). 4% sont musulmans (on a distingué des « Thaïs musulmans », 1%, de langue siamoise). Le bouddhisme est à l’origine du code moral et de la cohésion de la société thaïe. Les liens religieux sont entretenus par une « ordination temporaire » (de 5 jours à 3 mois) de tous les jeunes gens, qui vont étudier l’enseignement du Bouddha dans un monastère ; cette « retraite des pluies » s’effectue, en général, pendant les moussons.

Calendrier des Fêtes

5 décembre : anniversaire du roi Rama IX.

Histoire

Entre le VIe et le IXe siècle, la civilisation môn de Dvaravati s’est développée dans le bassin de la Chao Praya. Elle y a introduit les premiers éléments de culture indienne. Au IXe siècle, les Môns fondent Lamphun, au nord de l’actuelle Thaïlande, qui résistera aux Thaïs jusqu’au XIIIe siècle. A partir du IXe siècle, les Khmers d’Angkor étendent peu à peu leur domination sur tout le sud-est asiatique ; bientôt, les premiers groupes thaïs, venus de Chine méridionale, s’installent au nord de l’empire. Ils fondent un premier royaume en 1238 : Sukhothaï. Il sera absorbé, un siècle plus tard, par un autre royaume thaï, Ayutthaya. Soucieux de préciser les éléments de son pouvoir, le premier souverain d’Ayutthaya établit le bouddhisme théravada dans ses Etats, contre l’hindouisme d’Angkor. Il fait aussi compiler le Dharmashastra, important recueil de droit coutumier thaï. Le royaume entretient des rapports commerciaux avec les Portugais, dès le XVIe siècle, mais surtout avec la Chine et l’Inde. Au XVIIIe siècle, des guerres à répétition avec les Birmans sonnent le glas de la lignée royale. Le royaume est démembré. Des militaires ramassent pourtant le « tronçon du glaive » et rétablissent un pouvoir thaï. La dynastie Chakri et Bangkok sont fondées en 1782 ; on expulse les Birmans huit ans plus tard. Ils reviennent ; on les réexpulse, avec l’aide des Britanniques (qui vont en profiter pour s’emparer du Myanmar). Tout au long du XIXe siècle, le Siam négocie pied à pied sa souveraineté avec les puissances occidentales. Cette souveraineté se réduit néanmoins physiquement et politiquement. La France se sert à l’est dans les années 1880 (elle ampute le territoire siamois de ce qui deviendra le Laos et le Cambodge). L’Angleterre se sert au nord-ouest et au sud (Malaisie). Si bien qu’au début du XXe siècle, le Siam a cédé 456 000 km² aux uns et aux autres.

Le 22 juillet 1917, le roi Rama VI déclare la guerre à l’Allemagne, dans l’espoir de voir révisés les traités inégaux qui lient son pays. Le contingent siamois participe au défilé de la victoire sur les Champs-Elysées, le 14 juillet 1919. Quelques années plus tard, les USA, la France et la Grande-Bretagne renoncent à leurs droits d’extraterritorialité au Siam. Le roi avait vu juste. En juin 1932, Rama VII est renversé et remplacé par un neveu. L’homme fort de la période est le général Plaek Pibulsonggram (1897-1964), dit Phibun, fervent admirateur de Mussolini. Le Siam devient la Thaïlande (officiel en 1949). Enhardie par l’effondrement de la France, la Thaïlande attaque l’Indochine en 1940 et récupère quelques provinces. Elle se lie ensuite au Japon et déclare la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. L’armée thaïlandaise mènera des combats contre les forces chinoises. Une opposition nait alors, parmi les Thaïs de l’étranger, à la politique de Phibun. Mais le pays soutient ce dernier ; ce qui lui permet de sauver sa peau à la fin de la guerre. Et même de revenir en grâce et au pouvoir : une politique antichinoise peut désormais servir les intérêts américains. L’alliance US sera solide malgré la valse des généraux à la tête de l’Etat thaï. Pendant la guerre du Vietnam, les B52 auront des bases en Thaïlande. Les régimes militaires se succèdent dans la confusion, jusqu’en 1992. Avec un bref intermède de démocratie incohérente entre 1973 et 1976. En 1997, une nouvelle constitution semble conforter le pouvoir civil. Mais, en 2006, les vieux démons s’emparent à nouveau des généraux…

Politique

Monarchie constitutionnelle, dans laquelle l’armée joue un rôle de « régulateur ».

Célébrités

Yul Brynner (1920-1985) fut l’incontournable roi de Siam Mongkut de la bluette Le roi et moi ; d’abord livre (Anna et le roi, 1944), puis comédie musicale (1951), puis film (1956). Cela n’a pas grand-chose à voir avec la Thaïlande ? Cela a décidé bien des gens à y aller voir...

Mongkut (1804-1868), roi de Siam sous le nom de Rama IV à partir de 1851, a mis son pays sur les rails de la modernité à l’européenne. Les Thaïlandais estiment que sa diplomatie a évité au pays une colonisation en bonne et due forme.

Apidej Sit-Hirun (né en 1941) est le Cassius Clay de la boxe thaïe : un combattant de légende. Il fut aussi un cogneur œcuménique, qui mit les gants en boxe anglaise (poids welter). Ce sont pourtant ses coups de pied qui auront le plus marqué ses adversaires et la mémoire de son sport.

Lalita Panyopas (née en 1971) est célèbre pour ses rôles dans de nombreux soaps thaïlandais. Elle est donc une icône des ménagères et des piliers de bar. Elle apparait également dans deux film de Pen-Ek Ratanaruang, Ruang Talok 69 (1999) et Ploy (2007).

Le Pont de la rivière Kwai (1943) fut construit à Kanchanaburi, dans l’ouest de la Thaïlande, par des prisonniers de guerre alliés et des travailleurs thaïlandais, sur ordre de l’armée impériale japonaise. Plusieurs fois bombardé, il sera remis en service à la fin de la guerre. Roman de Pierre Boulle (1952) et film de David Lean (1957).

Somtow Papinian Sucharitkul, S.P. Somtow (né en 1952), est compositeur et écrivain. Il s’est illustré dans des domaines très divers, allant de l’opéra et de la musique symphonique au roman de science fiction. Directeur artistique de l’opéra de Bangkok, il est un acteur important de la vie culturelle en Thaïlande.

Apichatpong Weerasethakul (né en 1970) s’est vu décerner la Palme d’or du festival de Cannes 2010 pour Lung Boonmee raluek chat (Oncle Bonmee se rappelle ses vies passées). Ce réalisateur à la formation d’architecte et de plasticien construit une œuvre complexe où s’entrelacent religiosité thaï, préoccupations sociales et recherches formelles.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons 3 à 4 euros par jour et par personne pour les guides. Au restaurant, 10% du montant de l’addition sont dans la norme. A l’hôtel, 1 euro au bagagiste.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous servir d’autres repères, vous pouvez noter les chiffres suivants : un guide francophone touche environ 38 700 bahts (775 euros) mensuels ; un chauffeur, 21 500 bahts (430 euros) mensuels.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

N’hésitez pas à aller vous asseoir dans un temple, en fin d’après-midi, vers 17h00, à l’heure de la prière des moines. C’est un moment envoûtant. Attention ! pas de bruit, on se déchausse (et on n’oriente pas ses pieds vers le Bouddha).

Les offrandes : juste avant l’aube, la procession des moines en robe safran venant recueillir les offrandes dans les rues est un moment inoubliable. C’est le Tak Bat, dont les voyageurs veilleront à ne pas perturber le déroulement : on garde le silence et on évite tout contact avec les bonzes ; pour ne pas gêner la cérémonie, si on ne fait pas d’offrande (qui doit correspondre à une démarche religieuse personnelle) on se tient à distance dans une attitude digne et discrète - vêtements décents, pas d’approche photo intrusive, ni de flash. En cas d’offrande, il vaut mieux acheter du riz au marché tôt le matin plutôt qu’aux revendeurs aux abords de la procession.

Le soir, les marchés de nuit, où les Thaïs viennent faire quelques emplettes et dîner, sont des endroits animés et pittoresques.

On ne critique jamais le roi, ni la religion. Calme et sang-froid sont appréciés dans toutes les circonstances, surtout les mauvaises…

Il est impératif de respecter le code vestimentaire lors des visites au palais royal et dans les
temples, par respect pour ces lieux sacrés et vénérés par les Thaïlandais. Le code à suivre est le suivant :
- shorts et mini-jupes, jupes courtes et collants ne peuvent pas être portés comme des
vêtements de dessus ;
- les jupes longues au-dessous des genoux sont autorisées ;
- pantalons longs uniquement (arrivant aux chevilles) ;
- les pantalons serrés (jean slim/leggins) ne sont pas autorisés ;
- pas de trou dans une partie quelconque des jeans, jupes, pantalons ;
- chemises et chemisiers fins et transparents ne sont pas autorisés ;
- ni chemises ou gilet sans manches ;
- il est obligatoire de porter des chemises ou des tops qui couvrent les épaules (écharpe ou
châle ne suffisent pas), les tee-shirts sont autorisés ;
- les manches de chemise, qu'elles soient longues ou courtes, ne doivent pas être roulées ;
- tenue de sport interdite ;
- survêtement (sweat-shirts/jogging), coupe-vent, pyjama et pantalon de pêcheur ne
peuvent pas être portés ;
- sandales ou tongs en bon état sont autorisées.

Achat

La Thaïlande est une caverne d’Ali Baba. Vous y trouverez de très beaux tissus, des sacs, des antiquités, des bijoux, mais aussi des laques, des poteries et d’autres objets d’artisanat. Beaucoup de ces articles viennent des pays alentour, comme le Myanmar pour les laques ou Laos pour les tissus. N’hésitez pas à marchander (sauf dans les grands magasins), vous obtiendrez des baisses de prix de l’ordre de 5% à 15%. Les marchés de nuit de Bangkok et de Chiang Mai sont très prisés. Attention, toutefois, aux contrefaçons : saisies, amendes, voire poursuites judiciaires, sont au menu en cas de contrôle des douanes au retour en France. Intéressez-vous plutôt aux antiquaires ou aux boutiques de nouvelle création : les objets qu’on y trouve ont plus d’intérêt que les faux sacs à damier ou les fausses chemisettes à crocodile. Si vous passez un week-end à Bangkok, faites un saut à l’étonnant marché de Chatuchak.

Cuisine

La cuisine thaïe est généralement relevée. Le riz et les sauces en font la base (lorsqu’on vous sert du « riz gluant », vous le prenez avec les doigts et vous le trempez dans la sauce). A cela on ajoute viandes (bœuf, porc, poulet, crabe, crevettes) et légumes. La citronnelle et le curry sont d’usage courant. D’ailleurs, la gamme des currys (rouge, vert…) est très large. Parmi les plats réguliers, voire nationaux, mentionnons le célèbre pad thaï : nouilles de riz épicées sautées au wok. Grande abondance de fruits, de la mangue au durian, qui est une expérience olfactive et gustative… singulière. Les stands de rue proposent une foultitude de fritures, de brochettes, de pâtes…
En Thaïlande, on mange avec une fourchette et une cuillère.

Boisson

L’eau du robinet est impropre à la consommation ; on boira donc de l’eau minérale en bouteille (capsulée). On évitera également les glaçons, dans les jus de fruit, par exemple. Les sodas sont en rangs serrés, comme partout. Les bières thaïlandaises (Singha, Tiger…) sont très correctement brassées. Pour apprécier les vertus du whisky local (Mékong), mieux vaut oublier celles du whisky écossais. Le thé est servi partout.