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TANZANIE

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Hommes et culture Tanzanie

Population

38 139 640 d’habitants (2007).

Langue Officielle

Les langues officielles sont l'anglais et le swahili (ou kiswahili).

Langue parlée

La plupart des Tanzaniens parlent l’anglais (qui est enseigné dans les écoles). On parle arabe à Zanzibar et plus de cent vingt langues et dialectes sur le continent (sukuma, gogo, haya, nyamwesi, makonde, chagga, tumbuka, nyakyusa-ngondé, etc.). Le français est rare.

Peuple

Plus de cent vingt groupes ethniques sont présents en Tanzanie (bantous à 95%). Les plus nombreux sont les Sukuma (15,5% de la population), puis les Gogo (4,1%), les Haya (3,7%), les Tumbuka (3,1%), les Nyamwezi (2,8%)… En petit nombre, Indiens, Européens, Arabes (à Zanzibar).

Religion

45 % des Tanzaniens sont chrétiens, 35% musulmans et 20 % se rattachent aux croyances animistes, à l’hindouisme, au sikhisme…

Calendrier des Fêtes

9 décembre : Jour de l'Indépendance.

Histoire

Le 26 avril 1964, l’union du Tanganyika et de Zanzibar donne naissance à la Tanzanie. A l’origine de ces liens, il y a la culture swahilie, issue des relations économiques, politiques et religieuses, qu’entretenaient populations bantoues de la côte est de l’Afrique et marchands arabes. L’archipel de Zanzibar constituait un excellent relai pour les commerces moyen-oriental, indien et même chinois avec l’Afrique et l’Europe. Les Portugais intervinrent dans ce cadre (XVIe siècle). Puis les Omanais prirent les choses en main, jusqu’à installer leur capitale à Unguja (1840). Mais bientôt, Anglais et Allemands viennent heurter en Afrique leurs ambitions coloniales. Les Britanniques supplantent leurs concurrents à Zanzibar, mais le traité d’Heligoland-Zanzibar (1890) impose un partage territorial. L’actuelle Tanzanie (plus l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi) échoit au Kaiser. C’est la Deutsch-Ostafrika, l’Afrique orientale allemande, avec Dar es Salam pour capitale. La colonie est gérée par les officiers au casque à pointe : un centralisme un peu rigide, la patte allemande. On réprime durement les révoltes (celle des Hehe, par exemple, dans les années 1890, ou celle dite « Maji Maji », en 1905-1907) ; on développe des cultures industrielles : coton, café, sisal… On pousse des explorations dans l’intérieur, où force est de constater que certains peuples ont atteint un haut niveau de développement (Massaï, Nyamwezi, Hehe…). On renonce rapidement à imposer la langue de Goethe, au profit du swahili. Réels efforts de mise en valeur au début du XXe siècle. La Première Guerre mondiale voit le colonel von Lettow-Vorbeck et ses askaris combattre les troupes de sa Gracieuse Majesté. Qu’il fait tourner en bourrique. Le Traité de Versailles démembre cependant l’Afrique orientale allemande : le Rwanda et le Burundi vont à la Belgique, le reste, le Tanganyika, à l’Angleterre. Le pays est dans un triste état. Les Anglais cherchent à stabiliser la situation des peuples indigènes en utilisant leurs institutions traditionnelles et en relançant l’agriculture. Mais les années trente sont dures pour le protectorat (qui intéresse peu la métropole). A Zanzibar, on s’appuie toujours sur le sultanat. Les cultures du Tanganyika contribueront pourtant à l’effort de guerre allié contre l’Allemagne hitlérienne. Ensuite, c’est la marche à l’indépendance où s’illustre Julius Nyerere, à la tête du TANU (Tanganyika African National Union) ; celle-ci est acquise le 9 décembre 1961 (l’Ouganda aura la sienne en 1962). Celle de Zanzibar suit le 10 décembre 1963. La Tanzanie est sur les rails et le règne de Nyerere commence, inspiré par la révolution chinoise. Les Tanzaniens sont traités à la sauce maoïste ; écoles et communes populaires fleurissent. Le pays s’isole progressivement. La frontière avec le Kenya est fermée de 1977 à 1983 ; en 1978, une attaque ougandaise est repoussée avec difficulté. Après avoir amorcé l’inflexion de sa politique économique, Nyerere se retire en 1985. Ses successeurs accélèrent la réintégration du pays au concert des nations.

Politique

République fédérale. Le Président de la République, chef de l’Etat, est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il nomme le Premier Ministre et le gouvernement. Le Parlement est à une chambre, de 274 sièges ; les députés sont élus pour cinq ans. Les lois fédérales s’appliquent à l’ensemble du pays ou à sa seule partie continentale (Zanzibar a son propre parlement et peut adopter certaines lois propres). Le pouvoir judiciaire combine instances traditionnelles, islamiques et Common Law.

Célébrités

David Livingstone (1813-1873) : lorsqu’en 1871, le journaliste américain Stanley lance au célèbre explorateur écossais « Doctor Livingstone, I presume ? », ils sont à Ujiji, près de Kigoma, en Tanzanie. Livingstone était parti de Zanzibar en 1866 pour compléter l’exploration du lac Tanganyika. Puis, il avait disparu.

Julius Kambarage Nyerere (1922-1999) : le mwalimu (l’instituteur) fut le père de la nation tanzanienne. Président pendant plus de vingt ans, il eut la sagesse, peu fréquente parmi les leaders de sa génération, de se retirer, renforçant ainsi la légitimité des institutions. Ses compatriotes ne lui tiennent pas rigueur des rigueurs du maoïsme, mais voient en lui le promoteur du citoyen tanzanien.

Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964) : officier colonial allemand, Lettow-Vorbeck était un gentleman. Entre 1914 et 1918, la guerre menée presque seul contre les Britanniques en Afrique orientale, avec une petite troupe africaine, fit sa légende. On notera que le respect que lui avaient inspiré les Africains l’empêcha, par la suite, d’adhérer au nazisme.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire.
En Tanzanie, le pourboire est de tradition dans la plupart des activités de service. Il n’est jamais « compris » (sauf parfois au restaurant) : 10% du montant de la facture sont la règle (plutôt 15% au restaurant à Zanzibar). Les prestations fournies à l’hôtel ou par nos représentants comprennent les taxes et le service. Cependant, le personnel de l’hôtel où vous séjournerez s’attend, s’il vous a satisfait, à un geste de votre part (tip box, en général ; 1 ou 2 dollars US par bagage au bagagiste).
Pour les chauffeurs et les guides, pourboire à la fin du safari. Entre 5 et 7 dollars US par jour et par voyageur sont dans la norme (si service satisfaisant). A la fin d’une ascension du Kilimandjaro : 5 dollars US par jour et par porteur ; 5 dollars US par jour pour le cuisinier et le guide assistant ; 10 dollars US par jour pour le guide. Toujours en fonction de la qualité du service ; si les différents intervenants ne donnaient pas satisfaction, il serait important de le leur expliquer et d’ajuster les pourboires en conséquence.
D’ordinaire, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Très peu de règles spécifiques.
La population se nomme elle-même wananchi (les gens, en swahili) et ce terme a une nuance respectueuse.
Les Zanzibarites sont musulmans et les femmes portent des vêtements couvrants ainsi qu´un voile cachant en partie leur visage. Il serait particulièrement malvenu, dans ces conditions, d´adopter une tenue vestimentaire trop décontractée, qui risquerait de choquer vos interlocuteurs et vos hôtes.

Achat

Quelques incontournables :
- les sculptures sur bois d'ébène (les plus belles sont celles des Makonde, un peuple du sud) ;
- le café ;
- les pierres précieuses ou semi-précieuses : la tanzanite (zoïsite bleue-violette) est la pierre fétiche du pays ;
- les vanneries et les poteries (artisanat bantou très répandu) ;
- les épices à Zanzibar, mais aussi un magnifique mobilier.

Attention ! des objets peuvent être montés avec des peaux d’animaux protégés. Leur commerce est donc en principe interdit. Certains artisans (autour du lac Eyasi, par exemple) les fabriquent toutefois dans l’ignorance complète et de bonne foi de la loi. Il y a là une ambigüité, qui ne fléchira pas les douaniers européens.

Cuisine

Le plat le plus courant est l'ugali (sorte de polenta). Il est généralement accompagné d’un ragoût viande oignons tomates et de légumes hachés. Le riz et la banane plantain sont également très communs. Les fruits sont savoureux : oranges, ananas, mangues, papayes, corossols, bananes…

Sur les bords de l'Océan indien et à Zanzibar, profitez de la cuisine swahilie, qui accommode poissons et crustacés avec du lait de coco et des épices.

Boisson

Ne jamais boire l’eau du robinet. Eviter les glaçons. Boire de l'eau minérale en bouteille (capsulée). Les sodas peuvent faire l’affaire (vérifier toutefois qu’ils aient bien été ouverts à votre intention). Thé et café sont d’eau bouillie : pas de problème.
Heureusement, la bière est bonne et largement répandue. Safari (forte), Kilimandjaro et Castle Lager (légère) se partagent le marché.
Dans la plupart des restaurants et lodges, vous trouverez des vins sud-africains. Sous les marques Losa ou Tanport Red, vous pourrez même tâter du vin… tanzanien.