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SUEDE

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Hommes et culture Suede

Population

9 276 509 habitants (2009).

Langue Officielle

Le suédois (de facto), langue germanique du nord.

Langue parlée

85,3% des habitants ont le suédois pour langue maternelle. Parmi les autres langues, le finnois (2,1%), le finnois tornédalien (0,3%), le same (0,03%) sont « locales ». Le serbo-croate (1,4%), l’arabe (1,3%), l’espagnol (0,7%), le farsi (0,7%) sont les plus importantes des langues des communautés immigrantes. Enfin, le dalécarlien (comté de Dalarna), proche du vieux norrois des Vikings, est en train de disparaitre. L’anglais est la langue étrangère la plus pratiquée.

Peuple

La population est homogène. Cinq minorités bénéficient d’une reconnaissance officielle : les Finnois (Finnois de Suède et Tornédaliens du comté de Norrbotten) sont un peu plus de 3% ; on estime les Sames (Lapons) entre 15 000 et 20 000 personnes ; les Tsiganes sont dans les 50 000 ; les Juifs, 20-25 000. Les immigrants représentent un peu plus de 10% des habitants du royaume.

Religion

Plus de 80% des Suédois appartiennent à l’Eglise de Suède (évangélique luthérienne), dont l’influence morale reste très importante. Les 20% restant se partagent en catholiques, orthodoxes, juifs, musulmans, bouddhistes…

Calendrier des Fêtes

6 juin : anniversaire de l’élection de Gustav 1er Vasa (1523).

Histoire

A la fin du XIIe millénaire avant notre ère, la Suède est écrasée sous 2 000 m de glace. Petit à petit, la calotte fond et les hommes « montent » à la suite des rennes. Vers -4 000, les anciens Scandinaves méridionaux sont touchés par le progrès : c’est la culture mégalithique des vases à entonnoir. Ces modernes agriculteurs se heurtent aux chasseurs-cueilleurs de la céramique piquée. Puis viennent l’âge du bronze (de -1 800 à -500), l’âge du fer (à partir de -500), l’âge du fer germanique (400-800). Pendant ce temps le commerce se développe au sud, avec les Celtes, les Germains, Rome… Au nord, les Sames sont en place.

La période viking commence alors. Les Vikings suédois sont les Varègues. Ils avaient le sens du business et de l’aventure, une solide structure sociale et un gros appétit. Ils voyagent vers l’est et s’ouvrent des routes commerciales, à travers la Russie (qui leur doit son nom et son existence politique) et l’Ukraine, vers Byzance.et le monde musulman. Le christianisme touche le pays varègue au XIe siècle ; en 1164 premier évêché suédois : Uppsala. Avec l’Eglise, l’unification des clans commence. Les fondements d’un Etat sont établis. Avant, il y avait bien eu quelques « rois », mais ça manquait d’un ciment idéologique. Avec les Folkungar, qui ont fondé Stockholm autour de 1250, la mayonnaise prend. La féodalité septentrionale commence à ressembler à quelque chose. Sous Magnus IV Eriksson (1319-1363), un premier code est publié, les échanges économiques s’intensifient avec la Hanse, on ouï de la poésie courtoise, le soir au coin du feu. Mais le Danemark a des fourmis dans l’épée ; il conquiert la Scanie, le Halland et le Blekinge en 1360, puis l’île de Gotland l’année suivante. La noblesse s’oppose au roi (comme toujours et partout), elle finit par donner la couronne suédoise à Marguerite de Danemark (1353-1412), qui entraine le pays dans l’Union de Kalmar, qui réunit le Danemark, la Suède et la Norvège (1397). L’Union va s’isoler (guerre contre la Ligue hanséatique) et s’effriter peu à peu sous l’effet des luttes de factions. En 1523, le régent Gustav Vasa (1496-1560) entre à Stockholm et met fin à l’expérience. Le 6 juin, Il est élu roi de Suède. Le nouveau monarque s’attaque à Lübeck, au pape et à la noblesse. Résultat, la Suède recouvre son indépendance économique, devient luthérienne et est dotée d’une monarchie héréditaire. A la mort de Gustav, les affaires suédoises se sont nettement améliorées.

La Suède est alors engagée dans la guerre de Livonie (Estonie et Lettonie actuelles), qui oppose les puissances de la Baltique aux tsars de Russie. Le conflit dure jusqu’en 1582 ; en 1580, les Suédois s’emparent de Narva, privant les Russes de l’accès à la mer. Mais, quinze ans plus tard, ces derniers ont repris leur bien. Retour à la case départ pour tout le monde. Au pays, les tensions entre noblesse et royauté se sont poursuivies. Sous Charles IX (1550-1611), elles ont entrainé la militarisation et la « luthérianisation » de la Suède (Riksdag de 1604). Le XVIIe siècle est en partie suédois. L’expansion se traduit par une série de guerres, que mène Gustav II Adolf (1594-1632). La guerre d’Ingrie (1611-1617), contre les Polonais et les Russes, lui ouvre la Carélie et les terres baltes. La guerre de Kalmar (1611-1613), contre le Danemark, a des motifs commerciaux et fiscaux. La guerre de Trente Ans enfin (1618-1648), voit les Suédois, champions du camp protestant, pousser jusqu’à Prague. Avec la paix de Westphalie, la Suède est maîtresse de la mer Baltique. La seconde partie du siècle est moins brillante, qui est consacrée aux ajustements nécessaires à la gestion de « l’empire ». Mais, en 1700, les adversaires traditionnels (Russes, Polonais, Danois…) remontent sur le ring. Et poussent la Suède dans les cordes. Le traité de Nystad (1721) est tout à l’avantage du nouveau champion russe. Dès lors, la Diète tient les rênes du pays. Suivent vingt ans d’une paix réparatrice sous les Bonnets. (C’est qu’en Suède, les « Colombes » sont des « Bonnets » et les « Faucons », des « Chapeaux ».) Puis vingt ans d’aventures hasardeuses sous les Chapeaux. En 1765, revoilà les Bonnets. En 1772, la monarchie absolue est rétablie. Les guerres napoléoniennes contraignent à céder la Finlande, dont on tenait l’ouest depuis le XIIe siècle, à la Russie (1809). Lorsqu’elles cessent, une union personnelle est établie entre la Suède et la Norvège, qui va durer de 1814 à 1905. La révolution industrielle provoque des adaptations structurelles et des départs (1 000 000 d’émigrants entre 1850 et 1890).

Le XXe siècle suédois est marqué par la neutralité politique. Neutre pendant la Première Guerre mondiale. Neutre pendant la Seconde. Pendant la guerre d’Hiver, qui oppose la Finlande à l’URSS (1939-1940), la Suède penche du côté finlandais, sans intervenir directement. On a reproché aux autorités suédoises certaines faveurs accordées à l’Allemagne pendant le conflit mondial (droits de passage et livraisons de fer, en particulier). Pouvaient-elles faire autrement, dès lors que l’option neutraliste était maintenue ? En politique, la neutralité, c’est le dosage des abandons… Via la Suède les Alliés ont eu accès à des informations précieuses… Neutre pendant la guerre Froide. Aujourd’hui encore la Suède n’est membre d’aucune alliance militaire. En 1972, elle accueille à Stockholm le premier sommet de la Terre. Elle est membre de l’Union Européenne depuis 1995.

Politique

La Suède est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire. Le roi a une fonction de pure représentation. Le parlement (Riksdag) est monocaméral et compte 349 députés (dont 40% de femmes) élus pour 4 ans. Le Ministre d’Etat (premier ministre) est nommé par le président du parlement. Le gouvernement et le parlement collaborent à l’élaboration des lois, ils disposent concurremment de l’initiative législative. Une cour suprême couronne d’édifice judiciaire.

Célébrités

Kristina Vasa, Christine de Suède (1626-1689) fut une femme d’exception. Lorsqu’elle renonce au trône, en 1654, la Suède est à l’apogée de sa puissance. Convertie au catholicisme, elle critique sévèrement les dragonnades et le sort fait aux protestants français. Elle fut l’interlocutrice de Descartes et Pascal ; à Rome, elle a créé l’Academia dell’ Arcadia. La dynastie des Vasa s’éteint avec elle.

Björn Borg (né en 1956). Iceborg a donné au tennis une autre dimension. Son jeu avait quelque chose d’abstrait, de géométrique, sur quoi se brisaient les facéties d’Ilie Nastase, la fougue de Guillermo Vilas, le punch de Jimmy Connors et, parfois, le génie de John McEnroe.

Sven Anders von Hedin (1865-1952) était l’élève de Ferdinand von Richthofen (1833-1905) et fut un explorateur clé de l’Asie centrale (Pamir, Tibet, Taklamakan…). Si les nazis l’on beaucoup courtisé, c’est, bien sûr, qu’ils ne voyaient pas en lui un adversaire patenté ; il sut pourtant leur arracher en faveur d’autrui plus qu’il ne leur a réellement accordé.

Alfred Nobel (1833-1896) était chimiste et industriel. La civilisation lui doit la dynamite et la « dynamite extra Nobel » (dynamite plastique). C’est tout ? Il fut aussi propriétaire des usines d’armement Bofors. C’est tout ? Le nobélium (No) est en son honneur. Et le prix ? Il l’a doté, par testament, de 32 millions de couronnes. Les prix Nobel sont remis tous les 10 décembre, jour anniversaire de la mort d’Alfred.

Ingmar Bergman (1918-2007). En général, on a vu Le septième sceau et une partie de Cris et chuchotements. Et on a un grand respect pour le reste de cette « œuvre exigeante ». Reconnu comme l’un des grands maîtres du cinéma, l’esprit de divertissement le relègue un peu au rayon ciné-club.

Selma Lagerlöf (1858-1940) trempait sa plume pas si naïve dans le merveilleux des légendes populaires. Ce qui fit d’elle le chantre de la Suède romantique. La Saga de Gösta Berling (1891) et Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906-1907) appartiennent à la littérature universelle. Prix Nobel de littérature (1909).

Abba (1970-1982) est un paradoxe. Ce groupe de variété pop fait la synthèse de tout ce que les années 70 avaient d’affligeant. Il est également insubmersible et universel. Les seventies s’ouvrent donc sur des abîmes. Vainqueur du concours de l’Eurovision 1974, avec Waterloo.

Savoir-vivre

Les Suédois sont accueillants, discrets et ponctuels (être à l’heure n’est pas la seule politesse des rois, mais celle de tout individu civilisé). Les pourboires sont, en règle générale, compris dans la note ; hors de cela, ils ne sont pas de rigueur (on peut toutefois marquer le coup si on est particulièrement satisfait).
On enlève ses chaussures avant d’entrer dans une maison ou un appartement.
Les Suédois boivent peu d’alcool pendant la semaine, mais ils se rattrapent pendant le week-end !

Achat

Les objets de décoration et divers ustensiles en bois, en verre, en porcelaine, en céramique, sont souvent de très jolie facture. L’artisanat lapon aussi. Le renne fumé, le pâté de hareng ou la confiture d’airelles peuvent également être mis dans la valise du retour.

Cuisine

Les piliers de la cuisine traditionnelle suédoise sont la pomme de terre, le porc et le poisson (hareng, d’abord, morue, saumon, ensuite). A cela, on peut ajouter le renne et divers gibiers, les écrevisses, les champignons… Des pommes de terre, avec un morceau de saumon poché et une sauce à l’aneth, font une assiette des plus classiques. Citons aussi les boulettes de viande (köttbullar) ; le hareng en terrine (strömmingslador) ; le pudding de saumon (laxpudding) ; les galettes de pomme de terre au beurre, avec du lard frit et des airelles (raggmunk) ; la soupe d’églantine, sucrée et froide (nyponsoppa)… Le traditionnel smörgas est une tranche de pain de mie, garnie de crevettes, de saumon fumé, de hareng, de rondelles de concombre (les restaurants proposent des smörgasbord, des buffets de smörgas).
Le petit-déjeuner est solide et permet de déjeuner léger ; ensuite, on dîne tôt, dès 18h00 (dans l’ensemble, les restaurants ne servent plus après 21h00). La fika est une pause snack, qui peut avoir lieu un peu n’importe quand.

Boisson

L'eau du robinet est toujours potable et très bonne. Les Suédois boivent volontiers du lait. Et plus volontiers encore de la bière ; on en trouve 4 catégories : lättöl (la moins alcoolisée), folköl, mellanöl, starköl (la plus alcoolisée). Dans les bars, starköl est la règle. Pour accompagner le hareng, rien de tel qu’un petit verre d’eau de vie ; les formules sont innombrables, parmi les plus classiques : armoise, cumin, millepertuis… A Noël, on boit du vin chaud.
La vente d’alcool est un monopole d’Etat (Systembolaget).