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SRI LANKA

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Hommes et culture Sri lanka

Population

21 128 773 habitants (2008).

Langue Officielle

Le cinghalais (indo-iranien) et le tamoul (dravidien).

Langue parlée

Le cinghalais ou le tamoul sont les langues maternelles de la grande majorité des Sri Lankais (69% d’entre eux pour la première et 25,2% pour la seconde). Le malayalam (3,2% ; les Ambalavasi, les Mapilla) et le télougou (1% ; les Télougous, les Vaddars, les Waggai…) peuvent être signalés. Les autres langues ont très peu de locuteurs (pour la langue vedda, par exemple, on en compte 300 environ). L’anglais est véhiculaire.

Peuple

La population sri lankaise est bariolée sur ses marges. Pour l’essentiel, elle est composée de 69% de Cinghalais et de 25,2% de groupes d’expression tamoule (parmi eux, les musulmans sont considérés comme une entité à part entière). Les Burghers sont les descendants de métis indo-portugais ou indo-hollandais (ils sont 2 200 environ et parlent cinghalais). Les Vedda, issus du peuplement ancien de l’île, s’éteignent.

Religion

Le bouddhisme domine largement (70% des habitants, dont 90% de Cinghalais) ; l’hindouisme suit (15%, dont 80% de Tamouls), puis viennent l’islam (8%) et le catholicisme (7%, partagés entre Cinghalais et Tamouls).

Calendrier des Fêtes

4 février : commémoration de l’indépendance (1948).

Histoire

Les premiers habitants de l’île furent, sans doute, les ancêtres des actuels chasseurs cueilleurs vedda. D’après leurs chroniques, les Cinghalais sont arrivés, du nord de l’Inde, au VIIe siècle avant JC. Vers -300, en tout cas, le bouddhisme est implanté, ce qui dénote une forte influence indienne. Une « civilisation hydraulique » s’est établie qui conjugue soutras et irrigation. Des royaumes unifiés se succèdent ; ils ont pour capitales Anuradhapura (-200 à 1070) et Polonnaruva (1070-1200). Les invasions tamoules, en provenance, elles, du sud de l’Inde, se succèdent aussi (la question de l’antériorité de la présence cinghalaise ou tamoule est toujours l’objet de débats passionnés). Peu à peu, les Cinghalais sont refoulés vers le sud. A ce mouvement de marée, il faut ajouter la domination à éclipses de dynasties indiennes : Chola, Pandya, Chera, Pallava…
Taprobane (devenu depuis Sri Lanka) est, depuis l’antiquité, un point d’appui important du commerce ouest-est. Les navires marchands arabes, perses, birmans, thaïs, malais, indonésiens y abordent pour ravitailler. En 1505, les Portugais arrivent à leur tour. Ils trouvent l’île divisée en trois royaumes : Kandy, dans le centre ; Kotte, sur la côte ouest ; Jaffna, au nord. Les Lusitaniens s’emparent des côtes et, en vertu du padroado, implantent la foi catholique. En 1658, ils sont supplantés par les Hollandais. Lorsqu’en 1796, la British East India Company prend les choses en main, elle laisse en place l’essentiel de l’organisation administrative hollandaise. Après la victoire anglaise sur le royaume de Kandy (qui résistait encore et toujours…), l’île devient la Colonie royale de Ceylan (1815). L’ordre colonial britannique est alors mis en place : écoles, cricket, chemins de fer… Le thé devient l’un des piliers de l’économie sri lankaise (à quoi il faut ajouter le caoutchouc, la noix de coco, la canne à sucre). Pour cela, les autorités anglaises favorisent l’immigration d’ouvriers de langue tamoule. Dans les années 1930, ancré dans les revendications sociales des Cinghalais et des Tamouls, le mouvement national prend forme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Crown Colony est une base militaire alliée de premier rang. En 1948, dans la foulée de celle de l’Inde, l’indépendance est accordée au Sri Lanka. Mais, les Cinghalais, majoritaires dans le mouvement national, comme dans la population, entendent tirer les dernières conséquences de cette situation. En 1959, le cinghalais est déclaré seule langue officielle ; on essaie également de faire du bouddhisme la religion de l’Etat ; une politique de « discrimination positive » est lancée en faveur des Cinghalais (au prétexte que les Tamouls auraient été favorisés par les Britanniques). Du coup, les Tamouls se sentent floués. Des organisations de résistance apparaissent, dont les Tigres tamouls (Liberation Tigers of Tamil Eelam) en 1976. Elles prônent la création d’un Etat Tamoul indépendant. Des affrontements sporadiques ont lieu depuis 1972, mais, à partir de 1983 la guerre civile s’intensifie ; elle prend fin en mai 2009, avec un solde de plus de 70 000 morts.

Politique

Le président de la République démocratique socialiste du Sri Lanka est élu au suffrage universel, pour un mandat de 6 ans renouvelable une fois. Il est le chef de l’Etat, du gouvernement et de l’armée. Il nomme les ministres (le premier d’entre eux est le leader du parti majoritaire au Parlement). Le président peut être révoqué par un vote des 2/3 au Parlement, avec l’aval de la Cour suprême (le président, quant à lui, a le pouvoir de dissoudre le Parlement). Le Parlement est monocaméral (225 membres, élus pour 6 ans).

Célébrités

Rukmani Devi (1923-1978), le Rossignol du Sri Lanka, fut une actrice (plus de 100 films) et une chanteuse adulée. De la scène à l’écran et de la déclamation au chant, elle a dominé la vie artistique de son pays, sur lequel elle règne encore comme la statue du commandeur.

Clarence Wijewardana (1943-1996) a fondé le groupe Moonstones en 1964. C’est ainsi que la musique pop est devenue sri lankaise. Il s’en est suivi, de Golden Chimes en Super Golden Chimes, une impressionnante carrière de compositeur et de guitar hero. Jusqu’à ce que son foie lâche l’artiste…

Philip Christopher Ondaatje (né en 1933) est un homme d’affaires et philanthrope canadien d’origine sri lankaise (Burgher). Frère de l’écrivain Michael Ondaatje (né en 1943). Fortune faite, il se consacre à ses œuvres et aux voyages, dont il a tiré, à son tour, quelques livres.

Sirimavo Bandaranaike (1916-2000) fut la première premier ministre de l’histoire contemporaine, en fonction de 1960 à 1965, de 1970 à 1977 et de 1994 à 2000. On lui doit le remplacement de « Ceylan » par « Sri Lanka » (1972). Politique jusqu’au bout, elle est morte en sortant de l’isoloir.

James Taylor (1835-1892), sujet britannique, établit en 1867, au domaine de Loolecondera (district de Kandy), la première plantation de théiers du Sri Lanka. Son association avec Thomas Lipton (1848-1931) ouvrira largement les marchés européen et nord-américain au thé de Ceylan. L’un et l’autre ont bien mérité de l’eau chaude.

Savoir-vivre

Comme la situation générale, les choses s’améliorent dans le domaine touristique. Même si elles ne répondent pas encore toujours parfaitement aux standards internationaux, les prestations sont de bon niveau et les chauffeurs-guides ont acquis de l’expérience, ils sauront être des intermédiaires efficaces dans la vie quotidienne. D’autre part, vous n’êtes jamais obligés de visiter une boutique ou un atelier. Nous sommes fermes à ce propos mais, malgré nos précautions, ces sollicitations sont communes. N’hésitez surtout pas à dire « non » à votre guide si l’arrêt shopping ne vous tente pas. Ces précisions apportées, le Sri Lanka est un pays magnifique, que nous sommes heureux de vous faire découvrir.

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs-guides, nous vous conseillons l´équivalent de 3 à 5 euros par jour et par personne.
En ce qui concerne le personnel de service (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’en estimer le montant. Au restaurant, 10% du total de l'addition sont dans la norme.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Sur certains sites touristiques, vous paierez un « droit de photographier » pour les appareils photo et un « droit de filmer » pour les caméras.

Les Sri Lankais sont pudiques, soyez au diapason…

Attention ! A l'arrivée au Sri Lanka, tout visiteur portant un tatouage permanent et visible représentant le Bouddha ou tout autre symbole bouddhique, s’expose à être arrêté et expulsé (en passant par la case prison éventuellement). Pour des raisons de cet ordre, des étrangers ont été en butte à des manifestations d'hostilité.

Achat

Batiks, poteries, vanneries, laques, bois, pierres précieuses ou semi-précieuses, épices, dentelles, l’artisanat sri-lankais est très riche. Dans les boutiques, le marchandage est de rigueur (sauf dans les magasins d’Etat). Attention ! meubles et autres objets en bois sont assimilés à des antiquités s’ils ont plus de 50 ans et, donc, interdits à l’exportation.

Cuisine

Rice and curry (riz et curry), voilà la base de la cuisine sri lankaise ; c’est un plat de riz, accompagné d’une viande ou d’un poisson et de divers condiments et légumes. Parmi les condiments, le sambol est très courant : chair de noix de coco râpée + piment et épices. S’il accompagne le riz, on peut aussi le manger avec du pain, au petit déjeuner. Kiribath (riz cuit au lait de coco) se mange saupoudré de graines de sésame. Les cutlets sont des croquettes épicées. Buriyani est une spécialité musulmane (riz, poulet ou mouton ou bœuf, épices, œuf dur). Le petit-déjeuner est hérité de l’Empire britannique, mais on peut aussi essayer les hoppers, crêpes de riz avec sauce et piment… ou sucre. Légumes et fruits sont en abondance. Mentionnons encore curd and treacle (caillé de bufflonne à la mélasse), qui fait un délicieux dessert.

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille, dûment capsulée. Ou bien des sodas. Ou bien de la bière (la production locale est blonde et légère). Ou bien de l’eau de coco (directement de la noix au consommateur). Avec la sève du cocotier, on fait le vin de palme (le toddy) ou l’arak, plus fort.
Le thé est la boisson nationale. D’ordinaire, c’est un thé « noir » (ayant subi une fermentation enzymatique), que les Sri Lankais boivent fort, au lait et sucré. Il existe également des thés vert (d’Idalgashinna) et blanc (de Nuwara Eliya).