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RWANDA

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Hommes et culture Rwanda

Population

10 473 282 habitants (2009).

Langue Officielle

Le kinyarwanda, le français et l’anglais.

Langue parlée

Le kinyarwanda (famille bantoue) est la langue maternelle de 98% des habitants. Les nombreuses variantes dialectales sont facilement compréhensibles entre elles. Beaucoup de Rwandais parlent aussi le swahili, le français ou l’anglais.

Peuple

Le refus de l’ethnisme est inscrit dans la constitution de 1993. L’appartenance nationale est désormais valorisée (on se veut Rwandais avant d’être hutu ou tutsi ou twa). On peut toutefois estimer qu’en 1996, il y avait 80% de hutus et 19% de tutsis ; ces chiffres sont pourtant moins absolus qu’ils en ont l’air : 25% des Rwandais ont des grands-parents hutus et tutsis. Les twa (pygmées) représenteraient 0,5% de l’ensemble (ils ont particulièrement souffert du génocide). On pourrait encore citer les Banyenkombo, les Bagogwe ou les Banyambo, dont l’importance numérique est faible…

Religion

93,6% des Rwandais sont chrétiens (2006) : 56,5% de catholiques et 37,1% de protestants. On notera que, depuis le génocide, les mouvements néo-évangélistes ont fait une percée remarquée. Les musulmans sont environ 4,6% (surtout à Kigali). 0,1% des habitants se réclament encore de l’animisme traditionnel.

Calendrier des Fêtes

1er juillet : anniversaire de l’Indépendance (1962).

Histoire

Envers les populations rwandaises, une approche fonctionnelle a remplacé les conceptions ethnicistes : agriculteurs (hutus), éleveurs (tutsis) et chasseurs-cueilleurs (twa) sont les éléments interdépendants d’une même culture. Les individus passant fréquemment d’une catégorie à l’autre.

Le pays est mentionné une première fois par Richard Francis Burton (1821-1890) et John Hanning Speke (1827-1864) au milieu du XIXe siècle ; mais c’est Gustav Adolf von Götzen qui y pénètre, en 1894. La Rwanda est alors un Etat solidement organisé en une vingtaine de clans. Les militaires allemands s’installent à Kigali (1907). Les Belges les en expulsent en 1916. En 1919, le traité de Versailles attribue officiellement le Rwanda à la Belgique, qui en fait un protectorat (1922), appuyé sur les pasteurs tutsis (dont l’un des clans assumait la fonction monarchique) et les pères blancs. On fait aujourd’hui grief à ces derniers d’avoir imposé à la société traditionnelle rwandaise un carcan ethnique hors de propos et cela au profit de la puissance coloniale. En tout cas, les missions « tiennent » l’éducation, la santé… Dans les années cinquante, l’idée d’indépendance vient à l’aristocratie tutsie. Sans doute cela a-t-il déterminé l’administration coloniale à revaloriser les hutus. En 1959, une révolte hutue chasse en Ouganda le roi tutsi Kigeli V Ndahindurwa (né en 1935) et 200 000 des siens. Le 26 octobre 1961, la République du Rwanda élit son premier président, Grégoire Kayibanda, un hutu. La Belgique reconnait formellement l’indépendance le 1er juillet 1962.

En 1963, des massacres de tutsis ont lieu à la suite d’une tentative de coup de force des exilés. La situation des tutsis restés au pays ne cesse de se dégrader. En 1973, le général hutu Juvénal Habyarimana (né en 1937) prend le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat. Nouvel exil tutsi. Ceux qui restent sont toutefois réintégrés, au compte-goutte, à la vie sociale et économique. Mais leur situation, parfois prospère, est précaire ; spoliations et vexations sont monnaie courante. La dictature d’Habyarimana se met en place. L’aide au développement aussi. En 1987, tutsis et hutus en exil fondent le Front patriotique rwandais (FPR). Les alliés occidentaux du président le pressent de libéraliser son régime. Octobre 1990 : les forces armées du FPR pénètrent dans le nord du pays. Les militaires français et belges sécurisent Kigali. La démocratisation du régime va être éruptive. On réclame l’intégration du FPR à la vie politique nationale. En réponse, le parti présidentiel arme des milices. En 1992, l’opposition gagne les élections. Début 1993, le FPR mène d’importantes opérations militaires au Rwanda. Des pourparlers ont été engagés avec les exilés, qui aboutissent aux accords d’Arusha (août 1993), aux termes desquels l’Etat rwandais s’engage à intégrer les organisations FPR. Les casques bleus de l’ONU viennent remplacer les soldats français et belges. Habyarimana traine les pieds. Le 6 avril 1994, son avion est abattu.

La mort du président déclenche le génocide. Les miliciens son lâchés. Cela va durer jusqu’ à ce que le FPR prenne Kigali, le 4 juillet 1994. L’ONU estime que 800 000 personnes ont été massacrées.

Le premier président post-génocide est un hutu, Pasteur Bizimungu (né en 1950) et son vice-président un tutsi, Paul Kagame (né en 1957). Les réfugiés rwandais ont inondé les régions frontalières (surtout au Zaïre). La question de la justice à rendre pour le génocide est épineuse. Le président zaïrois Mobutu fait les frais des soubresauts de la crise rwandaise (1997). Bizimungu démissionne en 2000, remplacé par Kagame. Trois ans plus tard, les élections présidentielles donnent à ce dernier 95% des suffrages ; dans la foulée, les législatives lui assurent une majorité parlementaire. Depuis, le pays poursuit son aggiornamento, en légiférant de façon progressiste (abolition de la peine de mort), en libérant des opposants (dont l’ancien président Bizimungu, condamné pour corruption) et en s’impliquant dans la résolution des conflits africains (au Darfour notamment). Les relations diplomatiques avec la France, rompues en 2006, ont été rétablies en novembre 2009.

Politique

Le Rwanda est une république présidentielle. L’exécutif est dirigé par le président de la République, élu au suffrage universel pour un mandat de 5 ans ; il nomme le premier ministre. Le parlement est bicaméral : une Assemblée nationale (80 députés, mandat de 5 ans) ; un Sénat (26 sénateurs, mandat de 8 ans). Députés et sénateurs sont élus ou nommés de telle sorte qu’aucun groupe ne soit exclu de la représentation. La Cour suprême couronne l’édifice judiciaire, dont la base est formée par les gacaca, les tribunaux communautaires traditionnels.

Célébrités

Scholastique Mukasonga (née en 1956) est un écrivain dont les textes tentent d’établir une passerelle, toujours précaire et menacée, entre les morts et les vivants, entre le proche et le lointain. « Inyensi ou les cafards » (2006) revient sur la relégation sociale dont les tutsis ont souffert pendant les années soixante.

Cornelius Nyungura (né en 1977), Corneille, est un chanteur canadien d’origine rwandaise. Sous influence soul et funk, il distille un humanisme sensible, marqué par le souvenir du génocide, au cours duquel périt sa famille.

Dian Fossey (1932-1985) était radicale, cassante et alcoolique, mais cela ne méritait pas les coups de machette qui mirent fin à sa carrière d’éthologue. Ses études sur les gorilles des Virunga ont assuré la notoriété et la préservation de ces primates. En fait, elle empêchait surtout de braconner en rond.

Gustav Adolf von Götzen (1866-1910) était un uhlan un peu raide, mais un voyageur tenace. Il fut le premier Européen à traverser le Rwanda et sut nouer des relations cordiales avec le mwami Kigeri IV Rwabugiri. Plus tard, gouverneur de l’Afrique orientale allemande, il dut faire face à la révolte des Maji Maji (1905).

Yuhi V Musinga (mort en 1944), roi du Rwanda de 1896 à 1931. Il fut déposé par l’administration coloniale au profit de l’un de ses fils, et exilé. Le monarque dut vraisemblablement sa disgrâce à son refus d’embrasser le christianisme.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l’équivalent de 3 à 5 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides. A l'hôtel, 1 euro par bagage au bagagiste (prévoir également de la petite monnaie pour les femmes de ménage).
En règle générale, le mieux est d'aligner votre pourboire sur l'économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'en estimer le montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

L’artisanat rwandais est de grande qualité ; très typique, l’agaseke est un panier à couvercle conique qui évoque les grandes traditions nationales. Les broderies de Rutongo se signalent par leur variété. Les poteries sont en abondance sur tous les marchés et fort bien faites. On peut aussi acheter les peintures à motifs géométriques imigongo, réalisées sur support de… bouse de vache. Ou du thé, ou du café, ou des orchidées…

Cuisine

Le poisson (tilapia) et le poulet grillés sont absolument incontournables. Avec ça, du riz, de la banane plantain, des pois et des haricots (sautés au piment et à l’huile de palme). Mais, surtout, des frites ! De pomme de terre, de manioc, de patate douce… Signalons ici un grand classique de la fast food rwandaise : la brochette chèvre-frites. Les plats nationaux sont l’igisafuriya, poulet ou chèvre en sauce avec des bananes plantain, ou les zingalo (tripes).

Boisson

L’eau du robinet étant impropre à la consommation, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée) ; on évitera également les glaçons. Le brasseur Bralirwa est le plus gros employeur du pays ; il produit les marques Primus, Mutzig, Amstel… Mais beaucoup de gens font leur mousse eux-mêmes, à la maison. Deux types de bière se distinguent : l’amarwa (ou ikigage), à base de sorgho, et l’urwagwa, à base de banane plantain. On boit aussi beaucoup de lait (très sucré).