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RUSSIE

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Hommes et culture Russie

Population

140 702 094 habitants (2008).

Langue Officielle

Le russe. C’est la langue fédérale. Utilise l’alphabet cyrillique.

Langue parlée

On compte 176 nationalités et une centaine de langues parlées dans l’actuelle Fédération de Russie. Les Républiques et autres okrougs ont, en fait, plusieurs langues officielles (dont le russe, toujours). On parle donc très officiellement tatar, tchouvache, bachkir, bouriate, ingouche, kalmouk, tchouktche, iakoute, oudmourte, mordve, koumik, mais aussi biélorusse, allemand, ukrainien, yiddish et autres…

L'anglais et l'allemand sont les langues étrangères les plus communément parlées dans les grandes villes.

Peuple

Les Russes représentent environ 80% de la population totale. Les minorités les plus importantes sont les Tatars (3,8%), les Ukrainiens (3%), les Tchouvaches (1,2%) et les Bachkirs (0,9%)…

Religion

Les orthodoxes sont une grosse moitié de la population (ce qui ne signifie pas autant de pratiquants réguliers). Les musulmans, sunnites pour la plupart, viennent ensuite (autour de 12% de l’ensemble). Le judaïsme est résiduel (dans les 2%). Les 2% de bouddhistes relèvent du lamaïsme tibétain. Les catholiques, très peu nombreux, sont pourtant l’occasion de tensions entre Moscou et Rome. Le chamanisme est encore répandu parmi les peuples orientaux et septentrionaux.

Calendrier des Fêtes

Le 12 juin : Jour de la Russie.

Histoire

On a d’abord (premier millénaire avant J.-C.) affaire aux Iraniens : Scythes, installés entre Dniestr et Volga, puis Sarmates ; vers 400, les Goths s’établissent en Ukraine. Bientôt, les Huns, les Avars, les Khazars, tiennent la Russie d’Asie et le nord du Caucase. Pendant ce temps, les Slaves (« ceux qui parlent ») pénètrent en Russie occidentale et essaiment. Ils partagent l’organisation sociale à base familiale des Germains et des Baltes. Un peuple scandinave, les Varègues (ou Rus), dispose, lui, d’une constitution plus ferme et étendue ; il établit bientôt son hégémonie sur le nord du pays. En 862, Rurik le Varègue devient prince de Novgorod. Vingt ans plus tard, son successeur, Oleg le Sage, déplace sa capitale à Kiev. La Rus de Kiev établit alors des relations diplomatiques et commerciales avec Byzance et étend son autorité sur les Slaves. En 988, Vladimir 1er « le Grand » reçoit le baptême, ferme son harem pour ne garder que sa femme grecque, Anna Porphyrogénète, et impose le christianisme byzantin à ses sujets. Après le Grand Schisme de 1054, la Rus appartiendra donc au monde orthodoxe. Les ambitions méridionales du nouvel Etat, qui s’est fait une réputation, sont contrées par les Khazars et les Pétchénègues, puis par Byzance. Au XIIe siècle, la puissance Rus est en déclin et ne contrôle plus les portes sud du pays. Au nord, Novgorod rétablit son indépendance. Moscou est fondée en 1147. Le XIIIe siècle est calamiteux : la Horde d’or débarque et les Tatars ravagent le pays, détruisant, entre autres, Moscou et Kiev. Les princes russes seront vassalisés et paieront tribut deux siècles. Un malheur ne venant jamais seul, la chevalerie occidentale en profite : Polonais, teutoniques et autres Suédois se servent à leur tour. Le prince Alexandre Nevski donne un peu d’espoir aux Russes en battant les Suédois sur la Neva (1240) et les chevaliers teutoniques au lac Peïpous (1242). L’Eglise orthodoxe en fait un saint. Au siècle suivant, un grand Etat polono-lithuanien contrôle néanmoins l’ouest du pays. Cependant, la puissance Tatare s’érode. La principauté de Moscou en profite. Sous Ivan III, Novgorod est réunie aux possessions moscovites, considérablement étendues. Son successeur, Ivan IV « le Terrible » (1530-1584), prend le titre de tsar et porte le fer au sud ; il conquiert Kazan et Astrakhan et atteint la mer Caspienne. Il sera moins heureux contre les Polonais, les Suédois ou les Tatars de Crimée. Sous son règne, le servage se généralise ; les serfs fugitifs constituent, aux marges de l’empire, des communautés qui seront autant de fronts pionniers…

A la mort d’Ivan, ses fils se disputent le trône. Sans le savoir encore, ils ouvrent l’ère Romanov, qui durera jusqu’en 1917. Les Polonais envahissent le pays et s’emparent de Moscou. La noblesse tergiverse, collabore, suppute, jusqu’à ce qu’une révolte populaire libère la ville et que le Congrès de la Terre russe (Zemski Sobor) élise Mikhaïl Romanov (1613), qui devient tsar de toutes les Russies (de toutes les principautés Rus). C’est l’amorce du redressement. La dynastie va reprendre les choses en main. L’Ukraine secoue le joug polonais et rallie Moscou. Pierre « le Grand » (1672-1725) repousse Tatars et Kazakhs à l’est de l’Oural, affronte les Suédois. Il rase la Russie médiévale et installe des villes-nouvelles, dont le fleuron est Saint-Pétersbourg (1703), qui deviendra sa capitale. Catherine II (1762-1796), lectrice de Voltaire et de Diderot, prolonge cet effort modernisateur. La Russie connait alors un développement industriel certain, qu’entrave cependant l’archaïsme rédhibitoire de ses structures sociales. Le mouvement colonisateur est poursuivi. La tsarine s’ouvre la mer Noire, (annexion de la Crimée, 1783). La Pologne disparait, partagée et repartagée. Au XIXe siècle, après que la geste napoléonienne se soit épuisée dans l’hiver russe, l’expansion continue. La Sibérie orientale, explorée dès 1648, est acquise en 1858. La Russie pousse au sud et au sud-est contre l’empire ottoman : la guerre de Crimée (1853-1856) voit Français et Anglais voguer au secours de la Sublime Porte ; la conquête du Caucase est achevée en 1864 : Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, montagnes tchétchènes et tcherkesses… En Asie-Centrale, la conquête du Kazakhstan, met les Russes à portée de l’Inde. L’Angleterre réagit et le grand jeu aboutira à l’établissement du tampon afghan (1907). Le panslavisme séduit les « frères » d’Europe centrale et balkanique : par eux, la Russie « pèse » sur l’Europe (les Polonais toutefois ne souscrivent pas à ce courant). Mais, à l’intérieur, la situation sociale est intolérable. Le servage est enfin aboli en 1861, ce qui, en pratique, n’améliore pas beaucoup la situation de la masse des paysans. Les villes et leurs dépendances industrielles sont travaillées d’idées révolutionnaires. Nicolas II monte sur le trône (1894). Il perd une guerre contre la Japon dix ans plus tard. Ecrase une première révolution l’année suivante. S’engage dans la Première Guerre mondiale contre l’Allemagne et sombre. La Russie impériale ne supporte pas le poids de la guerre. L’année 1917 voit réussir une révolution bourgeoise en février ; le tsar abdique ; en octobre, les bolcheviks, conduits par Lénine (1870-1924), s’emparent le pouvoir. Par le traité de Brest-Litovsk, la Russie soviétique sort de la guerre, au prix d’importantes concessions territoriales à l’Allemagne (Finlande, Pays Baltes, Pologne, Biélorussie, Ukraine…).

De 1918 à 1922, la guerre civile fait rage. L’Europe de Versailles ampute la souveraineté russe à l’ouest. Les territoires cédés à l’Allemagne accèdent à l’indépendance. Les puissances occidentales soutiennent les armées blanches. Mais leurs chefs n’ont d’autre raison que l’antibolchevisme. Lénine et Trotski (1879-1940) ont un projet et une méthode : le communisme de guerre. Ils l’emportent. Biélorussie et Ukraine sont réintégrées. Après la mort de Lénine, Staline (1879-1953) prend le pouvoir. C’est la fin du communisme. Ou plutôt son instrumentalisation par l’idée russe. Mais tout, ou presque, est à refaire. Les moyens mis en œuvre seront à la démesure de la tâche. Les traditions de l’autocratisme russe sont portées à leur point d’incandescence par l’ex-séminariste géorgien. Le « système » soviétique se met en place, il connaitra plusieurs moutures. La puissance se paie cher : éradication de classes sociales, purges, camps, mise au pas et transferts de population ; aux forceps, une société nouvelle est mise en place : citoyenneté, tissu industriel, écoles et universités, maillage sanitaire… Au fond, l’URSS sera en guerre pendant presque toute la durée de son existence. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Staline n’est pas prêt, il signe un pacte d’amitié avec l’Allemagne. Qui lui permettra de récupérer sans gloire des terres perdues. En 1941, Hitler l’attaque. L’URSS s’arcboute et résiste : Leningrad, Moscou, Stalingrad brisent l’assaut de la Wehrmacht. L’hiver la dissout. Les soldats soviétiques finiront par hisser leur drapeau sur le Reichstag. Le prix payé est, encore une fois, énorme : 27 millions de morts. A Yalta, Staline obtient un glissement de ses frontières occidentales. Il favorise le passage de l’Europe centrale au socialisme ; le glacis tiendra les Occidentaux à distance. La reconstruction donne le ton des années cinquante. Les Etats-Unis se font les champions de l’anticommunisme, la Chine offrira bientôt le modèle d’un rouge alternatif, mais, à la mort du Petit Père des Peuples, Nikita Khrouchtchev (1894-1971) peut dénoncer les crimes du stalinisme : le pays tient debout. C’est la Guerre froide, le Rideau de Fer et la grande partie d’échec entre les USA et l’URSS. La Russie soviétique est au faîte de sa puissance. Les Hongrois l’apprennent à leurs dépends. Leonid Brejnev (1907-1982) remplace Khrouchtchev. La puissance demeure à peine entamée (les Tchécoslovaques le sauront bientôt), mais le poids de l’appareil écrase la société. Les Russes (et les autres) se noient dans la vodka ou dans les rêves de liberté. L’Occident est en passe de gagner la guerre. L’économie socialiste peine à soutenir le rythme qu’impose le libéralisme. La démoralisation et le cynisme gagnent, en même temps que l’Eglise russe revient en grâce (Brejnev est enterré selon le rite orthodoxe). Les prisons restent pleines. L’armée patauge en Afghanistan. La Pologne, décidément mouche du coche russe, s’agite. En 1985, Mikhaïl Gorbatchev (né en 1931) tente un dernier coup pour remettre le régime en selle : la Glasnost (Transparence). Raté. L’URSS a désormais les moyens de sa décomposition. Elle perd des pièces en grand nombre. La CEI (Communauté des Etats indépendants) la remplace. Les membres les plus malins de la nomenklatura se taillent des royaumes dans l’empire. La société disparait littéralement dans la centrifugeuse libérale. En 1988, Vladimir Poutine accède au pouvoir. Il semble avoir pris la mesure des problèmes et des enjeux. La nouvelle économie, les nouvelles classes sont là, les nostalgies et les blessures d’amour propre aussi, l’histoire également et les nouvelles inégalités. La démocratie ? La démocratie... On va changer les paroles de l’hymne national, mais on garde la musique. Le président-premier ministre est-il l’homme de la situation ? Il en est, en tout cas, le symbole.

Politique

Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. Il nomme le premier ministre, avec l’approbation de la Douma. Si le président est empêché d’assurer ses fonctions, le premier ministre prend l’intérim. Le pouvoir législatif est assumé par l’Assemblée fédérale. Deux chambres : le Conseil de la Fédération (178 membres, nommés pour quatre ans par les responsables exécutifs et législatifs des unités administratives fédérales) ; la Douma (450 membres, élus pour quatre ans selon un système mixte de représentation). Trois cours coiffent le pouvoir judiciaire : constitutionnelle, suprême et supérieure arbitrale.

Célébrités

Léon Tolstoï (1828-1910) : pendant le siège de Leningrad par les troupes allemandes, les habitants se demandaient s’ils réagissaient à la guerre de la même façon que les personnages de Guerre et paix. Peu d’écrivains ont pénétré à ce point la moelle d’une nation.

Spoutnik. Le 4 octobre 1957, les soviétiques mettent sur orbite le premier satellite artificiel de la terre. Il faudra une petite heure pour mettre le monde entier à l’écoute du bip de l’engin.

Mikhaïl Kalachnikov (né en 1919) est l’homme derrière le fusil mitrailleur : il l’a créé en 1945 pour la défense de son pays (mis en fabrication à partir de 1947). L’arme des damnés de la terre…

Oblomov : héros du roman éponyme d’Ivan Gontcharov (1812-1891), aristocrate passif et tourmenté, il est l’une des grandes figures littéraires de l’âme russe.

Léon Zitrone (1914-1995) : né à Saint-Pétersbourg et l’un des pères de la télévision française. Deux sommets de sa carrière de commentateur : le couronnement d’Elisabeth II et l’enterrement de Leonid Brejnev (on se découvre devant le catafalque de ses adversaires).

Marat Mikhaïlovich Safin (né en 1980) : le joueur de tennis emblématique du nouveau cours russe. Des passing-shots, des filles, des blessures…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons l´équivalent de 5 à 10 euros par jour (transfert seul, de 1 à 3 euros). A un guide, on donnera 30 ou 40 euros pour le séjour (plusieurs visites) ou de 10 à 15 euros pour une journée. Au restaurant, pourboire à discrétion. A l’hôtel, 1 euro par bagage au bagagiste.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Achat

Parmi les incontournables : poupées gigognes, samovars, châles, vaisselle en bois peint…

Cuisine

Tout d’abord, il est à noter que les Russes ont eu une influence sur la façon dont nous concevons les repas : la succession des plats (entrées, poissons, entremets, viandes, desserts) est « à la russe ». Les zakouski, qui conjuguent graisse, sel et acidité, sont des accompagnements de la vodka, et non des entrées. D’ailleurs on commence volontiers par une soupe. Le borchtch ? Oui, bien sûr… Mais essayez plutôt la chtchi, la soupe au chou, ou la botvinia, si vous en trouvez : betteraves et feuilles de betterave, oseille, oignons, aneth, concombre, raifort, épices, kvas, servie froide avec un bon morceau d’esturgeon poché. Ensuite, le chou farci ou les pelmeni (pâtes fourrées)… Les chachliks sont des brochettes (mouton ou porc marinés), on en fait de belles parties en plein air, été comme hiver. Poissons : carpe, sandre, flétan, esturgeon… Le caviar vient de là. La kacha est très russe également : c’est une bouillie de sarrasin. Des desserts : pomme, crème… On remarquera également la présence des champignons, des baies, du miel, qui témoignent de la vieille économie de cueillette. Roboratif, goûtu, enraciné.

Boisson

On boit, en Russie, de la vodka, c’est entendu, mais aussi du thé (avec un morceau de sucre candi). Les plus anciens breuvages consommés semblent cependant être la bière et le kvas. La première poursuit une belle carrière dans les estaminets. Le second, peut-être la vraie boisson nationale, est produit à partir de la fermentation naturelle du pain et aromatisé avec des fruits. Désaltérant et peu alcoolisé. Quant à la vodka (alcool de grain), elle a pris toute sa place au XIXe siècle ; c’est, selon, l’assommoir ou le partage des tsars : on l’accompagne de hareng saur ou de caviar. La vodka russe de bonne qualité est fine et piquante, plus « nerveuse » que la polonaise, par exemple. Il y a une part de rituel et d’épreuve dans la vodka ; sur ce terrain, on ne prétendra pas s’égaler aux Russes… Pour le vin, les « nouveaux Russes » vident volontiers (renouant avec une vieille tradition aristocratique) des bouteilles françaises ; le pays produit des vins pétillants assez sucrés…
Ajoutons encore que l’eau du robinet n’est pas potable ; on boira donc de l’eau en bouteille (capsulée).