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ROUMANIE

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Hommes et culture Roumanie

Population

21 673 000 habitants.

Langue Officielle

Le roumain, qui est la langue maternelle pour 90% de la population de la Roumanie, ainsi que pour 80% de la population de la République de Moldavie (où elle est aussi appelée la langue moldave). Le roumain est une langue d’origine latine qui a bien maintenu la structure latine au niveau lexical (75% du vocabulaire total est issue directement du latin) ainsi qu’au niveau de la structure grammatical (elle a hérédité le système casuel, la déclinaison et les trois genres de noms).
Le roumain est considéré une langue « asymétrique » par rapport aux autre langues latines : il est assez facile pour un roumain de comprendre l’italien, le français et l’espagnol, mais l’inverse n’est pas le cas en raison des influences slaves et des certaines mutations phonétiques.
L’orthographe du roumain est, à l’instar de celle de l’italien, très simple, car phonétiquement à chaque phonème correspond une lettre. Pour des phonèmes que d’autres langues écrivent avec plusieurs lettres, le roumain utilise des diacritiques. Exceptions : les sons /ke/, /ki/, /ge/ et /gi/ s’écrivent « che », « chi », « ghe », « ghi ».

Langue parlée

Chaque minorité a la liberté de pratiquer sa propre langue. L’hongrois, l’allemand sont assez répandus en Transylvanie et dans l’ouest du pays et l’ukrainien, le polonais, le russe près des frontières du sud et de l’est. Même si l’anglais gagne de plus en plus de terrain parmi surtout les jeunes, le français se maintient toujours et les touristes n’auront aucun mal à trouver du personnel qui se débrouille en français dans les sites touristiques.

Peuple

La population roumaine est composée par 90% de roumains et 10 % d’autres nationalités. Les principales minorités sont : les hongrois ou magyars (6,6%) suivi par les roms (2,5%), les ukrainiens (0,3%) et les allemands (0,3%). Elles entretiennent leur identité au travers de coutumes et de traditions régionales.

Religion

La Roumanie est un pays ou la confession prédominante est l’orthodoxe (86,8). Parmi les autres confessions, les catholiques (5%) et les protestants (3,5%) sont les plus nombreux. Fortement marginalisé pendant les années de communisme, le sentiment religieux du peuple roumain a connu une forte expansion depuis les années 1990 mise en évidence par la construction de nombreuses églises dans tout le pays.

Calendrier des Fêtes

Jusqu’en 1989, la fête nationale était célébré le 23 août, la date qui correspondait à la déclaration de guerre à l’Axe et le début des combats aux cotés de l’armée soviétique. Depuis 1990, la fête nationale a lieu le première décembre : elle correspond à la célébration de l’Union de toutes les provinces roumaines en 1918, à Alba Iulia.

Histoire

La Roumanie autrefois province de l'Empire romain appelée Dacie, fut envahie par les Goths, les Huns, les Vandales, les Avars, les Tatars, les Slaves et les Hongrois entre le 3ème et le 10ème siècle. Puis, les principautés de Valachie, de Moldavie et de Tansylvanie se créent entre le 10ème et le 14ème siècle à partir de petits noyaux étatiques nommés voïvodats. C’est au 16ème siècle que la Moldavie et la Valachie passent sous tutelle ottomane ; quant à la Transylvanie, elle est occupée par les Autrichiens à la fin du 17ème siècle. Au 19ème siècle, la Russie qui occupe la Bessarabie et une partie de la Moldavie soutient les révoltes qui éclatent contre l'occupant turc. 1861 est l’année durant laquelle la Roumanie se constitue grâce à l’union de la Moldavie et de la Valachie deux années plus tôt jusqu’en 1878 où elle devient totalement indépendante.
En 1916, la Roumanie entre en guerre mondiale aux côtés de la France, de l'Angleterre et de la Russie contre l’Allemagne puis durant la seconde guerre mondiale : suite au renversement du roi par le maréchal Antonescu, le pays entre en guerre du côté de l'Allemagne nazie, tandis que de nombreux Roumains organisent la résistance armée. La Roumanie devient une démocratie populaire en 1948 après l’abdiquation du roi Michel qui fut renversé par la victoire des communistes aux élections de 1946. Nicolae Ceausescu prend la tête du Parti communiste et devient président en 1974. Il lance un vaste programme d'austérité visant à rendre le pays autosuffisant et à rembourser la dette extérieure. La politique de "systématisation" (regroupements forcés) dans les campagnes s'accompagne d'un culte effréné de la personnalité et d'une tyrannie policière sans égale. Quinze ans plus tard, en 1989, le couple Ceausescu est exécuté au terme d'un procès expéditif.

Politique

Membre de l'Union européenne depuis le 1er janvier 2007 et de l’OTAN depuis 2004, la Roumanie est une démocratie parlementaire qui se fonde sur les principes de la Constitution adoptée en 1991 et modifiée en 2003. Selon la Constitution roumaine (élaborée sur les principes de celle de 1923 et de la Constitution française de la Vème république) le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il faut remarquer que le titre officiel de Président n'existe que depuis 1974 quand il a été créé pour lui-même par Nicolae Ceausescu qui remplissait aussi le rôle du secrétaire général du Parti communiste roumain. Le Président nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué d’une Chambre des députés (l’équivalent français de l’Assemblée nationale) réunissant 332 membres et du Sénat comprenant 137 membres. Les membres des deux chambres sont élus pour quatre ans.

Célébrités

Constantin Brancusi (1876-1957), sculpteur, l’auteur du chef d’œuvre de la sculpture contemporaine, la Colonne de l’Infini à Targu-Jiu. Il a vécu et travaillé de 1925 à 1957 à Paris ; son atelier a été reconstitué près du Centre Georges Pompidou ;
Mihai Eminescu (1850-1889), le « poète national » de la Roumanie ;
George Enescu (1881-1955), compositeur et violoniste, mort à Paris ;
Mircea Eliade (1907-1986), écrivain, essayiste et historien des religions ;
Emil Cioran (1911-1995), écrivain et philosophe, connu sous le nom Emile Michel Cioran. Comme Brancusi il a été enterré au Cimetière Montparnasse ;
Eugen Ionescu (1909-1994), dramaturge, connu en France sous le nom Eugène Ionesco ;
Ion Luca Caragiale (1852-1912), dramaturge ;
Tristan Tzara (1896-1963), l’initiateur du mouvement Dada, il est mort à Paris ;
Johnny Weissmuller (1904-1984), acteur, il a interprété le fameux personnage Tarzan ;
Nadia Comaneci (1961-), élue la Gymnaste du siècle à Vienne en 1999. En 1976, elle fut la première gymnaste à obtenir la note maximum des juges avec un 10.00 aux barres asymétriques ;
Gheorghe Hagi (1965-), footballeur, surnommé le « Maradona de Carpatzi » ;
Ilie Nastase (1946-), jouer de tennis, élu le meilleur jouer en 1973 ;
Ion Tiriac(1939), tennisman.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons 2 euros par jour et par personne (transferts, de 1 à 3 euros). Aux guides, on pourra donner 10 euros par jour et par personne. Au restaurant, 10 à 15% du montant de l'addition sont dans la norme.
En règle générale, le mieux est d'aligner votre pourboire sur l’économie locale : les prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'estimer son montant.

Les Roumains tiennent beaucoup à partager leurs moments de joie ou de tristesse. Si vous avez l’occasion de participer à un mariage ne vous offusquez pas si pendant le repas de mariage, on passe avec des paniers pour récolter de l’argent. C’est la coutume ! D’autre part, si vous croisez un enterrement, ne soyez pas choqués que l’on vous invite à partager le repas funèbre : vous honorez la famille.
Lorsqu’on vous offre un verre, évitez de le boire trop rapidement, sinon votre hôte vous en servira un autre et ainsi de suite. Lors des salutations, le baisemain, même si de moins en moins, est encore pratiqué dans les campagnes. Dans les églises et monastères évitez de vous promener en short et autre tenue légère. Le port des foulards est conseillé aux femmes.
Si vous choisissez de passer le Réveillon en Roumanie, réjouissez-vous des rythmes et des couleurs qui témoignent des traditions et qui se perdent dans la nuit des temps. Au son de musiques endiablées, des personnages terrifiants exécutent des danses rituelles (« la danse avec l’ours », par exemple) dans une débandade apparente qui en réalité est ordonnée par des règles bien précises.

Achat

Savoir-faire et talents sont à découvrir dans chaque région de la Roumanie où vous trouverez des produits locaux et artisanaux propres. Parmi les petites choses intéressantes que vous pouvez acheter il faut mentionner : des nappes et des serviettes brodées, des objets de poterie, des costumes populaires, des objets sculptés en bois, des objets de porcelaine, de l'argenterie et des icônes. Vous pourrez trouver près des monastères de nombreuses échoppes où sont vendus des tapis, des tissus brodés, des sculptures en bois, des œufs peints et des icônes sous verre. A Bucovine, les œufs délicatement décorés sont de vraies merveilles.

Cuisine

Les Roumains réservent une place privilégiée à l’art de se nourrir, et surtout à celui d’honorer leurs invités par une table parfois excessivement mais délicieusement garnie. A la fois robuste par ses racines paysannes et créative par nécessité, la cuisine roumaine s’est enrichie au fil du temps d’apports orientaux et slaves. C’est ainsi que quelques produits et plats de base ont donné naissance à un foisonnement de saveurs et de variantes régionales.
La viande de porc est particulièrement appréciée mais vous allez trouver de la viande de bœuf, de bouvillon ou de volaille très bien préparées. Les grillades sont délicieuses. Parmi les spécialités roumaines, on recommande vivement les « sarmale » qui sont des rouleaux de feuilles farcis, cuits dans un bouillon, sur un matelas de tomates ou de tombées de chou et la « tochitura moldoveneasca », un ragoût savoureux qui se trouve surtout dans la partie de l’est du pays. Tout cela avec la « mamaliga » (la polenta), l’incontournable compagne de la cuisine roumaine, qui remplace souvent le pain. Parmi les plats à base de poisson, choisissez la carpe à perche, une spécialité typique au Delta de Danube.
Les plats à base de soupe offre des assemblages de saveurs et de couleurs d’une rare sensibilité. « Supa » ou « ciorba » (prononcé « tchorba ») se dit d’un potage doux et velouté préparé avec le « bors » (prononcé « bortch »), le liquide qui lui donne ce petit gout aigrelet caractéristique. Essayez-les à base de lard, de pommes de terre et de viande de porc ou de volaille !
Le raffinement oriental embellit la table quotidienne et surtout celle des jours de fête : des plats à base d’aubergines, de poivrons ou autres légumes confits, diverses préparation de viande épicée (« chiftele », et « mititei »), la « pastrama de oaie » (viande de mouton macérée dans des épices et puis fumée et séchée) les pâtisseries où s’associent le miel et les noix (la «baclava »), sont juste certaines délicatesses qui mélangent de manière brillante la tradition de la cuisine locale aux saveurs turcs.
Si vous êtes en Roumanie au mois de septembre, n’hésitez pas à déguster la « zacusca », cette purée de légumes, champignons et condiments que les cuisinières roumaines ont encore l’habitude de conserver pour l’hiver.
A la fin du repas, il est bien vu de féliciter la maîtresse de maison : « Sarut mana pentru masa » (« Je vous baise la main pour ce repas »). Elle vous répond par : « Sa va fie de bine ! » (« Que cela vous fasse du bien).

Boisson

L’art de boire des Roumains passe obligatoirement par la « tuica », cette eau-de-vie typique du pays, parfois plus fort que la « grappa » italienne, que l'on sert en toute occasion et même en apéritif en s’adressant de sonores « Noroc, sanatate, la multi ani ! » (« Chance, santé, longue vie ! »). La vieille tradition viticole exalte les saveurs de la table avec des vins de production propre comme « Cotnari », « Jidvei », « Murfatlar » ou « Feteasca ». N’hésitez pas à goûter aussi à la bière roumaine : elle est excellente !