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île de la Réunion

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Hommes et culture Île de la réunion

Population

798 094 habitants (2007).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

55% des habitants ont le créole pour langue maternelle. On distingue créole des Bas (littoral), des Hauts (montagnes) et urbain. Parmi les créolophones, nombreux sont ceux qui parlent également le français réunionnais (mâtiné de particularismes locaux) ou le français standard. Cette dernière langue n’est parlée exclusivement que par les Métropolitains. 21% des habitants ont le français réunionnais pour langue maternelle. Ajoutons que le malgache a 2,6% de locuteurs ; le gujarati, 2,4% ; les chinois (cantonnais ou hakka), 2,9%...

Peuple

35% des habitants sont d’origine africaine (Mozambique, Guinée, Sénégal, Madagascar, Comores). 25% sont d’origine européenne + 5% de Métropolitains (les Zoreils). Les Indiens tamouls représentent environ 25% de la population et les Chinois, 5%. Les Zarabes sont les musulmans d’origine indienne, ils ne sont donc pas des Arabes… Les Indiens hindouistes sont appelés Malabars.

Religion

Les catholiques romains sont nettement majoritaires. Nombre d’entre eux vouent un culte particulier à saint Expédit (dont l’existence historique est suspecte, mais à qui l’on s’adresse pour une réaction rapide). Comme un peu partout, les évangéliques protestants sont très actifs et ont le vent en poupe. L’islam est professé par les Zarabes, qui sont sunnites, de l’école hanafite. Notons au passage que la plus ancienne mosquée de France se trouve à Saint-Denis, c’est la mosquée Noor-al-Islam, édifiée en 1905. L’hindouisme conserve nombre de fidèles et ses fêtes traditionnelles sont très suivies : Divâlî (octobre-novembre), Teemeedee (décembre-janvier), Cavadee (à différentes périodes)… Les interférences entre hindouisme et christianisme sont fréquentes. Ce sont les Chinois qui ont introduit le bouddhisme sur l’île.

Calendrier des Fêtes

14 juillet.

Histoire

Ce sont vraisemblablement des marins arabes qui, les premiers, ont aperçu La Réunion. Au début du XVIe siècle, les navigateurs portugais arrivent dans la zone : Diogo Dias, en 1500, et Pedro de Mascarenhas, qui donnera son nom à l’archipel, en 1512. L’île est appelée Santa Apolonia. La route des Indes se met en place. Les Anglais et les Hollandais ravitaillent à Santa Apolonia, qu’ils nomment England’s Forest. Ce sont les Français qui en prennent possession en 1642, elle devient alors l’île Bourbon. En 1665, vingt colons, débarquant de bateaux de la Compagnie des Indes orientales, s’y installent. Dès le début du siècle suivant, le développement économique se dessine, dont les ingrédients sont le café et les esclaves. Entre 1735 et 1745, le gouverneur La Bourdonnais intègre l’île Bourbon à un système qui en fait le garde-manger de l’île de France (Maurice), où stationne la flotte de guerre engagée contre les Anglais pour le contrôle des Indes et de l’océan Indien. Le 19 mars 1793, l’île devient île de La Réunion, en hommage à la réunion des fédérés marseillais et des gardes nationaux, lors de la marche sur les Tuileries du 10 août 1792. La brise révolutionnaire souffle, jusqu’à ce que La Réunion refuse l’abolition de l’esclavage, votée par la Convention en 1794. La colonie semble alors se détacher de la métropole. Napoléon rétablit l’ordre et l’esclavage colonial en 1802. Intermède britannique de 1810 à 1814, puis rétrocession à la France.

Au début du XIXe siècle, la canne à sucre remplace le café. Quelques décennies plus tard, un coup de génie local permet à l’île de devenir le premier producteur mondial de vanille. C’est, sinon la prospérité, du moins une certaine aisance (mal répartie). En 1848, l’abolition de l’esclavage est enfin proclamée. La mesure provoquera nombre de bouleversements sociaux et l’afflux de travailleurs indiens et chinois. Hélas, la betterave européenne concurrence la canne réunionnaise et la crise économique menace. Des efforts notables d’amélioration des infrastructures sont faits, néanmoins. Pendant la Première Guerre mondiale, les jeunes Réunionnais vont se battre en France ou sur le front grec. Le cours du sucre remonte (la betterave est une des victimes du conflit). L’entre deux guerre voit apparaitre le monde moderne : électricité domestique et publique, télégraphe, radio, téléphone, automobile… La natalité est vigoureuse. Avec la Seconde Guerre, les approvisionnements cessent. La Réunion est ruinée. Elle passe sous contrôle gaulliste en 1942. Le 19 mars 1946, le territoire devient un département d’outre-mer. Ce qui relance la machine : instruction obligatoire, santé publique, éradication du paludisme, liaisons aériennes régulières, réseau routier… La période Debré, député de La Réunion de 1963 à 1988, resserre encore les liens avec la métropole. Depuis 1997, le département est l’une des régions ultrapériphériques de l’Union Européenne.

Politique

La Réunion est une région administrative et un département français d’outre-mer. Le conseil général, le conseil régional et la préfecture sont installés à Saint-Denis.

Célébrités

Raymond Barre (1924-2007). Le « meilleur économiste de France » (dixit VGE) était né à Saint-Denis, où ses ancêtres s’étaient installés en 1843. Universitaire, Premier ministre (1976-1981), maire de Lyon (1995-2001), il avait la rondeur rosse et le verbe tranchant.

Jackson Richardson (né en 1969) fut l’un des handballeurs les plus doués de sa génération et une figure majeure du sport français. Deux fois médaillé d’or aux championnats du monde (1995 et 2001), il dispose d’un palmarès… insolent. Son style inspiré et opportuniste ne laisse nulle place à l’imprécision.

Edmond Albius (1829-1880) a découvert un procédé pratique de pollinisation de la vanille, qui a permis à La Réunion de prendre la tête des régions productrices. Pourquoi certains ont-ils contesté que l’on doive à Albius le procédé ? Parce qu’il était noir, esclave et encore un enfant au moment de la découverte ?

Michel Debré (1912-1996) fut un poids lourd du gaullisme et de la politique française. Longtemps député de La Réunion, il y a œuvré contre la pression démographique et l’idée indépendantiste, le développement de l’île étant, selon lui et quelques autres, à ce prix…

Roland Adrien Georges Garros (1888-1918) fut un as de l’aviation, au temps où elle était l’un des beaux arts. Pianiste accompli, cycliste, rugbyman, c’était une personnalité pleine de ressources et de charme, auprès de qui se bousculaient Isadora Duncan, Jean Cocteau ou Misia Sert…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs (transfert aéroport), 2 euros par couple. Nous vous conseillons entre 2 et 10 euros par couple et par journée de visite pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…), les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Les indications suivantes peuvent toutefois servir de points de repère : à l’hôtel, de 0,50 à 1 euro par bagage et de 1 à 5 euros pour le room service (selon demande) sont raisonnables ; au restaurant, pour un couple, on laissera entre 2 et 10 euros de pourboire, en fonction du standing et du service.

Achat

La vannerie est le produit phare de l’artisanat local. Mais on trouve aussi des broderies ou des sculptures sur bois, du petit mobilier, des poteries… La canne à sucre et ses dérivés, le rhum en particulier (on trouve dans le commerce des sachets de fruits et de plantes séchés qui permettent de l’ « arranger ») en bouteille ou en caisse outre (bag-in-box), font des souvenirs délicieux ; tout comme les épices, dont la fameuse vanille Bourbon. Les commerçants ont des emballages spéciaux, qui permettent d’emporter de merveilleuses orchidées. Pour l’artisanat et les produits de bouche, le marché de Saint-Leu est incontournable.

Cuisine

La cuisine réunionnaise témoigne de la pluriethnicité de l’île. L’apéritif peut comporter des samossas d’origine indienne et des « bouchons » (bouchées au porc) d’origine chinoise, des croquettes de poulet et des poivrons farcis, mais aussi des « bonbons » au piment ou aux graines de cumin... Le riz est un aliment de base, avec lequel on mange des caris (oignon, ail, curcuma + poulet, canard, porc ou poisson ou zourites, petits poulpes…) ou des civets. On ajoute à ça des « grains » (lentilles de Cilaos, par exemple), de la « verdure » (chouchou - ou chayotte - de Hell-Bourg) et, bien sûr, des achards ou un rougail (condiment épicé). Mention spéciale au rougail boucané (poitrine de porc fumée non salée) qu’on ne trouve qu’à la Réunion et au goût caractéristique. En dessert, les fruits mettent un peu de douceur à cette cuisine énergique.

Boisson

L’eau du robinet est, en principe, potable partout. Toutefois, il est fortement déconseillé de la boire après de fortes pluies ou un cyclone. Pour parer à toute éventualité, on préfèrera l’eau minérale en bouteille. Ou la bière (la bière Bourbon est canon). Les sodas sont très présents ; les grandes marques internationales, mais aussi une production locale plus originale (litchi, pamplemousse, citron…). Le sirop de tamarin est typique. Le vin de Cilaos (blanc et rouge) est le seul vin français produit dans l’hémisphère sud. Quant au rhum, on l’ « arrange » en général avec des fruits.
En randonnée, on s’abstiendra de boire l’eau des ravines ou des sources.