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PEROU

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Hommes et culture Perou

Population

29 180 899 habitants (2008).

Langue Officielle

La langue véhiculaire d´Amérique du Sud est le castellano (castillan), très proche de l'espagnol moderne, et qui dérive de la langue parlée à l'époque de la conquête.

Langue parlée

L’espagnol, donc, mais également les langues de chacun des deux groupes indiens distincts, le quechua et l’aymara.

Peuple

45% des Péruviens, environ, sont indiens et 37% mestizos (métis issus d’unions entre européens et indiens) ; 15% d'origine européenne et 3% descendent d'esclaves noirs ou d'immigrants japonais et chinois.

Religion

Selon les estimations, 92% des Péruviens sont catholiques, un catholicisme souvent teinté de religion précolombienne.

Calendrier des Fêtes

28-29 juillet : Fête de l´indépendance, célébrée dans tout le pays.

Histoire

Si le Pérou est aujourd’hui identifié aux Incas, c’est que ceux-ci dominaient l’Amérique andine lorsque les Espagnols sont arrivés. On ne doit pourtant pas oublier les civilisations prestigieuses auxquelles ils succédaient. Paracas (-800 - +200), par exemple, établie sur la côte pacifique, et réputée pour sa maîtrise du tissage. Ou bien Nazca (-200 - +600), célèbre pour d’immenses dessins tracés à même le sol. Les cultures Moche (100-700) et Chimu (900-1470) ont laissé leur empreinte sur la côte nord du Pérou actuel. La première était une société de guerriers. De la seconde, on a de splendides vestiges de métallurgie et une ville de terre crue, Chan-Chan. Sur les hauts plateaux, se sont épanouies Tiahuanaco (400-1000), au bord du lac Titicaca, et Huari (600-1000), à qui on doit l’idée de cadre urbain andin et un premier empire.

Les Incas (1200-1532), pourtant, couronneront ces cultures. Leur empire se nommait Tahuantinsuyu, ce qui signifie « les quatre parties de l’univers », la totalité du monde. Il s’étendait de la Colombie au Chili et à l’Argentine actuels. Sa capitale était Qosqo (Cusco : « nombril », en quechua). A son propos, deux légendes méritent mention. La première raconte l’histoire de Manco Capac et Mama Ocilo, sa sœur-épouse, sortis du lac Titicaca, avec pour mission de civiliser les peuplades sauvages ; ils établiraient leur règne à l’endroit où se serait enfoncée la canne d’or que leur avait confiée leur père, le dieu Soleil ; ce fut à Cusco. L’autre récit, qui complète le premier (une fois l’empire fondé, il faut le diriger), évoque les frères Ayar, sortis, avec leurs épouses, de la grotte de Pacaritambo. L’un d’eux aurait été fait roi (« Inca ») sous le nom de… Manco Capac, premier des quatorze Incas historiques. Ainsi légitimé par les mythes, le pouvoir et la civilisation solaire des Incas pouvaient se déployer sur le continent. Le plus remarquable des souverains de Cusco fut, sans doute, Pachacutec, dont le règne (1438-1471) a porté l’empire à ses plus vastes dimensions.

C’est pourtant dans un empire divisé entre les deux fils de l’Inca Huayna Capac, Huascar et Atahualpa, que débarque Francisco Pizarro (1475-1541) en 1531. Trouvant rapidement des alliés parmi les peuples soumis à l’empire, l’Espagnol profite de la situation pour engager une conquête éclair. Les Incas se ressaisirent pourtant dans l’adversité et offrirent une belle résistance aux conquistadores. Il faudra quarante et un ans pour les soumettre : le dernier Inca, Tupac Amaru, est capturé et exécuté en 1572. Déjà, la colonisation était en place et l’or et l’argent voguaient vers l’Espagne, où ils assuraient la puissance de Charles Quint et Philippe II. Cette colonisation, ça a été le christianisme et l’impôt. Dans le premier, les indiens ont rapidement réintroduit leurs croyances ancestrales ; les grandes figures chrétiennes « passent » encore, comme en contrebande, nombre de divinités anciennes. Pour l’impôt, on avait créé Lima en 1535 (une perception, donc) ; on établit également la vice-royauté du Pérou, sept ans plus tard, pour gérer tout ça. Celle-ci eut une compétence continentale. Que les indiens aient eu une âme ou pas, mauvais traitements et maladies en firent une hécatombe. L’esclavage des noirs vint compléter le dispositif servile.

Mais, plus une colonie s’installe et se développe, plus elle aspire à se libérer de la tutelle de sa métropole. Et, au début du XIXe siècle, les colons espagnols d’Amérique du Sud se soulèvent contre Madrid. Le Vénézuélien Simon Bolivar (1783-1830) et l’Argentin Jose de San Martin (1778-1850) mènent le combat. San Martin parvient à Lima et proclame l’indépendance, le 28 juillet 1821. Les hostilités dureront trois ans encore. En 1824, l’Espagne rend les armes, toutefois, elle ne reconnaitra officiellement l’indépendance qu’en 1879. En attendant, reste à donner des formes à l’émancipation. Des tensions apparaissent rapidement entre les alliés d’hier. Le Haut-Pérou, fidèle à Bolivar, se sépare du Bas-Pérou (à peu de choses près le Pérou actuel) pour constituer la Bolivie. Au cours des décennies suivantes, les questions frontalières provoqueront plusieurs guerres entre les Péruviens et leurs voisins (guerre du Pacifique, contre le Chili, de 1879 à 1884 ; guerre contre l’Equateur, en 1941…). Les mœurs politiques sont rudes et le pays voit putschs et dictatures se succéder comme les wagons d'un train. Au XXe siècle, civils et militaires alternent dans des conditions institutionnelles précaires. La situation sociale se dégrade et, en 1980, la guérilla marxiste du Sentier lumineux apparait. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, malgré la « fragilité éthique » de certains dirigeants, la situation politique se stabilise.

Politique

Selon les termes de la constitution de 1993 :
Le Président est le représentant de la Nation, le chef de l'Etat, du gouvernement et des forces armées.
Le pouvoir législatif est exercé par un Congrès de 120 membres.
Une cour suprême contrôle le pouvoir judiciaire.
Le Président de la République et les membres du Congrès sont élus au suffrage universel direct, pour une période de cinq ans.

Célébrités

César Vallejo (1892-1938). Le cimetière du Montparnasse, à Paris, a accueilli, au terme d’une vie courte et tourmentée, l’un des plus grands poètes de langue espagnole, né à Santiago de Chuco, dans les Andes péruviennes.

Inca Garcilaso de la Vega (1539-1616). Son père était un conquistador espagnol, sa mère, une descendante de l’Inca Huayna Capac ; il a laissé un témoignage essentiel sur la civilisation des Incas : Comentarios Reales de los Incas.

Tania Libertad (née en 1952) : péruvienne de naissance et mexicaine d'adoption, elle a rang parmi des grandes voix du continent latino-américain. « Yo creo que soy un alma muy vieja, un alma con muchas vidas detras, muchas nostalgias, mucha emocion. »

Inca Kola (1935) est un soda créé à Lima. Il est classé boisson nationale (« la bebida del Peru ») et a réussi l’exploit unique de terrasser à la fois Pepsi et Coca. Le goût ? C’est assez bubble-gum. La couleur ? Jaune.

José Gabriel Condorcanqui Noguera (1742-1781), prit le nom du dernier Inca, Tupac Amaru, pour mener une importante révolte indienne contre les Espagnols. Ceux-ci le prirent au mot et l’écartelèrent, comme son modèle.

Mario Vargas Llosa (né en 1936). Les Péruviens n’en veulent pas trop au prix Nobel de littérature 2010 d’avoir adopté aussi la nationalité espagnole. Ils sont suffisamment sûrs d’eux-mêmes pour prêter l’un des leurs à l’Europe. Au pays, l’écrivain est toujours une voix respectée.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons la même chose pour les guides. Pour un circuit d’une semaine, compter une quinzaine d’euros par personne (guides et chauffeurs). Sur les sites, 1 euro par personne au guide local.
En ce qui concerne le personnel de service, les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Pour vous en servir de points de repère, vous pouvez aussi noter les chiffres suivants : un guide francophone indépendant peut gagner entre 50 et 75 dollars US par jour de travail ; un chauffeur indépendant, entre 20 et 40 dollars US par jour de travail. Le salaire brut mensuel moyen au Pérou est de 328 dollars US (les disparités sont importantes).

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Courtoisie et bienséance sont de règle dans toute l´Amérique du sud et, plus particulièrement, au Pérou. Faites l’effort d’apprendre un vocabulaire espagnol de base, saluez les gens rencontrés à toute heure du jour ou de la soirée, demandez l’autorisation de photographier ou de filmer quelqu´un, sachez être patient en ce qui concerne les horaires (trains et avions) et la rapidité lente avec laquelle on vous fournit un service demandé.

Le Pérou disposant de ressources en eau limitées, nous vous recommandons de n’en pas faire sur place un usage inconsidéré et de ne pas gaspiller ce bien précieux.

Achat

L’artisanat péruvien est trop riche pour être détaillé ici. Vous trouverez boutiques et vendeurs itinérants le long de vos itinéraires, aussi vous laissons-nous le plaisir de la découverte…
Néanmoins, trois étapes essentielles :
Lima, pour des vêtements en alpaga (ou baby alpaga), dessinés et teints dans un esprit contemporain ; les instruments de musique andine.
Arequipa idem, mais dans des tons naturels (châles magnifiques).
Le marchandage est couramment admis (dans des proportions raisonnables toutefois).

Cuisine

La cuisine créole a adapté la cuisine espagnole aux conditions locales ; la cuisine des montagnes et celle de la jungle portent la marque des Indiens ; la cuisine afro-péruvienne, celle de l’esclavage et de la fin de l’esclavage ; la cuisine chinoise… se mange avec des baguettes.

Voici une liste, non exhaustive, de spécialités péruviennes :
Le ceviche est un poisson servi cru, mariné dans du jus de citron vert.
La carapulcra : ragout de pommes de terre séchées.
Les tamales sont des galettes de maïs.
Papa rellena : pomme de terre farcie en beignet
Chupe : soupe de poisson et de crevettes (ou de viande ou de charcuterie ou d’abats : nombreuses versions selon les lieux et les occasions) accompagnée d´un mélange de fromage, de légumes et d’œufs.
Olluquito con charqui de cuy : pommes de terre et cochon d’Inde rôti.
Les tamales de riz, appelés juanes, sont un plat typique de la forêt amazonienne.

Boisson

Pisco Sour : cocktail péruvien très connu, à base de pisco (eau de vie de raisin).
La chicha morada est une boisson non alcoolisée à base de maïs violet.
Le masato est une bière typique de la région amazonienne, à base de manioc.
La chicha de Jora est une boisson fermentée à base de maïs jaune.
Et puis Inca Kola, bien sûr.