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PAYS DE GALLES

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Hommes et culture Pays de galles

Population

En 2001, 2 958 600 habitants.

Langue Officielle

L’anglais et le gallois.

Langue parlée

80% des Gallois sont de purs anglophones. Le gallois a toutefois eu quelque influence - tournures, vocabulaire - sur l’anglais de la région (Welsh English). Sur les 18,8% de gaélisants, seuls 5,6% ne parlent que le gallois (celtique insulaire). La décrue de la langue traditionnelle est constante depuis le XIXe siècle, mais les autorités ont mis en place des mesures visant à assurer son maintien (le nombre de locuteurs est stable depuis 10 ans).

Peuple

Des Ibères, puis des Celtes brittoniques, des Irlandais, puis des Saxons, des Normands…

Religion

L’Eglise anglicane du pays de Galles et l’Eglise catholique se partagent l’essentiel des fidèles (pas très fidèles : le taux de pratique gallois est le plus faible de Grande-Bretagne). Les catholiques étant souvent originaires d’Irlande. En outre, l’Eglise presbytérienne, l’Union des indépendants et l’Union baptiste témoignent d’un certain non-conformisme local.

Calendrier des Fêtes

1er mars : Saint David’s Day. Saint David (VIe siècle) est le patron du pays de Galles ; ses symboles sont le poireau et la jonquille.

Histoire

C’est sous Vespasien (69-79) que les Cymry (populations celtes du pays de Galles) sont assujetties à l’Empire. Rome bâtit quelques places fortes dans l’ouest et le sud du pays, puis se retire au Ve siècle. Bientôt (VIe siècle), sous la poussée des Saxons, des Celtes de Grande-Bretagne trouvent refuge dans les montagnes galloises, où ils renforcent les Cymry. Les Saxons buttent contre une résistance farouche. Au XIe siècle, les Normands seront plus heureux et Guillaume le Conquérant ébranle le bastion gallois ; il distribue une partie des terres conquises à ses barons. Le français et le latin s’implantent alors. Au milieu du XIIIe siècle, Llywelyn ap Gruffydd (de Gwynedd, 1228-1282), dernier prince indépendant, se fait proclamer Prince de Galles. Les autres princes gallois apprécient modérément, et d’autant moins que Llywelyn a fait reconnaitre sa dignité par le roi d’Angleterre (auprès de qui eux faisaient office de potiches). Mais le Gallois commet une série d’erreurs politiques et se laisse entrainer dans une révolte contre Edouard 1er d’Angleterre (1272-1307). Celui-ci emploie les grands moyens pour mettre au pas les insurgés. Llywelyn est tué dans une embuscade. Le pays de Galles est conquis (1283). Llywelyn y gagne le surnom de « the Last ». Les Tudor ne sauront pas gré aux Gallois de leur appui. En 1536 et 1543, les lois d’Union annexent le pays à l’Angleterre. C’est vers cette époque que l’héritier de la couronne anglaise prend le titre de « Prince de Galles ». Les coutumes et l’usage de la langue traditionnelle sont interdits. L’aristocratie se met à l’anglais. Le peuple continue à parler sa langue (une traduction de la Bible en gallois vient justifier cette attitude ; les écoles gaélisantes demeurent nombreuses).

L’histoire galloise se confond désormais avec celle de l’Angleterre ; à la réserve toutefois du combat poursuivi pour la survie culturelle du pays. Au XVIIIe siècle, l’immigration anglaise, dans les villes d’abord, puis dans les campagnes, est importante (elle augmentera encore au siècle suivant). Dans les années 1830, l’agitation sociale est forte au pays de Galles ; certains dirigeants ouvriers se déclarent favorables à la lutte armée contre l’Angleterre. Les revendications sociales se donnent des couleurs nationales. Londres emprisonne les meneurs et diligente une enquête, qui établit que la langue galloise est « un obstacle au progrès ». On entreprend donc son éradication. L’enseignement ne se fera plus qu’en anglais ; la société industrielle et urbaine dénoue les liens avec le passé. Si le peuple perd peu à peu contact avec ses traditions, les intellectuels, eux, aspirent à les rétablir. Le romantisme culturel donne naissance au mouvement nationaliste. Le Plaid Genedlaethol Cymru (bientôt Plaid Cymru), parti nationaliste, est fondé en 1925. Il adopte une attitude neutraliste pendant la Seconde Guerre mondiale (assimilée à une guerre anglaise). Ses membres sont emprisonnés. Après guerre, le parti prend un tournant politique et opte pour la défense de la culture galloise dans le cadre du Royaume-Uni. Une première école primaire gaélisante est ré-ouverte en 1947 (un collège, dix ans plus tard). Le leader du Plaid Cymru, Gwynfor Evans, entre au parlement de Londres en 1966. Sa ligne suscite des réactions parmi les nationalistes gallois, certains groupes prônant l’action violente. Mais, dans les années 70 et 80, la cause du gallois progresse ; il est réintégré à la vie administrative et sociale. L’option participative d’Evans paie. Le 18 septembre 1997, une assemblée galloise est élue et, en 1999, la dévolution des pouvoirs lui confie la gestion d’un certain nombre de domaines d’intérêt public, dont la promotion du gallois.

Politique

Le pays de Galles est une principauté, partie intégrante d’une monarchie parlementaire, le Royaume-Uni. La dévolution des pouvoirs de 1999 a transféré à l’Assemblée galloise certaines responsabilités : langue galloise, enseignement et formation, développement économique et administration locale. Cette assemblée ne dispose, cependant, d’aucun pouvoir législatif ou fiscal.

Célébrités

JPR Williams (né en 1949). Arrière légendaire de la grande équipe de rugby galloise des années 70. Cheveux au vent, chaussettes aux chevilles, rapide, précis, jamais lassé, il a inscrit à son palmarès 8 victoires dans le Tournois des cinq nations entre 1969 et 1979.

Tom Jones est né en 1940 à Pontypridd, un village de mineurs au sud du pays de Galles. Crooner à la fois suave et puissant, il a, depuis 1965, mené une impressionnante carrière internationale et… interplanétaire (voir son rôle dans Mars Attacks, de Tim Burton).

Bertrand Russell, 3e comte Russell (1872-1970). Comme il n’y a ni prix Nobel de philosophie, ni prix Nobel de mathématiques, ni prix Nobel d’excentricité libertaire, on a donné à ce très grand intellectuel le prix Nobel de littérature (1950).

Reverend John Curwen (1816-1880). Ce pasteur anglais a élaboré une méthode populaire d’éducation musicale, Tonic sol-fa, qui a permis le développement des fameux chœurs d’hommes gallois. Il faut avoir entendu chanter un stade, à l’occasion d’une belle rencontre de rugby, pour avoir une idée de ce que peut être la majesté populaire.

How Green Was My Valley : hommage d’un écrivain anglais (Richard Llewellyn, 1939), puis d’un réalisateur américain d’origine irlandaise (John Ford, 1941), aux mineurs du sud du pays de Galles. Le livre et le film furent des succès mondiaux.

Gwynfor Evans (1912-2005), président du Plaid Cymru (le parti patriotique gallois) à partir de 1945 et premier représentant de cette formation à entrer au parlement britannique. Figure emblématique de la défense de l’identité galloise.

Savoir-vivre

Dans les hôtels et les restaurants, il est d´usage, si le service n’est pas compris, de laisser un pourboire équivalant à 10 ou 15% du montant de la facture. Pour les taxis, le pourboire équivaut également à 10 ou 15% du montant de la course. A un chauffeur, en cas de transfert, de 1 à 3 livres. Enfin, pour les porteurs, compter de 50 pence à 1 livre par valise, selon standing.

Achat

De la laine, sous diverses formes, aux fromages (boutiques spécialisées ou marchés), les produits de tradition donneront du caractère à vos achats. Nous signalons aux amateurs la quarantaine de bouquinistes de Hay on Wye : une mine.

Cuisine

On retrouve le légume symbole dans son assiette : la soupe de poireau est le plat national. Avec de l’agneau et de l’avoine, cette soupe s’épaissit en ragoût (le cawl). La mer fournit les coques (autre plat national) et les algues : le laverbread est une intéressante préparation d’algues et d’avoine. La saucisse de Glamorgan est faite de mie de pain, de fromage (généralement du Caerphilly, doux et salé) d’oignons et de… poireaux. Les welsh faggots sont des boulettes de viande de porc et les welsh rarebits, des tartines de fromage mariné. On fait un pain enrichi de fruits secs, le bara brith. De nombreux gâteaux secs accompagnent le thé. Pour l’ordinaire, les Gallois sacrifient aux fish and chips et aux diverses formules de restauration rapide. Pour le moins ordinaire, on notera que les chefs gallois savent faire preuve d’inventivité et de justesse dans le traitement des produits traditionnels (bœuf noir, mouton de pré-salé, fruits de mer). Le label de qualité, The True Taste, peut permettre d’orienter ses choix.

Boisson

Le thé, bien sûr. On en trouve de multiples variétés, mais les Gallois s’en tiennent volontiers à un strict classicisme : thé noir (avec ou sans lait, avec ou sans sucre). En fait de boissons sans alcool, on consomme des sodas, comme partout…
Dans les pubs, la bière est reine. La lager est blonde et légère, servie fraiche ; ce n’est pas la plus consommée. On lui préfère les ales, rousses ou blondes, plus british, ou les stouts, sombres et crémeuses. Techniquement, c’est le mode de fermentation qui différencie les ales et les stouts, d’un côté et les lagers de l’autre. En général, ales et stouts ont plus de « matière » que les lagers. Dans tous les cas, on vous servira ça dans un verre ou une pinte de 57 cl (demandez « half pint », si vous en voulez une « petite », mais ce n’est pas la règle). Et tout est bien meilleur à la pression (on tap).