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NOUVELLE ZELANDE

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Hommes et culture Nouvelle zelande

Population

4 298 656 habitants (2009).

Langue Officielle

L’anglais (de facto) et le maori (de jure).

Langue parlée

92% des Néo-Zélandais ont l’anglais pour langue maternelle. Pour le maori (apparenté au tahitien et à l’hawaiien), sur environ 300 000 Maoris, seuls 40 000 le parlent couramment.

Peuple

79,5% de la population est d’origine européenne (principalement britannique). Les Maoris sont 12,9% de l’ensemble. Viennent ensuite les Polynésiens (5%) des îles Samoa, Cook, Niue, Tonga… On peut ajouter à cela les petites communautés chinoise (0,6%), indienne (0,4%) et vietnamienne (0,4%).

Religion

60% des Néo-Zélandais confessent le christianisme (anglicans, catholiques, presbytériens…). Puis viennent l’hindouisme, le bouddhisme, l’islam… L’ancienne religion maorie survit surtout sous des formes syncrétiques, mêlée au christianisme (Ratana, Ringatu…). Le quart de la population déclare n’appartenir à aucune religion.

Calendrier des Fêtes

6 février : Waitangi Day (commémore le traité signé entre les Maoris et les Britanniques en 1840).

Histoire

Ce sont des Polynésiens (des îles de la Société, des îles Cook, de Polynésie orientale…) qui ont, les premiers, pris pied en Nouvelle-Zélande, entre le XIe et le XIVe siècle. Nomades, puis sédentaires, ils ont établi la culture maorie. Les tribus (iwi) étaient subdivisées en clans (hapu) et en parentèles (whanau). Clans et tribus s’affrontaient autour des ressources disponibles. Les Maoris étaient quelques dizaines de milliers sans doute dès le XVe siècle. En 1642, le Hollandais Abel Tasman (1603-1659) explore les côtes ouest du pays (qu’il nomme Statenland). En 1769, le Britannique James Cook (1728-1779) établit un relevé de l’ensemble des côtes ; ses naturalistes croquent la faune et la flore. Dans les années qui suivent, de nombreux navires européens croisent dans les eaux néo-zélandaises. Les chasseurs de baleine et de phoque y mènent de fructueuses campagnes. Quelques relations de commerce sont établies avec les Maoris. Des Européens s’installent à demeure : forçats évadés d’Australie, marins déserteurs, missionnaires, aventuriers… Ce sont les premiers Pakeha ; ils seront environ 2 000 en 1830. Leur statut dans la société maorie est contrasté (esclave, conseiller…). Les armes à feu introduites dans quelques tribus provoquent des guerres intestines, dites Musket Wars. Elles cessent lorsque, tout le monde étant équipé d’escopettes, la dissuasion poudrière est en place.
La rivalité franco-anglaise dans la région pousse la couronne britannique à prendre formellement possession du pays. Le 6 février 1840, le Traité de Waitangi est signé, dans la Baie des îles, entre le capitaine William Hobson et les représentants des iwi. Auckland est choisie pour capitale de la nouvelle colonie (Wellington, fondée en 1839, la remplacera en 1865). La population européenne, d’origine essentiellement britannique, croît rapidement. Mais les empiètements des colons et une notion différente, mais péremptoire, de la propriété de part et d’autre vont être à l’origine d’affrontements avec les Maoris (1845-1872). L’autorité des chefs traditionnels se heurte à celle de l’administration coloniale. Les maladies, plus sans doute que les batailles, divisent par deux la population maorie (alors qu’en 1870, la population pakeha sera, elle, passée à 250 000 personnes). En 1854, un premier Parlement de Nouvelle-Zélande est convoqué et la colonie y gagne une autonomie partielle. Le parti libéral au pouvoir mène alors de profondes réformes sociales : droit de vote des femmes (1893), loi Industrial Conciliation and Arbitration (1894), épargne retraite (1898)… Les Maoris sont associés à la vie politique. Comme en Argentine, les techniques modernes de réfrigération ouvrent de nouveaux horizons à la production de viande. En 1907, la Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant. Après avoir secondé l’Angleterre pendant la Guerre des Boers, le dominion la soutient pendant la Première Guerre mondiale, puis pendant la Seconde. Entre temps, la Grande Dépression a mis le pays à mal ; la période voit la naissance de l’Etat providence et l’installation du protectionnisme économique. En 1947, la Nouvelle-Zélande est entièrement indépendante. Les fifties sont une période de redémarrage de l’économie. Les sixties et les seventies transforment la société comme partout ailleurs. Pendant ce temps, les Maoris ont abandonné les campagnes pour s’installer en ville, dans un contexte à la fois d’acculturation et de revendication. Ce mouvement permet de poser la question de l’identité maorie à nouveaux frais. Pour faire le point sur les violations du traité de 1840, on installe un tribunal. Les éléments de la modernité maorie sont peu à peu réunis. Pendant les années 80, la structure socio-économique du pays connait un tournant libéral.

Politique

La Nouvelle-Zélande est une monarchie constitutionnelle. La souveraine (Elisabeth II) y est représentée par un gouverneur général. Celui-ci nomme le premier ministre (majorité parlementaire) et peut, théoriquement, le révoquer. Le Parlement est à une chambre, la Chambre des représentants (122 membres, élus pour 3 ans). La Cour Suprême de Nouvelle-Zélande est la plus haute instance judiciaire.

Célébrités

Katherine Mansfield (1888-1923) passe pour une Virginia Woolf des antipodes, mais c’est être morte un an avant Franz Kafka de la même maladie que lui, la tuberculose, qui en fait vraiment une provinciale… On lui doit des récits et des poèmes au ton singulier, qui résistent au ressac des engouements.

Colin Meads (né en 1936) est considéré comme le meilleur joueur de rugby néo-zélandais de tous les temps. Black de 1957 à 1971 (133 matchs), Pinetree est devenu une légende. Exceptionnellement dur au mal : en 1970, il termine une partie contre l’Afrique du Sud malgré la fracture d’un bras.

Ernest Rutherford (1871-1937) a découvert les particules alpha, les particules bêta, le noyau atomique. Il s’est vu décerner le prix Nobel de chimie en 1908 pour avoir montré que la radioactivité s’accompagne de la désintégration des éléments chimiques. Il est l’un des pères de la physique nucléaire.

Edmund Percival Hillary (1919-2008) fut le premier, avec le Sherpa Tensing Norgay, à atteindre le sommet de l’Everest (29 mai 1953). Il a également atteint le Pôle Sud, le 4 janvier 1958. Chevalier de l’ordre de la Jarretière, c’est pourtant de son engagement prolongé et discret en faveur des Sherpas dont il était le plus fier.

Kiri Te Kanawa (née en 1944), soprano d’origine maorie, commence par chanter dans les bars, puis l’air de Tosca lui permet de partir étudier à Londres et, en 1971, elle fait ses débuts à Covent Garden, dans Les Noces de Figaro de Mozart. On sait la suite (Richard Strauss, en particulier, avec qui elle se sent des affinités…).

Peter Jackson (né en 1961) a, c’est entendu, réalisé Le Seigneur des anneaux d’après Tolkien, mais il est aussi l’auteur de films beaucoup moins filandreux comme Bad Taste, Braindead, Heavenly Creatures ou Forgotten Silver. Maintenant, il parait qu’il s’attaque à Tintin, alors là…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. A l’hôtel, par exemple, 2 dollars néo-zélandais sont réguliers pour un porteur ou un voiturier. En revanche, au pub, le service est au comptoir : pas de pourboire (mais on peut abandonner quelques pièces si l’ambiance est bonne). La taxe de 12,5% sur les biens et services est d’ailleurs généralement comprise (mais loueurs de voiture et hôtels de luxe affichent, eux, volontiers des tarifs hors taxe). Même si la pratique du pourboire tend à se généraliser, de nombreux Néo-Zélandais la tiennent encore pour étrange et déplacée. Si vous êtes royalement servi dans un restaurant, laissez de 5% à 10% de pourboire.

Achat

Poteries, lainages, artisanat maori, artisanat du cuir… Mais aussi, peut-être, un pot de pâte à tartiner Vegemite, dont le goût salé vous rappellera les antipodes.

Cuisine

La cuisine néo-zélandaise est encore fille de la cuisine britannique : pies, fish and chips, puddings et sauce à la menthe en sont les piliers. L’agneau est généralement servi grillé aux herbes, bien cuit. Sa saveur est prononcée : c’est du hogget (agneau âgé d’un an). Les plats maoris valent que l’on s’y arrête. Le hangi, par exemple, ragoût de viande et de patates douces, cuit dans un four creusé à même le sol ; ou le muttonbird, un puffin fumé et rôti. On trouve, bien sûr, poissons et fruits de mer en abondance…

Boisson

L’eau du robinet est potable, mais, pour plus de sûreté, on lui préfèrera l’eau minérale en bouteille. La bière, généralement blonde et légère, est la boisson nationale. La production des grands brasseurs est assez standard, mais on peut trouver des mousses de belle venue dans les micro-brasseries qui se sont multipliées ces dernières années. Les vins, dont les principales régions productrices sont Hawke’s Bay (île du Nord) et Marlborough (île du Sud), sont souvent des vins de cépage (Sauvignon, Pinot noir, Chardonnay…) et se boivent très bien jeunes ; on trouve également quelques beaux assemblages. Le thé fait, lui, partie de l’héritage britannique ; il se prend comme à Londres (donc souvent médiocre et à la va vite, mais parfois délicieux et avec un décorum charmant…).