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Mayotte

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Hommes et culture Mayotte

Population

198 192 habitants (2009).

Langue Officielle

Le français.

Langue parlée

Le français est véhiculaire, mais les habitants de Mayotte sont peu nombreux à l’avoir pour langue maternelle ; la plupart d’entre eux (71%) parlent une langue comorienne, d’origine bantoue, le mahorais. On parle également le grand-comorien, le shimwali ou l’anjouanais, qui sont également des langues comoriennes, ou bien le bushi, une langue malgache, ou encore le swahili…

Peuple

L’histoire a brassé les populations de Mayotte, dont la jeunesse est aujourd’hui la caractéristique principale (plus de moitié des habitants ont moins de 20 ans). Les Mahorais sont les plus nombreux (59,4%), ensuite viennent les Malgaches (22,5%) et les Comoriens des autres îles (11,9%). L’importance numérique des autres groupes est moindre : Swahilis (2,4%), Français d’origine métropolitaine (2,2%)… Les Indiens occupent une position importante dans l’économie des îles.

Religion

On pratique très majoritairement (97%) un islam sunnite tolérant, teinté d’animisme. Les chrétiens sont essentiellement des métropolitains, des créoles des Mascareignes ou des métis. Les habitants de Mayotte peuvent choisir entre un statut de droit commun français et un « statut personnel » (dans ce cas, ils relèvent du droit musulman) ; cependant, la départementalisation devrait accélérer l’adaptation du droit musulman au droit commun.

Calendrier des Fêtes

Le 14 juillet.

Histoire

Il semble que des Austronésiens (d’Indonésie) et des Bantous aient pris pied sur Mayotte au VIIIe siècle. Peut-être les Austronésiens ont-il mis en place les premiers éléments de ce qui allait faire la fortune des Comores, la traite des esclaves. En tout cas, il est avéré qu’ils furent la cheville ouvrière d’un commerce important et du développement à Mayotte d’une florissante production de fer (site métallurgique de Dembeni). Au IXe siècle, les marchands arabo-persans fréquentent l’archipel et y introduisent l’islam. On explique encore mal le déclin de cette phase brillante, mais on constate qu’au XIIIe siècle la métallurgie est abandonnée et que les Mahorais sont agriculteurs, regroupés en communautés villageoises dirigées par des notables musulmans, les fani. Mayotte est alors sous l’influence de la côte swahilie. Ce dont elle va profiter, devenant l’une des plaques tournantes de la traite des esclaves (l’évolution démographique de l’île ne s’expliquant guère qu’ainsi), où viennent s’approvisionner les marchands arabes. Les premières constructions de pierre et les premiers éléments d’urbanisme apparaissent alors. Au XVe siècle, le sultanat shirazi d’Anjouan étend son autorité sur Mayotte. Mais, au siècle suivant, pendant le règne du sultan mahorais Aïssa ben Mohamed, Mayotte se libère de cette tutelle. Aïssa ancre le pays dans la culture swahilie (ses successeurs seront des Swahilis) et développe les centres urbains. C’est l’âge d’or de Mayotte. En 1557, les Portugais touchent à l’île (dite île du Saint-Esprit). Mais, bientôt, les rivalités déchirent le sultanat, dont la puissance décroit rapidement. Au début du XVIIIe siècle, des pirates européens sont installés dans le pays. Les sultans d’Anjouan tentent de reprendre par la force le contrôle de la région ; ils ravagent l’île à plusieurs reprises à partir de 1740. Puis ce sont les razzias des pirates malgaches (1790-1820) qui alimentent là la traite à destination des îles de France (Maurice) et Royale (La Réunion). Au terme de ces temps troublés, la population de Mayotte a dramatiquement diminué : 12 000 habitants au XVIe siècle, 3 000 en 1843.
Les années 1830 voient se succéder les prétendants au sultanat ; en 1836, le nouveau sultan sakalave (malgache), sentant ses assises peu fermes, se tourne vers les marins français alors occupés, à Madagascar, à assurer la sécurité de leurs routes commerciales vers l’Asie. En 1841, le sultan vend sa souveraineté à la France, qui prend officiellement possession de Mayotte le 13 juin 1843. La présence des militaires français « gomme » les tensions locales les plus vives. Mais la structure sociale inégalitaire de l’île demeure : les grands domaines esclavagistes de la côte s’opposent aux communautés paysannes précaires de l’intérieur. En 1848, l’esclavage est aboli. Les maîtres des domaines abandonnent la partie. Ils sont prestement remplacés par des planteurs européens et le « travail forcé » prend la place de l’esclavage. C’est dans les vieux pots qu’on fait la bonne soupe. Une nouvelle exploitation commence, avec des résultats économiques inégaux (rapide déclin de la canne à sucre, mais développement des épices, du café, du coton, du sisal ou de l’ylang-ylang…). En 1886, un protectorat français est établi sur les autres îles de l’archipel commorien. La pression anglaise se relâche à partir de 1890 : la France est désormais maîtresse de Madagascar et des Comores. En 1908, la colonie mahoraise et le protectorat des trois autres îles sont rattachés au gouvernement général de Madagascar. Les Comores se perdent alors dans une zone floue de l’empire.
Après la Seconde Guerre mondiale, les Comores obtiennent un statut d’autonomie administrative et, en 1958, deviennent territoire d’outre-mer. L’archipel renoue alors avec une vieille tradition d’instabilité politique. En 1972, l’ONU met l’indépendance à l’ordre du jour. Deux ans plus tard, les autorités françaises organisent aux Comores un referendum sur la question. A rebours des autres îles, Mayotte vote en faveur du maintien des liens avec la France. Vote confirmé (à plus de 90%) en 1976, après que la République des Comores (les trois îles indépendantistes) ait vu le jour (1975). On relèvera le rôle décisif joué par les associations féminines mahoraises à l’occasion de ces scrutins. L’ONU et l’OUA condamnent le maintien de la France à Mayotte. La Royale vient calmer les esprits. La République des Comores ne cesse de vilipender l’option française des Mahorais ; dans le même temps le chaos politique comorien provoque une forte émigration vers la collectivité territoriale française. La situation économique demeure précaire, mais, dans les années 1990, des investissements publics importants permettent une certaine relance.

Politique

Mayotte est une collectivité d’outre-mer (2003) française dont la transformation en département d’outre-mer est engagée (depuis 2007). Elle est dotée, depuis 2004, d’un conseil général et d’une administration décentralisée ; l’Etat y est représenté par un préfet.

Célébrités

Pierre Passot (1806-1855), artilleur de marine, a assuré, après celle de Nosy Be, la prise en main de Mayotte (dont il fut le premier commandant français). Le real colonialism a vite mis un bémol à ses espoirs de développement.

Toifilou Maoulida (né en 1979, à Kani-Kéli) est une figure du championnat de France de football. Il a grandi et brossé ses premiers ballons à Marseille, puis a fait trembler les filets pour Montpellier, Rennes, Metz, Monaco, Marseille, Auxerre et Lens.

Younoussa Bamana (1935-2007) fut un poids lourd de la politique mahoraise. Qu’on en juge : député de la collectivité territoriale de 1977 à 1981, puis premier préfet de l’île ; président du conseil général de 1977 à 2004. Affilié à l’UDF.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 1,5 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : le prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Achat

Confitures, épices, vanille, vanneries sont de production locale, mais l’essentiel de l’artisanat proposé aux voyageurs est fabriqué hors de Mayotte (Madagascar, Réunion…).

Cuisine

La cuisine de Mayotte a pour base trois ingrédients principaux : le riz, la banane et le manioc (auxquels on peut ajouter le fruit de l’arbre à pain). Ils sont additionnés de condiments divers, accompagnés de viande ou de poisson (mérou, espadon, thon jaune, thon rouge mais aussi poulpe, langouste, crevettes…) et d’une sauce pimentée. Par exemple, le mataba est fait de brèdes (feuilles) de manioc cuites au lait de coco. Le kangué est de bœuf longtemps bouilli. Mais le batabata est une friture de bananes et pour le mtsolola, on fait mijoter… des bananes. Quant au pilao, c’est un plat de riz et de viande. Les diverses communautés ont adapté leur cuisine d’origine aux conditions locales. Dehors, nombreux stands à brochettes.

Boisson

L’eau du robinet étant de qualité inégale, on boira de l’eau minérale en bouteille (capsulée), ou des sodas, ou de la bière, ou du thé. Le jus de baobab ou le trembo (vin de palme) sont à essayer. Les restaurants haut de gamme servent des vins français.