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Mauritanie

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Hommes et culture Mauritanie

Population

4 300 000 habitants (2016).

Langue Officielle

La langue officielle est l’arabe dialectal, le hassanyia qu’aurait introduit les guerriers Bani Hassan lors de leur conquête du pays dès le XIV ème siècle.

Langue parlée

Le français est parlé par une partie de la population et reste utilisé dans le cadre administratif. Dans le sud, des langues non-arabes sont parlées quotidiennement par les ethnies négro-mauritaniennes d’origine wolof, peulh, sarakollé et soninké.

Peuple

La population mauritanienne a deux aspects principaux : arabe au nord et dans les déserts, africain-mauritanien au sud : Toucouleurs, Sarakolés, Foulons, Bambaras, Peuls, etc. 85% des habitants vivant sur 1/5e sud du territoire. Traditionnellement, les arabes étaient plutôt des nomades et les africains-mauritaniens, des sédentaires. Toutefois, zones de vie et activités sont désormais mêlées à des degrés plus ou moins importants. Le nomadisme est résiduel, qui ne concerne plus que 5% environ des habitants du pays. Les haratins sont une communauté constituée d’esclaves affranchis d’origine africaine-mauritanienne, ils parlent l’arabe hassanya de leurs anciens maîtres et leurs sont culturellement proches. L’importance et l’autonomie relative des divers groupes est un enjeu politique de taille. On considère couramment que les arabes, « maures blancs » et haratins, représentent environ 80% des Mauritaniens et les africains-mauritaniens une vingtaine de % donc. Cependant, les organisations représentant ces derniers avancent que la population mauritanienne se décomposerait en trois tiers : arabes, africains-mauritaniens, haratins. L’esclavage a été officiellement aboli en 1981, sa persistance n’est pas le fait des seuls beidanes, les « maures blancs ».

Religion

La population est musulmane à 99 %.

Calendrier des Fêtes

28 novembre (indépendance en 1960).

Histoire

Le Sahara Mauritanien a été occupé par l’homme au moins depuis le paléolithique. Le néolithique a vu le territoire se peupler de tribus négroïdes et de type éthiopien ainsi que des populations berbères venues des zones méditerranéennes. A ces époques, le Sahara plus humide pouvait nourrir de grands animaux, tels l’éléphant, le rhinocéros, l’hippopotame, la girafe. Des peintures et gravures pariétales, outils (galets aménagés, bifaces), meules et mortiers, pointes de flèches, restes de poterie attestent de cette présence humaine. Au début de l’ère chrétienne, l’introduction du dromadaire permet de reprendre avec l’Afrique Noire des contacts interrompus par un assèchement du territoire saharien (2000 ans avant JC environ). Dans les oasis, les premières populations auraient été des cultivateurs noirs et sédentaires, les Bafours. Les Berbères Senhadja, chameliers nomades, arrivent du Maghreb.
Le début de l’ère chrétienne a vu se constituer, dans toute cette partie de l’Afrique de l’Ouest à laquelle appartient la Mauritanie, les premiers grands royaumes africains, qui tiraient leur prospérité du commerce à travers le Sahara. Les caravanes reliaient le Tafilalet, qui avait pour capitale Sijilmassa, à Tombouctou et au fameux empire du Ghana, dont la capitale, installée dans le sud-est de la Mauritanie actuelle, était Koumbi-Saleh. Grâce à ses richesses en or, le Ghana contrôlait le commerce transsaharien. Du nord venaient tissus, poteries, cuivre, bijoux ; du sud l’or, les esclaves, les épices et l’ivoire.
Au VIIème siècle, une première invasion arabe introduit peu à peu l’Islam en Afrique du nord, malgré la résistance de certaines tribus berbères. Au début du XIème siècle, une partie des Senhadja, menée par un théologien venu du Maroc, Abdallah Ibn Yassin, va fonder une confrérie religieuse défendant un Islam pur et dur et donner naissance à l’expansion almoravide (de l’arabe al-Morabitin : ceux du couvent), qui étendra son pouvoir jusqu’au XIIème siècle de l’Espagne au Sénégal et de la Côte Atlantique jusqu’à l’Algérie Centrale. Les Almoravides installeront leur capitale au Maroc : ce sera Marrakech. Le commerce s’intensifie et favorise les échanges d’idées et de cultures. Savants, hommes de lettres, artistes, artisans viennent s’installer dans les villes du grand sud, qui se développent et acquièrent un grand rayonnement (notamment Chinguetti, qui sera considérée comme la 7ème ville sainte de l’Islam).
A partir du XIVème siècle, survient la deuxième vague des invasions arabes, menée par la tribu des Bani Hassan, du groupe Maqil, venus d’Arabie. Ces Maqil s’installeront surtout sur un territoire compris entre l’oued Draa et l’actuelle Mauritanie. Pendant trois siècles, du XVème au XVIIème siècles, ils vont peu à peu s’infiltrer en Mauritanie et vassaliser les Senhadja, leur imposant leur langue, le Hassanya, très voisin de l’Arabe classique. La société maure d’aujourd’hui résulte de ce « mélange ». "Elle a gardé les coutumes, la structure sociale et le caractère du monde berbère, mais adopté la langue, la religion et une partie de la culture arabe" (Attilo Claudio).
En 1674, après la guerre de Char Boubba, les Berbères sont écrasés et les premiers émirats des Hassan – Brakna, Tagant, Tarrza, Adrar – sont fondés, tandis que les Marabouts gardent le pouvoir spirituel. A cette époque, l’Europe commence à s’intéresser à la côte du Sahara occidental. Les Portugais créent un comptoir dans l’île d’Arguin. La Hollande et l’Angleterre s’y succèderont ensuite, avant de laisser place à la France en 1724. Le négoce par voie maritime prend son essor, entraînant le déclin du commerce caravanier transsaharien. Si la France est présente à Saint Louis du Sénégal depuis 1638, c’est au XIXème siècle, avec Faidherbe qu’un protectorat va être imposé, dans le Fouta Tôro (fleuve Sénégal). Puis, en 1904 Xavier Coppolani, commissaire général du gouvernement français, est chargé de mettre en place un protectorat, qui aurait dû être une pénétration pacifique tolérée par les Marabouts. Mais les guerriers ne tolèreront pas cet envahisseur étrangers, et sous la houlette du Cheikh Ma el-Ainin, résisteront fortement. Coppolani sera assassiné en 1905 au Tagant. C’est lui qui a donné son nom à la Mauritanie, qui alors était appelée Trab es Shinguet (le pays des Chinguetti). Le colonel Gouraud sera chargé d’assurer la conquête définitive. La Mauritanie devient officiellement une colonie en 1920, mais les tribus Regueibat et Ouled Bou Sba résisteront jusqu’en 1934.
La Mauritanie devient indépendante en 1960. Elle prendra le nom de République Islamique de Mauritanie et Mokhtar Ould Daddah sera son premier président. En 1976, l’Espagne se retire de l’ex-Sahara Espagnol, qui est revendiqué à la fois par le Maroc, la Mauritanie et le Front Polisario, qui souhaite la création d’un nouvel état indépendant : la République Sahraouie. La Mauritanie ayant signé avec le Maroc une convention de partage du Sahara, la guerre éclate entre le Polisario et la Mauritanie. L’économie est touchée, le pays affaibli. En 1978, le Président Ould Daddah est renversé par un coup d’état militaire et en 1979, la paix est signée. La Mauritanie renonce au territoire qu’elle avait revendiqué et qui est aussitôt occupé par le Maroc.
Depuis 1984, c’est le colonel Maaouya Ould Sid Ahmed Taya qui est président. En 1989, éclatent de violents conflits entre Maures et Sénégalais, tant en Mauritanie qu’au Sénégal, expression d’un antagonisme de races apparu dès 1962 entre arabo-berbères et négro-africains, antagonisme renforcé par un décret du gouvernement paru en 1966, qui rendait obligatoire l’enseignement de l’arabe alors que les Noirs sont plutôt francophones.

Politique

La Mauritanie est une république islamique. C’est un état confessionnel (musulman) multipartiste, toutefois les partis islamiques ne sont pas autorisés.
La Constitution date du 12 juillet 1991. L’exécutif est formé du Président, élu au suffrage universel pour six ans, et du premier ministre. L’assemblée nationale est composée de 81 membres élus pour 5 ans. Le sénat comprend 56 membres élus pour 6 ans.

Célébrités

Parmi les musiciens, citons Sedoum Ould Eida qui a introduit la guitare dans la musique maure et la chanteuse Demi Mint Abba.
En littérature, Batta Mint El Bara est l’une des rares mauritaniennes à s’être lancée dans la poésie, généralement réservée aux hommes. Ousmane Moussa Diagana, récemment disparu, était poète et dramaturge (parmi ses œuvres : Cherguiya, recueil de poèmes, 1999 et La Légende du Wagadu, vue par Sia Yatabéré, 1988). Cet auteur a par ailleurs produits quelques pièces de théâtre.
Dans le domaine cinématographique, Med Hondo a réalisé Soleil Ô en 1970, Bicots-Nègres en 1974. Sa tragédie musicale West Indies ou les Nègres Marrons de la Liberté a remporté le prix du Festival de Dakar en 1979 et son film Sarraounia a gagné le Grand Prix du Festival Panafricain en 1987.
Sidney Sokhona est réalisateur. En 1975, il réalise "Nationalité : Immigré" et en 1978, "Safrana".

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l’assurance qu’il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d’usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l’on a été satisfait par le service.
Pour les chauffeurs nous vous conseillons au minimum l’équivalent de 1 ou 2 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs...) les usages sont très variables. Nous vous conseillons de caler votre pourboire sur l'économie du lieu : le prix d’une bière ou d’un thé, d’un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d'en caler le montant. Les chiffres suivants peuvent également vous servir de points de repère : un guide francophone peut toucher entre 5 000 et 8 000 ouguiyas (14 et 22 euros) par jour de travail ; un chamelier, de 1 500 à 2 500 ouguiyas (4 à 7 euros) par jour de travail + la location des bêtes (1 500 ouguiyas par jour) ; un chauffeur est payé autour de 25 000 ouguiyas (70 euros) par mois.

Si le cas se présente, on évitera en revanche d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants, en faisant des distributions « sauvages » dans la rue. Si l'on souhaite apporter son aide en fournissant du matériel scolaire, des vêtements ou des médicaments, il est préférable de les remettre au directeur de l’école, au chef du village ou au dispensaire le plus proche, qui sauront en faire bénéficier les plus démunis.

Quelques conseils.
Adopter des tenues « réservées » : la Mauritanie est un pays musulman, on évitera donc shorts, mini-jupes, débardeurs ou décolletés échancrés.
Se déchausser avant d’aller s’installer sur un canapé, un divan ou un matelas.
Apprendre rapidement à se servir de sa main droite pour manger, la main gauche étant considérée comme impure.
L’importation d’alcool et de revues pornographiques est interdite.

Certains peuples sahariens disent que, suite à la création du désert, Allah rattrapa son erreur en créant le dromadaire. Cette image montre bien l'importance que revêt cet animal dans le système de ressources traditionnel. Sa domestication dès le IIe ou IIIe siècle permit aux populations locales de s'adapter par le nomadisme à des conditions naturelles difficiles. Ce mode de vie a décliné à partir des années 1960 et ne concerne plus du 8% de la population. Il a toutefois marqué durablement les esprits et les moeurs.

Le palmier dattier est un autre pilier de l'économie traditionnelle et lors de la récolte des dattes (en juillet-août) nomades et sédentaires rejoignent les palmeraies pour la grande fête de la guetna. On vient consommer des dattes presque mûres, auxquelles de nombreuses vertus curatives sont attribuées, mais ces rassemblements sont aussi l'occasion de réjouissances, de rencontres et de palabres.

Achat

Tapis traditionnels, faits en laine et décorés de motifs géométriques, dans les tons de brun-beige.
Bijoux en or, en argent, en ébène, en corne.
Orfèvrerie : théières en métal incrusté de cuivre rouge ou jaune, marteaux à sucre, coffrets en bois d’ébène recouverts de motifs métalliques, serrures finement ouvragées, pipes traditionnelles en cuivre qui ressemblent à des fume-cigarettes, poignards damasquinés.
Maroquinerie : avec des peaux de chèvre, les artisans fabriquent des coussins, sacs et sabretaches traditionnels nomades, des portefeuilles, boîtes, selles de chameau , étuis à pipe, chaussures...
Vannerie : nattes destinées à servir de tapis de sol, corbeilles, paniers.

Cuisine

Le bétail et les dattes sont au centre de tout. Le lait est consommé en permanence de multiples façons. Fouetté (Zrig) sucré, aigre ou pas, fraîchi au vent et à l’ombre dans une calebasse, il est le premier signe de bienvenue pour l’étranger qui s’arrête devant une tente. La viande est consommée grillée, braisée ou bouillie quand elle a été boucanée (tichtar). On en mange irrégulièrement, mais, à chaque occasion, on essaie de s’en rassasier. Aujourd’hui, semoule de blé, pâtes, riz entrent dans la composition de nouveaux plats qui viennent s'ajouter aux quelques recettes issues de la vie nomade (bouillie d’orge ou de mil, ksour (crêpes), dattes dénoyautées au beurre de chèvre, galette de farine de blé cuite dans le sable chaud etc..). Mais, d’une manière générale, la cuisine maure reste sobre et ne désire pas vraiment évoluer.
Quoi qu'il en soit, en voyage, les méharistes apprécient toujours leur fameuse galette de farine de blé appelée robsa ou taggela, acompagnée de ce que le voyageur aura pu apporter.

Boisson

Le thé vert est, comme dans toute zone saharienne, une boisson incontournable. Plusieurs fois par jour, les trois petits verres, agrémentés ou pas de menthe ou de plantes locales.