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MAROC

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Hommes et culture Maroc

Population

34 859 364 habitants (2010).

Langue Officielle

La langue officielle est l´arabe.

Langue parlée

En plus de l'arabe, le français est très couramment parlé. Le berbère, dominant dans les montagnes, est assez présent dans les villes.

Peuple

On pense en général que le Maroc est peuplé d´Arabes et de Berbères. Il est vrai que ces deux groupes sont dominants, même s’ils ne sont pas seuls.
Les Arabes représentent environ la moitié de la population. Issus des tribus conquérantes, ils sont essentiellement citadins.
Les Berbères (premiers occupants du Maroc, leur nom vient du latin barbarus), à l´opposé, forment l´essentiel de la population de la montagne et du désert. On en distingue généralement quatre groupes, parlant quatre variantes de la langue berbère : les Rifains, le groupe du Moyen-Atlas, les Berbères du Haut-Atlas et les groupes nomades des provinces du Sud (essentiellement des Reguibat). Bien que parlant une langue proche du tamachek, les Reguibat ne sont pas des Touaregs. Pour un Occidental, la différence la plus visible entre eux est la selle ; la selle reguibat est en forme de coquille et son ornementation est plus sobre.
Une anecdote sur les Berbères du Haut-Atlas, qui sont essentiellement des Chleuhs. Leur réputation de guerriers indomptables est proverbiale au point que leur nom est devenu, pendant la Première Guerre mondiale, le sobriquet donné aux soldats allemands.
La population juive est encore importante et jouit d´une position économique forte. Il est vrai que le Maroc a toujours été très tolérant à l’égard les Juifs, qui n´ont jamais subi d´avanies et sont parfaitement intégrés.
Enfin, il faut signaler deux populations minoritaires : les Occidentaux (plus de 100 000 personnes) et, dans le sud, des Haratines, descendant des esclaves des populations nomades.

Religion

Le Maroc pratique l´Islam sunnite, branche largement majoritaire dans le monde musulman. Les rites appartiennent à l‘école malékite, qui prône une interprétation assez souple du Coran, ainsi qu'une large tolérance.
Toutefois, on voit transparaitre parfois, dans certains pèlerinages, les croyances anciennes des Berbères. Le culte des marabouts peut faire penser à notre culte des saints, bien que l´Islam le réprouve. Les marabouts sont des personnalités plutôt bienveillantes que l´on utilise comme intercesseurs pour s´adresser à Dieu.

Calendrier des Fêtes

Fêtes nationales (ces jours fériés sont calculés selon le calendrier grégorien) :
– 1er janvier : Jour de l'an.
– 11 janvier : Manifeste de l'Indépendance.
– 1er mai : Fête du travail.
– 30 juillet : Fête du Trône. C'est la plus importante fête civile au Maroc.
– 14 août : Allégeance de l'oued Eddahab.
– 20 août : anniversaire de la révolution, du roi et du peuple.
– 21 août : Fête de la jeunesse (anniversaire du roi).
– 6 novembre : anniversaire de la Marche Verte.
– 18 novembre : Fête de l'Indépendance.

Histoire

Les textes grecs et latins donnent aux habitants de l’actuel Maroc des noms divers. Après la conquête romaine, au début de l’ère chrétienne, le contact fixera Barbarus (d’où Berbère), selon le partage latin du monde. Solidaire de l’Empire, le pays subit les invasions barbares : les Vandales occupent la région de Tanger. Ensuite, le Maroc demeure dans la mouvance byzantine. En 682, voilà les Arabes ! Venus de Tunisie, ils islamisent la région, qu’ils placent sous la suzeraineté du califat omeyyade de Damas. Celui-ci trouve là un solide camp de base pour l’invasion de l’Espagne. A la fin du VIIIe siècle, Idriss, descendant du gendre du Prophète, trouve refuge au Maroc. Son pouvoir reconnu par les tribus, il unifie le pays et installe sa capitale à Fès. Les idrissides donnent du tonus à leurs possessions et finiront par remplacer les omeyyades en Espagne. Au XIIe siècle, les Berbères almoravides prennent le pouvoir à la pointe du cimeterre et fondent Marrakech. Puis ils passent avec le siècle. Au tour des Almohades. Des rugueux. En Espagne, la cruauté proverbiale d’Almanzor renvoie à l’un d’eux : Al Mansour. Mais on ne peut se faire une réputation à l’étranger et veiller à ses affaires domestiques. Au milieu du XIIIe siècle, les Beni Merin s’emparent des manettes. Las ! En Espagne la Reconquista reconquiert et les mérinides perdent pied et Cadix, Séville, Cordoue… La prise de Grenade en 1492 et une peste sévère mettent un point final à l’aventure. Le XVIe siècle sera celui des arabes Beni Saad. Ils reprennent les choses en main : exit les Portugais, out les Espagnols, par ici Tombouctou ! Mais cela ne dure point et viennent les alaouites, descendants d’Ali. Ils fournissent un grand homme. Moulay Ismaïl va régner soixante ans sur le Maroc (1672-1727). Il parfait le ménage entrepris par ses prédécesseurs, crée une administration et une armée de métier, fortifie la piste de l’or vers le Sénégal et tutoie Louis XIV. Au XIXe siècle, le Maroc soutient Abd-el-Kader contre la France. Bel esprit, mauvais calcul : France et Espagne imposent des traités inégaux sans trop coup férir. A la première révolte berbère, c’est l’appel à la France et l’installation du protectorat (1912). La colonisation commence en grand style avec Lyautey (construction de routes, aménagement de villes, mise en valeur des campagnes et une certaine intelligence de la domination). Ses successeurs sont de moindre envergure. La France est à la peine. La Seconde Guerre mondiale lui donne un rôle en trompe-l’œil. Elle perd la main. Pendant ce temps, l’idée nationale fait son chemin au Maroc. Les Etats-Unis sont favorables aux indépendances. Celle du Maroc est reconnue en 1956. Le sultan Mohamed V rédige une constitution qui fait entrer le pays dans l’ère moderne. C’est Hassan II qui se charge de la mise en scène, avec des résultats contrastés, mais le Royaume joue sa partie dans le concert des nations. Mohammed VI monte sur le trône en 1999. Il libéralise la vie politique et s’intéresse aux problèmes sociaux. Un peu à l’image de Juan Carlos en Espagne, il a posé, dès son avènement, des actes politiques forts, puis s’est légèrement mis en retrait. Avec un résultat identique : la popularité du roi est immense.

Politique

Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Le Parlement est bicaméral : une chambre de 325 députés, élus tous les cinq ans au suffrage universel, et une chambre de 270 conseillers, élus au suffrage indirect par les autorités locales, les organisations professionnelles et les syndicats, renouvelables par tiers tous les neuf ans.

Célébrités

Hormis le roi et les divers sultans, on citera les deux grands écrivains que sont Tahar Ben Jelloun (né en 1944) et Driss Chraibi (1926-2007). Ils sont la partie visible d´une vie culturelle très intense. Ajoutons également le grand athlète Hicham El Guerrouj (né en 1974), coureur de demi-fond, double champion olympique, quadruple champion du monde, plusieurs fois recordman du monde (1 500 m, 2 000 m, Mile). Et puis, notons que tous les Marocains écoutent les chansons de Nas El Ghiwane, un groupe né à Casablanca dans les années 70 ; ces musiciens utilisent les instruments traditionnels et puisent aux traditions marocaine et arabo-andalouse, mais leurs textes reflètent de façon poétique les préoccupations contemporaines de leurs contemporains…
On ne peut s´empêcher d´évoquer quelques Occidentaux comme le Maréchal Lyautey (1854-1934) qui jeta les bases du Maroc moderne ou le peintre Jacques Majorelle (1886-1962) qui fit tant pour faire connaître Marrakech.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 2 ou 3 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En règle générale, le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du locale : les prix d´un soda ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. 2 euros par personne pour les porteurs et 5% du montant de l’addition pour le service au restaurant sont dans la norme. Pour vous en servir de points de repère, vous pouvez aussi noter les chiffres suivants : un guide francophone peut gagner 350 dirhams (32 euros environ) par jour de travail ; un guide « espaces naturels », également ; un chauffeur, 2 000 dirhams (180 euros environ) par mois.

Si le cas se présente, on évitera, en revanche, d'encourager la mendicité, notamment celle des enfants. Si l'on souhaite les aider en fournissant, par exemple, du matériel scolaire, il est préférable de remettre ces fournitures au professeur du village, ou du quartier, qui saura en faire bénéficier les plus démunis.

Le Maroc est un pays musulman et impose, à ce titre, le respect de quelques règles particulières de savoir-vivre :
- en général, on se déchausse avant d´entrer dans une pièce ; c’est impératif lorsqu’on voit des chaussures déposées près de la porte ;
- les femmes, en particulier, éviteront les tenues provocantes ;
- on acceptera toujours le thé à la menthe, geste d´hospitalité ;
- si l´on est invité à partager un repas familial, on attendra pour commencer que le maître de maison ait dit « bismillah » (« au nom de dieu ») ; on goûtera à tout sans pour autant se croire obligé de finir son assiette ;
- on ne critiquera pas l´organisation marocaine, la religion ou la monarchie ;
- on ne photographiera jamais une personne sans lui avoir demandé son autorisation ;
- le ramadan est pratiqué par tous les Marocains (et donc par ceux que vous côtoierez pendant votre séjour) ; pendant le mois de jeûne, il est interdit aux musulmans de boire, de manger ou de fumer du lever au coucher du soleil, les cinq prières rituelles doivent être respectées ; les voyageurs éviteront de boire, de manger ou de fumer en public pendant la journée et accepteront les arrêts et contraintes liés à la rupture du jeûne.

En outre, il faut savoir, qu´au Maroc, l´accès à la plupart des mosquées et aux lieux saints est interdit aux non musulmans. On notera cependant quelques exceptions comme la mosquée Hassan II à Casablanca, le mausolée Mohamed V à Rabat, le mausolée Moulay Ismaïl à Meknès ou le mausolée Moulay Ali Chérif à Rissani (toutefois, seuls le patio et les cours de ces deux derniers sites peuvent être visités par de non musulmans).

Achat

Le Maroc est un pays à l´artisanat magnifique et extraordinairement varié. Des tapis à l´orfèvrerie, du cuir au bois travaillé, le difficile sera souvent de choisir. Rappelons aussi que le marchandage est une pratique fondamentale du commerce marocain, en particulier dans les souks.
Les tapis : à condition de prendre son temps pour le choisir et pour le négocier, un tapis en laine est probablement l´un des plus beaux achats que vous puissiez faire au Maroc. On distinguera les tapis citadins, en particulier ceux de Rabat, le plus souvent ornés d´un motif central, la kouba, des tapis ruraux, décorés ou unis, de couleurs différentes selon leur origine. Les kilims sont des tapis tissés. A éviter : les tapis synthétiques, qui ont fait leur apparition ces dernières années, en particulier dans la région de Ouarzazate.
Les articles en cuivre et en bronze : les plus fameux sont les plateaux ciselés, gravés ou martelés.
Les bijoux : le plus souvent en argent. Les bijoux touaregs anciens, ou de collection, sont rarissimes, mais les artisans marocains réalisent de très belles copies (à acquérir à un prix de copies). D´autre part, on trouve au Maroc énormément de bijoux fabriqués en Inde, en Indonésie ou au Niger.
Les minéraux et les fossiles : dans ce domaine également, la prudence est de mise. Pour la plupart, minéraux et fossiles proposés sont des faux.
Le cuir : tradition marocaine ancienne - vêtements, sacs, poufs, babouches, sandales... Ces articles sont souvent bon marché (veiller toutefois à la qualité du cuir utilisé).
Le bois : autre tradition ancestrale, le travail du bois, qu´il s´agisse d´ébénisterie ou de marqueterie, est l´une des grandes spécialités des artisans marocains. On admirera leur travail dans les souks de Marrakech et à Essaouira.
Les poteries : c´est à Fès, Meknès, Safi et Marrakech que l´on trouve les meilleurs potiers du Maroc. Passés maîtres dans l´art de la copie, ils vous éblouiront par la beauté de leurs plats (gothar ou mokfia), de leurs jarres (khabia), de leurs pots à beurre (gellouch) ou de leurs pichets (ghorraf).
La vannerie : panières berbères, couffins, sacs de toutes tailles, corbeilles, dessous-de-plat, chapeaux, les vanniers marocains savent tout faire.
Vous trouverez également à foison plantes médicinales, produits de beauté traditionnels, parfums, épices... L’Orient...

Cuisine

Le tajine n´est rien d´autre que le plat dans lequel cuit le ragoût qui lui a pris son nom. Une base de viande (agneau, poulet) et tous les légumes qu´il plaira au cuisinier d´ajouter, du citron confit à l´aubergine et de l´amande au pruneau. Plus des épices, savamment dosées. En fait, un tajine n’est jamais deux fois le même.
Autre grand classique, le couscous, que l’on mange salé ou sucré-salé. Il est bon quand la semoule est bonne.
Les pastillas sont un plat de fête ; ce sont des feuilles de brick farcies au pigeon, au poulet, au poisson ou au vermicelle.
Les Marocains apprécient particulièrement la harira, ou soupe de pois chiches, et la bissara, soupe de fèves. A cette base de légumes secs viennent s´ajouter épices, condiments et viandes, qui font de ces soupes des repas complets.
Autant de légumes, autant de salades : concombres, tomates, poivrons, carottes, betteraves, toute la gamme est mise à contribution.
Enfin, pour ceux qui auraient encore une petite faim, les pâtisseries sont en général à base d´amande et sucrées au miel.

Boisson

Le thé à la menthe, bien entendu. Partout bu, sans cesse proposé, il appartient à la tradition marocaine.
Si vous voulez boire une bière, cherchez un bar : ils servent des boissons alcoolisées, ce que ne font pas les cafés (ni certains hôtels ou pensions…).