recherche cartographique

Recherche cartographique Nomade Aventure



Départ garanti :

 

ITALIE

Accueil > Italie > Hommes et culture Retour balade à l' italienne : de rome à bari en transports locaux

Hommes et culture Italie

Population

60 017 677 habitants (2009).

Langue Officielle

L’italien (langue romane).

Langue parlée

L’italien est parlé par 87% des Italiens. On pratique encore volontiers les « dialectes italiens » (qui sont plutôt des dialectes du latin) : sicilien (7,9%), frioulan (1%), vénitien… Ou bien d’autres langues, comme le sarde (2,6%), l’allemand (0,4%, à la frontière de la Suisse et de l’Autriche), l’albanais, en plusieurs points du sud, le français, dans le Val d’Aoste…

Peuple

Il n’y a pas de définition « ethnique » des Italiens ; l’Etat reconnait des minorités linguistiques (et il est à noter que le séparatisme, en Italie, ne concerne pas ces minorités, mais une entité surtout économique et politique, la Padanie). Ceux qui pratiquent une autre langue que l’italien sont environ 10% ; parmi eux, relevons les Cimbres, les Carinthiens, les Walsers ou les Mochènes, germanophones, au nord ; les Valdôtains, francophones, au nord-ouest ; les Slovènes, au nord-est ; les Arbëresh (Albanais), dans le sud ; les Catalans de Sardaigne…

Religion

Centre de l’Eglise d’occident depuis l’origine, Rome donne la note religieuse du pays. L’Italie est donc catholique (85% des Italiens environ). L’Eglise est présente partout, dans la vie sociale, politique et économique, aussi bien que religieuse. Le concordat de 1984 a cependant relâché ses liens avec l’Etat. Son influence est grande, mais pas hégémonique : les Italiens la connaissent bien et savent la pratiquer… Le judaïsme italien est ancien (c’est même à travers lui que le christianisme est arrivé) et partage avec l’Eglise une longue histoire. Quelques communautés protestantes sont installées au nord (vallées vaudoises du Piémont). L’islam fait preuve d’un dynamisme certain.

Calendrier des Fêtes

2 juin : Fête de la République (commémoration de la proclamation de la République italienne, le 2 juin 1946).

Histoire

Avant que la République romaine étende son hégémonie sur la péninsule, celle-ci était peuplée d’Italiotes, auxquels s’étaient adjoints des Grecs (dans le sud), à partir du VIIIe siècle, des peuples italiques, venus d’Europe centrale (dont les Sabins et les Latins), des Etrusques (dans le centre) et, dans la plaine du Pô, Vénètes, Ligures et Celtes. Ce sont les Etrusques qui ont, les premiers, aménagé le site de Rome (tant pis pour Romulus et Remus !). En 509, l’aristocratie romaine renverse la monarchie étrusque. Rome est sur les rails. La République conquiert la péninsule et au-delà ; mène des guerres en Méditerranée, détruit Carthage, soumet l’Egypte… Tout cela est bien beau, mais le domaine n’est plus tenu et les guerres serviles agitent la botte pendant le 1er siècle avant JC. On met un triumvirat (César, Pompée et Crassus) à la tête de l’Etat. Pendant que César soumet la Gaule, Pompée se fait donner les clés de la maison. Froissé, César franchit le Rubicon et chasse de Rome son ex-collègue ; il est nommé dictateur en 44 avant JC et… assassiné, la même année. Un second triumvirat ne fonctionne pas mieux que le premier. En 27 avant JC, le Sénat fait d’Octave le premier empereur romain. La République a vécu.

Octave-Auguste règnera jusqu’en 14. Le Haut-Empire (jusqu’au début du IIIe siècle) est l’une des plus brillantes périodes de l’histoire romaine. L’Empire est organisé, l’art monumental s’affirme, la littérature donne un lustre jusque là inconnu à la langue latine. Venu de l’est méditerranéen, le christianisme fait alors son apparition. Le « siècle d’or des Antonins » (IIe siècle) marque l’apogée de l’Empire. Au siècle suivant, les choses se dégradent. Germains et Perses menacent la Pax romana. L’anarchie militaire gagne peu à peu. Aurélien (270-275) et Dioclétien (284-305) remettent un peu d’ordre. Sous le second, la persécution des chrétiens est systématisée. Mais Constantin (306-337) accorde la liberté de culte (313). Rome devient le siège de la papauté. A fin du siècle, le christianisme est fait religion d’Etat ; l’Empire est partagé. Rome demeure capitale de l’Empire d’occident. Mais celui-ci est à bout. Les barbares déferlent sur la péninsule pendant les IVe et Ve siècles. Au VIe, l’empereur byzantin Justinien en fait une province de l’Empire d’orient, un comble ! A la fin du siècle, pourtant, les Lombards dominent le pays (à l’exception de Rome, Ravenne, et Venise). Dans ce contexte, la papauté prend du relief. Au VIIIe siècle, le pape Etienne II (752-757) conclut un accord avec le roi franc Pépin le Bref : ce dernier rétrocèdera au pape les territoires arrachés aux Lombards. C’est le principe des Etats pontificaux. Le fils de Pépin, Charlemagne, mettra fin à la domination lombarde. L’Empire renait en lui : il est couronné à Rome en 800.

Mais, à la mort du grand Charles, le pouvoir s’éparpille. Ce qui favorise les menées du roi de Saxe Otton 1er. Il se fait couronner empereur à Rome et fonde le Saint-Empire romain germanique (union des couronnes d’Allemagne et d’Italie). Grisé par ce succès, l’empereur prétend nommer lui-même les papes. « Impossible », disent les souverains pontifes. Cette querelle « des investitures » se terminera en 1122 par la victoire du Saint-Siège. Pendant ce temps, les Normands s’installent dans le sud et en Sicile (royaume des Deux-Siciles). Les tensions entre le pape et l’empereur demeurent. Les communes d’Italie du nord choisissent le premier. Frédéric Barberousse marie son fils à l’héritière des Deux-Siciles, qu’il réunit à l’Empire. Sous l’empereur Frédéric II (1220-1250), le conflit est à son comble. Les communes se partagent. Le pape confie le royaume des Deux-Siciles à la France, puis la Sicile à l’Espagne. Au début du XIVe siècle, la papauté est contrainte (sous pression française) de s’exiler en Avignon, elle y restera jusqu’en 1377. Cependant, l’ERG se retire d’Italie. Si bien qu’au XVe siècle, le pays est partagé en cinq Etats principaux : les républiques de Florence et de Venise, le duché de Milan, les Etats pontificaux et le royaume de Naples. La Renaissance mêle les arts, le grand commerce, la banque et la politique. La péninsule rayonne alors sur l’Europe, à qui elle fournira, deux siècles durant, peintres, architectes, ministres, généraux… Mais la découverte de l’Amérique ouvre l’ère de l’Atlantique. Le commerce méditerranéen décline et, avec lui, la puissance italienne.

La lutte des grands Etats (Espagne, Empire, France) s’invite en Italie. Les rois français y mènent de brillantes et éphémères campagnes. L’Empereur contrôle la situation. François 1er et Charles Quint y ont de longs démêlés. A la fin du XVIe siècle, l’Espagne habsbourgeoise domine les débats. Elle mettra en musique les conclusions du concile de Trente (1545-1563), contenant le protestantisme, et la guerre de Trente Ans, hors de la botte. Le duché de Savoie s’affirme au nord. Pourtant, l’Espagne s’étiole au cours du XVIIe siècle : en 1713, l’essentiel des possessions espagnoles en Italie passe aux Habsbourg d’Autriche. Le Piémont s’installe en Sardaigne. Quelques conflits plus tard, la situation se présente ainsi : à l’Autriche, le Milanais et la Toscane ; Parme et les Deux-Siciles, aux Bourbons d’Espagne ; Gênes et Modène, sous protectorat français ; royaume de Piémont-Sardaigne. De 1796 à 1814, Napoléon Bonaparte balaie les uns et les autres, défait les anciennes institutions, crée des républiques, puis un royaume, où il installe les membres de sa famille. L’unité administrative et juridique est ébauchée. Le sentiment national italien se fait jour sous les ors et les ombres de l’empereur des Français. A sa chute, revoilà les Autrichiens dans le nord et le centre, et les Bourbon à Naples et Parme. Restent indépendants, la république de Gênes et le royaume de Piémont-Sardaigne, qui s’apprête à porter le Risorgimento (la renaissance nationale).

Celui-ci aboutira en 1870, avec la réunion de Rome, proclamée capitale, au nouveau royaume. Au cours du siècle, les sociétés secrètes (Carbonari, par exemple), les rois de Piémont-Sardaigne (Charles-Albert 1er et Victor-Emmanuel II), Cavour (1810-1861) et Garibaldi (1807-1882), ont mené le combat, contre l’Autriche d’abord, puis contre les Bourbon (Garibaldi, expédition des Mille) et contre les Etats pontificaux (Garibaldi, encore). Le Piémont-Sardaigne agrège petit à petit les composantes du royaume à venir (proclamé le 17 septembre 1861). La France, moyennant Nice et la Savoie, aura soutenu le processus (à la réserve toutefois des Etats pontificaux, qu’elle abandonnera contrainte et forcée). Le pape se déclare « prisonnier au Vatican ». Le royaume est immédiatement confronté aux difficultés économiques, à la paupérisation du sud et à une émigration massive vers l’Amérique. L’aventure coloniale est un échec. Le début du XXe siècle voit l’économie repartir, mais se multiplier des conflits sociaux. Pendant la Première Guerre mondiale, l’Italie se range aux côtés de la France et de l’Angleterre : 700 000 morts, un pays dévasté, des frustrations territoriales (la « victoire mutilée »). L’économie peine à redémarrer. Dans ce pays déboussolé, Benito Mussolini (1883-1945) a le sens du geste politique. Il crée le Parti national fasciste en 1921 et, l’année suivante, marche sur Rome à la tête de ses « chemises noires ». Le roi le nomme chef du gouvernement. En quatre ans, il instaure un pouvoir sans partage et devient le Duce (le « Guide »). Volontarisme, embrigadement, bluff et protectionnisme donnent quelque lustre à l’Italie fasciste. Les accords de Latran (1929) reconnaissent l’indépendance du Vatican. L’invasion de l’Ethiopie, en 1936, provoque la réprobation internationale. L’Italie resserre ses liens avec l’Allemagne nazie (pacte d’Acier, 1939). Mussolini entre en guerre dans le sillage d’Hitler. La fortune des armes est contraire. Le régime se délite. En 1943, les Alliés débarquent en Sicile. Chute de Mussolini, qui fonde la petite république de Salo, au bord du lac de Garde. L’Italie reprend la guerre, contre l’Allemagne. En 1945, le Duce, en fuite, est arrêté et exécuté.

Le 2 juin 1946, la république est proclamée. La démocratie chrétienne est aux manettes pour de longues années (et sous la pression constante d’un parti communiste puissant). Les autorités sauront tirer parti des opportunités institutionnelles (OTAN, 1949 ; Communauté européenne du Charbon et de l’Acier, 1951, puis CEE, 1957, et UE, 1992 ; ONU, 1955) et économiques (plan Marshall). Le pays connait un véritable boom économique (et culturel) dans les années cinquante-soixante. Il rejoint le club des puissances. Par contre, le déséquilibre nord-sud demeure profond. Les années soixante-dix sont marquées par la crise économique consécutive au choc pétrolier de 73 et par la violence politique (Brigades Rouges). Ce sont les « années de plomb ». Les démocrates-chrétiens tentent alors un rapprochement original avec le parti communiste (le « compromis historique » de 1976) ; l’expérience tourne court. Après un intermède socialiste au début des années quatre-vingt, la démocratie chrétienne reprend la main. Socialistes et DC tiennent le cap de la croissance. Mais, au début de la décennie suivante, les grandes formations politiques traditionnelles sont à bout de souffle. Les enquêtes sur les liens du monde politique avec la Mafia ont éclaboussé de nombreuses personnalités. Aux élections de 1992, émergent de nouvelles formations, populistes et régionalistes, comme la Ligue du Nord ou les néo-fascistes. Pourtant la gauche parvient au pouvoir (1996) et, selon des coalitions à géométrie variable, va présider à l’entrée dans la zone euro. Cela n’empêche pas la montée en puissance d’une la coalition de droite, entrainée par Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi (né en 1936). Celui-ci est nommé président du Conseil en 2001.

Politique

L’Italie est une république parlementaire. Le président (élu pour 7 ans par le Parlement et 58 grands électeurs) a surtout une fonction de représentation. Il désigne toutefois le premier ministre, véritable chef de l’exécutif. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement, composé de 2 chambres : la Chambre des députés (630 membres, élus pour 5 ans au suffrage universel) et le Sénat (310 membres, élus pour 5 ans au suffrage universel, plus 5 sénateurs nommés à vie par le président de la République).

Célébrités

L´Italie a été de le berceau de tellement de personnages importants dans tous les domaines qu´il est impossible de les citer tous et qu´en distinguer quelques-uns serait une injustice.

En effet, en littérature, faut-il évoquer plutôt Dante Alighieri, Boccace, Pétrarque, Nicolas Machiavel, Carlo Goldoni, Giacomo Leopardi, Gabriele D´Annunzio, Curzio Malaparte, Italo Svevo, Luigi Pirandello, Elsa Morante, Cesare Pavese, Alberto Moravia, Italo Calvino, Dino Buzzati, Umberto Eco ou Dario Fo (prix Nobel de littérature en 1997) ?

En musique, le choix n´est pas moins vaste : Claudio Monteverdi, Alessandro Scarlatti, Antonio Vivaldi, Tomaso Albinoni, Jean–Baptiste Pergolèse, Niccolò Paganini, Gioacchino Rossini, Vincenzo Bellini, Gaetano Donizetti, Giuseppe Verdi, Giacomo Puccini et Luigi Nono…
Et n’oublions pas les interprètes, qu´ils soient chefs d´orchestre, comme Arturo Toscanini, Riccardo Muti, Claudio Abbado ou Carlo Maria Giulini ; solistes, comme Maurizio Pollini ou Arturo Benedetti Michelangeli ; ou artistes lyriques, comme Enrico Caruso ou Luciano Pavarotti.

Parmi les peintres et les sculpteurs, qui choisir entre Giotto, Donatello, Fra Angelico, Sandro Botticelli, Piero della Francesca, Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, Titien, Le Tintoret, Véronèse, Le Caravage, Giovanni Battista Tiepolo, Antonio Canova, Giorgio De Chirico, Lucio Fontana et Mario Merz ?

Et pour le cinéma, qu´il s´agisse des réalisateurs ou des acteurs, comment isoler une personnalité parmi des artistes aussi importants que Roberto Rossellini, Vittorio De Sica, Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Luchino Visconti, Pier Paolo Pasolini, Bernardo Bertolucci, les frères Taviani, Ettore Scola, Marco Ferreri, Roberto Benigni, Nanni Moretti, Rudolph Valentino, Vittorio Gassmann, Gina Lollobrigida, Monica Vitti, Sophia Loren, Anna Magnani, Giulietta Masina, Marcello Mastroianni, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi ou tant d´autres ?

Mais ces domaines artistiques ne sont pas les seuls où l´Italie se soit illustrée et il faut encore citer, tous domaines confondus et sans prétendre, bien sûr, être exhaustif, César, Marco Polo, Christophe Colomb, Galilée, Casanova, Enzo Ferrari, la famille Agnelli, Fausto Coppi, Silvio Berlusconi, Romano Prodi, Giorgio Armani, Gianni Versace, Alessandro Benetton…

Savoir-vivre

Le pourboire n´est pas obligatoire, même si les chauffeurs de taxi ou le personnel hôtelier vous font clairement sentir qu´ils l´attendent : pour les premiers, on arrondit le prix de la course ; dans les hôtels de standing, on donne 1 euro par bagage au bagagiste. A un guide, on peut laisser 10 euros par jour et par personne. Dans tous les cas, c´est à vous de décider, selon la qualité du service rendu.

Dans les restaurants, l´addition est souvent plus élevée que prévu. C’est que la taxe pour le couvert et le pain (pane e coperto) est encore souvent appliquée, même si elle est officiellement supprimée. Quant au service, lorsqu’il n'est pas inclus, il augmentera votre note de 10% environ.

Une tenue correcte est exigée pour visiter les églises (les gardiens pourront vous prier de sortir s´ils jugent la vôtre indécente). Peuvent être considérés comme indécents : le port du short pour un homme ou une robe au dessus du genou pour une femme.

Côté art de vivre, on notera le rôle social que jouent les rues et les places. Dès la fin de l´après-midi, elles deviennent le lieu principal de la sociabilité : c´est là que, toutes générations confondues, on discute de tout et de rien ; c´est là que les enfants jouent ; c´est là que les femmes commencent à préparer le repas du soir ; c´est là que les hommes commentent l´actualité sportive (principalement celle du football, véritable religion nationale) ; bref, c´est là que l’Italie offre au voyageur l´un de ses visages les plus vivants et les plus attachants.

Et puis, il est une tradition véritablement antique que le sud, en particulier, maintient vaillamment : il pisolino, la sieste. L’été, la ville s’endort après de déjeuner. Les boutiques sont fermées ; la circulation se fait moins frénétique… Mettez-vous au diapason ; c’est aussi ça, voyager.

Achat

Si l´Italie est devenue le pays de la mode, du design et de la décoration d’intérieur ; si elle est, depuis toujours, un haut-lieu de la gastronomie ; elle n'en demeure pas moins un pays de grande tradition artisanale, où chaque région cultive ses spécialités.
C´est ainsi que, dans le Val d´Aoste, vous trouverez du mobilier rustique, des objets de bois et de fer forgé, ainsi que des dentelles (encore réalisées au fuseau).
La Lombardie vous offrira de magnifiques soies traditionnelles. Vous y trouverez aussi des meubles et de beaux instruments de musique à cordes.
Trentin et Haut-Adige sont des régions de sculpture sur bois et de travail des métaux (étain, cuivre, laiton, fer…). Frioul et Vénétie y ajoutent la céramique et l’art de la mosaïque. Verre de Murano, dentelles de Burano et céramiques de Bassano ont fait dès longtemps la renommée de la Vénétie.
En Ligurie, vous trouverez des carrés de toile, les mezzaris, d´origine orientale. On y travaille également l’ardoise.
La Toscane est, avant tout, une région maroquinière. Mais vous y verrez également des articles de papier et de broderie, ainsi que des céramiques et des terres cuites (terracotta).
L’Emilie-Romagne est célèbre pour ses faïences, inspirées de la céramique hispano-mauresque, les majoliques. On en admirera d’autres en Ombrie, à côté de belles dentelles.
Etain, dentelle au fuseau et instruments de musique font la réputation des Marches. Les parapluies et la maroquinerie, celle du Latium.
La Campanie excelle dans le travail du corail. Vous y dénicherez encore des majoliques, et des santons.
Dans les Abruzzes, la laine domine, mais on trouve aussi du bois et du fer joliment travaillés.
D´étonnants sifflets en terre cuite signalent les Pouilles. On y travaille aussi le carton-pâte. Terre cuite encore dans la Basilicate : sifflets, jarres et amphores.
La Sicile est la région des marionnettes, les pupi, et des santons. A quoi s’ajoutent fer forgé, céramique et corail.
La Sardaigne s´est fait une spécialité des paniers tressés et de tapisseries de laine, ornées de dessins traditionnels. Il y a d´étonnants objets de sucre et de corail. Et puis, tradition sarde oblige, des alliances en argent.

Lorsque vous achetez des objets, faites établir un reçu par le commerçant et conservez le. La guardia di finanza (police financière) peut effectuer des contrôles.

Cuisine

La gastronomie italienne est au moins aussi variée que la gastronomie française et celui qui la résumerait aux spaghettis et aux pizzas commettrait une lourde erreur. Cette diversité ne permet pas de parler de cuisine « nationale », tant les spécialités régionales sont nombreuses. On peut dire, grosso modo, qu´au sud la cuisine est logiquement méditerranéenne, alors qu´au nord elle est sous influence alpine.
Par contre, qu’il soit du nord ou du sud, un repas traditionnel est composé de la même façon : antipasti (hors-d´oeuvres), primi (premiers plats), secondi (seconds plats), contorni (garnitures), formaggi (fromages), frutte (fruits), ainsi qu´un vaste choix de desserts, dont les dolci (gâteaux) et les gelati (glaces).

Antipasti : charcuteries, crudités, légumes confits, poissons marinés...

Primi : large place faite aux multiples pâtes (pasta). On note une nette différence entre le nord et le sud. Le nord, plus riche, est producteur et consommateur de pâtes fraîches (pasta fresca), souvent artisanales, alors que le sud propose surtout des pâtes sèches (pasta secca) industrielles. Le risotto, les minestre (soupes), la polenta ou les gnocchis comptent aussi parmi les primi.

Secondi : viande ou poisson. Précédés des primi, ils n´ont pas l´importance de notre « plat de résistance ». La viande la plus commune est le veau (vitello), on trouve aussi des abats, des côtes de porc (cotoletta ou braciola), du lapin (coniglio) ou du lièvre (lepre). Rare et, donc, cher, le poisson est un plat de luxe, sur la côte comme à l´intérieur des terres. Les secondi sont servis sans accompagnement, d´où la présence sur la carte des contorni, les garnitures.

Contorni : légumes, pommes de terre, salades…

Formaggi : 50 variétés au bas mot.

Frutte : oranges, mais aussi figues, grenades, raisin, pommes, dattes…

Dolci : le gâteau le plus réputé est sans doute le tiramisu. A côté, beaucoup de restaurants vous proposeront la torta del nonno (gâteau maison).

Gelati : on prend les glaces soit au restaurant, soit à la gelateria (glacier). Les parfums sont innombrables. Le bacio, chocolat au lait, la fior di latte, crème de lait, la stracciatella, lait et pépites de chocolat, sont plus particulièrement italiens

On trouve ce type de menu dans les ristorante, les trattorie ou les osterie (plus typiques que les ristorante).

Si vous préférez la pizza, il faudra aller dans une… pizzeria. Choisissez en une qui cuit au feu de bois. Une anecdote : c´est Marguerite de Savoie (épouse d’Humbert 1er d’Italie) qui, à la fin du XIXe siècle, a donné son nom à la pizza margherita (les couleurs du basilic, de la mozzarella et des tomates qui la composent rappelant celles de l’Italie tout juste unifiée).

Boisson

En Italie, l´eau du robinet est potable, on ne la consomme cependant que rarement. Au restaurant, on vous proposera systématiquement de l´eau minérale (acqua minerale) en bouteille capsulée, « naturale » pour l´eau plate, « frizzante » pour l´eau gazeuse.

Le café italien est considéré, à juste titre, comme l´un des meilleurs au monde. L´espresso ordinaire est déjà plus serré que le « petit noir » français. Le ristretto est plus serré encore. Le caffè lungo, quant à lui, est allongé et ressemble au café de chez nous. Le coretto (« corrigé ») est agrémenté d´une petite liqueur. Le caffè latte est un café au lait ordinaire, alors que l´adjonction d´une goutte de lait donne le macchiato (« taché »), qui ressemble à notre « noisette ». Enfin, le célèbre cappuccino est réalisé avec de la crème et souvent saupoudré de chocolat.

Depuis une dizaine d´années, l´Italie dispute à la France sa suprématie viticole. Il y a là-dedans du tout venant, mais aussi des bouteilles de tout premier ordre. Si le sud assure plus de la moitié de la production, les vins les meilleurs sont élaborés en Italie centrale (Toscane) et au nord (Piémont, Vénétie, Emilie-Romagne).
Dans tous les cas, on distinguera :
- les IGT (indicazione geografica typica) : vins de table de terroir ;
- les DOC (denominazione di origine controllata) : vins d´appellation d´origine contrôlée, qui relèvent de règles strictes ;
- les DOCG (denominazione di origine controllata e guarantia) : vins supérieurs, qui obéissent à des règles encore plus strictes que les DOC.