recherche cartographique

Recherche cartographique Nomade Aventure



Départ garanti :

 

ISRAEL

Accueil > Israel > Hommes et culture Retour terre d'histoire et de peuples

Hommes et culture Israel

Population

7 411 000 habitants (2009).

Langue Officielle

L’hébreu moderne et l’arabe classique.

Langue parlée

L’hébreux moderne est pratiqué par 75% des Israéliens (Juifs et Arabes), mais il n’est la langue maternelle que de 30% d’entre eux (actuellement, environ 60% des Juifs israéliens sont nés en Israël). Le russe, l’allemand, l’anglais, le polonais, le hongrois et bien d’autres sont toujours les langues maternelles de nombreux Israéliens. Le yiddish conserve un statut particulier en milieu ashkénaze. Pour la plupart, les Arabes ont l’arabe palestinien pour langue maternelle (la pratique de l’arabe classique dépendant, comme ailleurs, du niveau d’éducation). L’anglais est la première langue internationale. Suivi par le français : il serait parlé par 25% des Israéliens, alors que seuls 0,6% d’entre eux l’ont pour langue maternelle.

Peuple

76% environ des citoyens israéliens sont des Juifs et 19% des Arabes (si l’on compte parmi les Juifs les 4% d’Arabes confessant le judaïsme). Parmi les premiers, les Sabras, d’ascendance israélienne, sont les plus nombreux (28% de la population totale), puis viennent les « Russes » (11,5%), mais les Juifs sont venus du monde (presque) entier, de Pologne et d’Ethiopie, d’Italie et du Tadjikistan, du Maroc et du Yémen… Les Arabes sont palestiniens (14%), syriens (2,5%), druzes (1,5%)…

Religion

L’Etat d’Israël n’est pas un Etat confessionnel. Les Juifs relèvent pour la plupart du judaïsme « traditionnel » (55%), libéral ou conservateur ; 17% sont « orthodoxes » et 8% haredim (« ultra-orthodoxes »). 20% des Juifs israéliens se déclarent non religieux. Ashkénazes (issus de l’Europe centrale et orientale) et Séfarades (issus du bassin méditerranéen) ont des organisations religieuses différentes. Les Arabes sont, dans leur grande majorité, des musulmans sunnites (2% sont chrétiens et 1,5% de religion druze). La Palestine est également le berceau du christianisme ; toutes les confessions chrétiennes traditionnelles y ont des établissements et des communautés plus ou moins importantes. Le bahaïsme a établi son centre administratif à Haïfa.

Calendrier des Fêtes

Le 5 du mois d’Iyar (20 avril 2010 ; 10 mai 2011 ; 26 avril 2012 ; 16 avril 2013) : anniversaire de l’Indépendance (14 mai 1948).

Histoire

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion (1886-1973) proclame l’indépendance de l’Etat d’Israël. Le 15, les Etats arabes attaquent.
Ces évènements sont le résultat d’un processus historique complexe, auquel la destruction des Juifs d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale a mis un sceau tragique. Le 29 novembre 1947, la résolution 181 des Nations Unies admet le principe d’un partage de la Palestine (alors sous administration britannique) en un Etat juif et un Etat arabe. Le lendemain, Juifs et Arabes s’affrontent en Palestine. La Grande-Bretagne se retire le 13 mai suivant…
Israël l’emporte rapidement sur tous les fronts et augmente son territoire de 25%. Cette première guerre chasse de leurs terres plus de 750 000 Arabes palestiniens. Entre 1948 et 1952, les Juifs installés dans les pays arabes affluent dans le nouvel Etat, rejoints par les rescapés du judaïsme européen. Le « retour » se poursuivra, se systématisera et marque toute l’histoire d’Israël. En 1956, à l’occasion de la crise de Suez, les Israéliens occupent le Sinaï une première fois. Au début des années 60, le procès d’Adolf Eichmann (1906-1962) aura une importance symbolique considérable : la justice est rendue sur le territoire de l’Etat d’Israël. La résistance palestinienne, elle, s’organise, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) est fondée en 1964. Trois ans plus tard, en butte à l’hostilité active des Etats arabes, Israël passe à l’offensive : en six jours Tsahal conquiert la Cisjordanie, Gaza, le Golan, le Sinaï et Jérusalem-est. Rapidement, la résolution 242 de l’ONU en appelle au retrait israélien et au respect des frontières. Quelles frontières ?

En 1969, Yasser Arafat (né en 1929) prend la tête de l’OLP. Le refus d’Israël passe par le terrorisme. Pendant les JO de Munich, par exemple, 11 athlètes israéliens sont assassinés par un commando du groupe Septembre noir, issu du Fatah, l’une des composantes de l’OLP. 1973, pendant le Yom Kippour, l’Egypte et la Syrie mènent une attaque simultanée contre Israël, qui parvient à les contenir. La résolution 338 de l’ONU réaffirme les principes de la résolution 242. Cette guerre est l’un des éléments déclencheurs du choc pétrolier. Les choses évoluent toutefois. Israël est un fait, que les dirigeants arabes ne peuvent réduire. Anouar el-Sadate (né en 1918) fait, pour l’Egypte, le pas qui permet de passer du fait au droit. Il reconnait Israël et prononce un discours à la Knesset. Suivent les accords de Camp David (1979), que signent Sadate, Menahem Begin (1913-1992) et Jimmy Carter (né en 1924). En vertu de ces accords, le Sinaï est restitué à l’Egypte. A cause des accords, Sadate est assassiné (1981). Pendant ce temps, l’OLP s’est solidement installée au Liban, d’où elle coordonne le terrorisme anti-israélien. En 1982, l’opération Paix en Galilée parvient à l’en déloger. Cependant, les massacres dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, perpétrés par des miliciens libanais chrétiens dans une zone contrôlée par l’armée israélienne ébranlent l’opinion. En Cisjordanie et à Gaza, la première Intifada commence en 1987 ; elle va durer six ans, ne prenant fin qu’avec la signature des accords d’Oslo entre Yitzhak Rabin et Arafat, qui prévoient la création d’une Autorité palestinienne pour les « territoires » et la reconnaissance mutuelle de l’OLP et d’Israël. En 1995, Rabin est assassiné. Les tensions renaissent. La vieille garde de l’OLP peine à se reconvertir en gouvernement ; elle est débordée par les radicaux et les islamistes. En 1999, Abdel Rahman Zuabi (né en 1932) est le premier Israélien arabe appelé à siéger à la Cour suprême. Arafat meurt en 2005. La seconde Intifada a commencé depuis cinq ans…

Politique

Israël est un Etat démocratique, à qui la Déclaration d’indépendance (1948) et 14 lois fondamentales, votées par le parlement, tiennent lieu de constitution. Le parlement, la Knesset, est monocaméral (120 députés élus pour 4 ans). Le président a une fonction honorifique, il désigne toutefois le premier ministre (majorité parlementaire), celui-ci formant alors son gouvernement. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire.

Célébrités

Theodor Herzl (1860-1904), né à Budapest, est l’un des « pères » de l’Etat d’Israël. Après avoir publié Der Judenstaat (L’Etat juif, 1896), il fonde le mouvement sioniste en 1897 (congrès de Bâle). En 1949, son corps a été transféré au mont Herzl, à Jérusalem.

Golda Meir (1898-1978) est née à Kiev, elle émigre aux Etats-Unis, puis s’installe en Palestine (1921). En 1948, elle est signataire de la Déclaration d’indépendance. Elle prendra en charge divers ministères à partir de 1951, dont celui des affaires étrangères (1956-1966). Premier ministre d’Israël de 1969 à 1974.

Le Merkava (1979) est le char de bataille de l’armée israélienne. C’est un engin lourd (de 63 à 65 tonnes) équipé de canons de 105 ou 120 mm, selon les versions. C’est également un symbole de l’indépendance d’Israël. Car, malgré les critiques, l’armée garde une place centrale dans la société israélienne.

Yitzhak Rabin (1922-1995) avait un sens aigu de ses responsabilités : « Celui à qui l’on doit la victoire n’est pas tant le général vainqueur, que celui qui aurait porté le chapeau de la défaite. » Rabin a porté le chapeau de la paix.

Dani Karavan (né en 1930, à Tel-Aviv), sculpteur. Ses œuvres monumentales sont parfois l’expression plastique d’une mémoire (Misrach, Regensburg ; Hommage aux déportés, camp de Gurs), parfois celle d’un engagement (Chemin des droits de l’homme, Nuremberg ; Chemin de la paix, à la frontière israélo-égyptienne), toujours celle d’une espérance.

Natalie Portman (née en 1981, à Jérusalem) est une actrice israélo-américaine. En 2003, Padmé a obtenu un diplôme de psychologie de l’université de Harvard. Elle a participé à la rédaction de Frontal Lobe Activation during Object Permanence (Harvard, 2002).

Mira Awad (née en 1975, à Rama). En 2009, elle est la première chanteuse arabe choisie pour représenter Israël au concours de l’Eurovision, en duo avec Achinoam Nini (née en 1969). Les chameaux du progrès doivent parfois passer par le chas d’une aiguille kitsch…

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays au monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Pour les chauffeurs, nous vous conseillons, au minimum, l´équivalent de 3 ou 4 euros par jour et par personne. Nous vous conseillons le double pour les guides.
En ce qui concerne le personnel local (porteurs, serveurs…) les usages sont très variables. Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie du lieu : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant.

Le shabbat (du vendredi au coucher du soleil au samedi soir) est jour chômé en Israël. Il fait mémoire du 7e jour de la Création, pendant lequel Dieu s’est reposé de son ouvrage. Si les prescriptions religieuses sont observées de façons plus ou moins scrupuleuses, le cours ordinaire des choses s’arrête néanmoins pour tous les Juifs pendant cette journée.
On respectera les lieux de culte : discrétion et tenue correcte. Dans les quartiers juifs orthodoxes, les femmes éviteront le pantalon (très mal vu). Petite leçon de savoir-vivre dévot : on se découvre dans les églises, on se couvre dans les synagogues et on se déchausse dans les mosquées et les maisons musulmanes.

Achat

Des objets en bois d’olivier, que l’on trouve sur les marchés, aux créations des couturiers ou des designers branchées de Tel-Aviv, la palette est large de ce que l’on peut rapporter de son voyage. Il faut courir les souks ou les boutiques. Les produits de bouche sont également très indiqués.

Cuisine

La cuisine kasher répond aux interdits (porc, coquillages…) et aux prescriptions (viande saignée, pas de mélange lait-viande…) rituels. Mais les restaurants israéliens ne sont pas tous kasher. Les musulmans respectent, quant à eux, les règles alimentaires de l’islam.

Pour faire simple, disons que les immigrants ont apporté en Israël la cuisine d’Europe de l’est (les Ashkénazes) et celle du Maghreb (les Séfarades). Pour la cuisine orientale, elle était disponible sur place, c’est celle des Arabes israéliens et des communautés juives orientales. La première s’écrit bortsch, goulasch, schnitzel, carpe (gefilte fisch), hareng, etc. La deuxième : couscous, dafina (ragoût), pita, bkaïla (haricots et épinards), etc. L’houmous (purée de pois chiches et sésame) est, peut-être, l’emblème de l’Orient, à qui l’on doit aussi les böreks (pâtisseries salées), l’halva (pâte de sésame), la basboussa (dessert de semoule). Fallafels (boulettes de pois chiches ou de fèves) et shawarma (kebab) sont les piliers de la fast food israélienne, qui a aussi adopté le hamburger.

Boisson

L’eau du robinet est tout à fait propre à la consommation. L’eau minérale est disponible partout. Les sodas aussi. La bière israélienne est généralement blonde et légère (mais de petits brasseurs innovent : la Carobbean Stout, de Dancing Camel, à Tel-Aviv, est… chocolatée). La région de Haïfa ou le Golan produisent désormais de très bons vins (rouges, rosés et blancs). Les jus de fruit sont délicieux. Le café est communément « turc », mais on trouve sans trop de problèmes de bons « espresso » ou de longs jus de chaussette.
On évitera l’alcool dans les zones musulmanes, en dehors des lieux autorisés : hôtels, bars, restaurants.