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ILE MAURICE

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Hommes et culture Ile maurice

Population

1 274 189 habitants (2008).

Langue Officielle

Anglais (de facto).

Langue parlée

Le multilinguisme est une donnée de base. Si on estime que 53% des Mauriciens ont le créole franco-mauricien pour langue maternelle, on sait également que 70% des habitants sont capables de parler morisyen. Les langues indiennes sont également très présentes : bhojpouri (31,4%), tamoul (3,5%), hindi (2,8%), ourdou (2,7%)… Les langues chinoises ont environ 3% de locuteurs. Les chevauchements sont multiples. Le français (langue maternelle de 3% des Mauriciens) et l’anglais sont appris à l’école. Pour résumer, les langues les plus largement pratiquées sont, dans l’ordre, le créole, le français et l’anglais.

Peuple

68% des habitants sont d’origine indienne : Bhojpouris, Tamouls, Hindis, Ourdous, Télougous… 27% sont créoles, franco-mauriciens ou rodriguais. Ajoutons à ça 3% de Chinois et 2% d’Européens.

Religion

L’hindouisme est la première religion à Maurice : 52%. Parmi les descendants d’immigrants indiens de religion hindoue, les Mauriciens distinguent ceux qui sont originaires d’Inde du nord, les « Hindous », de ceux qui viennent du sud, les « Tamouls ». C’est un abus de langage, car les Tamouls mauriciens sont, eux aussi, hindouistes et ne sont pas tous originaires des régions tamoules de l’Inde. Les chrétiens sont environ 28% (26% de catholiques + 2% de protestants). 16,6% des habitants sont musulmans (sunnites).

Calendrier des Fêtes

12 mars : fête de l'Indépendance (1968).

Histoire

Après les marins arabes (dès le Ve siècle), les Portugais voient l’île au XVIe siècle, mais ce sont les Hollandais qui, en 1598, y prennent pied et la nomment Mauritius en l’honneur de Maurice de Nassau (1567-1625). Ils trouvent là un point d’appui pour leurs liaisons avec les Indes. Ils trouvent également des bois précieux et de la viande, que leur fournissent les dodos en particulier. En 1638, un gouverneur et une vingtaine de familles sont installés. L’Afrique, les Indes et l’Indonésie leur envoient rapidement des esclaves. Ces braves gens mettent à peine plus d’un demi-siècle pour détruire les richesses natives de l’île. Le bois coupé et les dodos dévorés, ils se replient sur la colonie du Cap (1710). Au cours du XVIIe siècle, quelques colons français s’étaient établis à Maurice. Au départ des Hollandais, ils étaient restés. Si bien qu’en 1715, la France prend aisément possession de Mauritius. Qui devient l’île de France. La Compagnie française des Indes orientales (il s’agit toujours d’assurer ces routes-là) administre et repeuple. A partir de 1735, le comte de La Bourdonnais amorce l’essor économique de l’île et la fortifie ; des navires de guerre y ont leur port d’attache. Mais la guerre de Sept Ans (1756-1764) sonne le glas des comptoirs français d’outre-mer. Les Anglais entrent dans la danse et leurs vaisseaux contestent la suprématie des lys dans l’océan Indien. L’île de France est ébranlée. Toutefois, le repli français sur les Mascareignes donne à Port-Louis une importance militaire et économique accrue, mais précaire. En 1787, Bernardin de Saint-Pierre écrit Paul et Virginie, où l’île parait un paradis. La France arme des bateaux corsaires, qui harcèlent les marchands anglais. Ceux-ci en appellent à leur fleet et le blocus est mis sur l’archipel. En 1810 les Anglais débarquent à Rodrigues, puis s’emparent de l’île de France (qui redevient Mauritius). Les Français sont autorisés à demeurer, sous administration de sa gracieuse majesté. Celle-ci généralise la culture de la canne à sucre. L’abolition de l’esclavage, en 1833, provoque l’ « importation » de travailleurs indiens. Le père Laval trouvera auprès des esclaves libérés l’occasion de son apostolat. La population croît rapidement. Le commerce portuaire est prospère (exportation de sucre vers l’Europe, l’Inde, l’Australie ; importation de riz…). La vapeur et le canal de Suez sont au bénéfice de Port-Louis. Les conflits opposant planteurs et travailleurs pauvres sont en partie surmontés par des éléments de législation sociale. Mais Maurice est loin de Londres et, insensiblement, Madagascar prend la main dans la région. La situation sanitaire reste fragile. Le déclin est amorcé à l’aube du XXe siècle.

Toutefois, la fin de la Première Guerre mondiale permet aux affaires de redémarrer ; les choses vont bon train jusqu’à la veille de la Seconde. Le Parti travailliste mauricien défend les intérêts des ouvriers indiens avec un certain succès. En 1942, alors que l’île Maurice est coupée du monde, les Britanniques y installent une base aérienne militaire. Après guerre, le Colonial Office entreprend des travaux d’assainissement et d’infrastructure dans la perspective de l’indépendance. Le processus aboutit le 12 mars 1968. Le nouveau régime tangue un peu, mais, sous la direction de Seewoosagur Ramgoolam, premier ministre issu du Parti travailliste, les institutions tiennent. Jusqu’en 1995, prévaut une politique d’inspiration socialiste. Depuis, la libéralisation est en marche. Le 1er mars 1992, l’Etat mauricien est devenu une république.

Politique

Régime parlementaire. Le président a une fonction essentiellement protocolaire. Il est élu pour cinq ans par le parlement. Celui-ci est monocaméral ; il est à 70 membres (62 élus + 8 représentants des minorités) et dispose du pouvoir législatif. L’exécutif est assumé par le premier ministre (majorité parlementaire) et son gouvernement.

Célébrités

J.M.G. Le Clézio (né en 1940) est issu d’une famille bretonne établie à l’île Maurice au XVIIIe siècle. Il se considère lui-même comme un écrivain mauricien d’expression française. Ses livres, marqués par les recherches formelles, les voyages et l’attention portée aux cultures traditionnelles, lui ont valu le prix Nobel de littérature en 2008.

Jacques-Désiré Laval (1803-1864), missionnaire spiritain, « apôtre des noirs ». « Que l’exemple du père Laval encourage tous ceux qui, sur le continent africain et ailleurs, s’efforcent de bâtir un monde fraternel, exempt de préjugés raciaux. » Jean-Paul II, béatification du père Laval (29 avril 1979).

Jean Alphonse Ravaton, dit « Ti Frère » (1900-1992). Chanteur et roi du séga (genre musical typique des îles de l’océan Indien), auquel il faisait faire la chronique des bons et des mauvais jours. Il est mort pauvre et titulaire du MBE (Member of the British Empire).

Malcolm de Chazal (1902-1981) était ingénieur agronome (spécialité : la canne à sucre). Il a donc publié des ouvrages d’économie politique, mais aussi des recueils de pensées et des poésies, qu’ont admirées les surréalistes. Il fut également un peintre naïf renommé.

Seewoosagur Ramgoolam (1900-1985), le « père » de l’indépendance mauricienne, premier ministre de 1961 à 1982. Etudiant en médecine à Londres (à partir de 1921), il y rencontre Gandhi, Nehru et Tagore, qui auront sur lui une profonde influence.

Bertrand François Mahé de La Bourdonnais (1699-1753). Gouverneur de l’isle de France à partir de 1735. On lui doit la première mise en valeur de Maurice, tant du point de vue économique que militaire. Victime de ses succès, cet administrateur éclairé passe par la case Bastille avant de mourir.

Savoir-vivre

Le pourboire est laissé à votre appréciation. Pour toutes les personnes intervenant dans le cadre des prestations achetées par notre intermédiaire, vous avez l´assurance qu´il ne se substituera jamais au salaire. Néanmoins, il est d´usage dans la quasi-totalité des pays du monde de donner un pourboire lorsque l´on a été satisfait du service.
Le mieux est d’aligner votre pourboire sur l´économie locale : les prix d´une bière ou d´un thé, d´un paquet de cigarettes, vous donneront un aperçu du niveau de vie et vous permettront, comme vous le faites naturellement chez vous, d’estimer son montant. Toutefois, entre 3 et 4 euros pour un bagagiste ou une femme de chambre dans un hôtel 4 étoiles (dans les 5 euros pour un hôtel 5 étoiles) sont dans la norme. Certains hôtels disposent d’une boîte (à la réception) dans laquelle on peut déposer quelque chose pour le personnel, le montant de ces pourboires étant partagé entre les employés à la fin de l’année. Au restaurant, compter selon satisfaction un pourboire de 5 à 10% du montant de l’addition. On pourra gratifier d’un bonus d’une dizaine d’euros un chauffeur de taxi gardé à la journée.

Achat

Les modèles réduits de bateau sont très beaux, mais parfois encombrants (attention aux taxes à l’export). La bijouterie est de tradition, les Indiens y excellent. Les grands noms de la bijouterie mauricienne sont Poncini, Shiv Jewels, Adamas (diamants), Gold Finger et Matikola. Plus simples, vêtements (on peut se faire faire des tenues sur mesure, en soie ou en lin, à des tarifs très intéressants), tissus imprimés, épices, pâtes de fruits, vanille, rhum, thé Bois Chéri (Grand Bassin) font des souvenirs évocateurs et de belle qualité.

Les boutiques hors taxes, réservées aux touristes munis d’un passeport et d’un billet d’avion, se sont multipliées ces dernières années (Port-Louis, Floréal, Quatre-Bornes) ; les prix qui y sont pratiqués sont particulièrement modiques.

Cuisine

L’histoire a fait que les cuisines indiennes, européennes, chinoises et africaines se rencontrent à Maurice. Les produits locaux (légumes, fruits, épices) ont fait le reste. Une grande variété, donc, avec une note générale assez relevée. Le riz est l’aliment de base, les condiments les plus communs sont l’ail, l’oignon, le piment et le gingembre. Parmi les classiques de l’île, la rougaille est une sauce épicée, à la tomate, qui peut faire penser à certaines préparations provençales. Elle accompagne les viandes, les poissons, les saucisses… Ces plats se servent chauds. Le vindaye est fait d’huile, de moutarde, de gingembre, d’ail, d’oignons, de piment vert et d’un peu de vinaigre, on le sert avec le poisson ou le poulpe (zourite), souvent froid. Le cari agrémente, comme en Inde, le poulet, le mouton ou le bœuf, mais aussi, particularité mauricienne, le poulpe, le porc, le cerf, le sanglier, les crevettes et même le singe !

Boisson

Eau potable dans les hôtels, en principe… On achètera plutôt de l’eau minérale en bouteille (capsulée). Les Mauriciens font du rhum de bonne qualité, mais préfèrent le whisky au punch coco ! Les bières locales sont des blondes légères : Phoenix, Blue Marlin, Stella… Des raisins sud-africains sont vinifiés sur l’île, le résultat est une curiosité que l’on trouve sur la carte de certains restaurants. Le café est plutôt bon et le thé fort et vanillé.